L'affaire Bettencourt rebondit 0
Cette fois, l'Élysée est directement visé. Via deux journalistes du Monde qui publient ce jeudi chez Stock "Sarko m'a tuer". Ils ont enquêté sur une vingtaine de "bannis du Sarkozysme". Des politiques, mais aussi de hauts fonctionnaires : magistrats, policiers, préfets, et des "hommes de la rue". Tous victimes de la vindicte du chef de l'Etat selon les auteurs. Un Nicolas Sarkozy dépeint comme capable d'évincer de sa route les personnes qui le gènent.
Ce qui n'est pas vraiment nouveau en politique, mais atteindrait la dimension d'un système à en croire Fabrice Lhomme et Gérard Davet, dont vous avez lu "les bonnes feuilles" Aurélie Kieffer :
Et un témoin clé retient toute l'attention médiatique aujourd'hui : la juge Isabelle Prévost-Desprez, dessaisie d'un volet du dossier Bettencourt l'an dernier. Pour parler de ce que la Présidente du Tribunal de Nanterre raconte des pressions subies au moment de l'affaire Bettencourt, écoutez Virginie Valton, vice-présidente de l'USM - l'Union syndicale des magistrats, interrogée par Tara Schlegel dans son journal de 18h :
L'Elysée dément toutes ces accusations. Valérie Pécresse, la porte-parole du gouvernement, ce midi, après le Conseil des ministres :
Martine Aubry a souhaité de nouvelles investigations, déclarant "je sais les pressions dont elle a été l'objet". En revanche, l'ex infirmière de Liliane Bettencourt a affirmé à Marianne : "Lorsque j'ai été auditionnée par la juge Isabelle Prévost-Desprez, je ne lui ai pas parlé de remise d'enveloppes à Nicolas Sarkozy, ni à personne d'autre. Je n'en ai parlé ni à la juge, ni à sa greffière".
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