Obama au pouvoir : la cérémonie d'investiture
Ils étaient plus de 2 millions ce mardi 20 janvier sur le National Mall, la grande esplanade face au Capitole, où se trouvait aussi notre envoyé spécial, Omar Ouahmane :
Et Valérie Crova :
Cette immense foule, aussi enthousiaste qu'émue, a guetté dans un froid glacial la prestation de serment du premier président afro-américain des Etats-Unis :
Une prestation "bafouillée" qu'a dû refaire Barack Obama le lendemain pour éviter toute contestation constitutionnelle. Après les 35 mots du serment, ce furent 20 minutes d'un discours programme et de rupture très dense marqué par un « Nous avons préféré l'espoir à la peur » et l'absence de mention directe du Proche-Orient. En voici un extrait traduit, à propos de la crise et de l'état du pays :
Etdécouvrez aussi > l'intégralité du texte, traduit par l'AFP.
Un moment historique passé par la bible d'Abraham Lincoln à 12h05 locales et que vous avez pu suivre dans une édition spéciale de notre journal de 18h présentée par Florence Sturm. Avec les correspondances sur place d'Omar Ouahmane et de Bertrand Vannier, les analyses économique et de politique étrangère de Jean-Claude Pajak, Nadine Epstain et Gilles Hervé et les commentaires d'Axel Krause, journaliste américain à Paris et secrétaire de l'association de presse anglo-américaine :
La capitale fédérale Washington, 600.000 habitants, avait été en partie bouclée avec 19.000 soldats et policiers déployés. Dans le ciel, des hélicoptères, sur le fleuve Potomac des bateaux de guerre et au sol, des batteries de missiles. Du jamais vu pour une cérémonie d'investiture chronométrée à la seconde près, Bertrand Vannier :
Avec un coût record estimé jusqu'à 150 millions de dollars (115 millions d'euros). Le comité d'investiture de Barack Obama a collecté plus de 41 millions de dollars pour financer son voyage en train spécial entre Philadelphie et Washington, le concert avec quelques méga stars ou encore les dix bals officiels d'investiture. Sans oublier la sécurité et les transports, financés par le contribuable.
Et qu'en est-il du discours prévu de Barack Obama ? Les précisions de Bertrand Vannier :
Cette investiture, appelée en anglais inauguration, est une tradition bicentenaire instaurée le 30 avril 1789 par George Washington. Depuis, tous les présidents américains l'ont respectée à leur manière, Fabienne Sintes :
A la veille de l'investiture
Comme un symbole, ce lundi était le Martin Luther King day, jour anniversaire de la naissance du chef de file du mouvement des droits civiques. Un jour férié que Barack Obama a voulu plus mobilisateur, au service des autres, avec notamment une visite aux soldats blessés en Irak et en Afghanistan ou la visite d'un foyer pour sans-abri en compagnie du fils du pasteur assassiné en 1968, Marie-Pierre Vérot :
- Maître de conférences à l'EHESS, Pap N'Diaye commente cette journée liée à Martin Luther King et le rapport d'Obama à la question de la race. Interrogé par Florence Sturm, l'historien auteur de "La condition noire" évoque également les attentes des Américains à son égard et réagit à une étude sur la diversité dans la classe politique française détaillée par Julie Gacon :
Et avant
Tout a commencé par un voyage en train spécial depuis Philadelphie, soit le même trajet qu'Abraham Lincoln en 1861. Le président-élu est parti samedi, jour du 45e anniversaire de sa femme, devant une foule immense, Omar Ouahmane (17/01) :
Barack Obama a ainsi parcouru 225 kilomètres à bord d'un wagon bleu nuit des années 30 déjà utilisé par Franklin Roosevelt, Bill Clinton et George Bush. Malgré un froid glacial, il a été acclamé par des milliers d'admirateurs. Et quelques 40.000 personnes ont assisté à son discours de Baltimore. Rejoint par le futur vice-président Joe Biden, il a notamment lancé : "Le temps est venu de nous relever une fois encore".
Dimanche, il a commencé sa journée en déposant une gerbe avant de se recueillir sur la tombe du soldat inconnu au cimetière militaire d'Arlington. Puis, le président élu s'est rendu au Mémorial Lincoln pour un concert exceptionnel réunissant entre autres U2, Bon Jovi, Beyonce, Shakira ou l'acteur Tom Hanks, Valérie Crova :
Le successeur de George W. Bush en a aussi profité pour prendre la parole pendant une dizaine de minutes et s'adresser à la foule qui avait bravé le froid, Bertrand Vannier :
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