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Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier : otages depuis 500 jours 1

Journalistes vedettes et confrères des otages sur le parvis de France Télévisions Eric Chaverou © Radio France

Ce vendredi marque un nouveau cap dans la détention depuis le 30 décembre 2009 d'Hervé Ghesquière et de Stéphane Taponier et de leurs 3 accompagnateurs afghans. De nombreuses manifestations ont eu ou vont avoir lieu. Avec notamment des portraits des journalistes de France 3 accrochés dans une cinquantaine de jardins parisiens et un rassemblement en début d'après-midi sur le parvis de France Télévisions. Reporters Sans Frontières a de son côté publié un site spécial qui propose aux internautes de construire une mosaïque virtuelle grâce à la photo de leur profil Facebook. Chaque photo téléchargée faisant apparaître les visages des 2 otages.

Mardi, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, a réaffirmé que la mobilisation du gouvernement était "constante depuis le début, sur le terrain, à Paris et à tous les niveaux des services de l'Etat". Et d'ajouter : "Tous nos efforts tendent vers la libération de nos compatriotes", "Vous comprendrez que compte tenu de la délicatesse de ce dossier, la discrétion est un paramètre important de l'action que nous menons".
Mais la porte-parole du comité de soutien aux otages est plus nuancée. Patricia Philibert a confié à Eric Chaverou comment le comité, relayé désormais dans 35 villes, vit ce cap :

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Florence Aubenas
Eric Chaverou © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marraine du comité de soutien, la journaliste et ex-otage Florence Aubenas n'hésite pas à mettre encore davantage en cause les autorités françaises, alors que Nicolas Sarkozy a reçu en toute discrétion ce matin les familles :

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Le patron des rédactions de France Télévisions, Thierry Thuillier, lui a répondu sur notre antenne :

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Le comité de soutien aux journalistes de France 3 ne manque pas d'évoquer l'action menée par l'association "Otages du monde". Son président, Jean-Louis Normandin précise son action et sa volonté d'un projet de loi permettant des actions en justice après une prise d'otage politique :

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Jean-Louis Normandin, sur le parvis de France Télévisions
Eric Chaverou © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien journaliste d'Antenne 2, il avait passé 628 jours en 1986 et 1987 au Liban aux mains de ravisseurs encore inconnus. Et n'avait été libéré que bien après ses compagnons d'infortune, Philippe Rochot, Georges Hansen et Aurel Cornea. Il évoque cette époque et la prise en charge des otages aujourd'hui :

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D'expliquer aussi comment, privé de liberté, on arrive à se repèrer dans le temps :

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"Otages du monde" oeuvre à le faire savoir et à soutenir toutes les familles : Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ne sont pas les seuls Français retenus dans le monde. Précisions d'Eric Chaverou :

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Rappelons d'ailleurs qu'il y a moins d'un an, Michel Germaneau avait été exécuté en captivité par l'AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique). Retraité, il s'était investi dans l'humanitaire, enlevé à 78 ans la veille de son départ.

Nicolas Sarkozy avait dénoncé un "acte barbare, odieux", qui ne "restera pas impuni".

 

 

 

 

 

 

Puis, qu'en janvier, ce sont deux jeunes, Vincent Delory et Antoine De Léocour, qui avaient tués au Niger, 24 heures à peine après leur enlèvement, en plein coeur de Niamey :

Eric Chaverou

Thème(s) : Information| Médias| Politique| Afghanistan| Hervé Ghesquière| otages| Stéphane Taponier

Site(s) recommandé(s)

Radio Surobi, le travail des journalistes afghans Reportage en Afghanistan de Marion Fersing pour notre dossier du jour de ce vendredi.
Otages en Afghanistan depuis un anNotre article du 29 décembre.
Cinq questions autour de la mort de Michel Germaneau. L'Express.frÉclairage en juillet dernier de Marie Amélie Putallaz.

1 commentaire

Portrait de liberpater liberpater13.05.2011

Quelques soient les clivages politiques et/ou religieux, quelques soient les contentieux et/ou les conflits... quelques sordides puissent être les intérêts en jeu...
Je crois, non je suis certain, que la privation du droit le plus fondamental d'un être humain, c'est à dire SA LIBERTÉ dans le seul but de faire pression sur d'autres êtres humains et ceci pour satisfaire des revendications quelques elles puissent être est un crime à mettre dans la liste des CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ.
Je crois, je suis certain qu'ainsi, TOUTE ACTION VISANT A METTRE UN TERME A L'EXÉCUTION DE CE CRIME EST JUSTIFIÉE.
A quoi sert de commémorer APRÈS COUP les déportations, les massacres et autres génocides si les DÉMOCRATIES sont impuissantes à lutter avec toute la force nécessaire contre la perpétuation d'autres de ces crimes et à l'éradication de ceux qui en sont les instigateurs ?
En pensant à tous ceux qui sont retenus et à tous ceux que notre impuissance et nos lâchetés condamnent par avance au même sort.
ab imo pectore
liberpater

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