Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions 0
C’est ce lundi que cet homme de presse discret de 56 ans a réellement succédé à Patrick de Carolis, parti sur un bilan globalement positif Eric Chaverou :
La suite effective d’une nomination inédite par Nicolas Sarkozy le 5 juillet dernier, après des mois d’un feuilleton politico médiatique ponctué d'une trentaine de noms ! Et alors que le créateur de "Des racines et des ailes" était à nouveau candidat et que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, était favorable à sa reconduction.
Lors d'une passation de pouvoir à huis clos et de moins d'un quart d'heure, et avant une conférence de presse le 3 septembre, celui qui dirigeait jusqu'ici Presstalis (ex NMPP) a prononcé devant 400 employés son premier discours. Il a évoqué ses priorités, à commencer par la libération d'Afghanistan des journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. De son audience par le CSA et les commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat, on savait aussi son attachement au numérique, au rajeunissement de son public ou à la renégociation de la convention collective :
Sans oublier la diversité socio-culturelle de France Télévisions où il souhaite nommé un responsable de la question au sein de chaque chaîne.
Rémy Pflimlin, premier PDG de France Télévisions directement nommé par
l'exécutif
Philippe Wojazer © Reuters
Autre dossier d'importance pour ce père de famille de 4 enfants passionné de musique contemporaine : France 3. Dossier d'autant plus délicat qu'il a dirigé la chaîne de 1999 à 2005 :
Syndicat majoritaire dans le groupe, la CGT a déjà mis en garde celui qu'elle connaît bien. Ecoutez Jean-François Téaldi, son porte-parole :
Quant aux journalistes, ils ont pris acte par le biais de la SDJ de France 2 du remplacement d'Arlette Chabot par Thierry Thuillier. Dominique Verdeilhan, son vice-président, refusant de parler d'éviction :
Rémy Pflimlin n'a pas cité ce lundi celle à qui il a laissé son émission politique "A vous de juger". En revanche, il a précisé dans un communiqué les noms de ses proches collaborateurs : patrons de chaînes et conseillers spéciaux. Dans le même temps et par le même moyen, le Parti socialiste a lui demandé à propos du "Budget de l'audiovisuel public : va-t-on laisser couler France Télévisions ?" D'expliquer pourquoi "Rémy Pflimlin va trouver un groupe en danger".
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Documents
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Télé-politique : le sarkoberlusconisme à l'écran Ed. de l'Aube, La Tour-d'Aigue (Vaucluse). Collection Monde en cours, 2009


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