Gaz de schiste : le débat se poursuit 3
Nouvel épisode à ce sujet avec ce mardi une manifestation et des discussions à l'Assemblée.
Les députés vont en effet reprendre l'examen d'un texte qui vise à en
interdire l'exploration et l'exploitation par fracturation hydraulique.
Une méthode qui consiste à injecter de grandes quantités d'eau et de
produits chimiques pour briser la roche et en extraire le gaz.
Mais,
et c'est ce qui alimente la polémique Stéphane Hiscock, le texte ne
ferme pas la porte à la recherche de nouvelles formes d'exploitations :
© Idé
Manifestantes contre le gaz de schiste aux abords de l'Assemblée nationale Jacky Naegelen © Reuters
A l'appel de José Bové, Eva Joly et Nicolas Hulot, tous deux candidats à la candidature écologiste pour l'élection présidentielle, étaient ainsi côte à côte devant le Palais Bourbon pour réclamer l'abrogation des permis d'exploitation des gaz et huiles de schiste.
Et l'idée n'est pas "enterrée à 1000 mètres" comme le souhaiterait Daniel Cohn Bendit car les enjeux géopolitiques sont considérables et ce sont les Etats-Unis et le Canada qui tirent les ficelles. Francis Perrin, Directeur de la rédaction de "Pétrole et Gaz Arabes" :
En France, l'interdiction devrait en tout cas être réévaluée année après année. Alors que dans les régions concernées, la mobilisation contre les gaz de schiste monte en puissance ainsi que les interrogations sur les conséquences réelles d'une exploitation. En Aveyron, le reportage mi-avril de Frédéric Bourgade :
Thème(s) : Information| Economie| Environnement| gaz de schiste


3 commentaires
En réaction à l'interview de Francis Perrin. Belle révolution que la "révolution des gazes de schiste américain" ! Lecteurs, auditeurs reportez vous au reportage Gasland de Josh Fox ainsi qu'aux enquêtes indépendantes pour vous faire un avis sur cette "révolution".
Comme le faisait remarquer très justement Nicolas Hulot dans le journal de 20h de France2 du 10/05, ce n'est pas en se lançant dans l’exploitation de ce type de ressource - gaz et huile de schiste et plus généralement toutes les ressources d'hydrocarbure qualifié de non conventionnel - que la France aura la moindre chance de respecter ses propres engagements environnementaux en matière de réduction des gaz à effet de serre.
L'extraction de ce gaz va même à l'encontre même de l'Agenda 21.
Il y a cette semaine dans Cultures Monde un programme sur la corruption, il tombe à pic dans notre affaire actuelle avec les gaz de schiste : on y voit clairement des conflits d’intérêt directs avec l'industrie pétrolière/gazière et certains députés (amendements à couleur de mesure lobbyistes, etc).
N'oublions pas que, par définition, la politique n'existe pas pour servir les intérêts financiers mais le peuple et son avenir au long terme.
Il faudra de toute façon envisager la réalité de l'épuisement des ressources d'hydrocarbure au long terme en face. Autant le faire maintenant, on y gagnera des conditions environnementales, climatiques bien préférable qu'au schéma prévu par les scientifiques si l'on suit la logique tendancielle actuelle.
Certes, les intérêts économiques pour ces industries en pâliront, à court terme.
Je ne vais pas plus développer, il y a suffisamment d'articles, de livres, de documentaires expliquant pourquoi il y ne faut pas poursuivre cette logique folle, logique que suit l'industrie pétrolière/ gazière ...
résolument NON à la mutilation de la planète
Il est urgent de tout miser sur des systèmes alternatifs non pollueurs de quelque façon que ce soit
berlie
Il est hors de question de polluer encore davantage la planète par des moyens qui ne sont en aucun cas respectueux de l environnement
Il est temps de penser à l avenir de ceux qui nous succéderont et qui auront besoin d une planète propre et bien gérée pour le bonheur de tous
berlie
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