Quelques aspects de la société algérienne
Affiches pro Bouteflika à Tizi Ouzou © Omar Ouahmane / RF
Sans surprise, Abdelaziz Bouteflika est reconduit, avec un peu plus de 90 % des suffrages exprimés. Seul véritable enjeu de l'élection présidentielle algérienne : le niveau de l'abstention. Selon le ministère de l'intérieur algérien, près de 3 électeurs sur 4 sont allés voter, autrement dit l'abstention n'est que de 25 %. Un vrai succés pour le pouvoir en place.
Le point au matin du 10/4/09 avec Omar Ouahmane
et l'analyse d'Alexandre Adler
A Alger, devant le siège du RCD (Rassemblement pour la culture et le démocratie)une des formations politiques algériennes ayant appelé au boycott du scrutin © Omar Ouahmane / RF
L'appel au boycott
Les principaux partis de l'opposition avaient pourtant appelé les électeurs à boycotter ce scrutin... Et la population algérienne, qui est surtout préoccupée par la situation économique, ne semblait pas pressée de se bousculer dans les bureaux de vote (reportage du 9/4/09).
En 2004, lors du précédent scrutin, seuls 58.1% des inscrits s'étaient déplacés pour voter. Cette fois don, plusieurs formations politiques avaient appellé au boycott, le mot d'ordre recevant un écho particulier en Kabylie, région dont les habitants s'estiment délaissés par le pouvoir d'Alger (reportage du 8/4/09)
Reportages d'Omar Ouahmane.
La question du logement
Durant cette campagne électorale, les candidats ont à plusieurs reprises abordé le thème du logement. Une question au coeur des préoccupations des Algériens, qui dénoncent depuis des années la pénuerie d'habitations et surtout le mode de distribution des logements, qu'ils jugent inéquitable et entaché d'un clientélisme souvent à l'origine d'émeutes et de manifestations.
Un reportage d'Omar Ouahmane.
Plage de Sidi Salem, point de départ à 600km d'Alger © Reuters / Louafi Larbi
L'immigration clandestine algérienne
La situation politique bloquée accroît le malaise de la population algérienne, lequel est aussi d'ordre social et économique. De plus en plus d'Algériens font donc le choix de l'exil. On les appelle en arabe les Haragas, ce qui signifie à la fois ceux qui brûlent leurs papiers et ceux qui brûlent les frontières.
Ce sont les candidats à l'émigration clandestine à Annaba, ville de la cote est du pays. Ils forment une nouvelle génération prête à tout pour rejoindre l'eldorado européen. Plusieurs milliers d'entre eux ont déjà pris la mer et risqué leur vie pour aller en Sardaigne, à 250 kilomètres de là.
Un magazine de Mehdi Benchelah.
L'Algérie, en un coup d'oeil
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