Bac Philo 2010. Mardi 8 juin 2010
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Lycée Périer à Marseille, avec Denis de Casabianca, Professeur au Lycée St Charles de Marseille
Est-ce illusoire de chercher à être heureux ?
Introduction :
Constat : tous les hommes cherchent le bonheur. Ils ne cherchent pas tous la même chose, ils n’ont peut-être pas tous la même vision de ce qui leur apporterait le bonheur, mais au moins il semble y avoir un accord sur le fait que le bonheur soit une « fin » qui justifie cette « quête » et qui oriente leurs actions.
S’il apparaît une multiplicité de « fins », c’est que certaines sont en vue d’autre chose. Le bonheur, fin parfaite (1).
Ces deux points semblent justifier que cette quête du bonheur vise une fin objective (il est un objet visé par tous les hommes) et légitime (puisqu’elle est parfaite, qu’elle n’est pas en vue d’autre chose).
Pourtant autre constat : malheurs, des satisfactions qui semblent partielles et qui relancent la quête vers de nouveaux objets, finitude d’une existence vouée à la mort. Autant d’éléments qui rendent suspect cet « idéal » humain qu’est le bonheur. Bien idéal et donc irréel, n’est-il pas voué à n’être qu’un horizon inatteignable (irréalisable et fantasmatique) ?
Le sujet s’interroge donc sur le sens que peut avoir une quête orientée vers un objet qui semble d’autant plus désiré qu’il est improbable.
Pas une réflexion sur les conditions du bonheur ou les moyens d’être heureux, mais une confrontation entre une « recherche du bonheur » qui semble aller de soi, et qui finalise l’existence humaine, et la réalité de notre condition : au regard de ce que nous sommes (mortels, êtres de désirs, etc.)…
Cette question interroge le sens commun (bonheur comme fond de commerce dans nos sociétés marchandes/spectacles), mais aussi les philosophies « eudémonistes » qui entendent dépasser les illusions communes en proposant une recherche savante du bonheur.
Chercher le bonheur : être trompé sur ce que nous sommes réellement (condition indépassable qui nous fait rêver de ce que nous n’atteindrons jamais) ; mais c’est peut-être aussi être trompé sur ce qu’est le bonheur.
Les expressions communes (Au petit bonheur, quel bonheur dans le sens de quelle veine, quelle aubaine), et l’étymologie même de « bonheur », gardent en elle l’idée que celui-ci advient sans être recherché : avoir l’heur de … avoir la chance. Le bonheur est bonne fortune, bonne augure etc.
Le bonheur est à tel point inattendu, qu’on se demande si le chercher (l’attendre, et tendre nos actions vers lui) ne nous détournerait pas de lui.
Il advient sans prévenir, il repart de la même façon (2).
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(1) « Or le bonheur semble être au suprême degré une fin de ce genre, car nous le choisissons toujours pour lui-même et jamais en vue d'une autre chose : au contraire, l'honneur, le plaisir, l'intelligence ou toute vertu quelconque, sont des biens que nous choisissons assurément pour eux-mêmes (puisque, même si aucun avantage n'en découlait pour nous, nous les choisirions encore), mais nous les choisissons en vue du bonheur, car c'est par leur intermédiaire que nous pensons devenir heureux. Par contre, le bonheur n'est jamais choisi en vue de ces biens, ni d'une manière générale en vue d'autre chose que lui-même », Aristote, Ethique à Nicomaque, I, 5.
(2) « 10 mai 1933
Ce qu’on appelle faire l’amour, c’est le plus souvent une caricature du bonheur. Le bonheur est beaucoup plus grand, beaucoup plus profond, et beaucoup plus simple. Et parce qu’il est simple, il ne s’analyse, ni ne se décrit. On ne raconte pas le bonheur, mais il y a des moments où il fond sur nous, sans raison apparente, au plus fort d’une maladie, ou pendant une promenade à travers des prés, ou dans une chambre obscure où l’on s’ennuie ; on se sent tout à coup absurdement heureux, heureux à en mourir, c’est-à-dire si heureux qu’on voudrait mourir, afin de prolonger à l’infini cette minute extraordinaire. », Julien Green, Journal.
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Si l’expérience semble ici accorder quelque réalité au bonheur lui-même, la nature même de cette expérience rend suspecte l’idée d’une « recherche du bonheur ».
De loin, impossible de dire ce que sera mon bonheur. Cela n’apparaît que de près, lorsqu’il se présente, dans un concours de circonstances imprévisibles. Dans ces conditions le bonheur peut-il encore être une fin qui oriente notre vie ? N’est-ce pas courir en vain que de se mettre en quête du bonheur, d’être le jouet (illudere) des circonstances, sans être disposé à gagner jamais (puisque l’on cherche ailleurs).
I/ « Il existe ici-bas une vie bienheureuse »
Bonheur est bien la fin, mais illusion sur ce qu’il est. Les courses des « insensés » sont vaines.
Le bonheur est vraiment la fin, car seul il peut nous combler. Tant qu’il nous manque, on le cherche : Lettre à Ménécée, 122.
L’insatisfaction générale des hommes, le fait qu’ils continuent à s’agiter en vue d’un bonheur qui se dérobe sans cesse : marque de leur ignorance de ce qu’est le bonheur. On ne peut pas espérer être heureux sans philosopher, c’est-à-dire sans « avoir le souci de ce qui produit (réellement) le bonheur ».
Illusion sur le bonheur est lié à ignorance de notre condition : l’idéal est alimenté par des désirs vains/vides (= sans objets et illimités).
Ce sont nos espoirs et nos craintes qui conditionnent nos représentations du bonheur :
- Les plus grands bienfaits viennent des dieux (mais les plus grands malheurs aussi).
- Dépassement de notre condition d’être mortel (désir d’immortalité : vie plus longue = vie plus heureuse)
- Le bonheur ne va pas sans les biens qui apportent du plaisir (richesse, gloire, pouvoir, etc.).
- Le bonheur dépend de nos idoles particulières (l’âme sœur, l’être aimé etc.)
La philosophie épicurienne est une grande entreprise de désillusion : si la « recherche » du bonheur ne peut être que « philosophique », c’est que livrée à elle-seule, la tendance que les hommes éprouvent (désir d’être heureux) ne suffit pas à orienter leur existence.
Il faut « savoir » ce qu’on doit « chercher ». Il faut être éclairé sur ce qu’est le bonheur « réellement », et en même temps il faut donc éradiquer les « craintes/espoirs » qui trouvent leur source dans des opinions fausses.
C’est à la physique (connaissance de la nature) qu’est dévolu ce rôle de désillusion :
Il faut dire la réalité des dieux, de la mort, du plaisir, de l’amour chez Lucrèce, pour guérir l’homme de son ignorance et du mal-être qui y est lié (tetra-pharmakos).
Les hommes cherchent le bonheur là où il n’est pas, aussi parce qu’ils ignorent leur nature (de vivant) et la nature des choses (atomes et vide) : le matérialisme est essentiel pour « voir toute chose d’un regard que rien ne trouble » (Lucrèce).
L’éthique (qui a pour fin le bonheur) ne peut se déployer sans la physique (qui expose ce qui est).
Si le réel est matière, le critère de vérité est la sensation, et pour le vivant, seule l’affection (qui m’informe du rapport de mon corps à ce qui est) est critère de ce qui est vraiment bon.
« Le plaisir est le principe et la fin de la vie heureuse » (LM, 129)
Il est critère pour distinguer ce qui est bien pour mon être, il est ce qui est recherché et ce qui accomplit la vie bonne. Mais si le plaisir est toujours un bien, tous les plaisirs ne sont pas à rechercher : il faut discriminer les plaisirs, anticiper les inconvénients liés à nos actions. C’est pour avoir ignoré la prudence (la sagesse pratique) que les hommes cherchent le bonheur dans les plaisirs sans discernement, et ne récoltent que des maux.
= Les hommes se bercent d’illusions en cherchant dans un autre temps un objet qui est sans consistance. L’opinion qu’ils ajoutent à ce qu’ils sentent (plaisirs/douleurs ; simulacres) alimentent leur passions (une dimension de cette pathologie se manifeste dans les rapports au temps).
Seule la philosophie (physique et éthique) permet de prendre conscience que le bonheur véritable, l’absence de trouble de l’âme (ataraxie) est à portée de main, présente, et qu’il est possible de s’en saisir pour peu que nous changions notre disposition intérieure (ce qui va avec un long exercice…).
II/ La réalité de la recherche du bonheur, c’est l’évitement de la souffrance
Mais cette réalité du plaisir dont parle Epicure peut sembler étrange : peut-on dire ce qu’est le plaisir (identifié au bonheur dans cet hédonisme-eudémonisme) en lui-même ?
Or Epicure le définit comme absence de douleur, ce qui met un terme à la souffrance qui va avec la tension du désir lorsque celui-ci est comblé.
Le bonheur défini privativement : a-taraxie, a-ponie.
Pour être dans le repos qui caractérise le bonheur (par opposition aux courses vaines de la foule), il faut sans souffrance. Parce qu’il vise un bonheur stable, durable, Epicure écarte l’hypothèse d’un plaisir lié au changement (cyrénaïques). Le plaisir véritable = absence des troubles qui naissent dans l’opinion.
Cette caractéristique du plaisir épicurien conduit à se demander si ce qui n’est pas réel, parce ce que réellement sentie, c’est la souffrance ?
Si le plaisir n’est qu’absence de souffrance, ne faut-il pas dire que la « cette chasse perpétuelle à des fantômes toujours changeants, qui est l’occupation de la plupart » manifeste la réalité de notre condition :
On comprend que les hommes aient du mal à être épicuriens : comment goûter ce qui n’est pas ? Comment goûter à l’absence de douleur, si ce n’est lorsque la souffrance revient et que son absence se fait désirer ?
Impossible de s’arrêter au plaisir dont parle Epicure. Et si celui-ci peut être effectif, ce ne sera jamais que comme une « pause », un moment de bonheur qui n’est ni senti, et qui ne peut pas être recherché en lui-même.
Schopenhauer : Le monde comme volonté et comme représentation, IV, § 58. (aussi supplément au Livre IV- xlvi)
« la satisfaction, le bonheur, comme l’appelle les hommes, n’est au propre et dans son essence rien que de négatif ; en elle, rien de positif »
Ce qui est positif : la douleur, c’est la douleur de la perte qui fait sentir le prix de ce que l’on a perdu.
La réalité de l’homme est dans le désir : c’est cette réalité inscrite dans le vouloir vivre qui est en contradiction avec le bonheur.
Cet informulé inscrit en tout être vivant, l’homme l’éprouve d’une façon extrêmement douloureuse du fait qu’il est conscient : il se représente des buts, là où la réalité du vouloir est aveugle (elle ne vise pas quelque chose à atteindre). Avec cette conscience (qui formule des buts illusoires, dont le bonheur), s’accroit la douleur. La souffrance est le fond de toute la vie, et la « recherche du bonheur » n’est que la forme humaine d’un évitement perpétuel. En réalité, jamais de but vrai, jamais de satisfaction effective et éprouvée, nulle part un lieu de repos :
Dans sa nature, le désir est souffrance (cela Epicure le dit), sa satisfaction engendre bien vite la satiété ; « le but était illusoire, la possession lui enlève son attrait », renaissance du désir sous une forme nouvelle.
Sinon l’ennui.
Balancement entre ces deux états, sans que les états de plaisir puissent être appréciés. D’autant que le plaisir devenu habitude renforce encore la capacité à ressentir les douleurs.
Ex du poème épique :
« Un poème épique ou dramatique ne peut avoir qu’un sujet : une dispute, un effort, un combat dont le bonheur est le prix ; mais quant au bonheur lui-même, au bonheur accompli, jamais il ne nous en fait le tableau. A travers mille difficultés, mille périls, il conduit ses héros au but ; à peine l’ont-ils atteint, vite le rideau !
III/ En cherchant le bonheur, on oublie de vivre à propos : ce qui importe c’est d’être heureux. Le bonheur ne doit pas faire l’objet d’une recherche.
C’est peut-être dans le dogmatisme épicurien (l’exigence de fonder la recherche du bonheur sur une connaissance de ce qui est au fond – la nature atomique des choses) que réside l’illusion d’Epicure. Peut-être pourrait-on préserver cette attention au plaisir, en même temps qu’on concéderait que l’existence se déploie sans but assignable. Dès lors qu’on se « fixe » un objectif, il aurait un caractère illusoire, et décevant s’il est atteint : non pas qu’il n’apporte pas une certaine satisfaction, mais celle-ci se révèle toujours relative et incapable de combler une certaine aspiration au repos, dès lors qu’on vise un « bonheur stable », on est toujours confronté à une réalité qui se dérobe (désillusion). S’il est assuré que la souffrance est positive, et est le lot continu de notre vie, faut-il pour autant renoncer à être heureux ?
Peut-être faudrait-il seulement abandonner l’idée de « chercher le bonheur » et donc renoncer à poser préalablement le bonheur comme « but » ?
Si le malheur des hommes vient de l’opinion qui pose ce qui pour eux est un bien/mal, et du coup les expose, il faudra commencer par se défaire de ces opinions et des postures éthiques qui s’y accordent (Pyrrhon dit « dépouiller l’homme »).
Lutter contre le désir de certitude, et en un sens aussi contre le désir d’être heureux. Ce qui prend le pas, c’est l’exercice présent du doute.
L’intérêt de cette perspective est de renoncer à toute stabilité factice : la tâche de prendre en charge ce qui reste à penser est continue, et ne saurait s’épuiser. Si la « suspension » est un arrêt (stasis), il doit être renouvelé, l’équilibre dont parlent les sceptiques va nécessairement avec un mouvement qui ne trouve pas en dehors de lui-même une autre finalité.
Dira-t-on, malgré tout, que les dogmatiques se trompent sur le moyen, mais que la fin reste l’ataraxie (3) ? Sextus évite de présenter celle-ci comme une conviction, elle est atteinte par hasard : L’absence de trouble (l’ataraxie) advient sans qu’on puisse dire qu’elle soit visée : images de l’écume (histoire du peintre Apelle), et de l’ombre qui suit le corps (corps en mouvement, mais présence continue de l’ombre). Hypotyposes pyrronhiennes, I, 25-30.
[Reste que le bonheur est défini négativement (adiaphoria, ataraxia, apatheia)]
Il faut distinguer, avec Pyrrhon, l’impulsion agissante (le vivre qui va avec le douter) et l’action réfléchie (délibération sur les moyens pour atteindre une fin) : le sage part en voyage, pas action finalisée, mais inspirée (indifférente au fond, car sans opinion sur la valeur). Abandon à vivre au milieu apparences, alors que l’homme ordinaire s’impose des règles et vise un but, comme si c’était le but qui comptait ; il ne peut manquer de s’exposer au trouble. Idem pour le dogmatique épicurien, même si sa position est plus élaborée.
L’illusion consiste toujours à fixer un « être », ou une « valeur ».
Ne pas chercher le bonheur, mais s’appliquer à vivre, et vivre « heureusement » (à propos, opportunément).
En ce sens, le bonheur n’est pas tant ce qui nous tombe, par pur hasard, du ciel, que ce que nous savons saisir ici : il n’est pas reçu, parce qu’il suppose l’agir pour être éprouvé, et il n’est pas un but, parce qu’il accompagne sans arrêt celui qui s’essaie. Ce bonheur éprouvé dans l’agir sans but, est aussi ce qui revigore, c’est-à-dire ce qui nous permet d’accepter le lot de souffrances liées à l’existence, et la mort même : approbation inconditionnelle à ce que c’est que vivre.
Il me semble que l’on trouve cela chez Montaigne :
- Ce qui révèle que c’est le vivre qui importe en lui-même (c’est-à-dire même s’il est sans but) : « Nous sommes de grands fols : Il a passé sa vie en oisiveté, disons nous ; je n’ai rien fait aujourd’hui. – Quoi, avez-vous pas vécu ? C’est non seulement la fondamentale mais la plus illustre de vos occupations. », Essais, III, XIII : il faut donc s’occuper à faire rien, plutôt que de s’agiter à faire quelque chose.
- Ne pas se fixer sur un but (et via nos buts particuliers viser le but ultime, le bonheur), mais agir avec un « dessein divisible partout » (III, IX). Le but n’est pas là pour être atteint, mais pour donner l’occasion d’agir.
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(3) Ici difficulté et débat… Aenésidème semble refuser tout but « ce que tout le monde célèbre comme une fin n’existe pas » - il parle aussi de plaisir plutôt que d’ataraxie (à creuser pour moi ?).
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- La jouissance est ici positive (ce n’est pas l’absence de douleur dont parle Schopenhauer), parce qu’elle est inséparable de l’agir, elle est ce que j’éprouve de moi-même dans cet agir : la véritable jouissance (non visée) est celle de se sentir vivre = être suprêmement actif, tout en ne faisant rien (non seulement le but, indifférent, est rien à mes yeux, mais se fixer sur lui m’exposerait à la déception – s’il est atteint ou raté).
- Deux images (entre autres…) utilisées par Montaigne : Les activités diverses de chacun ayant un caractère accidentel, il ne faut pas prendre au sérieux nos fins : jouer (pour rien, pour de rire, pour du beurre). Il ne s’agit pas de réaliser quelque chose, mais de s’éprouver soi-même gratuitement et librement.
le voyage, mais pas le « voyage organisé », plutôt la déambulation, la divagation, la marche rêveuse du promeneur qui, au bout d’un certain temps, a oublié où il comptait aller (l’occasion) pour s’abandonner aux rencontres.
C’est dans la variété de ces changements incessants (parce que sans fin), que Montaigne se sent l’âme « non seulement exempte de trouble, mais encore pleine de satisfactions et de fête » (III, XIII).
L’illusion dans ce que l’on vise va avec un oubli de la mort (qui révèle nécessairement la vanité des fins humaines). C’est pourquoi la pensée de la mort est essentielle au vivre à propos. Mais elle va aussi parfois avec une ignorance volontaire, provoquée, lorsqu’il s’agit de se désolidariser de la souffrance, de ne pas se laisser emporter par elle : on fait comme si elle n’était pas là, on plaisante, on parle d’autre chose. Mais c’est le contraire de l’illusion ordinaire, c’est l’envers d’une volonté inconditionnelle d’affirmer la vie, quoiqu’il advienne, et bien qu’on en connaisse le caractère tragique (cela finira forcément par le néant).
Thème(s) : Idées| Philosophie

