La Textée d’Eva Almassy 132
Un jeu proposé par l'émission Des papous dans la tête
Jouez, sous contraintes, pour le plaisir, à partager avec ceux qui vous liront.
Et en prime vous lirez les encouragements et les commentaires d’Eva.
Feuille de route :
Sous une forme plutôt poétique, vous allez raconter à la première personne et au passé votre rencontre avec un héros surhumain. Le titre sera court et reprendra le nom du héros.
1° Démarrez votre histoire en noir et blanc, en hésitant entre les deux (1 ligne)
2° Évoquez une activité qui se pratique souvent au noir, et plus rarement, comme ici, au bord de l’eau (1 ligne)
3° Décrivez avec force participes présents, et néanmoins au passé simple, un violent phénomène atmosphérique qui s’avère très sombre (3 lignes dont 2 plus courtes)
4° Soufflez le temps d’une ligne de blanc. Ouf !
5° Reprenez le travail et décrivez un moyen de transport puissant mais au ralenti (1 ligne)
6° Observez un mouvement circulaire également au ralenti (1 ligne)
7° Soyez victime des nuisances sonores provoquées par le moyen de transport en question (1 ligne)
8° Observez un phénomène météorologique semblable au 3° puis laissez reposer votre sombre héros (2 lignes courtes)
9° Bonne nouvelle ! Vous pouvez vous aussi vous reposer le temps d’une nouvelle ligne de blanc.
10° Sans plus tarder, filmez votre sombre héros en technicolor, en accentuant les contrastes. Utilisez une expression convenue pour une débauche de lumières, et faites un gros plan final sur un petit bijou mais qui n’appartient qu’aux grands de ce monde (tout ça sur 5 lignes dont 3 plus longues et 2 plus courtes).
11° Mais non, je plaisante, c’est fini ! Bravo aux braves qui affrontent mon défi. Merci.
Thème(s) : Littérature| Loisirs| jeux littéraires| Papous


132 commentaires
Hongroises, héroïnes de tous temps
Brahms danses, Liszt rhapsodies : ils aimaient les hongroises !
Dans leur cœur, même noir, ils les posaient sur l’eau
Les embrassant pour les protéger des tempêtes
Ils en firent des filles têtues
Mais surtout têtues en amour
Elles berçaient leur âme comme douces machines
Elles grisaient leur âme : O têtes qui tournent, fines !
Les douces machines parfois riaient follement !
Les tempêtes s’adoucissaient par tous les temps !
Les hongroises noires d’Afrique étaient les plus belles
Mais Brahms préférait une hongroise très poète !
Et Liszt remplaça vite fait Marie d’Agoult !
Sans doute par une blanche hongroise
Choisie, solaire, parmi les Papous !
Une femme hongroise
Qu’elle est belle avec son accent de blancheur, la femme hongroise
Qu’elle est belle, juchée sur une branche, au-dessus de l’eau
Ayant peur d’être tempête pour elle
Je me fis foudre légère
Je me fis orage inquiet
Je me suis dit : « calme-toi, tu n’es pas un moteur de Mercedes ! »
Je me suis dit : « ne tourne pas comme l’aigle, elle pourrait s’envoler ! »
Moi je suis un moteur effrayé par son propre bruit
Et elle, elle est légère
Et elle, elle est funèbre
Une douce explosion de lumière, un jour, jaillira en notre honneur
Et je retrouverai dans cette douceur cette femme hongroise
A laquelle je n’ai osé m’adresser par peur de la briser
Comme une pensée soufflée par le vent
Comme une pensée piétinée par le jardinier
La vie est un poumon solaire
O toi : vie si folichonne plus rose que grise !
Vie qui remue tes ailes du bord de la mer !
Vie qui ne connaît pas les torrents amers !
Vie toujours fière !
Vie presqu’équerre !
O toi : vie qui court à vive allure dans les champs !
Vie qui tourne en rond à toute allure comme Vamps !
Vie vive qui nous boit jusqu’à satiété han !
Torrents de vie !
Ciels beaux et ivres !
Vie : tes arcs-en-ciel d’après pluie et tes ciels bleus !
Ta caresse sur ma main moqueuse qui file aux cieux !
Pourquoi ? O je ne saurais car tout est secret !
Je baise la vie !
Je rime la vie !
La volupté est aussi une héroïne non ?
Un grand X peut-être, on veut du noir d’anus
Une blanche Vénus Rousse-Botticelli
Où, tout nous rappelant la terre et son humus,
Tout amènerait ses yeux doux
Comme le fit l’automne roux
D’autres veulent un manche qu’on tient très fermement
Qu’on le fasse tourner pour qu’il s’allonge gaiement
Parfois le manche est rétif, de trop il s’abaisse
On ne veut pas qu’il nous laisse !
Comme fait le ciel qui paresse !
Un petit x peut-être, on veut du noir d’anus
Bain Turc, Madame, Odalisque et aussi des nus
Ou le grand X noir de l’origine du monde !
Dis-moi Ingres ou Courbet :
La volupté n’est jamais pingre !
Bon, ben moi, je trouve que mon gamin n'était pas si loin avec son histoire de crème au chocolat noir / blanc !! Toute la famille (recomposée en plus !) remercie les Papous pour toute la bonne humeur, gaité, culture drôle, etc... toutes les semaines.
Bon ben merci Valérie.
Bonne journée
Intéressant comment un aussi joli texte d'origine a pu donner autant de (non moins beaux) textes autant variés.
Vivement la prochaine contrainte.
Eva, vous avez vu juste quant à ma schizophrénie.
On peut la faire les yeux fermés, dans le gris !
On peut la faire dans l’œil-eau de son amour !
En la faisant ici présent dans le grand dieu
Qui jetait des fourches
Dans le ciel très louche
On peut la faire en conduisant une F1 !
On peut la faire allongé dans une bouée !
On peut la faire écrasé sous la roue d’Senna
S’envoyant en l’air
Au volant-éclair
On peut la faire en aimant la vie et le monde !
On peut la faire en ouvrant ses yeux de poète !
On peut la faire même si on est immonde
La textée d’Eva
La Reine aux éclats !
Des p'tits trucs si mignons qu'ils sont les héros de nos vies
Des petits bouts, des petites choses, pas grises
Des petits canards, des poules d’eau, des cerises
En mangeant des p’tits nuages, des p’tits séismes
Qui burent des p’tits orages
Qui burent des p’tits éclairs
Des petits moteurs, mais qui vont tout doucement
Des jolies robes, mais qui vont nonchalamment
Des petits moteurs qui fouettent, qui sont violents
P’tits orages tous dévêtus
P’tits éclairs vraiment tous nus
Petits sous-vêtements roses et chatoyants
Slips et culottes, petits, bleus et très marrants
P’tits colliers, p’tites bagues d’or tous pénétrants
P’tites choses d’excitation
P’tites choses d’érection
Un soir en regardant Indiana Jones le héros à la télé (lundi 24 octobre sur M6)
Je regarde Indiana Jones : les rats y sont gris
Il traîne dans les caniveaux et se démène
Sautant de ravins en ravins, il perd l’esprit
Les ténèbres le recouvrirent
Alors il perdit son sourire.
Il est maintenant sur une vedette à Venise
Entouré par une horde de méchants qui suivent
Ses pas. La vedette d’Indiana soudain explose.
Indiana subit les ténèbres
Indiana veut trouver son père
Oui ! C’est la « Dernière croisade » ! Indiana
Couche déjà avec une femme aux cheveux d’or !
Puis il va chercher son père et l’or du Saint Graal !
On veut tous connaître la suite
De cette histoire haute en couleur !
Dimanche, jour héroïque
Le dimanche n’est pas gris : c’est les Papous !
Ils sont tous en rond la nuit au bord de l’eau
En attendant Hugo-Foudre et Rimbaud-Vent
Qui firent le saut
Sur leurs beaux travaux !
Le dimanche va comme le char trop lent
Il tourne dans les guerres autour des gens
Il fomente la peur tout en inquiétant
Dimanche le vent
La foudre et le temps !
Dimanche cor de chasse et matin en or
On entend tes clochers gris au midi d’or
Couleurs, parfums et sons chantent « Encore ! Encore ! »
Dimanche très lent
Dimanche grisant !
Je voudrais quand même rajouter que mon doute s'envole quand je suis plongé dans la recherche fondamentale, et que, quand c'est le cas, je fête ça avec mon moi aussi rassuré que souriant. Toutefois je suis bien conscient que cette révélation n'intéressera pas grand monde et il aura raison (le grand monde).
Ceci dit, en ce moment mon coeur penche vers les nocturnes de Chopin. Ma maladie, c'est le doute, qui fait de moi un "très méchant fou" comme l'écrivait Arthur l'ami-ennemi de Verlaine.
C'est gentil Eva. Merci. En ce moment, je réfléchis. Et je lis ce que vous avez écrit : j'y trouve la complexité (peut-être fausse ?) à laquelle j'aspire. J'aime les pistes aussi brouillées que les oeufs (:, l'ambiguité, les zigzags (mêmes infernaux voire paradisiaques : j'aime les contraires notamment quand, à la fin, il se rejoignent en une jolie synthèse).
Non mais en fait la vérité est là :
- J'ai toujours aimé la musique (et notamment Beethoven)
- Beethoven était un pro des variations sur un même thème
- Donc moi aussi j'aime faire des variations, mais poétiques, sur un même thème (et notamment celui de votre textée).
En fait, d'un point de vue technique, ça coule de source (mais plus pour moi que pour les autres car le chemin emprunté est un peu marginal).
Le secret est donc tout simplement, en un mot : (la) VARIATION (poétique dans mon cas).
A bientôt j'espère (c'est à dire à quand j'aurai fini de réfléchir (:)!
A Mikel
J’ai décidé de retexter l’une de vos textées, mais laquelle ?
Composez un black-and-white blues post-gainsbourgeois.
Conjecturez hardiment sur des sommes qui représentent une certaine richesse.
Ecoutez, voire faites entendre, le bruit des vagues.
Ce sera la vague toujours recommencée quoique à l’envers du bon sens.
Composez un tableau psychédélique à réveiller les morts.
Conjecturez une sorte de maladie contagieuse.
Voyez ce qu’il en est et faites un constat et même une saisie.
Alors ?
Les mystérieux Papous, héros de l’ombre
Jour ou nuit, je rêve de Papous
La nuit, sur l’eau, tout près de leurs joues
Me protégeant des intempéries
Ils me donnèrent la clef
Me créèrent Prométhée
Les sons doux de ma chaîne hi-fi sifflent
Et les voix rondes des Papous giflent
J’angoisse : Qui est l’auteur qu’on cherche ?
Sont-ce les deux sœurs Brontë
Leurs tempêtes versifiées ?
Des Papous sort soudain l’arc-en-ciel
De leurs voix jaunes sort de la grêle
Ou alors un serpent à trois têtes
Quel Papou trouve la clef ?
Celui qui s’est ingénié ?
Ou l’autre plein de piété ?
Michael Jackson, ce héros
Il était gris, c’était Michael Jackson
Quand il dormait, il devait cauchemarder
Contemplant ses fans comme des marées,
Des foules ivres de sons
Arrivant vers lui, ils dirent :
« Danse doucement comme un robot pour nous
Fais-nous ton moonwalk lent qui nous plaît tant
Chavire nous de transe, rend nous fous ! »
Nous irons vers toi Amour
Nous irons vers toi toujours »
Alors Michael dansa fou sur la scène
Sous les projos jaunes, verts et violets
La musique et la danse envahissait
Toute la foule grisée
Et tous les yeux stupéfiés
A Linco
J'ai dû lire "Spectre" dans "Sceptre" comme "Colin" dans "Linco" !
Les Dieux
La route était-elle grise au milieu des cieux ?
Jésus nous avait-il trahis sur la mer Rouge ?
Marchant dans les canaux, appelant les bateaux,
L’Hercule aux douze travaux
Rendit les cieux tout bargeots
Hermès le fort voyageur ainsi s’essoufflait
Et le Discobole, fort lanceur, s’épuisait
Et les humains, tous embarrassés se cachaient
Les Dieux menaient une guerre
Contre les hommes sur Terre
Rouges, bleus, oranges, verts, violets et carmins
Les Dieux se mouvaient dans ce tableau italien
Bien loin d’un gris terne qu’on voit chez Le Lorrain
La guerre battait son plein
Et trouvait tous les chemins
A Eva
Le sceptre est un attribut censé être porté par les grands de ce monde. Ce fut aussi un des premiers bateaux à aube.
Merci pour le gentil commentaire.
Françoise, puis-je me permettre une suggestion, pour nos jeux à venir ?
Je rève d'un "dépériphrasage", en bonne et due forme, c'est à dire sans connaître la phrase de départ; avoir affaire à ce texte bizare et confus, pour en tirer...des tas de trucs. J'ai déjà essayé de le faire lors de l'émission du dimanche, en réecoute et sans écouter le début, mais c'est vraiment compliqué! Tandis que si nous avions cet amas de mots , là, sous la main, je crois que l'on pourais bien s'amuser, inventer, chercher...
Bien sur, vous seule savez si c'est faisable.
La textée, véritable héroïne (célébrons la trouvaille d’Eva)
Voudriez-vous la continuer en noir ou en blanc cette textée ?
Moi je la voudrais au soleil au bord de l’océan
Vous ne la voulez pas servie dans l’œil du cyclone ?
Au milieu des tempêtes ?
Dans les sombres ouragans ?
Non je la voudrais sortie d’une molle soucoupe volante
Qui regarderait en l’air d’autres molles soucoupes volantes
Et on devrait traduire, avec force, la textée d’obscurs martiens
Qui s’envoleraient dans les cyclones, les tempêtes et les ouragans
Puis, dans la plus inoubliable des lumières
Nous lirions cette nouvelle textée, venue de l’au-delà
Une textée ruisselante d’or, de bijoux et d’émeraudes
Une textée écrite dans le bronze et l’argent
Et qui n’a que dans une chanson de Barbara son équivalent
J'acquiesce à ce que dit Nénesse.
Mille mercis à Eva et aux Papous ! Vivement la suite !
Puisque personne ne se lance pour briser ce religieux silence, j'y vais.
Merci à Eva ,à Françoise, aux Papous, et tout çà...
POur moi tout est justifié, surtout les lignes de blanc;
on s'est bien amusés, à lire et à écrire;
curieux, cette panne d'essence collective en l'absence d'Eva;
et ce message serait complètement inutile si je ne criais pas, avec d'autres j'espère:
Une autre ! Une autre!
Et pas que de la textée!
Oui c'est promis Nenesse il y aura d'autres jeux, très vite.
Merci d'avoir commenté l'annonce du texte original qui a servi à la textée d'Eva, je commençais à me demander si le site fonctionnait bien. Ouf !
Et la chanson était :
L'AIGLE NOIR de Barbara
Si, si, je peux tout justifier, sur commande et sur mesures !
Merci d’avoir joué avec moi,
Eva
Un beau jour ou peut-être une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir.
Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel
L'oiseau vint se poser.
Il avait les yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit
À son front, brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné
Portait un diamant bleu.
Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour la textée !
Merci à Eva pour le travail de synthèse, pour le nobel de physique, je me suis habillé tout chic !
Très heureuse d'avoir retrouvé l'ambiance des jeux Papous. Grâce à vous, Françoise ( les Papous à Pau) j'ai farfouillé sur le site et compris comment ça marche. Je me régale de lire tous les textes, et j'attends la suite avec impatience!
Tant mieux Nounedeb.
Et bravo.
Bon, ben voilà, c'est fini, ça va faire un vide...
Une petite remontrance, Eva : tout le plaisir ne fut pas pour vous.
Vous pouvez encore jouer jusqu'à mardi Nenesse.
Bonne soirée
A Nounedeb
Jolies toutes ses références musicales et ce petit trésor qui me fait penser à "j'vous ai apporté des bonbons" de Jacques Brel : "Il y eut des pauses aussi, et l’on apportait des bonbons".
Non vraiment je vous trouve très inventif et inspiré !
Amitiés poétiques
A Tous les Joueurs
Le prix Nobel de littérature, avant que Stockholm ne nous dame le pion, attribuons-le collectivement à tous les Texteurs pour l’ensemble de leurs œuvres.
Ensuite, en vrac, si le prix Nobel de chimie pour les quasi-cristaux (et les vraies perles) revient encore à vous tous, vous serez d’accord que l’on donne le Nobel de physique à Mikel pour sa découverte de l’expansion accélérée de l’univers des textées !
Prix Nobel de médecine à Lagranderoyale, pour ses recherches (chez Noé) sur la reproduction des animaux, qu’elle partage avec Isa Everton (Buffon) et Florence et Viviane (toutes deux font des recherches sur la navigation sensorielle des chauves-souris), ainsi qu’avec nenesse de perpi pour le décryptage du génome de l’éléphante blanche !
Prix Nobel de la paix à André Perrin (Nikita).
Dans le domaine sportif, à Pomalette revient le record du monde d’haltérophilie épaulé-jeté (pour Atlas). Patou dans la tête remporte haut la main le championnat du monde d’échecs.
Au cinéma, le César – plus, allez, on ne vit qu’une fois, l’Oscar ! – du meilleur costume à Mouton (« être aux ailes de gaze »). Meilleurs effets spéciaux à Olivier. Meilleure adaptation d’une œuvre littéraire, ex-aequo à Maurice Lenoir (pour le plus grand des voleurs – pardon, ce n’est pas un prix), à Isa Everton (Ulysse), Jeanne (Bovary-tango). Meilleure musique à Nenesse (Chopin) et à Mikel (Liszt, Bruckner). Meilleurs seconds rôles (de Charlton Heston à Johnny) à Nounedeb. Meilleur scénario à Colin, Linco, Lilly, Greux, Lol V. Meilleure photographie à Yvan (en couleurs) et Jacques-line (NB).
Au théâtre, Molière de la meilleure pièce dramatique à Wanda Lou-Zy pour son Elektra.
Mais, aidez-moi, quels prix existent-ils pour les chercheurs en ouragans comme Rom, en glaciers comme Babelle, en chocolaterie comme Julien ? Et même « Anonyme » mériterait son prix d’excellence.
J’ai gardé pour la fin l’ornithologue – prix Charlie Parker ? – Lil, recherches sur les colombes et les corbeaux. C’est bien de ce côté du ciel qu’on trouvera la clé – de sol et de fa – du mystère. Dévoilement de la volière mardi, dès mon retour à Paris.
Tout le plaisir de ce jeu joyeux fut pour moi. Merci.
Eva Almassy
A Nounedeb
Oh là là ! Quel monde, si personnel, si dense, voire peuplé de riches peoples chantants.
Et quelle foudroyante intuition. Oh là là ! Oh là là ! Telle est prise (moi) qui croyait prendre.
A Mikel, oh là là aussi et même olé-olé pour son dernier opus aux accents cependant purs. Des remerciements par brassées, sérieusement, pour les beaux poèmes.
A Nenesse, le plus sincère merci (mais je suis toujours sincère !), pour "Piano fantôme". Chopin, la marche funèbre, je connais, je connais depuis longtemps. J’avais dix ans quand ma mère...
Mais réjouissons-nous ! Ci-après (mais pour vous ci-dessus), voici venir
Le Moment de la Grande Distribution des Prix.
à Mikel:
Non, non, y'a pas de consigne pour les pieds, vous êtes donc magicien ! Et honnête avec ça : quand vous dites que vous prenez votre pied, vous le faites...
à Nounedeb:
Bien le bonjour.
Je m'inscris en faux :l'union d'Yvette et Johnny est bien une débauche, et pas seulement de lumières, mais c'est tout sauf une "expression convenue", plutôt une impression d'inconvenance, et une trouvaille désopilante !
Après avoir lu les conseils d'Eva, et ce qu'a écrit Nenesse, que je salue, voici autre chose..
1) Il y eut des croches et des blanches, il y avait la note bleue.
2) Il y eut du vin et des larmes, mais il y avait un saxo
3) Soufflant, s’époumonant, frappant du pied
Oh ! Il y eut bien des orages
Il y eut bien des frictions
4) Il y eut des pauses aussi, et l’on apportait des bonbons…..
5) Il y eut un chanteur fané sur Harley Davidson bridée.
6) Il y eut un microsillon rayé, sa rengaine ressassée -
7) Quand soudain la moto démarre, démon transperçant mes tympans.
8) Et revoici l’éclair qui luit :
Ne joue pas du piano debout !
9) Mais assis, oui, avec un piano à bretelles…..
10) Il y eut lors un rêve abscons où Yvette Horner et Johnny
Deux vieux fringants,
Chignons, clinquant,
S’unissaient sous un Aigle noir. Pendant que le saxo jouait
A leurs doigts l’anneau des Nibelungen brillait….
Nuit héroïque
Ma nuit sera noire de délices mais mon jour…
Je pense qu’il se paiera au bord d’un étang…
Il y’aura ce ciel de toujours, celui de Flandre…
Sauvage et cruel
Souffrant et mortel…
Je rêve d’une copulation très brûlante…
Machinerie qui tourne en rond, vite ou lente…
Mon transport a eu lieu, elle retombe, lente…
Je suis son sauvage…
Son cruel sevrage…
Ma nuit grâce à toi fût orange, bleue et verte
Elle ne cessait de triompher : feu d’artifice !
Les étoiles jaunes furent des orifices !
Tu es ma sauvage…
Mon cruel sevrage…
A Nenesse de perpi
Neufs syllabes puis six pour les phrases plus courtes : non pur hasard, je n'ai pas vu des consignes sur le nombre de pieds. Mais qu'est ce qu'on le prend, le pied ! (: Grâce à la grâce d'Eva ?
Deux amours (héroïques) dans un seul rêve
Tendre chérie blanche ou toi, tendre chérie noire ?
Dans l'eau vais-je pouvoir les aimer à bas prix ?
Aux cotés des sirènes, loin du ciel en débris ?
Loin de l'oiseau noir
Loin des tourbillons
Vous arriveriez en calèche dans un rêve
Je vous ferai faire un tour lent au tourniquet
Un vertige vous prendrait
Hausserait la sève
Près des hautes herbes
Vos robes seraient pleines de beaux souvenirs
Blanche enfance, verte puberté, noire vieillesse
Tout engloberait tout et vous seriez Duchesses
Votre or pour frémir
Or tout rouge et bleu
A Mikel:
Avant tout, merci beaucoup pour vos gentilles réflexions.
Votre poème :"Galaxie, heroïne de l'espace" est ecrit trés exactement sur le nombre de pieds du texte que nous textons. Hasard, clairvoyance, magie ?
Quelle importance, d'ailleurs?...
A nenesse de perpi pour le piano fantôme
Quand mon père est décédé, j'avais dans la tête la marche funèbre de la symphonie héroïque de Beethoven : il n'y a donc pas que les grands esprits qui se rencontrent mais aussi les messes désolées...Grande maîtrise et virtuosité se conjuguent harmonieusement dans vos textées !
Ma galaxie ? J'aime ce qui exprime le chaos originel en effet (la musique est un chaos derrière un voile d'ordre : célèbre phrase d'Alfred Brendel)
Liszt, super héros
Blanche comme « rêve d’amour », mon super-extra tube ou noir comme ma sonate en si mineur, mon autre super-extra tube ?
Ce qui est sur, c’est que je n’aurais pas, comme Chopin, à aller mendier au café du port de Brest de l’argent pour l’achat de mes partitions, j’ai bien plus de succès que lui !
Après ces pensées, et reprenant la danse hongroise qu’il préparait pour le concert de ce soir,
Il sentit qu’il était temps de mettre la foudre
Aux quelques notes qu’il lui restait à écrire
L’arpège qu’il écrivit était rapide mais rêveur et tendre à la fois,
La queue très ronde de son piano lui donnait l’impression de tourner tranquillement
Sa musique-foudre fit de l’air et souleva sa soutane, il n’en revint pas et rougit
Imaginez qu’il ait été devant son public découvrant ses cuisses !
Imaginez qu’on eut vu ses chaussettes Reebok dans la foule !
Mais les transes religieuses de Franz reprirent comme à l’accoutumé au milieu d’un forte
Qui lui faisait pressentir Dieu plus proche de lui, Dieu comme compagnon de voyage
En jouant, il voyait des vitraux d’Eglises
Avec leurs couleurs en verre inimitables
La cène et la crucifixion
Le Carême et la Résurrection
a Mikel, pour Galaxie...
On dirait bien que vous aussi, vous avez retrouvé le rythme de l'Originelle?
Rebonjour Eva. La blonde était déjà en route quand j'ai lu votre incitation au piano, à laquelle je me suis immediatement attelée, comme j'ai pu.
Le piano fantôme
Ma mère et amie, là, son dos a joué un dièse.
Mes larmes si faciles ont mis le sol en glaise.
Désaccordant ses mains, émettant le point d’orgue,
le métronome heurta les portes de la morgue.
Un silence, un soupir, une pause et deux blanches.
La charrette d’Hermès a imposé ses planches,
tournant le dos aux trilles, aux fugues, aux bémols,
hurlant sa symphonie qui requiem et trémole.
Alors se sont ouvertes les portes de l’église.
Sa joue, une mésange et le temps des cerises.
Des fleurs et des statues, des bougies et des bancs,
les trompettes célestes embrasaient de leur chant
son royaume terrestre achevé ce matin
au son du lamento funèbre de Chopin.
A Nounedeb
Pour fêter votre entrée triomphante sur le site, vous nous offrez une superproduction en avant-première, décor de rêve, trucages, effets spéciaux, star hollywoodien et la Toison d’or en bijou de famille. Eh bien ! A quand la montée des marches à Cannes ? (J’y transite vendredi prochain, je prépare le terrain.)
A Nenesse, rebonjour
Là où je m’attendais à une platine vinyl ou une platine CD pour écouter du Liszt (en soutane), je me trouve nez à nez avec une blonde platine-mutine ! Mais puisque vous connaissez cette affaire jusqu’à la racine… sans avoir vendu la mèche, tous vos textes décoiffent ! Ils sont ébouriffants !
A Mikel
Voyageons dans la nébuleuse de la textée ! La galaxie spirale de la poésie !
Ornons nos fronts studieux du vrai joyau de l’esprit sain, mais pour un tournage-tournoiement en technicolor, semez, Mikel, semez vos étoiles brillantes à la ronde : les naines jaunes, les géantes bleues, les supergéantes rouges…
J'ai enfin compris comment marche le forum, et trouvé le texte de la textée. Je me lance, c'est difficile!
1) Vus des sombres coulisses, tous ces spots aveuglants !
2) Oserai-je brûler les planches, à l’Anse Mitan ?
3) Quand se leva, nous décoiffant, versant de l’eau
Sur les tréteaux
Un coup de vent
4) Qui s’apaisa, alors que l’on vit, tout en blanc,
5) Un Achille trempé, chevauchant deux humains
6) Dont j’étais, taureau de carton pâte, qui tournait
7) Sur la scène. Mais voilà, un énorme fou rire,
8) Et un autre coup de vent :
Hélas Achille chût.
9) Là, le rideau tomba, les spots illuminèrent
10) Notre héros, Achille, tout rouge de colère
Yeux lançant des éclairs :
Il avait tout d’un Charlton Heston d’opérette,
Huilé comme un athlète,
Roi barbu qui s’avance, la Toison d’Or en berne.
Les indemnités mutines
1. Dessous mes cheveux platine
on voyait pas mes racines.
2. Nue au bord de la piscine,
pour avoir ma cocaïne
j’me tapais tous ces has-been.
3. Un hiver, narguant les cimes,
un crétin remplit de gin,
forçant sa voix de muezzin,
fit une avalanche Alpine.
4. On dédommagea les copines…
5. Négociant l’adrénaline,
j’ai gagné une limousine
6. pour faire le tour de l’usine
quand le patron me lutine.
7. Assourdis par les turbines,
8. on accrocha des machines
fabriquant, et oui, devine
de la nitroglycérine.
9. On dédommagea les copines…
10. Je suis devenue rouquine
ça fait mieux sur la zibeline.
Mon avenir se dessine
gai comme l’œil d’une gourgandine
se goinfrant de langoustines.
Car pour éviter le spleen
j’ai refais sous ma poitrine
mon cœur en aigue-marine.