Où l'on reparle de Wikileaks 0
© wikileaks
Près de 134.000 télégrammes viennent d’être publiés par le site, soit 6 fois plus que les documents du département d’Etat qui ont fuité depuis novembre dernier.
C’est le New York Times, un des grands médias associé à Wikileaks, qui détaille l’information. Et affirme que la confidentialité de certains informateurs ou activistes est en jeu, comme celle d’un militant des Droits de l’Homme au Cambodge. Et malgré les mises en garde claires du département d’Etat dans ses comptes rendus, Wikileaks n’aurait pas préservé le secret de l’identité de ces sources, désormais en danger.
"Totalement faux que les sources de WikiLeaks ont été révélées ou seront révélées. NYT baveux, sénile et diabolique", a réagi mardi l'organisation sur son fil Twitter. Avant d'y affirmer aussi être victime d'une cyberattaque.
Le département d'Etat a refusé d'authentifier ces documents mais a vigoureusement condamné une telle divulgation. "En plus de mettre en cause nos efforts diplomatiques, cela met en danger la sécurité des personnes, menace notre sécurité nationale et sape nos efforts pour travailler avec des pays à résoudre des problèmes communs", a dénoncé la porte-parole Victoria Nuland. Et l'Australie a qualifié l'organisation d'"incroyablement irresponsable" au vu de notes diplomatiques américaines confidentielles qui révèlent d'identité d'Australiens soupçonnés d'entretenir des liens avec le terrorisme yéménite.
Beaucoup s’inquiètent désormais des raisons d’une telle précipitation.
Un proche du site évoque la frustration au sein de Wikileaks d’avoir perdu de son influence.
Et deux journaux allemands ont avancé une faiblesse informatique majeure et la conséquence d’une guerre fratricide.
Vendredi, Der Freitag a ainsi dit avoir découvert en ligne l'intégralité des 251.000 câbles diplomatiques secrets américains obtenus par WikiLeaks l’an dernier. En version brut, sans aucun filtre. Et avec un mot de passe que ses journalistes auraient facilement retrouvé.
Der Spiegel, partenaire officiel de l’organisation, de préciser que ce bug serait lié au conflit entre Julian Assange et l'un de ses anciens associés : Daniel Domscheit-Berg, à la tête aujourd’hui du site concurrent OpenLeaks. Toujours en résidence surveillée en Grande-Bretagne, sous le coup d'une demande d'extradition de la Suède dans une affaire de viol et d'agression sexuelle, Assange en dira peut-être davantage le 6 septembre, à l'occasion d'une vidéoconférence au salon électronique IFA de Berlin.
Avec agences
Thème(s) : Information| Internet| Médias| Julian Assange| WikiLeaks


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