Claude Chabrol s'en est allé 5
Claude Chabrol en octobre 2005
Caroline Caldier © Radio France
« Le beau Claude » pourrait on le baptiser en hommage à son premier film et à sa personne.
Né à Paris dans une famille de pharmaciens, il passe son adolescence dans la Creuse pendant la Guerre.
D’abord critique aux Cahiers du cinéma, ce licencié es-lettres lance la "Nouvelle vague" à la fin des années 1950 avec Agnès Varda, François Truffaut, Jacques Rivette et Jean-Luc Godard.
Dès 1959 et son deuxième film, c'est la consécration avec l'Ours d'or de Berlin récompensant "Les Cousins". Un premier aboutissement pour ce cinéphile qui explique les débuts de sa passion à Gilles Jacob :
Réalisateur éclectique, une grande partie de son œuvre prolifique (80 films pour le cinéma et la télévision) sera ensuite marquée par une critique acerbe de la bourgeoisie de province. De "Que la bête meure", avec un fascinant Jean Yanne, à des polars à succès, brillamment interprétés par Jean Poiret, comme "Inspecteur Lavardin". En voilà quelques extraits.
Amateur de bonne chère, il n'était jamais en manque d'un sourire, d'un clin d'oeil ou d'histoires truculentes. Un bon vivant que dépeint l'historien du cinéma Jean-Michel Frodon :
Surnommé par certains le Hitchcock français, il adorait aussi croquer le petit écran.
Après avoir fait de sa femme Stéphane Audran son actrice fétiche, il portera les talents d'Isabelle Huppert, de "Violette Nozière" à "L'Ivresse du pouvoir", en passant par "Une affaire de femmes" ou "Merci pour le chocolat", prix Louis Delluc en 2000. Ecoutez sa réaction, suivie de celle de l'historien Marc Ferro, présentée entre autres dans son journal par Anne Coudin :
Tour à tour producteur, scénariste, dialoguiste et acteur, il avait sorti son
dernier film "Bellamy" il y a 2 ans, avec Gérard Depardieu. Une partie des mémoires qu'il avait commencé à écrire avec Michel Pascal devrait être publiée en novembre chez Plon.
Ecoutez l'évocation d'Antoine Guillot, le spécialiste cinéma de France Culture :
Et lisez l'hommage de la presse internationale relaté par Cécile de Kervasdoué.
Enfin découvrez ici le détail de nos programmes spéciaux d'hommage au cinéaste, avec notamment l'hommage de Marin Karmitz dans Masse Critique.
Thème(s) : Arts & Spectacles| Cinéma| Claude Chabrol
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Documents
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Comment faire un film Rivages-Poche. Petite bibliothèque, n° 462, 2004 -
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Les Cousins des Tricheurs : de la qualité française à la Nouvelle Vague L'Harmattan. Collection Champs visuels, 2005 -
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5 commentaires
"Amateur de bonne chair". Il faut le faire sur France Q. La bonne chère s'en remettra quand même.
Merssi bokou pour votre remarque si aimablement faite et votre fidélité ;-)
http://www.franceculture.com/2010-09-12-claude-chabrol-s-039-en-est-alle...
Dans votre papier sur Chabrol, il est écrit :
« Amateur de bonne chair, il n'était jamais en manque d'un sourire, d'un clin d'oeil ou d'histoires truculentes. »
Amateur de bonne chère suffira pour ce grand cinéaste :-)
Bien à vous
Stéphanie
Merci encore. Coquille refermée ;-)
Nouvelle vaque ? Vous avez dit "Nouvelle vague " ?
Une vaguelette, ce mouvement ! Son amateurisme, son absence de maîtrise technique, son cinéma sans souffle qui ne dira jamais rien d'autre que ce qu'il nous donnera à voir et à entendre ; cinéma « … que c’est pas la peine » comme disait Piala…
Nouvelle vague dont les films, à de très rares exceptions près, n'arriveront jamais à la cheville du meilleur du cinéma français des années 30, 40 et 50 ; sinon chez Cassavetes mais… à dix mille kilomètres de là ; ou bien, longtemps, longtemps après : pensez donc ! Il nous faudra attendre 20 ans "Les fantômes du chapelier " qui donna son meilleur rôle à Michel Serrault et "La cérémonie" d'un certain Chabrol.
La cérémonie !
Un Chabrol qui sort de sa léthargie mais garde son air goguenard, pour nous inviter à une Cérémonie qui restera le film français le plus courageux de la décennie, sinon le seul, ( avec « Lacombe Lucien » de Louis Malle, dans les années 70) après plus de vingt ans d’une production française le plus souvent lâche, paresseuse et veule.
L’amour, l’éducation, l’argent, l’instruction, la culture confrontés au dénuement le plus complet : deux mondes irréconciliables, et même avec la meilleure des volontés et les meilleures intentions du monde...
Chassez le naturel, il revient au galop ! Force est de constater qu’il en va de même dans toutes les classes sociales !
Assurément, Chabrol a bien fait de nous la proposer et de nous y inviter à cette cérémonie !
Qu'il en soit à jamais remercié.
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