retour en haut de page

Seine-Saint-Denis : du petit au grand écran 0

« La date de mai 2012 sera respectée ». Associé à l’homme d’affaires et producteur Tarak Ben Anmar, Luc Besson a ainsi assuré mi-octobre au Parisien l’ouverture de la Cité européenne du cinéma à Saint-Denis, se voulant du même coup rassurant sur la santé financière de sa société EuropaCorp.

Il faudrait donc finalement dix ans au projet du plus célèbre réalisateur producteur français pour sortir de terre. Un rêve de longue haleine pour celui qui fut stagiaire dans l'un des deux ex grands studios de Boulogne. Qualifié d’hollywoodien par certains, ce chantier estimé à 160 millions d’euros resta bloqué de longs mois, victime notamment de la crise. Son financement n'étant bouclé qu'au printemps dernier. La pression d’élus comme le député Patrick Braouezec (FASE) puis l’intervention de l’Elysée courant 2009 "auront aidé" Vinci Immobilier et la Caisse des Dépôts à mieux considérer ce que Nicolas Sarkozy a mis en avant au sein du futur Grand Paris. Sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, vient d’ailleurs de devenir secrétaire générale d’EuropaCorp.

Dans le quartier Pleyel, c’est une ancienne centrale électrique des années 30 totalement métamorphosée qui réunira tous les métiers du 7e art. Avec 30.000 m2 de bureaux, abritant notamment l’Ecole Lumière, et une dizaine de milliers de mètres carrés pour 9 plateaux de tournage, des loges, des salles de projection, etc. Mais au-delà de ces chiffres, celui qui a fait tourner John Travolta en banlieue parisienne devra attirer beaucoup d’autres stars et superproductions pour rivaliser avec les studios londoniens Pinewood ou Barrandov à Prague, pour ne rester qu'en Europe.

Pendant ce temps, la télé ne perd pas de temps et prend largement les devants. En juin 2009, Les Echos qualifiaient déjà la Seine-Saint-Denis de « Mecque » de l’image en France, avec 3.000 entreprises concernées, 24.000 emplois et les ¾ des plateaux de télévision du pays.

Avec la plus grande usine du PAF, lancée il y a déjà 25 ans à quelques minutes de la Porte de la Chapelle : les studios de la Plaine Saint-Denis. Depuis Maguy jusqu'à Secret Story, de Naguy à la Star Academy, des Guignols à Groland en passant par le Loft, cette « Telecitta » en perpétuel tournage génère actuellement un millier d'émissions par an qui y attirent plus de 200.000 spectateurs ! Et on y trouve près de 300 entreprises et une dizaine de milliers d’employés alors que le leader du secteur, Euro Media Group, pourrait y regrouper toutes ses activités.

Lycée Suger, technique de l'image Isabelle Lassalle © Radio France

Le Président socialiste du Conseil général, Claude Bartolone, le slameur Ami Karim, et d'abord le responsable du BTS audiovisuel Lycée Suger, Pascal Stoller précisent comment le département grandit dans cet environnement. Extrait des Matins de ce vendredi, menés par Marc Voinchet :

Lecture
 

 

 

 

Enfin, ajoutons dans ce secteur florissant le récent lancement près d’Aubervilliers de 7 plateaux avec un toit terrasse de 1000 m2 sur Paris, un géant de la vente privée en ligne qui vient d'implanter à la Plaine Saint-Denis 15 studios et, tout près de là, la première tranche livrée en septembre des Studios du Lendit, soit 15.000m2 sur 25.000 d'un futur parc multimédia.

Eric Chaverou

Thème(s) : Information| Economie| Cinéma| Télévision| 24h Seine-Saint-Denis

0 commentaire

Votre commentaire

Type the characters you see in this picture. (Vérification audio)
Tapez les caractères que vous voyez dans l'image ci-dessus : si vous ne n'arrivez pas à les lire, soumettez le formulaire, une nouvelle image sera générée. Il n'y a pas de distinction majuscule minuscule.