L'heure de la rentrée a sonné 5
Rentrée scolaire en 2008, à l'école Saint-Charles du XVe arrondissement de Paris Célia Quilleret © Radio France
Jour J pour un peu plus de 12 millions d'écoliers, collégiens et lycéens.
Une rentrée, marquée une nouvelle fois par d'importantes suppressions de postes : 16.000 cette année.
Depuis 2007, avec la politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, ce sont en tout 80.000 postes qui ont été supprimés.
Particulièrement touchées : les écoles maternelles.
La scolarité avant 6 ans n'étant pas obligatoire, ces écoles servent souvent de variable d'ajustement.
Reportage, Sophie-Marie Lemaire :
Autre controverse de cette rentrée : celle qui concerne le dispositif ECLAIR, mis en place cette année dans des établissements des quartiers défavorisés.
ECLAIR pour "Ecoles, collèges et lycées pour l'ambition, l'inovation et la réussite", dans 325 établissements du second degré, pour l'essentiel des collèges. Sophie-Marie Lemaire :
Enfin, la réforme de la formation des enseignants fait débat. Reportage de Sophie-Marie Lemaire :
Un des dossiers mis en avant par le SNES, avec notamment celui des rythmes scolaires :
Délégué adjointe de l'UMP, Valérie Rosso-Debord participe de près à la préparation du projet présidentiel pour 2012. Elle a confié à Antoine Mercier les principales propositions de la majorité en la matière (05/09) :
Thème(s) : Information| Ecole| Education| rentrée scolaire


5 commentaires
Bonjour,
je reste offusqué (et pourtant je fais des efforts pour m'éclaircir la vue) par les manières qu'ont la plupart des grands médias et l’Éducation nationale de présenter les 18h de travail d'un professeur ou l'actuelle réforme de la formation des professeurs.
Ce sont évidemment 18h de présence devant les élèves qui demandent beaucoup d'investissement ailleurs (dans les échanges avec les collègues profs, les surveillants, les conseillers d'éducation, le proviseur adjoint, voire les personnels de service pour avoir une perception la plus complète (à défaut d'être juste) d'une classe ou d'un élève. Certes, la stricte constitution des savoirs à transmettre (la didactique) ne demande pas cet investissement mais cependant cette perception de la globalité de l'institution que représente un lycée est nécessaire à l'efficience de la-dite didactique.
Or, les "mastérisations" actuelles ne rendent pas compte aux étudiants de cette insertion au sein d'un collectif, d'une équipe engagée d'adultes qui veulent transmettre. Pire, les mutations qui ne permettent pas de stabiliser des équipes (les nouveaux titulaires formés au sein d'une équipe par la fréquentation d'un "compagnon" tuteur ne restent pas dans l'équipe) désorganisent le tissu de compétences qui pourrait se créer.
Bref, le travail de formation collectif qui pouvait exister dans les IUFM ou les Écoles Normales n'existe plus et surtout ne se prolonge plus. Nous devrions transmettre l'héritage que nous avons eu, de nos institutions à nos enfants (seules garantes contre la barbarie à venir -cf Pierre Legendre dans "la fabrique de l'homme occidental"). Nous ne faisons que faire croire aux générations suivantes que seul l'individu et sa réactivité aux opportunités les feront exister. Mais le pendant économique de cette remarque anthropologique est "productivité"...
Le capital humain, qui doit sûrement être perçu par nos élites politico-financières comme un capital "immobilisé" doit filer dans la stricte mobilité physique et monétaire des "agents" de l'éducation nationale. Si le statut des professeurs pouvait être remplacé par des contrats au mérite, la morale économique serait sauve.
Bref, la sémantique de la fonction publique est remplacée par celle de l'action privée (ou plutôt de l'"action confisquée" par nos oligarques).
"Confisquée" car je ne crois pas que les parents soient fondamentalement à l'origine des interrogations actuelles sur l'éducation nationale.
Simplement, je souhaiterais qu'on laisse les professeurs (qui sont en très très grande majorité compétents) exercer leurs métiers (profs des écoles, de collèges, de lycée) dans le calme. Dernière remarque: instituteur est quand même plus significatif que professeur des écoles. Mais la modernité a tendance à effacer l'histoire...
Un prof de maths-sciences en lycée professionnel.
Je vois que je n'ai pas été seule à réagir au journal de 12h.30 ! Je m'étonne que mon courriel ne soit pas signalé...
Oubli ?
Danièle Arnold
Bonjour,
J'ai été étonnée d'entendre au journal de 12h30 d'aujourd'hui, lundi 5 septembre, que les IUFM avaient été supprimés. Ils ont été intégrés dans les universités mais non supprimés. J'y enseigne et j'y forme des étudiants en masters 1 et 2.
Cette information largement diffusée dans les médias est erronée. Serait-il possible de traiter la formation des enseignants avec un peu plus de précision ?
Bien cordialement
Roselyne Le Bourgeois
MCF histoire IUFM/Université de Picardie Jules Verne
Bonjour,
je viens d'entendre lors de votre journal de 12h30 au sujet de la rentrée scolaire une information qu'il faut une nouvelle fois démentir.
Non, les enseignants certifiés ne travaillent pas 18h par semaine. Non, les enseignants agrégés ne travaillent pas 15h par semaine.
Ils passent 18 ou 15h par semaine devant leurs élèves, c'est différent !
Vous "oubliez" (qui vous le demande?) les heures de préparation, de recherche pédagogique pour transmettre et faire acquérir des savoirs, de concertation avec les collègues, les rencontres individuelles avec des élèves en difficultés et avec les parents et le temps de vacances consacré à remettre à jours ses connaissances ou à chercher des documents ou des visites intéressantes.
Dois-je vous rappeler également que, lors de la mise en place des 35h, notre horaire n'a subi aucune réduction, nous étions sur la base de 39 heures, nous y sommes toujours !
Monsieur Allègre avait déjà conforté les Français dans leur mauvaise image des enseignants (à tel point que certains n'osaient plus se présenter comme membres de l'Éducation Nationale), ne persistez pas dans cette voie et soyez honnêtes.
Venez sur le terrain : pas une heure, pas une semaine mais un trimestre et vous mesurerez la quantité de travail que nécessite une heure de présence devant élèves et la quantité d'énergie que requiert une heure de cours. Et je ne parle pas d'enseigner en ZEP mais simplement dans un collège ou lycée d'une ville moyenne.
J'ai pris le temps de vous écrire aujourd'hui car depuis le 1er juillet je suis en retraite et j'ai le temps de prendre la défense de tous mes collègues enseignants qui passe tant de temps à essayer de donner aux jeunes des moyens pour réussir leur vie.
Cordialement,
Patricia Bussy
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