Cadillac : plus de 2 siècles d’histoire asilaire 0
>>> + de 2 siècles d’histoire asilaire I La thérapie de la liberté, l’hôpital psychiatrique de Cadillac
C’est vers 1790 que le tout petit hôpital d’alors commence à recevoir des malades psychiatriques. En 1838, il est agréé comme « asile d’aliénés », devient autonome en 1912 et relève des services départementaux à la faveur de la loi de 1970.
Michel Benezech, ancien chef du service médico-psychologique régional des prisons, nous a fait entrer dans son antre : le cimetière des oubliés, derrière le mur d’enceinte de l’actuelle UMD – Unité pour malades difficiles. En 2007, il a passé un an à étudier ces quelque 895 tombes dont 161 sont anonymes. Ses recherches sont riches d’enseignement sur la manière dont la société traitait ses « fous » jusque dans les années 50.
Visite du cimetière en sa compagnie :
Conclusions historico-médicales sur les causes de la mort des patients :
Michel Benezech Julie Gacon © Radio France
Une pause devant la tombe la plus récente du cimetière : elle date de l’an 2000 :
L’observation de chaque tombe est presque une étude sociologique des patients de l’époque :
La parcelle de 4.700 m2 compte aussi son carré des Anciens combattants, ceux que la guerre a rendus fous :
Femmes et…. famine dans les hôpitaux psychiatriques, avant et pendant la Seconde guerre mondiale :
Le château de Cadillac : lui aussi « lieu de privation de liberté » au XIXe
C’est une bâtisse immense au milieu d’une petite ville. Un château commandé par Henri IV au duc d’Epernon, dans l’intention officieuse de se débarrasser d’un sujet un peu gênant… A la Révolution et à la faveur des premières prisons départementales, le château d’apparat devient… prison pour femmes. Il le sera jusqu’en 1890, avant de se transformer en « école de préservation de jeunes filles », puis en maison de redressement sous la houlette des Sœurs de la sagesse…
Visite guidée
Françoise Henry-Morlier est l’administratrice générale du château ducal. Elle explique en quoi l’histoire de ce château est intimement liée à celle de l’hôpital de Cadillac :
Françoise Henry-MorlierJulie Gacon © Radio France
Thème(s) : Information| Psychiatrie| Cadillac


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