Toujours plus de géolocalisation 0
Facebook Places © CNIL
T’es où ? La phrase est devenue presque légendaire grâce aux (ou à cause des) téléphones portables. Et elle est de plus en plus d’actualité via les systèmes de géolocalisation, en particulier couplés à des réseaux sociaux et les systèmes de communication modernes.
Pour la première fois, la semaine dernière, un astronaute de la Nasa a même pu signaler sa position à 350 kilomètres de la Terre, avec Foursquare, un mélange de twitter et de Google Maps, très en vogue aux Etats-Unis.
Problème : ces services souvent utiles ou à la mode peuvent se révéler de parfaits espions, à l’insu de leurs propres utilisateurs.
En France, Facebook vient de lancer son service Places pour partager des informations sur un lieu, savoir quels amis se trouvent à proximité, ou recommander de nouveaux endroits. La Commission nationale informatique et Libertés a presque aussitôt réagi à propos d’une confidentialité selon elle « pas optimale ». La CNIL a invité les internautes à la prudence dans le paramétrage de ce qui pourrait par exemple informer des cambrioleurs sur votre adresse et vos habitudes. Attention aussi à ne pas laisser vos amis vous localiser sans que vous ne le souhaitiez.
La géolocalisation, "une angoisse" confie Alex Türk, sénateur non inscrit du Nord et président de la CNIL :
Et celui qui a renoncé à se représenter à la tête des 27 CNIL européennes faute de moyens à sa disposition souligne l'énorme problème de droit actuel :
Le succès des smartphones ne fait qu’amplifier ces risques via notamment des applications pas toujours sures et un usage imprudent. Et le monde du travail n’est pas à l’abri avec l’an dernier près de 3000 demandes d’entreprises auprès de la CNIL pour installer des dispositifs de géolocalisation sur des téléphones portables et véhicules.
Chiffres pour 2009 fournis par la cnil © Idé
Un signalement obligatoire qui doit aussi passer par les syndicats et les salariés concernés. Pour la première fois en France, un employeur vient d'ailleurs de l'apprendre à ses dépends à Dijon. La cour d'Appel a en effet confirmé le jugement du conseil des prud'hommes : le licenciement d'un de ses salariés sur la base de données de géolocalisation a été invalidé car ce coursier n'avait pas été averti du dispositif. Ecoutez les explications de son avocat, maître Sylvain Champloix, spécialisé en droit des nouvelles technologies, de l'informatique et des données personnelles, correspondant Informatique et libertés :
Enfin, prudence avec vos photos. On découvre en effet de plus en plus des données y compris géographiques qui leur sont associés via de mini fichiers (EXIF).
Des Américains en ont même fait un site intitulé « Je peux vous traquer ! »
Thème(s) : Information| Economie| Internet| Droit| Facebook| Foursquare| géolocalisation| Google Maps| GPS


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