L'Afrique du Sud from A to Z 1
De Afrikaans à Diamants, lesquels sont éternels...
Afrikaans : langue parlée par les premiers colons néerlandais débarqués en Afrique du Sud, également appelés boers, mot signifiant « paysans » dans leur langue. La langue afrikaans est dérivée du vieux néerlandais du XVII° siècle.
Afrikaner : Sud-africain blanc d’origine européenne (néerlandaise, française, allemande, scandinave) mais non anglophone, né en Afrique du sud et parlant l’afrikaans. Les Afrikaners représentent plus de 60% de la communauté blanche d’Afrique du sud.
Afrique du Sud : pays situé à l’extrémité australe du continent africain. Environ 50 millions d’habitants, 11 langues officielles, 3 capitales : Pretoria, administrative, Le Cap, législative et Bloemfontein, judiciaire. Fuseau horaire : UTC+2
Apartheid : « vivre à part » en afrikaans. Politique de lois de séparation raciale appliquée en Afrique du Sud entre 1948 et 1991. En 1973, les Nations Unies ont défini toutes politiques institutionnalisées de ségrégation et de séparation ethnique ou raciale au sein d'un même État comme crime d’apartheid.
Répartition raciale en A. du S. (1979) PD-USGOV.©Wikipedia
ANC – African National Congress, South Africa’s National Liberation. Movement. Le Congrès national africain est un parti politique d’Afrique du Sud, membre de l'Internationale socialiste. Créé en 1912, à Bloemfontein pour défendre les intérêts de la majorité noire contre la domination blanche, il fut déclaré hors-la-loi par le Parti national pendant l’apartheid en 1960. Il est relégalisé en 1990 alors que l'apartheid est aboli en juin 1991.
Barnard (Christiaan) : Le professeur Barnard, presque aussi célèbre dans le monde que Nelson Mandela. C’est le chirurgien sud-africain qui, le 3 décembre 1967, réalisa la première transplantation cardiaque sur un patient de 55 ans nommé Louis Washkansky. C’était la première fois au monde qu’un individu pouvait vivre avec le cœur d’un autre homme dans la poitrine. Evénement considérable à l’époque et sans aucune exagération aussi marquant que le premier pas de l’homme sur la Lune. Le miracle ne dura que 18 jours mais ouvrit la porte à une nouvelle dimension de la chirurgie moderne. Barnard succomba à une crise d’asthme en septembre 2001 à l’âge de 79 ans.
Boers (Guerre des ) : nom donné à deux conflits qui, en Afrique du sud, ont opposé les Britanniques aux habitants des deux républiques boers indépendantes. La Première Guerre des Boers eut lieu de 1880 à 1881, la Seconde de 1883 à 1902 vit l’édification par les Britanniques de Lord Kitchener des premiers camps de concentration. A la fin du second conflit, l’Etat libre d’Orange et la république sud-africaine du Transvaal furent annexés à l’Empire britannique. Agé d’une vingtaine d’années, Winston Churchill, soldat, correspondant de guerre, pour ne pas dire aventurier, participa à la Seconde guerre des Boers.
Seconde Guerre des Boers ©Wikipedia
Criminalité : L’un des fléaux de l’Afrique du Sud et à l’heure de la Coupe du monde, un sujet inévitable dans les colonnes de vos journaux avec de vraies questions, d’autres plus insidieuses, des comparaisons hasardeuses entre la situation d’aujourd’hui et celle d’hier. Flambée de criminalité mais… qu’en était-il auparavant ? Sous-entendu à l’époque où les blancs tenaient le pouvoir d’une main de fer. La criminalité explose dans ce qui était jadis un état policier. Paradoxe ? Le débat n’a pas lieu d’être ici même si à cette époque désormais révolue régnait une criminalité d’Etat nommée Apartheid.
De klerk, (Frederik Willem) : Dernier président blanc de la République d’Afrique du Sud, il mena les réformes qui mirent fin à la politique d'apartheid en 1991 et les négociations constitutionnelles avec le Congrès National Africain, l’ANC de Nelson Mandela, qui aboutirent au premier gouvernement multiracial du pays. En 1993, il reçoit le prix Nobel de la paix conjointement avec Nelson Mandela. De 1994 à 1996, il est l'un des deux vice-présidents de la République d'Afrique du Sud sous la présidence de Nelson Mandela. En 1997, Frederik de Klerk après avoir quitté la direction du Parti National se retire définitivement de la vie politique. En mars 2006, Nelson Mandela lui rendra hommage pour avoir évité un bain de sang à l'Afrique du Sud en acceptant la négociation et le principe d'une Afrique du Sud multiraciale.
Desmond Tutu : (Desmond Mpilo Tutu), archevêque anglican sud-africain, prix Nobel de la paix en 1984. Après s’être orienté vers l’enseignement, il se tourne vers la théologie. Doyen du diocèse de Johannesburg en 1975, il est le premier noir à occuper ce poste. Il devient ensuite évêque du Lesotho. Mais Desmond Tutu reste surtout le symbole de la lutte contre l’apartheid par la paix et la non-violence.
Mgr Desmond Tutubenny Gool©Wikipedia
Diamants : les mythes ont la vie aussi dure que le diamant et le diamant semble être le symbole de l’Afrique du Sud. Le premier fut trouvé en 1866 par un gamin boer, Erasmus Jacob, sur les rives de la rivière Orange. Poids : 21,75 carats. Il est baptisé fort justement : Eureka. Mais il y aura beaucoup mieux car trois ans plus tard, on déniche le grand frère d’Eureka qu’on oublie de baptiser cette fois mais dont, à toutes fins utiles, on prend les mesures : 83,5 carats ! La suite est entrée dans la légende : c’est la ruée vers cette pierre que l’on dit éternelle. Une ville est créée de toutes pièces en plein désert : Kimberley qui, elle-même donnera son nom à une roche volcanique particulière découverte à cette époque du rush : la kimberlite. Et puis autour de cette ville, d’autres noms de légende : une modeste ferme qui appartient à deux frères : les De Beers. Et c’est aussi à Kimberley que l’on rencontre un jeune adolescent fragile venu d’Angleterre pour soigner son asthme sous le soleil d’Afrique du Sud. Dieu seul sait ce qu’il a derrière la tête mais il rachète toutes les concessions y compris celle de la vieille ferme des De Beers. Son nom : Cecil Rhodes. Son but : peindre l’Afrique du Sud aux couleurs de l’empire britannique. Homme d’affaires redoutable, homme politique et bâtisseur d’empire qui laissera son nom dans l’imaginaire de l’Angleterre victorienne mais aussi dans un pays devenu par la suite le Zimbabwe : la Rhodesie.
Thème(s) : Histoire| Afrique| Afrique du sud| Apartheid| Nelson Mandela


1 commentaire
"Sud-africain blanc d’origine européenne (néerlandaise, française, allemande, scandinave)"
Il faudrait préciser ce que l'on entend par "française" à un moment ou la population était sujet du roi et pas citoyenne tel que la dite révolution française fera naître, et puis que leur migration fut souvent dûe au fait qu'elle n'eut pas la religion du roi.
Il se trouve que cette population était majoritairement venue d'Occitanie.
Boiers = païsans en occitan languedocien, Boers = païsans en occitan de Gascogne.
"Quand lo boier ven de laurar [...]" comme l'explique uen chanson des cathares.
Il n'est alors pas étonnant que la vigne s'installât aussi en Afrique du Sud, il n'est d'autant pas étonnant que des populations qui furent chassées de partout par des colonialistes français, firent encore plus attention au rôle que les nouveaux colonialistes voulaient faire d'eux, sur un autre continent.
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