Abandonner l'e-mail dans les entreprises ? 4
Qui ne s'est jamais plaint de recevoir trop de e-mails dans son entreprise ? Un cadre passerait entre cinq et vingt heures par semaine à lire, répondre et trier ses e-mails. A titre d'exemple, chaque salarié de Atos en recevrait entre 100 et 250 par jour. C'est pourquoi cette SSII (Société de Services en Ingénierie Informatique) de 78 000 salariés a pris une décision inédite : abandonner l'e-mail interne d'ici à 2014. Mais les salariés pourront encore envoyer des courriels à leurs clients.
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Supprimer les e-mails, est-ce une solution réellement envisageable ? Reportage, avec les interviews de François Gruau, le vice-président d'ATOS et Nicolas Petit, directeur marketing de Microsoft :
Nicolas Petit, directeur marketing, Microsoft © Microsoft
10% des salariés de Atos utilisent déjà Linc, la suite communicative de Microsoft. Créé en 2003, ce logiciel connaît actuellement une croissance de 30 à 40% par an, d'autant qu'il inclut désormais les visioconférences.
Il faudrait donc "rééduquer" les salariés, et en tout cas les accompagner dans l'utilisation des nouveaux modes de communication, sinon les mêmes erreurs se répéteront.
Bertrand Duperrin est consultant en management chez NextModernity, spécialisé dans les nouvelles méthodes collaboratives. Pour lui, il est trop "brutal" de vouloir supprimer totalement les e-mails d'entreprise. En revanche, il faut développer les réseaux sociaux d'entreprise, et dans ce cadre-là, l'e-mail aura principalement une fonction d'alerte :
L'e-mail néfaste à l'environnement
Trop d'e-mails tue l'e-mail. D'autres personnes se montrent aussi partisanes de la suppression de ce mode de communication virtuel. Elles mettent en avant le bilan carbone de l'envoi d'un e-mail. Envoyer un e-mail avec une pièce jointe d'un méga-octet, soit un document de quatre pages, consomme 20 grammes de CO2. Cette étude de l'Ademe, l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, montre aussi que les TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) contribuent à hauteur de 2% aux émissions de gaz à effet de serre dans l'Union Européenne. Et avec les mêmes comportements et habitudes qu'aujourd'hui, 4% d'ici à 2020. Envoyer des e-mails, et les stocker dans sa messagerie sont des activités plus polluantes qu'il n'y paraît. Pierre Galio, l'auteur de l'étude :
La désaffection du courriel touche surtout la tranche des 15-34 ans, au profit des réseaux sociaux. Il n'empêche que cet outil reste tout de même le principal "passeport numérique" pour les relations avec l'administration : impôts, banque, réservation de billets de train par exemple. Près d'un Français sur 2, 30 millions de personnes, utilise l'e-mail. 13 millions d'entre eux disposent d'un e-mail professionnel.
Thème(s) : Information| Informatique| Internet| Atos| E-mail| Entreprise 2.0| Microsoft


4 commentaires
Bien dit Horace !!
E-mails ??????? Il serait très appréciable que France Culture utilise le mot courriel !!!
Marre et plus que MARRE de ces anglicismes, alors que le terme français existe !!
Pour ma part, alors il ne saurait être question de puriste !!
Notre langue est très riche en vocabulaire, sachons la défendre !!!
C'est une bouffonnerie de la part de Thierry Breton
Le service public devrait abandonner l'e-mail pour le courriel.
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