Bercy victime d'une attaque informatique sans précédent 1
"C'est probablement la première fois que c'est aussi spectaculaire", concédait ce matin sur Europe 1 François Baroin. "On tombe un peu de l'armoire quand même" ajoutait le ministre du Budget interrogé à propos de cette attaque révélée par David Le Bailly, de Paris Match. Attaque à base de pièces jointes dans des mails pirates qui aurait débuté "probablement en novembre-décembre", selon Patrick Pailloux, le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Attaque "a priori" terminée a-t-il considéré sur France Info.
"Ceux qui ont agi sont des professionnels déterminés et organisés. C’est la première attaque contre l’Etat français de cette ampleur et à cette échelle" estime-t-il dans l'article de l'hebdomadaire. Et de préciser que ces opérations malveillantes visaient des travaux de la présidence française du G20. Donc officiellement, pas d'inquiétudes à avoir pour les particuliers.
Patrick Pailloux a enfin confié dans l'après-midi que d'autres attaques, infructueuses, ont celles-ci visé l'Elysée, le Quai d'Orsay et des ministères.
A Bercy, plus de 150 ordinateurs de la direction du Trésor ont été touchés. Et 10.000 à 12.000, selon les sources, sur un total de 170.000, ont dû être débranchés ce week end. Sophie Delpont revient dans le journal de 12h30 de ce lundi sur l'attaque elle-même et ses possibles origines :
Pour le député UMP Bernard Carayon, cette affaire est "gravissime" et "révèle la vulnérabilité des systèmes publics d'information et pose la question de la sécurité de l'Etat". Spécialiste de l'espionnage industriel, il demande "un audit urgent" et "une véritable stratégie publique en la matière" :
Cette affaire intervient au moment où un décret, publié la semaine dernière au Journal officiel, impose aux hébergeurs et aux fournisseurs d'accès de conserver pendant un an quantités de données personnelles. Certains, comme dans PC Inpact s'inquiétant de la sécurité de ces données Eric Chaverou :
Il y a moins d'un mois, c'est le ministère des finances canadien et le Treasury Board, chargé de la gestion des services de l'Etat fédéral, qui avaient subi un piratage massif. Révélé par la presse, il semblait venir de Chine, sans que l'on puisse déterminer s'il s'agissait de la base des serveurs et/ou des hackers.
Et il y a quelques jours à peine, la cyberguerre échauffait les esprits au salon CeBIT d'Hanovre, selon l'AFP.
Thème(s) : Information| Informatique| Internet| Gouvernement| Institution| Bercy| cyber attaque
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Un monde multipolaire : nouveaux espaces, nouveaux enjeux Association des auditeurs et cadres des hautes études de l'armement, 2010


1 commentaire
Si nos administrations utilisaient Linux, nous aurions beaucoup moins ce genre de problèmes de virus http://goo.gl/sVnQA
Accessoirement, cela éviterait aussi de faire peser une taxe Microsoft sur les dépenses publiques http://racketiciel.info
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