Sélection des romans étrangers 0
Anatomie d'un instant ©actes sud
Anatomie d’un instant (sortie le 1/09), Javier Cercas, (Actes Sud)
"Tout le monde à terre" : Madrid, 23 février 1981, 18 H 21. C’est sûrement la prise d’otage la plus spectaculaire qui soit : celle de tout un parlement. Près de 400 députés plongent sous les fauteuils molletonnés de l’hémicycle, et trois hommes, debout, affrontent leur destin. Cercas établit, en chroniqueur, le triomphe de la démocratie mais surtout, en romancier, que la cause embrassée compte toujours moins que l’honneur mis à la défendre.
L’auteur : Javier Cercas, né en 1962, est professeur de littérature à Gérone et écrivain. En 2001, il publie Les soldats de salamine, « récit réel » dont le franc succès lui vaudra d’être traduit dans de nombreux pays, dont la France en 2002, et d’être adapté au cinéma par David Trueba. Le livre porte sur la guerre civile espagnole et plus particulièrement sur l’exécution manquée, le 30 Janvier 1939, d’un intellectuel fondateur de la Phalange : Rafael Sanchez Mazas. Mais il ne s’agit pas pour autant d’une biographie, ni d’une autobiographie comme portent à le croire la présence quasi-permanente du « je » narratif et les similitudes troublantes, à commencer par le nom, entre le narrateur et l’auteur. En effet, cette simple anecdote, centre du récit vers lequel toutes les histoires convergent, n’est que le tremplin à différentes interrogations de l’auteur sur l’impact de la guerre civile, la littérature, la notion d’héroïsme. Autant de questionnements, traités plus ou moins ouvertement à l’aide d’indices et de clefs de lecture semés tout au long du texte, qui trouvent tous leur motivation dans la guerre civile espagnole. Quelles sont ces problématiques soulevées par javier cercas ? Comment sont-elles mises en relation avec la guerre civile? Quels éléments de réponses y apporte l’auteur ?
point oméga ©actes sud
Point Omega (sortie 1/09/2010), Don DeLillo, (Actes Sud)
Richard Elster, universitaire à la retraite, accueille sans enthousiasme le jeune cinéaste Jim Finley qui souhaite le filmer pour lui faire dire ce qu'il en a été de sa collaboration scientifique avec le Pentagone pendant la guerre d'Irak. Tous deux sont bientôt rejoints par la fille d'Elster, Jessie, qui un jour disparaît pour ne plus revenir, rendant les deux hommes à une étrange solitude...L'auteur de "L'Homme qui tombe" et de "Cosmopolis" poursuit sa radiographie de notre civilisation postmoderne à travers un face à face beckettien à la lisière du désert californien.
L’auteur : Avec quinze romans et deux pièces de théâtre, Don DeLillo s’est aujourd’hui imposé comme un auteur culte sur le plan international. Il a obtenu les distinctions littéraires les plus prestigieuses dont The National Book Award, The PEN / Faulkner Award pour l’ensemble de son oeuvre et The Jerusalem Prize 1999. En France, toute son oeuvre est disponible chez Actes Sud.
sous un ciel qui s'écaille ©Les allusifs
Sous un ciel qui s’écaille (sortie le 2/09/2010), Goran Petrovic, (Les Allusifs)
Au sortir de la Grande Guerre, au Royaume de Yougoslavie qui vient de naître, dans une petite ville serbe, un homme ingénieux et entreprenant fait bâtir l’hôtel Yougoslavie, merveille de luxe et de modernité jamais vue dans les parages. L’hôtel possède, entre autres choses, une grande salle de bal avec un plafond en stuc représentant le ciel étoilé. Après la faillite de l’hôtel, la salle devient un cinéma, appelé Uranie, comme la muse. L’histoire poursuit ses folies, la Deuxième Guerre mondiale déferle et se retire, le royaume disparaît, le communisme s’installe, l’Uranie est désormais nationalisé, puis autogéré. On y passe des films soviétiques et yougoslaves, puis, la rupture avec Staline consommée, occidentaux et surtout américains. Un vieil ouvreur y officie, qui se prend pour le portier du paradis. Il est abattu. Son paradis est constellé de chewing-gums et de graffitis. Et le plafond étoilé, avec le temps, s’écaille. On en arrive ainsi à un après-midi de mai 1980. Sous un ciel qui tombe en poussière, une quarantaine de spectateurs assistent à une séance qui sera interrompue par une annonce sidérante : la mort du maréchal Tito. Cette fin brutale de séance marque la fin d’une époque et le premier pas vers la dislocation du pays. Bientôt, l’ancienne salle de bal de l’hôtel Yougoslavie cessera d’être un cinéma, ne servira plus qu’aux usages les plus prosaïques. Le cinéma Uranie — microcosme loufoque, galerie de portraits constituée de tous les spectateurs présents lors de la séance fatidique et de quelques autres personnages ayant joué un rôle important dans l’histoire de l’établissement — est bien entendu une métaphore de la société serbe, et, notamment — le plafond-ciel pulvérulent est là pour le rappeler — du rapport que cette société entretient avec sa transcendance, ses projets, ses rêves.
L’auteur : Goran Petrovic est né en 1961 à Kraljevo. Après des études de lettres à l'université de Belgrade, il a été bibliothécaire puis éditeur dans sa ville natale, où il réside actuellement. Lauréat des plus grands prix littéraires de son pays, il est l'auteur de trois romans et de trois recueils de nouvelles qui ont été traduits en plusieurs langues.
le faux ami ©grasset
Le faux ami, Henrik B. Nilsson (Grasset)
Avril 1910, panique sur terre et dans le ciel. La comète de Halley
est sur le
point de frôler notre planète, et la succession du pape Léon XIII est
imminente. A Vienne, Hermann Freytag, correcteur à l’ancienne, retraité
depuis
peu, passe ses journées au Café Sperl, à dépouiller les journaux et à
ruminer
des idées de romans. Dans cette ambiance de fin de monde, le célèbre
Boris Basch, auteur de livres à
succès, annonce à son éditeur qu’il vient de terminer son roman et que
Freytag
est le seul correcteur en qui il a confiance. L’équilibre de la maison
d’édition est en jeu et le directeur est contraint de prier Freytag de
se
remettre au travail. Ce dernier empoche l’avance et continue à brasser
ses
idées noires, déplorer l’état du monde moderne avec le père Anton, ou
apprendre
l’esperanto de la bouche de la belle Rosita, dont il est secrètement
amoureux.
C’est alors qu’apparaît le mystérieux Signori. Familier des cercles les
plus
secrets du Vatican, il en sait long sur le manuscrit de Barsch,
susceptible de
produire l’effet d’une bombe dans les finances du Saint-Siège. Freytag,
se
trouve confronté à un choix difficile … bientôt une question de vie ou
de mort.
Le faux ami se déroule en grande partie à Vienne, au temps où elle était
la
capitale culturelle et intellectuelle d’Europe. Un roman littéraire au
style
classique, une histoire faite d’ombre et de lumière qui éclaire une
période
sombre de l’histoire du Vatican.
L’auteur : Henrik B. Nilsson est né en Suède en 1971, mais a grandi en Allemagne. Titulaire d’une licence d’économie, il a fondé sa propre maison d’édition, Minotaur, en 1999, avant de la céder et de reprendre des études à l’université de Lund, où il obtint un master de Creative writing sous la direction de Björn Larsson. Henrik Nilsson vit désormais à Malmö avec sa famille. Le faux ami a obtenu le grand Prix Littéraire suédois dédié aux premiers romans : Borås Tidnings Debutantpris.
Ta mère (sortie le 26/08/2010), Bernardo Carvalho (Métaillé)
Ta mère ©Métaillie
Trois jeunes gens et leurs mères, un conscrit en proie
aux mauvais traitements de l’armée russe, un jeune Tchétchène à la
recherche de
sa mère, un voyou de bonne famille. La rencontre d’une âme sœur, une
chimère. Ce
roman entrelace les histoires d’une poignée de femmes qui essaient de
sauver
leurs fils de la guerre, de la solitude et du crime. Tout se passe à
Saint-Pétersbourg, ville littéraire par excellence, à la veille du
tricentenaire de la ville et sur fond de guerre de Tchétchénie, mais
l’action
s’étend de la forêt amazonienne à la mer du Japon et met en scène des
mères
coupables, des pères absents et des fils égarés.
Bernardo Carvalho orchestre dans ce roman une multiplicité de points de
vue et
de voix sans jamais perdre l’axe et le motif récurrent de la maternité
et de
son revers, le sentiment d’être orphelin, sans protection, déplacé, dont
la
guerre est la représentation la plus crue. « Les mères ont plus à voir
avec la
guerre qu’elles ne l’imaginent. Au contraire de ce que tous pensent.
Plus que
les autres, les mères ont horreur de perdre (…). Tout le monde a une
mère, même
la pire canaille, le pire bourreau. Mais c’est tout de même une sorte de
fanatisme », déclare l’un des personnages. Ce livre en est d’une
certaine
manière la démonstration poétique. Tous les personnages du roman
semblent
n’être à leur place nulle part dans leur famille ou dans leur pays, ce
qui
donne toute sa force à la figure de la chimère, aberration rejetée par
la
nature et par l’homme, projetée dans des amours absolues.
L’auteur : Bernardo Carvalho est né en 1960 à Rio de Janeiro. Romancier,
journaliste et traducteur, il vit à São Paulo. Il a été le correspondant de la Folha de São Paulo à Paris et à New
York. Il est l'auteur de romans traduits en Italie, en France et en Suède.
Mongolia a reçu le Jabuti
Price 2004 (best novel).
le livre de Dave ©L'Olivier
Le livre de Dave (sortie le 19/8/2010), Will Self, (L’Olivier)
Et si le pire des hommes devenait le Messie ? Dave Rudman, chauffeur de taxi londonien, passe son temps à fulminer contre les Noirs, les Juifs, les Arabes, les bourgeois ou les touristes. Il déverse son fiel dans des écrits qu’il enterre dans le jardin de son ex-femme, Michelle. Cinq siècles plus tard, après un terrible déluge, ses élucubrations sont retrouvées. Le « Livre de Dave » devient la référence spirituelle du Nouveau Monde. Dans l’archipel d’Ingleterre, en l’an 500 après Dave, la vie s’organise selon les paroles du prophète. Les hommes et les femmes vivent séparément, et parlent le mokni, argot modelé sur le jargon du chauffeur de taxi. Cet « Évangile selon Self » est une satire de la vie moderne. Les religions, le capitalisme, l’Histoire, le mariage, rien n’échappe à l’auteur de Mon idée du plaisir. Vrai-faux roman d’anticipation ou d’aventure, Le Livre de Dave est surtout un tour de force littéraire. Will Self invente une langue, un monde, mélange les genres et les influences avec une virtuosité impressionnante.
L’auteur : Will Self est né en 1961 à Londres, où il vit. Distingué par la revue Granta comme l'un des meilleurs écrivains de langue anglaise de notre époque, proche des oeuvres de Nabokov, Thomas Pynchon, William Gaddis ou encore Don DeLillo, il s'est imposé avec des romans comme Mon idée du plaisir ou Dorian.
Suite(s) impériale(s) ©Robert Laffont
Suite(s) Impériale(s) (sortie le 20/09/2010), Moins que zéro (sortie le 20/09/2010), Bret Easton Ellis, (Robert Laffont)
Suite(s) impériale(s) vingt-ans après la publication de moins que zéro, l’histoire continue… Une plongée dans la décadence, la violence et le vide existentiel de la classe dorée de L.A. Clay, l’anti-héros du premier best-seller de Ellis, Moins que zéro, revient à Los Angeles. Il a vingt ans de plus, il est un peu plus vieux, un peu plus seul et désœuvré. Il retrouve ceux qu’il a connus dans sa jeunesse, Blair, Trent, Julian, Rip… les représentants d’une génération dorée et perdue, abandonnés à la vacuité, la solitude et la vanité qui les détruisent. Producteur associé à l’adaptation cinématographique de son dernier scénario, Clay participe au casting du film, joue de son pouvoir, séduit Rain, une jeune actrice sublime et sans talent, lui fait de fausses promesses. Il est prêt à tout pour la posséder. Mais qui manipule qui ? Clay découvre vite qu’il est constamment observé et suivi… Jalousie, trahisons, meurtres, manipulations… ici, dans la Cité des Anges, chacun se heurte aux mêmes jeux d’emprise et aux mêmes démons, s’enivre de sexe, d’images, de drogues, de fêtes irréelles… et se révèle toujours plus amer et désespéré. Le vide et la fureur aspirent les personnages, et leur font perdre tout sens des limites.
L’auteur : Bret Easton Ellis est né à Los Angeles en 1964. Dès la publication de son premier livre Moins que zéro, en 1985 (Christian Bourgois, 1987), il a connu un succès foudroyant et s’est imposé comme l’un des écrivains majeurs de sa génération. Suivront Les Lois de l’attraction, American Psycho, Zombies, Glamorama et Lunar Park. Traduite dans le monde entier, adaptée au cinéma, son œuvre est l’une des plus significatives de la littérature contemporaine.
Crépuscule irlandais ©sabine wespieser
Crépuscule irlandais (sortie le 2/09/2010), Edna O’Brien (Sabine Wespieser)
L’auteure : Née
dans un petit village catholique en Irlande, Edna O’Brien grandit dans
une
ferme isolée entre une mère sévère et un père alcoolique. Après le
couvent,
elle part à Dublin pour suivre des études en pharmacie. En 1952 elle
épouse,
contre l'avis de sa mère, l'écrivain juif d'origine tchèque Ernst
Gebler, et
s'installe à Londres. Ses débuts littéraires datent de 1960, année de la
parution du premier volet de la trilogie qui la rendit célèbre, The
Country
Girls Trilogie. Ses premiers livres, publiés en Angleterre, ont
longtemps
été interdits en Irlande, à cause de leur contenu explicite quant à la
sexualité. Bientôt divorcée, Edna O’Brien élève seule ses deux fils,
menant une
vie libre et brillante, entre l’Angleterre et les États-Unis. Les romans
et nouvelles de cette grande dame des lettres irlandaises,
considérée comme la Colette du monde anglophone, tournent autour des
sentiments
des femmes, prises dans le carcan de leur éducation stricte, et de leurs
relations souvent frustrées avec les hommes ; la politique, l’histoire
et
l’amour y occupent une place prépondérante, et tous remettent en cause
l'ordre
moral de l'Irlande catholique et nationaliste.
En France, la plupart de ses romans ont été traduits aux éditions
Fayard, mais
ne sont plus aujourd’hui disponibles. Un crépuscule irlandais (en
anglais The Light of evening) est paru à Londres en 2006.
Edna O’Brien écrit ici le roman tumultueux et enfiévré de l’amour maternel. Il faudra un long chemin à Eleanora pour comprendre la vraie nature de sa mère, Dilly, qui pour elle avait toujours représenté le poids de la morale et de la tradition. Dilly avait eu beau vouloir dans sa jeunesse échapper à son destin de fille d’Irlande, elle était revenue au pays, résignée, et s’était mariée, après sa tentative avortée de fuite aux États-Unis. Sa fascination pour New York, son premier travail comme bonne à tout faire, et puis le rêve qui tourne court et, dès son retour, l’installation à Rusheen, cette campagne perdue où elle a vécu la majeure partie de sa vie : elle a tout le temps de se les remémorer dans l’hôpital de Dublin où elle attend un diagnostic. Âgée et malade, elle ne désire plus qu’une visite de sa fille, à qui elle n’a jamais cessé d’envoyer des lettres aimantes et fascinées. Eleanora, elle, a fui très jeune pour Londres l’étouffante campagne irlandaise. Elle y est désormais célèbre et détestée pour ses romans sulfureux. Quand enfin elle se rend au chevet de sa mère, c’est en coup de vent : elle prétexte un rendez-vous, et part retrouver un amant. Dans sa précipitation, elle oublie son journal intime… Quand elle s’en aperçoit, sa panique est vaine : la vie affranchie et passionnée qu’elle y consigne a sans doute tendu à sa mère un troublant miroir où celle-ci a pu reconnaître l’ombre de ses désirs passés. Eleanora découvrira, trop tard, la dimension de l’amour que lui vouait Dilly.
l'été de la vie ©seuil
L’été de la vie (sortie le 19/08/2010), J.M. Coetzee, (Seuil)
Après Scènes de la vie d’un jeune garçon et Vers l’âge d’homme, voici le troisième volet de l’entreprise autobiographique de Coetzee : il a atteint la trentaine et, de retour au pays natal, partage avec son père vieillissant une maison délabrée dans la banlieue du Cap. Autobiographie fictive puisque l’auteur confie la tâche d’un portrait posthume à un jeune universitaire anglais qui recueille les témoignages de quatre femmes et d’un collègue qui auraient compté pour l’écrivain en gestation dans les années 1970. Ce quintette de voix laisse entrevoir un homme maladroit, mal à l’aise, brebis galeuse de la famille afrikaner qui peine à ouvrir son cœur. La femme adultère, la danseuse brésilienne, la cousine chérie, l’universitaire et la maîtresse française s’accordent à faire de lui un amant sans chaleur, un amoureux indésirable, un enseignant sans charisme. Ces entretiens sont encadrés de notes et fragments extraits de carnets où l’écrivain s’interroge et se cherche. Dans ce récit où se mêlent le comique et le ridicule, la mélancolie et le désespoir, Coetzee se livre avec prudence et dévoile peu à peu un cœur en souffrance sous la cuirasse. Il invite une nouvelle fois le lecteur à une superbe méditation sur la condition humaine.
L’auteur : J.M. Coetzee, né en 1940 au Cap (Afrique du Sud), est l'auteur de deux autres récits autobiographiques, d’un recueil de nouvelles, de dix romans traduits dans vingt-cinq langues et abondamment primés, ainsi que de deux volumes d’essais. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 2003. J.M. Coetzee vit aujourd'hui à Adelaïde (Australie).
Purge ©stock
Purge (sortie le 25/08/2010), Sofi Oksanen (Stock)
En 1992,
l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ
des
Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée
dans
sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui
semble en
grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont
faire
connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec
le
passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour
Hans, un
résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au
bout,
quel qu’en soit le prix.
Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale
envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs
questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se
compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes
de
collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?
Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des
lecteurs
français.
L’auteure : Sofi Oksanen est née en Finlande en 1977, d’une mère estonienne et d’un père finlandais. Elle est devenue en trois romans et quelques pièces de théâtre un personnage incontournable de la scène littéraire finlandaise. Purge a marqué la consécration de l’auteur, qui a reçu en 2008 l’ensemble des prix littéraires du pays, mais le roman a également enrichi le débat historiographique sur cette période de l’occupation soviétique.
Thème(s) : Littérature| Littérature Etrangère| Romans


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