Le bilan du G8 de Deauville 0
40 milliards de dollars, voilà ce qu'a finalement décidé de débloquer pour les révolutions arabes ce G8 réuni jeudi et vendredi en Normandie. Essentiellement sous forme de prêts et sans que l'on n'en connaisse le détail pays par pays.
Avec un paradoxe : les pays les plus endettés de la planète qui s'inquiètent de l'impact de leur dette publique sur la croissance mondiale.
Analyse de l'écomiste Jacques Sapir, interrogé par Antoine Mercier :
A la table du G8
Ludovic Piedtenu
© Radio France
Autre volet de l'implication occidentale. Autre levier dirigé contre les régimes répressifs, celui des sanctions, voire de l'intervention militaire, comme aujourd'hui en Libye. C'est ce second volet qui a monopolisé la fin des débats, avec notamment une implication inédite de la Russie. Moscou d'accord pour jouer le rôle de médiateur en Libye. Reportage à Deauville de Ludovic Piedtenu :
Et analyse de Nabila Amel :
Plus globalement, que retenir de cette rencontre ? La réponse de Ludovic Piedtenu, depuis Deauville :
A noter aussi que selon Nicolas Sarkozy, l'initiateur du e-G8, la rencontre de la délégation de ce Forum inédit avec les chefs d'Etat s'est révélée "extrêmement intéressante".
Dans la déclaration finale, un point entier est consacré à internet
(le 2e). Décliné en 22 paragraphes qui évoquent notamment "un élément
essentiel pour nos sociétés, nos économies et leur croissance", avec
l'engagement d'"encourager l'utilisation de l'Internet comme instrument de promotion des
droits de l'homme et de la participation démocratique dans le monde
entier". Mais en renouvelant "notre engagement à
prendre des mesures fermes contre les violations des
droits de propriété intellectuelle dans l'espace numérique" et en rappelant "le rôle-clé" que doivent jouer les Etats dans la gouvernance de l'internet.
Sans que l'on sache si le prochain G8, aux Etats-Unis, sera de nouveau précédé de sa version numérique.
Enfin, en marge de ces discussions, l'élection de Christine Lagarde à la direction générale du FMI est apparue quasi jouée d'avance. Grâce à des soutiens affirmés, y compris de la Russie.
Et une nouvelle fois, certains se sont demandés si le G8 avait encore un avenir ? Oui, estime notre chroniqueur Emmanuel Kessler, mais à condition de changer de nature :
Avec une autre question, posée par Jean-Marc Four à Hubert Védrine dans leur entretien hebdomadaire : le "nouveau monde" des émergents est-il en passe de supplanter le "vieux monde" des Occidentaux ? :
Thème(s) : Information| Economie| Géopolitique| e-G8| G8 de Deauville


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