L'Afrique du Sud from A to Z (3/3) 0
Part 3 - de Nelson Mandela à Zoulou
Mandela Nelson : Nelson Rolihlahla Mandela. Evidemment la figure la plus emblématique d’Afrique du Sud et probablement la personnalité la plus écoutée dans le monde. Mandela rejoint l’ANC en 1944 pour s’opposer à la ségrégation raciale mise en place par la minorité blanche et plus encore quatre ans plus tard par le Parti national afrikaner qui a remporté les élections. L’ANC est mise hors la loi en 1960 et face à l’échec que rencontre sa doctrine non-violente, le mouvement rejoint par le PC sud-africain se radicalise. Mandela, nommé en 1961 à la tête de la branche militaire de l’ANC qualifiée abusivement d’organisation terroriste par le pouvoir est arrêté le 5 aout 1962 grâce à l’appui de la CIA et condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. Après 27 ans passé derrière les barreaux, Nelson Mandela est libéré le 11 février 1990.
Nelson Mandela ©Wikipedia
Springboks : sorte d’antilope ou de gazelle d’Afrique méridionale qui échappe à ses prédateurs en faisant des bons prodigieux. C’est évidemment le nom donné à l’équipe d’Afrique du Sud de rugby à XV. Les springboks – longtemps isolés ou boycottés en raison de l’apartheid – ont été champions du monde en 1995 lors de leur première participation à la coupe du monde de rugby puis en 2007.
Township : hameau, canton, commune. Plus couramment synonyme de bidonville en Afrique du Sud.
Soweto : C’est l’un des townships parmi les plus importants de Johannesburg et comptant un peu moins de 900 000 habitants. Soweto pour SOuth WEstern TOwnship remonte aux années cinquante et reste le symbole le plus flagrant de l’apartheid car peuplé radicalement de noirs chassés de quartiers urbains reclassifiés en zone blanche. Soweto a été le théâtre de violentes émeutes en juin 1976 après l’obligation imposée aux étudiants de suivre un enseignement en afrikaans. Face à des manifestations pacifiques, la police ouvre le feu. La première victime est un jeune écolier de 12 ans qui va devenir le symbole d’une répression aveugle du régime.
Wimoweh : adaptation américaine d’une chanson populaire zouloue : Mbube (« lion » en zoulou) écrite et enregistrée pour moins de 2 dollars par Solomon Linda, compositeur zoulou et son orchestre en 1939. La chanson plus connue sous le titre : The Lion Sleeps Tonight (reprise en France par Henri Salvador, le lion est mort ce soir) connaît un succès considérable (près de 160 interprétations recensées) alors que Solomon Linda meurt en 1962 dans la plus grande pauvreté. Il est reproché à Disney, notamment, d’avoir empoché 1,6 millions de dollars de redevance pour l’utilisation de cette chanson dans Le roi Lion.
Zoulou : C’est l’une des 11 langues officielles d’Afrique du Sud et la première parlée dans ce pays. Mais on parle également le zoulou au Mozambique, Swaziland ainsi qu’au Malawi. Neuf millions de personnes parlent le zoulou. C’est une langue orale mais qui fut transcrite dans l’alphabet latin à la fin du 19ème siècle par des …missionnaires qui en profitèrent pour proposer une traduction de la Bible en zoulou. Si vous avez en tête le film : Les dieux sont tombés sur la tête (1980), vous vous souvenez sans doute que le personnage principal, un Bochiman (Bushman en anglais), s’exprime en émettant parfois des claquements de langue que l’on appelle des clics. Bien que n’appartenant pas spécifiquement au zoulou, c’est l’une des particularités phonétiques de cette langue.
Guerriers Zoulou à la fin du XIX° siècle ©wikipedia
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