Sécurité : polémique politique après un rapport de la Cour des comptes 0
C'est un rapport qui fâche... La Cour des comptes n'est pas tendre avec le gouvernement. Elle vient de rendre son rapport sur l'organisation et la gestion des forces de sécurité publiques.
Un rapport qui souligne de nombreuses imperfections, mauvaise répartition des personnels, baisse des effectifs et des budgets. La Cour met aussi en doute la baisse de la délinquance depuis 2002, date de l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, ce qui a provoqué la colère du patron actuel de la Place Beauvau, Claude Guéant (07/07) :
Propos recueilllis par Sébastien Sabiron.
Celui qui fut très longtemps Secrétaire général de la présidence de la République, dès l'investiture de Nicolas Sarkozy, en fait finalement un sujet à double caractère politique Hubert Huertas (07/07) :
Gilles Halais © Radio France
Et d'autres réactions politiques n'ont pas tardé comme celle du PS, estimant que "Confrontée au bilan de son échec, l'UMP se réfugie aujourd'hui dans le déni de réalité", "Claude Guéant feint de s’indigner de ses conclusions, qui sont pourtant tout sauf des révélations".
Marine Le Pen, pour le Front national, a elle considéré sur LCI qu'"ils font exactement le même constat que nous, un constat accablant, de l'échec fantastique de la politique de lutte contre l'insécurité menée par Nicolas Sarkozy".
A l'UMP, le secrétaire national en charge de la sécurité, Eric Ciotti, a dénoncé "une étude remplie d'erreurs factuelles et d'a priori idéologiques" et "une politisation de plus en plus prononcée de la Cour des comptes qui
risque de conduire à des dérives dommageables en termes de crédibilité
de l'Institution". Et quelque 70 députés UMP et Nouveau Centre ont écrit en ce sens jeudi soir au premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud. Qui sur ITélé a rappelé que "la Cour est là pas pour plaire ou déplaire, mais, à partir d'un certain nombre de constats, formuler des recommandations". Les magistrats de l'institution se déclarant "consternés" par les accusations de partialité.
Dans leur rapport, les Sages s'inquiètent notamment des conséquences de la révision générale des politiques publiques. La RGPP prévoit ne pas remplacer un policier sur deux parmi ceux qui partent en retraite et les syndicats, comme Unité SGP Police, se félicitent que la Cour abonde dans leur sens Erwan Pastol (07/07) :
Lundi matin, une policière de 39 ans de Cagnes-sur-Mer s'était donnée la mort avec son arme de service pour dénoncer ses conditions de travail, selon sa propre lettre écrite sur du papier de procès-verbal.
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