La Grèce et l'Europe sous pression 2
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Manifestation le 21 juin 2011 devant le Parlement d'Athènes Yiorgos Karahalis©Reuters
"Je pense qu'il serait très utile que l'Europe parle d'une seule voix, une voix claire, sur une stratégie". C'est ainsi que ce mardi le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner a interpellé ceux qui ont tant de mal à s'accorder sur les meilleurs remèdes à la crise grecque. Ces remèdes et points de vue contradictoires ces dernières semaines et le temps qui passe sans amélioration amplifient la nervosité des marchés et les craintes d'un effet domino menaçant l'euro.
D'ici fin juin, un second plan d'austérité drastique doit en tout cas permettre de dégager 28,5 milliards d'euros sur cinq ans sous forme de recettes fiscales et de réductions budgétaires, conformément aux exigences de l'Union européenne et du Fonds monétaire international. Car malgré une contestation sociale croissante, le Parlement grec a voté la confiance ce mardi en faveur du gouvernement Papandreou Angélique Kourounis :
Angélique Kourounis qui décrit le sentiment des Grecs ce 21 juin :
Et le 3 juillet, le Parlement devra avoir adopté les décrets d'application de ce nouveau plan. Car les ministres des Finances de la zone euro, ce jour-là en réunion extraordinaire, en ont fait une condition pour la prochaine tranche du nouveau plan de sauvetage à la Grèce. Sans ces 12 milliards d'euros d'aide supplémentaire, impossibilité d'honorer les échéances de la dette nationale à partir de la mi-juillet, a averti Athènes.
Il y a déjà un an, la Grèce avait bénéficié d'un premier plan historique de 110 milliards d'euros, en incluant la contribution du Fonds monétaire international (FMI). Et déjà à l'époque, l'Allemagne avait été des plus réticents.
Aujourd'hui, Jean Quatremer, le correspondant de Libération à Bruxelles évoque "Angela Merkel, "l'homme malade" de l'euro.
Alors que cette semaine, l'hebdomadaire Der Spiegel, considéré comme le plus influent dans le pays, annonce en couverture "Horizon funèbre pour une monnaie commune". Avec pour illustrer cette Une Lise Jolly, la photo d'un cercueil recouvert d'un drapeau grec :
Quant au débat purement économique, les Européens suggèrent aux banques privées de participer au plan en repoussant les échéances des dettes ou en les reconduisant volontairement. Ce que l'on appelle le rollover. Mais ce mardi, l'agence de notation Fitch a déclaré que "même volontaire, un rollover des obligations greques serait considéré comme un défaut et aurait pour conséquence un abaissement de la note du crédit du pays". Comment expliquer, Marie Viennot, que le remède envisagé par les Européens soit déjà jugé inadapté par les agences ? (21/06) :
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Thème(s) : Information| Economie| Europe| Géopolitique| Grèce


2 commentaires
Réécoutez l'émission de l'invité de France Inter sur le 7/9 du 21 juin. Daniel Cohn- Eurodéputé "Europe Ecologie-Les Verts" a proposé des solutions fort intéressantes.
Comme lui, je pense qu'une Europe Fédérale, Démocratique et Solidaire s'impose (l'on pourrait créer un Sigle : EFDS). Lien : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sept-neuf/
Ce qui est surprenant, c'est que la Grèce n'ait pas déjà mis à pied l'ensemble de son armée. Ils sont là les milliards inutiles...
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