Sélection des romans français
cronos Christian Bourgois
Cronos (sortie 19/08/2010), Linda Lê (Christian Bourgois)
À Zaroffcity, le pouvoir est détenu par deux absolutistes : le Grand
Guide,
intronisé après un coup d'État, et son ministre de l'Intérieur, Karaci,
surnommé la Hyène par des habitants qui vivent sous le régime de la
terreur.
Alors que les exactions se multiplient, alors que les opportunistes se
rangent
sous la bannière des nouveaux dirigeants, s'élève une voix, celle d'Una,
fille
d'un ancien astronome devenu sénile. Pour le sauver, elle a dû accepter
d'épouser Karaci. Elle écrit en secret à son frère, comédien exilé, des
lettres
sur sa solitude de captive, exprimant son amertume, ses indignations,
ses
rancœurs, mais aussi son amour pour son vieux père, pour un gamin des
rues venu
malgré les dangers lui apporter une consolation, pour un insurgé, auteur
de
pamphlets subversifs. Peu à peu, une métamorphose s'opère en elle :
d'abord
résignée, elle rejoint les opposants puis se mue en conspiratrice au
moment où
elle apprend qu'elle va être mère.
Fable politique, tragédie mettant en scène les excès d'une dictature,
les
compromissions des arrivistes, la corruption par l'argent et le
musellement des
rébellions, Cronos est aussi le chant d'amour d'une Antigone résolue au
sacrifice.
L’auteur : Linda Lê est née en 1963. Elle habite Paris. Depuis Dalat, sa ville natale du Viêt-nam, jusqu'à Paris, il y a eu de nombreuses étapes : Saïgon d'abord et ses études au lycée français, puis après la chute de Saïgon, son rapatriement en France avec sa mère française et sa soeur. Après avoir publié très jeune trois livres, elle a publié Les Evangiles du crime dont une presse unanime a salué l'originalité exceptionnelle. En 1993, Christian Bourgois a édité son cinquième livre, le roman Calomnies (traduit et publié aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et au Portugal) puis en 1995, Les dits d'un idiot. Les Trois Parques et Voix ont paru chez Christian Bourgois Editeur en 1998 et Lettre morte en 1999.
Parle-leur de batailles... ©Radio France
Parle-leur de Batailles, de rois et d’éléphants (sortie 18/08/2010), Mathias Enard (Actes Sud)
13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué. Par l'auteur du très remarqué "Zone" (prix Décembre 2008 et prix du livre Inter 2009).
L’auteur : né en 1972, Mathias Enard a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone. Il a publié quatre romans chez Actes Sud : La Perfection du tir (2003, prix des Cinq continents de la francophonie ; Babel n° 903), Remonter l’Orénoque (2005), Zone (2008, prix Décembre 2008 et Livre Inter 2009) et Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants (parution août 2010).
La carte et le territoire ©Flammarion
La carte et le territoire (sortie 8/09/2010), Michel Houellebecq (Flammarion)
Cinq ans après La possibilité d'une île, Michel Houellebecq revient avec un grand roman qui raconte la vie de trois personnages masculins. Certains y verront un retour aux thèmes d'Extension du domaine de la lutte et des Particules élémentaires, d'autres salueront un texte puissant, à la fois contemporain et profondément classique, d'une admirable maîtrise littéraire. Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël. Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession. Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police. Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures. L’art, l’argent, l’amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.
L’auteur : « Michel Houellebecq a publié plusieurs romans, Extension du domaine de la lutte, Les particules élémentaires, Plateforme et La possibilité d’une île. Il est aussi l’auteur de poèmes (Le sens du combat, La poursuite du bonheur, Renaissance), d’une étude sur Lovecraft, d’essais (Rester vivant, et Interventions 2) et d’un récit accompagné de photographies (Lanzarote). Il a écrit avec Bernard-Henri Lévy une correspondance, Ennemis publics. Son œuvre est traduite dans une quarantaine de langues. »
La vie est brève... ©POL
La vie est brève et le désir sans fin, (sortie le 26 août 2010), Patrick Lapeyre, (P.O.L.)
La Vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l’amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l’un marié, à Paris, l’autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l’un à l’autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent.
Comment choisir? Qui choisir? Ce roman est l'histoire d'une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout.
Et elle est racontée de l'inimitable manière qu'à Patrick Lapeyre de raconter le monde comme il ne va pas. Petites touches d'une acuité et d'une intelligence qui laissent confondu. Evènements anodins qui ne sont pas du tout anodins. Poétique de la métaphore, métaphores tellement inattendues et qui sont en fait rien moins, une à une et peu à peu, qu'une pensée du monde. Humour profondément lucide et humain, généreux. D'où vient, lisant ce livre d'une insondable mélancolie que l'on ne puisse faire autrement que sourire, constamment sourire du bonheur d'avoir été reconnu.
L'auteur : Patrick Lapeyre a publié chez P.O.L, Le Corps inflammable (1984), La lenteur de l’avenir (1987), Ludo & Cie (1991), Welcome to Paris (1994), Sissy c’est moi (1998), L’Homme sœur (2004) Prix des Librairies Initiales, Prix du Livre inter 2004.
le siècle des nuages ©gallimard
Le siècle des nuages (sortie 19/08/2010), Philippe Forest (Gallimard)
« Ils descendaient depuis l’azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur fuselage, traçant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchés sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, résonnant jusqu’à terre. Leur ventre touchait enfin la surface de l’eau, projetant à droite et à gauche un panache puissant qui retombait en écume, bousculant tout avec des remous épais qui dérangeaient les barques amarrées et remontaient haut sur le bord des berges.
C’était l’été sans doute. Les vacances étaient déjà commencées. Il avait couché son vélo dans l’herbe toute brûlée par la chaleur du soleil. Peut-être attendait-il allongé sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balançant au-dessus du courant très lent. À perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps recouvrait le monde. Il regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes. Lorsque l’avion heurtait l’eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve une tranchée immatérielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d’avant en arrière, basculant sur l’un et puis l’autre de ses flancs, oscillant sur ses deux flotteurs jusqu’à ce qu’il s’arrête enfin : rond avec son ventre vaste comme celui d’une baleine, inexplicable parmi les péniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot étrange mouillant au beau milieu des terres. »
L’auteur : Depuis L’Enfant éternel, prix Femina du premier roman 1997, et Sarinagara, prix Décembre 2004, Philippe Forest a publié plusieurs romans et essais aux Éditions Gallimard, dont Le Nouvel amour en 2007 et Araki enfin en 2008.
Nous étions des êtres vivants ©Gallimard
Nous étions des êtres vivants (sortie 02/09/2010), Nathalie Kuperman, (Gallimard)
« Cela faisait maintenant une année entière que nous étions à vendre. Nous avions peur de n'intéresser personne, peur du plan social. On attendait le grand jour, le jour des pleurs, des adieux, et peut-être éprouvions-nous quelque plaisir à rendre poignantes, par avance, ces heures où nos vies basculeraient, où nous serions tous dans le même bateau, agrippés les uns aux autres avant de nous quitter pour toujours. Et puis, un jour, alors que nos habitudes avaient repris le dessus et que nous continuions à travailler comme si rien ne devait advenir, on nous a réunis pour nous annoncer qu'un acquéreur potentiel était en pourparlers. Des sourires se sont peints, des grimaces aussi. Nous avions cessé d'y croire. Retourner à l'espoir n'était pas chose simple. »
Le groupe de presse pour la jeunesse Mercandier vient d’être vendu. Son nouvel acquéreur, Paul Cathéter, ambitieux, vulgaire, méprisant, compte imposer à l’entreprise sa mentalité et ses méthodes de travail. Restructuration, réduction de la masse salariale, abandon des locaux « historiques » de l’entreprise… Les salariés s’interrogent avec angoisse sur leur avenir. Certains doivent partir, d’autres montent en grade, comme Muriel Dupont-Delvich, qui devient Directrice générale. Ariane Stein, une des responsables éditoriales, refuse plus que les autres ces changements. Un soir, avec la complicité du gardien d’immeuble, Ariane se fait enfermer dans les bureaux pour y passer la nuit avant le déménagement de l’entreprise. Elle découvre dans les cartons de Muriel une liste de salariés pour la prochaine charrette, dont elle-même fait partie… Nathalie Kuperman s’empare avec originalité d’un sujet très actuel : le rachat d’une entreprise, le harcèlement au travail, les inquiétudes des salariés, les licenciements… À travers des personnages attachants et complexes, l’auteur excelle à décrire le mouvement infime qui provoque le basculement dans la folie.
L’auteure: Romancière, auteur d’ouvrages pour la jeunesse, de pièces radiophoniques et de scénarios de bandes dessinées, Nathalie Kuperman vit et travaille à Paris. D’elle, les Éditions Gallimard ont déjà publié Rue Jean Dolent (collection Blanche, 2000), Tu me trouves comment ? (collection Blanche, 2001), J’ai renvoyé Marta (collection Blanche, 2005, Folio n° 4529), Petit éloge de la haine (Folio n° 4789).
Apocalypse bébé ©Grasset
Apocalypse bébé, Virginie Despentes (Grasset)
Valentine Galtan, adolescente énigmatique et difficile, a disparu. La narratrice, Lucie, anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent engagée par la grand-mère de Valentine pour surveiller ses faits et gestes, l’a perdue sur un quai de métro parisien. Comment la retrouver ? Que faire des édifiantes photos de Valentine qui la montrent si expérimentée avec les garçons ? Aurait-elle rejoint sa mère, qu’elle n’a jamais connue, à Barcelone ? Le mieux pour Lucie serait de faire équipe avec la Hyène, une « privée » aux méthodes radicales, une femme puissante, au corps souple, plein d’une violence qui s’exprime par saccades : moyennant finances, et aussi par amusement, La Hyène accepte le marché. Voici les collègues mal appariées, l’une lesbienne volcanique, l’autre hétéro à basse fréquence, qui traversent la France et l’Espagne jusqu’à Barcelone à la recherche d’une petite fugueuse, une gosse mal grandie, une fille de la bourgeoisie qui finira – on ne vous en dit pas plus – par rejoindre le camp des irréductibles. Road-book, comme il y a des road-movies, portraits d’êtres blessés, traversée des différentes couches sociales - la bourgeoisie cultivée, botoxée et peureuse, les cités rebelles qui croient à l’avenir de l’Islam néolibéral, les radicaux de gauche ou de droite en imposteurs, les back-rooms lesbiens - ce roman particulièrement maîtrisé de Virginie Despentes fait dialoguer la forme du polar contemporain avec la satire sociale la plus corrosive. Et, étrangement, comme passée en contrebande, résonne une tendresse pour toutes les Valentine, ces adultes cousus d’enfance qui paient pour nos fautes.
L’auteure : Romancière et cinéaste, Virginie Despentes est l’auteure, entre autres, de Baise-moi (1993, adapté au cinéma en coréalisation avec Coralie Trinh Thi), Les Jolies choses (1998), Teen Spirit (2002), Bye Bye Blondie (2004), et d’un récit, King Kong Théorie, tous publiés chez Grasset. Elle prépare actuellement la réalisation de son prochain film, adapté de Bye Bye Blondie, avec Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart.
Des éclairs ©Minuit
Des éclairs (sortie 23/09/2010), Jean Echenoz (Minuit)
Gregor a inventé tout ce qui va être utile aux siècles à venir. Il est hélas moins habile à veiller sur ses affaires, la science l’intéresse plus que le profit. Tirant parti de ce trait de caractère, d’autres vont tout lui voler. Pour le distraire et l’occuper, ne lui resteront que la compagnie des éclairs et le Théâtre des oiseaux. Fiction sans scrupules biographiques, ce roman utilise cependant la destinée de l'ingénieur Nikola Tesla (1856-1943) et les récits qui en ont été faits. Avec lui s’achève, après Ravel et Courir, une suite de trois vies.
L’auteur :
Jean Echenoz est né à Orange (Vaucluse) en 1947. Prix Médicis 1983 pour Cherokee.
Prix Goncourt 1999 pour Je m'en vais.
Bibliographie (extrait) : Le Méridien de Greenwich, roman (Minuit,
1979). Cherokee, roman (Minuit,
1983), L'Équipée malaise, roman (Minuit, 1988). L’Occupation des sols,
(Minuit, 1988). Lac, roman (Minuit, 1989)…
Naissance d'un pont ©Verticales
Naissance d'un pont (sortie 26/08/2010), Maylis de Kerangal (Verticales)
« À l’aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c’est un autre homme qui sort des bois, c’est un homme hors de lui, c’est un meurtrier en puissance. Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d’acier, irise les nappes d’hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte. »
Ce livre part d’une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d’un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d’une dizaine d’hommes et femmes, tous employés du gigantesque chantier. Un roman-fleuve, « à l’américaine », qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court.
L’auteur : Née en 1967, Maylis de Kerangal a été éditrice pour les Éditions du Baron perché et a longtemps travaillé avec Pierre Marchand aux Guides Gallimard puis à la jeunesse. Elle est l'auteur aux Éditions Verticales de deux romans, Je marche sous un ciel de traîne (2000) et La Vie voyageuse (2003) et d'un recueil très remarqué : Ni fleurs ni couronnes (2006) dont l’une des nouvelles a été adaptée au cinéma (Eaux troubles, court métrage de Charlotte Erlih, Why Not productions, 2008, 20 min). Son dernier roman Corniche Kennedy (rentrée 2008), unanimement salué par la presse et le grand public, s'est retrouvé dans la sélection de nombreux prix (Médicis, Femina, Wepler, France Culture/Télérama, prix Murat). Chez Naïve : Dans les rapides (2007) et en collaboration avec les Incultes : Une chic fille (2008). Chez Grasset : avec François Bégaudeau, Xavier de La Porte, Arno Bertina, etc., Le sport par les gestes (2007).
Que font les rennes après noël ? ©Verticales
Que font les rennes après Noël (sortie 26/08/2010) Olivia Rosenthal (Verticales)
Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L’histoire d’une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plus y croire. Il faut grandir, il faut s’affranchir. C’est très difficile. C’est même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen.
L’auteur : Olivia Rosenthal a publié six récits (tous aux éditions Verticales) qui mettent aux prises des personnages obsessionnels, inquiets, décalés, avec un monde dans lequel ils ne se reconnaissent jamais tout à fait. Mes petites communautés (1999), Puisque nous sommes vivants (2000), L’Homme de mes rêves (2002) ou Les Fantaisies spéculatives de J.H. le sémite (2005) s’attachent aux formes étranges que prend la pensée d’un personnage quand, incertain de son identité, il est entièrement laissé à lui-même. Olivia Rosenthal a également expérimenté des formes d’écriture plus directement adressées : fictions radiophoniques ou pièces de théâtre. Sa première pièce de théâtre Les Félins m’aiment bien éditée chez Actes Sud-Papiers a été mise en scène par Alain Ollivier au théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis en 2005. Depuis elle a écrit deux autres pièces et travaille actuellement sur la part d’oralité que toute écriture recèle. C’est dans cet esprit qu’elle s’est engagée dans des performances où elle dit en direct et en son nom propre des textes humoristiques, grinçants et décalés sur nos folies ordinaires. Ces textes écrits pour la scène en collaboration avec cinéastes, écrivains ou plasticiens, ont été présentés dans divers lieux artistiques et festivals (Lieu Unique à Nantes, festival des Intranquilles aux Subsistances, Ménagerie de Verre à Paris ou prochainement festival « Court toujours » à la Scène nationale de Poitiers). Dans le cadre de ce travail qui associe l’écriture à des formes de lectures en direct, elle s’est engagée dans un projet sur l'« architecture en paroles ». Le premier volet est un récit-fiction réalisé pour le 104 : Viande Froide, aux éditions Lignes. Dans cette série toujours, elle a également publié Les Lois de l’hospitalité chez Inventaire-Invention.
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