Pakistan : l’aide s’organise 0
Mission de Médecins Sans Frontières à Charsadda Tim Wimborne © Reuters
Sur les quelque 20 millions de sinistrés, peu ont déjà reçu de l’aide mais la communauté internationale semble commencer à se mobiliser.
Le Pakistan parle de 300 millions d'euros perçus. Mardi, plusieurs pays, comme l’Australie ou la Turquie, ont fait des annonces.
Avec une "mention spéciale" de la part de la Grande-Bretagne, au plan officiel comme privé Christian Roudaut :
Ce mercredi, un porte-parole de l’ONU a précisé que la moitié des 459 millions de dollars estimés nécessaires pour 3 mois avait été trouvée. "Il y a eu une amélioration du financement. Les donateurs se rendent compte de l'ampleur du désastre mais les difficultés sont énormes et les inondations ne sont pas terminées", a déclaré Maurizio Giuliano. Ajoutant : "La taille de (la zone affectée par) ce désastre est équivalente aux superficies combinées de la Belgique, de la Suisse et de l'Autriche. C'est assez effrayant."
Les Nations Unies et leur secrétaire général, Ban Ki-moon, ont donc été entendus puisque cet appel n'était financé qu'à 20% lundi matin et à 35% mardi matin. Et ce mercredi midi, la Commission européenne a d’ailleurs annoncé augmenter son soutien de 30 millions d’euros, soit un total de 70 millions.
Les ONG, elles, déplorent des dons sans commune mesure avec l'après tsunami ou tremblement de terre en Haïti Sébastien Laugénie :
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a prévenu que "les stocks de nourriture sont sous forte pression pour le mois de septembre". Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a lui aussi exprimé son inquiétude. Et l'ambassadeur du Pakistan auprès de l'ONU à Genève, Zamir Akram, a estimé que la reconstruction pourrait coûter 2,5 milliards de dollars pour le seul nord du pays, où les inondations ont commencé avant de s'étendre dans le centre et le sud. Et beaucoup d’experts avancent notamment le "déficit d'image" du Pakistan, souvent associé au terrorisme, pour justifier les difficultés à recueillir des fonds. Patrick Coulombel, le président d'architectes de l'urgence, confirme cette "mauvaise réputation", notamment en France. Il le dit a Antoine Barège :
Sur place, les populations s'impatientent et critiquent le gouvernement. Avec des manifestations de colère, comme a pu le constater notre envoyée spéciale, Géraldine Hallot :
Inondations au Pakistan. 17 août Idé©Radio France
Cette catastrophe générée par les pluies torrentielles de la mousson, la pire de l'histoire du pays, a jusqu'ici tué selon l'ONU quelque 1.600 personnes.
Avec AFP et Reuters
Thème(s) : Information| Géopolitique


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