Technopol, l'association au service de la culture électro
Rémi Bonin dans les locaux de l'association. © Isabelle Lassalle / RF
L'association de défense et de promotion des musiques électroniques Technopol
s'est créée en 1996 à la suite d'une annulation de soirée qui
s'appelait « Polaris » et qui devait se dérouler à Lyon. En réaction,
différents professionnels de la scène se sont regroupés pour faire
valoir les droits des musiques et des cultures électroniques.
Depuis cette date, Technopol exerce des activités dans quatre directions
: une mission de lobbying auprès des pouvoirs publics, des médias et du
grand public, un rôle de défense des acteurs s de la scène
électronique, une mission de reconnaissance et une activité de promotion
de la musique et la culture électronique pour en montrer la richesse et
la diversité.
Rencontre avec Rémi Bonin, chef de projet, coordinateur des
activités de Technopol et responsable de la programmation des
Rendez-vous Électroniques.
Grand rassemblement à la Bastille à Paris. © tillate.com
Technopol cumule plusieurs activités
Si l’association est principalement connue pour son organisation de la
Techno Parade (deuxième événement en France à l’extérieur en nombre de
participants), il ne s’agit là que de la part émergée de l’iceberg.
Technopol travaille à la structuration des acteurs professionnels de la
scène électro d’une part et à la définition d’un cadre juridique et
artistique d’autre part afin de garantir la reconnaissance
professionnelle des acteurs de cette culture.
L'association organise également d’autres événements plus ponctuels
comme les rendez-vous électroniques qui sont un festival plus intimiste,
plus pointu, qui a pour vocation de montrer de manière la plus large
possible l’éventail de la culture électronique que ce soit par l’image
ou le V-Jaying (mixage d’images et de photos en temps réel, équivalent
visuel du DJ) ou une programmation musicale avec des showcases ou des
conférences ou des formations master class avec des professionnels de la
scène électronique.
Le reste de l’année, Technopol poursuit ses activités. La présentation par Rémi Bonin. [2’10’’]
Pourquoi la musique électronique a-t-elle encore besoin d’être défendue ? [2’06’’]
Un rôle de conseil et d’information
L’association compte deux salariés et près de deux cents adhérents répartis dans toute la France et représentants tous les métiers de la scène électronique, des artistes aux DJs, en passant par les associations techno, les organisateurs de soirées, les collectifs d’artistes, les labels, les agences de création d’événements, les discothèques, les bars, les cafés-concerts… etc.
Novembre 2009. Master Class live. © Centre Barbara.
Une mission nationale qui s’attache aux spécificités légales très françaises. [3’00’’]
Technopol a choisi de soutenir et de militer en faveur de la création électronique. A ce titre, elle défend et accompagne les organisateurs de soirées qui souhaitent se professionnaliser ou qui rencontrent des difficultés. L’association exerce souvent le rôle de médiateur entre les professionnels et les élus locaux ou responsables de lieux.
Pourquoi les organisateurs de soirées font-ils appel à Technopol ? [2’03’’]
Novembre 2009. Soirée organisée pour la cause des nuits parisiennes. © Technopol
L'implication juridique
L’association réalise des études afin de dessiner au plus près le
paysage de la musique électronique en France et son évolution depuis dix
ans. Deux de ces enquêtes sont disponibles sur le site : les festivals
électroniques français en 2008 et les disquaires électroniques français
en 2008.
Ce travail sert de base aux négociations que Technopol mène ensuite
auprès de ses interlocuteurs.
Dernière action en date visant à alerter les pouvoirs publics, la mise
en ligne de la pétition « Quand la nuit meurt en silence ».
Les engagements juridiques de Technopol et le pourquoi d’une pétition nécessaire. [2’35’’]
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Des formations pour les professionnels et les amateurs
L’association bénéficie du soutient financier des pouvoirs publics que
ce soit au niveau de l’état via le ministère de la Culture, de la Ville
de Paris et de la Région Île-de-France. Elle est également aidée par le
Centre National de variétés et du Jazz.
Enfin, Technopol enregistre les recettes issues de ses adhésions et de
ses activités propres comme les formations.
Pour autant l’association vise toujours une politique tarifaire basse.
Le but étant de permettre au plus grand nombre de participer.
Grande diversité des formations proposées par Technopol. [2’21’’]
Salm des découvertes de Bourges. © Nouveau Caz
Un rôle qui change au fil des évolutions
Technopol a sollicité un rendez-vous avec le ministère de la Culture et
de la communication autour d’un état des lieux de la scène électronique
avec un représentant de tous les professionnels : un disquaire, un
label, un organisateur de festivals, des artistes… Cette rencontre s’est
déroulée fin novembre mais pour raisons techniques et de calendrier,
elle n’a pas pu concerner toute la délégation prévue, ni aborder toutes
les revendications et propositions envisagées.
Ce premier contact avec la directrice de cabinet de Frédéric Mitterrand a
permis de présenter les différentes problématiques, le rôle de
Technopol, les revendications des disquaires, les problèmes de terrains
ou de lieux pour des festivals ou des soirées et enfin le statut de
l’artiste et sa reconnaissance.
Technopol défend l’idée que le DJ n’est pas un simple « pousse-disques »
ou animateur pour les mariages, mais qu’il effectue un véritable
travail de création et donc s’ensuivent des répercussions sur les taux
de la SACEM… etc.
Ce rendez-vous a donc été l’occasion de faire le bilan sur 2009 et de
prévoir les enjeux pour 2010 et les orientations des actions de
Technopol en collaboration avec le ministère de la Culture.
L’évolution du rôle de Technopol au cours de ces treize années d’existence. [2’56’’]
- > A consulter : notre dossier Que deviennent les Nuits parisiennes ? La vie nocturne parisienne fait grise mine : au même moment sont lancés la pétition « Quand la nuit meurt en silence » par les acteurs et professionnels de la nuit et le site Paris Nightlife par la ville de Paris. État des lieux des nuits parisiennes.
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