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Port-au-Prince menacée par un séisme bien plus dévastateur 1

 © eric chaverou / Radio France

C’est dans la base de la Minustah, la force des Nations Unies, que nous rencontrons Eric Calais. Ce sismologue, professeur de géophysique à l’université de Purdue (Etats-Unis), a été mandaté par les Nations Unies (PNUD). Après avoir évalué les risques sismiques qui menacent Haïti, il va établir une stratégie pour que les autorités locales préviennent au mieux une nouvelle catastrophe. Il travaille à cette mission d’un an, jusqu’en juillet prochain, dans un préfabriqué climatisé, là où le séisme du 12 janvier a aussi tué. Il commence d’ailleurs par expliquer ce qui s’est passé alors et la méprise scientifique qui a eu lieu :

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Des risques grandissants

Aujourd’hui, le système de failles qui se situe au sud du pays n’a toujours pas libéré ses charges car le 12 janvier vient d’une petite faille inconnue. Les menaces demeurent donc, toujours plus proches de la capitale. Sans compter qu’aucune méthode ne permet de prévoir quand la Terre tremblera de nouveau :

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Les autorités ont-elles déjà entendu ces avertissements ? Jusqu’à quel point ? Et les Haïtiens se sentent-ils eux aussi concernés alors qu’ils continuent encore à déblayer ?

Réponse en demi teinte d’Eric Calais qui souligne l’importance des fonds avancés pour cela mais aussi du contexte électoral :

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Enfin, les enfants ont-ils déjà appris certains réflexes, sont-ils sensibilisés aux gestes qui peuvent sauver ? Et les médias diffusent-ils des messages de prévention ?

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Eric Chaverou

Thème(s) : Information| Amérique| 24h Haïti| Haïti

1 commentaire

Portrait de Anonyme Fabrice sauboy29.11.2010

Je voulais rebondir sur la question posée à ERIC CALAIS concernant la formation, ou plutôt l'information que l'on pourrait inculquer aux enfants HAÏTIENS. Je suis sapeur-pompier professionnel, mais aussi chef de groupe en sauvetage déblaiement. Que peut-on apprendre concrètement aux enfants pour se protéger d'un séisme toujours aussi menacant ? Lorsque l'on connait le contexte de PORT AU PRINCE, on comprend alors toute la difficulté de faire de la prévention mais surtout laquelle ? En qualité de responsable pédagogique, je suis intervenu à deux reprises à PAP, la dernière en octobre dernier. J'étais missionné par une association travaillant depuis 1974 auprès des écoles de la capitale. Je pense surtout qu'il est nécessaire de travailler sur un programme d'enseignement aux gestes de premier secours. Ce que nous dispensons en FRANCE auprès du grand public, PSC1(prévention secours civique de niveau 1), en restant spécifique au pays. Moniteur MNPS et SST, depuis mon retour, je travaille sur le contenu d'un programme que nous pourrions enseigner auprès des acteurs de la sécurité, qui pourraient eux même prendre ensuite le relais.
Je pense qu'il est nécessaire d'introduire aussi cet enseignement à l'école. C'est à mon sens indispensable pour préparer la population à faire face à d'éventuels événements qui pourraient se produire à nouveau.

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