Vos essais sur les Jeux Papous 103
Un jeu proposé par l'émission Des papous dans la tête
Vous avez envie de jouer avec une des contraintes littéraires pratiquées dans un dimanche Papou ? Cette page est pour vous.
Tous vos essais sont les bienvenus : 10 Mots pours des histoires, homophonies, textée, périphraseurs etc... On vous lit. On se régale.
Soyez interactifs : commentez les textes des autres internautes. AMUSEZ-VOUS !
Thème(s) : Littérature| Loisirs| jeux littéraires| Papous


103 commentaires
Je n'avais pas vraiment pigé, pour les haïkus homophoniques. Heureusement ceux de Sophie et de Nenesse de...Paris? sont venus les recouvrir. Je tente, pour me rattraper, des homophonies approximatives avec le tableau de Cézanne:
-« Rideau, cruche et compotier. Venir en Lune de miel à Venise pour voir une expo Cézanne, et ce titre ! Mais où sont donc passés les Canaletto ? »
Gabrielle fait la moue.
-« Je préfèrerais aller faire un tour sur le Grand Canal »
-« Ca y est, nous voilà en pleins poncifs ! Tu veux le Rialto ? D’accord, mais nous irons à pieds. Nous sommes venus pour découvrir l’envers de Venise, non ? »
Arrivés, pedibus cum jambis, qui bougonnant, qui s’extasiant, près du Pont des Soupirs, ils entendent soudain un étrange cri occulte : « Décampe, geôlier ! » et assistent, médusés, à l’évasion d’un prisonnier qui n’hésite pas à plonger dans l’eau noire tandis que des bateaux police actionnent sirènes et gyrophares.
Gabrielle, tremblante, s’accroche au bras d’Albert, le supplie du regard. Il lui sourit.
-« Partons vite. Au pays de Vivaldi, un concert nous remettra de ces émotions. Et nous irons sur l’eau. »
Il l’enlace.
-« Tu les auras : Pipeau, flûte et gondolier ».
bonjour Françoise, bonjour à tous,
depuis que j'ai quitté la ville des rousquilles et de la sardane pour celle du jambon et du Sacré-Coeur je n'ai pas eu le temps de jouer avec vous!
Mais en défaisant les cartons, j'ai retrouvé ma recette des haïkus farcis que je vous avais servie en 2008 pour les fêtes, ça fait une petite entrée jusqu'à ce que je trouve le temps de préparer le plat de résistance:
famille au premier
tonton Jean s'ennuie et lit
son canard entier
.
huître révoltée
l'ustensile a découpé
paletot des fêtes
.
lace gaine bride
les convives sont parés
jusqu'à la chaussette
.
la robe a craqué
messe de minuit moins deux
il faut coudre un bout
.
dans les feuilletés
Papy met du dentifrice
sa farce au foie gras
.
tante Irma est laide
garnissons sa peau cousue
tassons rouge et fards
.
piquante est l'aiguille
traditionnelle engueulade
clos tout bec ouvert
.
ô sourd comme un pot
bel humour homophonique
enfermé dans ton bocal
.
dinde résistante
lame gigote et sang coule
stériliser tout
.
s'il fallait trancher
ignoble ou joyeux festin
on dégusterait
Oui cela faisait longtemps Nenesse.
Bravo
Des aïkus,pas gourmands mais aléatoires. Je suis loin des cent mille milliards de poèmes de Queneau mais en piochant successivement dans la première, la deuxième puis la troisième colonne, je vous en propose cent vingt-cinq.
Près de la rivière, la mésange abandonnée s'enivre des lys.
Au flanc du volcan, une lettre déchirée espère la pluie.
Sous l'étoile bleue, la flûte de mon enfance pleure sur sa jeunesse.
Quand le jour se lève, une fleur de cerisier éclaire ton sourire.
Loin de son ami, le renard du Petit Prince croit au lendemain.
A tous de jouer maintenant.
Merci Sophie
Essai de haïkus gourmands et homophoniques:
Pigeon petits pois
Se goberge au potager !
« Dis donc, sors de là ! »
Sardines aux tomates.
Ne surtout pas jeter l’huile :
Fard pour les peaux mates.
Gouda au cumin,
Que boire en Hollande,
Pot à eau ou vin ?
Et variantes de saison:
Gouda au cumin
Un toast et tchin tchin Hollande-
Eau ou pot de vin?
Sardines aux tomates
Encore mieux que peau de banane,
Sarkozy dérape.
Merci, Françoise pour votre approbation. J'ai déjà apporté ma contribution par deux fois (jeu de homophones approximatives et dix mots pour une histoire !) Je vous écoute toujours avec le même plaisir , paroles et musiques;
D’un beau rose ourlé, l’oreille de Van Gogh était là devant lui, intacte, ayant échappé à la décomposition, comme embaumée.
Il venait de la recevoir. Il l’attendait depuis trois jours. C’est tout juste s’il ne s’était pas jeté sur le livreur d’UPS quand celui-ci avait sonné à sa porte. Il avait déchiré le paquet, les doigts impatients et tremblants. Dieu soit loué ! Elle était là, intacte, d’un beau rose, ourlée, pas décomposée du tout, conforme à la description. Ce vendeur sur Bonokase.com était fiable, il lui était déjà redevable du crâne de Victor Hugo enfant, du sourire de la Joconde et du nez de Cléopâtre (un moulage évidemment, d’ailleurs le vendeur n’avait pas essayé de le tromper : l’original ? N’y songez pas, c’est hors de prix).
Mais l’oreille de Van Gogh, c’était du vrai, du costaud, du certifié, de l’authentique, une de ces occasions comme on n’en rencontre pas deux dans une vie de collectionneur. Il la contempla avec respect, la huma avec délice, la coucha avec amour sur son coussin de satin jaune tournesol et l’introduisit dans la vitrine où s’exhibaient ses autres trophées. Il recula, satisfait. Ça avait de la gueule. Puis il s’assombrit. La place commençait à lui manquer. Et pas seulement la place. Chacun sait que la collectionnite est une addiction et qu’une addiction est mortelle pour le portefeuille. Chacun sait et lui l’éprouvait. Mais une addiction est une addiction. On n’y peut rien, sauf y céder. La preuve, à peine l’oreille de Van Gogh installée entre le chant des sirènes et la raie de Chardin, le besoin grandit, dévorant, d’ajouter une autre pièce inédite à sa collection. Voyons un peu.
A ce moment, le téléphone sonna. C’était un des ses correspondants spécialisé en objets rares. La proposition que celui-ci lui susurra à l’oreille (la sienne, ah ! ah !) le fit pâlir d’émotion.
« L’œuf de Christophe Colomb ! Vous êtes sûr ? ». S’il était sûr ? Et comment ! Une affaire inespérée, ne me demandez pas comment, mais j’ai tout de suite pensé à vous.
L’œuf de Christophe Colomb, en effet il ne pouvait pas rater ça.
Est-ce qu’on ne pourrait pas faire un échange ?
Qu’est-ce que vous me proposez ?
La Remington de Philip Marlowe.
Vous rigolez ! L’œuf de Christophe Colomb, voyons ! Faîtes un effort.
Et la Bentley de James Bond ?
La Bentley de James Bond plus la Remington de Philip Marlowe, d’accord.
Bon, pour la Remington, pas de problème, elle prenait la poussière au fond du garage, ça ferait de la place. La Bentley c’était autre chose. La Bentley était la propriété de Mamie. Elle l’avait rachetée à James Bond, un jour où celui-ci était dans une dèche noire. A cette époque, Mamie gagnait beaucoup d’argent. La Bentley lui rappelait cet heureux temps. Il était plus que sûr que Mamie, même à son petit fils adoré ne céderait jamais sa Bentley. Il allait devoir la lui voler.
Plein de remords et la Remington sous le bras, il se rendit au cabaret spectacle « Les trois cloches » que Mamie exploitait à la sortie de Saint Symphorien, ainsi nommé non à cause des trois célèbres cloches du clocher, mais en hommage aux Compagnons de la chanson car Mamie avait été l’un d’entre eux.
Le spectacle se terminait. Il y avait foule. Ce qui n’était pas étonnant dans un petit patelin comme Saint Symphorien où les distractions sont rares. Au programme figuraient les Chœurs de l’Armée rouge (enfin ce qui en restait). C’était la troisième fois en trois mois qu’ils passaient mais à Saint Symphorien on ne s’en lassait pas. Bon, ça, pensa-t-il, ils doivent être en train de fêter ce succès.
La Bentley stationnait devant la porte. Il fallait faire vite. Il ouvrit la portière (on ne fermait jamais sa porte à Saint Symphorien), se glissa à l’intérieur, mit le contact (Mamie laissait toujours la clé sur le tableau de bord), juste au moment où Mamie et les chœurs de l’Armée rouge (ce qui en restait) sortaient en chantant Kalinka.
Dans l’état d‘euphorie où ils se trouvaient en sortant des Trois cloches, ni Mamie, ni les Chœurs de l’Armée Rouge n’eurent un regard pour la vieille Remington sur la banquette arrière de la Bentley.
C'est la première fois que je vous lis sur le forum, me semble-t-il.
Bravo et bienvenue "chez les Papous de FC".
Et la fin de ma piètre histoire sera celle-là (laquelle je ne sais pas mais je danserai pour la trouver !)
Le fou du Roi qu'était bout s'ennuyait dans un trou : finalement tout ça pour pas un sou ruminait-il dans sa tête de chou.
Le Prince qu'était Din avait perdu sa main qui courait. Il ne pouvait plus la rattraper. Je ne vais pas, jusqu'à ma fin, pourchasser une main pensait-il jusqu'au crin de ses cheveux de lin.
Pommes en l'air, dépité lui aussi, était assommé de trop zoner dans les airs, car un Roi trône toujours dans les airs, loin des yeux, loin du coeur, loin du peuple finalement las (vivement l'alternance !).
Alors Pommes en l'air mis fin de lui-même à cette société qu'il avait voulu et dit : Moi, Pommes en l'air, j'en ai assez d'entendre toujours le même air, c'est pourquoi je décide de m'éloigner de bout et, pour ce faire, j'irai jusqu'au bout ! Je bois du vin pour oublier Din et je jure, ma foi, que plus jamais je ne serai Roi, je suis bien trop aux abois !
P.S : Nounedeb regardait le spectacle discrètement et pensait : enfin le bout de cette histoire ! Enfin la fin de ces gens qui affichent leur dédain ! La Pomme de Pommes en l'air m'assomme. Ces hommes ne manquent pas d'air, je m'en vais botter leur arrière-train !
Exercice de styles (à partir du texte de Max Aub bien connu des Papous
dans la tête)
Paris-Roubaix
Si je ne fais pas ma course en moins de huit heures, je suis un cycliste perdu, et je devais arriver à Roubaix le premier… Le peloton avait à peine quitté Compiègne et mon équipe ne partait pas, ils lambinaient vautrés sur leur selle, béats. Et Dieu sait que je n’avais pu faire autrement que de rester dans la masse. En plus, ils moulinaient gentiment et pédalaient à petit braquet. Et je devais porter bidons de boissons énergisantes et autres réconforts. Ils semblaient crevés, tout ça me pompait. Soudain, il vint l’idée à l’un d’entre eux que nous pourrions prendre un peu plus tard un bouillon froid surprotéiné. (Mon soigneur est très réputé.) J’étais très en forme et impatient. (…) Bien entendu, j’aurais pu agir comme un grossier et m’échapper seul en tête. Mais ce n’était pas dans ma manière. Mon entraîneur, qui fut un champion très jeune, m’a inculqué les meilleurs principes du cyclisme : profiter de l’aspiration du peloton et ainsi ménager ses forces pour le sprint final. Je n’avais qu’une seule envie : sentir les boyaux s’écraser contre les pavés de la trouée d’Arenberg, « le rodéo où tout tremble », et le reste m’importait peu. Je craignais pourtant la crevaison comme chacun, mais je pensais seulement à l’approche de l’arrivée que je ressentirai déjà au Carrefour de l’Arbre… Mon entraînement m’empêchait de monter si tôt en danseuse, qui est le moyen habituel des cyclistes pour s’échapper du groupe.
Et le ruban jaune par-ci et le cadre en carbone par-là… et ça et le reste. Le Milan-Sanremo, le Tour de Flandre, la Classique des Alpes… Louison Bobet, Bernard Hinault (« Paris-Roubaix est une connerie. »).
Et vous, qu’en pensez-vous ? Et vous, et vous, et vous… Et le Président des Amis du Paris-Roubaix, et le contrôle anti-dopage, et les contre-la-montre (je déteste les contre-la-montre). Et le maillot jaune, et les pavés, l’EPO…
Et cette voiture-balai qui ressemblait tellement à la caravane.
Thématique de saison puisque le Paris-Roubaix vient de partir de sous ma fenêtre, à Compiègne, ce weekend.
Bravo Sylvain, et bienvenue sur notre page de jeux.
Fable (du Dimanche 8 Avril)
" L’ombrelle et le gros d’eau'
Une belle cherchait l’ombre,
Elle vint au bord de l’eau.
Elle vit un gros pêcheur
Taquinant brème et omble.
« Bonjour, ma belle blonde,
M’offririez-vous l’abri
De votre ombrelle si
L’pleuvait: un coin de paradis ? »
La belle se blottit tout contre le pêcheur,
Mais quand l’averse vint
Il fit tant le gros dos
Que la belle fila :
Au gros d’eau échappa ;
Le pêcheur trépassa…
Moralité :
Pour taquiner la belle
Point n’est besoin d’ombrelle.
vielle textée il parait :
À Antoine, dit Tony le Champi et sa douce France.
Où l'on aperçoit les yeux fermés, la ligne noir des Voges.
Et de l'art du glanage, ancêtre du chapardage.
Tonnant, truant, Tony truand de son état,
Fit don de sa personne, en sacrifiant à la pluie torrentielle, déversant
des seaux d'encre,
Ses envies innocentes.
La passion amoureuse et fougueuse, s'évanouit platonique.
Papillonnant, butinant doucement sa propre dulcinée.
"L'amour rend sourd " me dis je.
L'averse amollie les sens, se dit Antoine,
Fatigué dédaignant sa Douce.
Le champi ne prend plaisir que de sa propre main,
Des beaux fruits rouges et juteux, ainsi ramassés, ou du pain cuit,
doré, volé à l'étal.
Les près, vert prairie, les trèfles rosis de rosée, sont autant de
chants d'amour rayonnants,
Et les précieuses paroles du ministre Sully :
"Labourage & Pâturage, sont les deux mamelles de la France" lui
conviennent autant.
A Mikel pour les allitérations: Les Papous seul sont géniaux. J'écoute l'émission, crayon à l'oreille, et je note. Tous ces mots en AL viennent d'eux!
Suites allitératives : PIT (29/01/2012)
Dans une chasse aux inédits rediffusée le 6 février 2005, Dominique Muller racontait comment elle avait mis la main sur des feuillets épars de Racine et, de crainte d'être surprise, en avait laissé sur place. Je suis donc allé récupérer le reste. Ô surprise ! il s'agit, sur la nappe en papier d'une restaurant, d'un projet de traduction de "l'Iliade" et de la prise de Troie, "mises en vers françois". La voici :
"Chante, Pythie, l'irritation d'Achille !
Détestable courroux qui jeta tant d'aïeux
de Pythagore en pitoyable pâture à Hadès, sans la moindre épitaphe. De ces héros, elle faisait la pitance des pitbulls et autant de pithiviers que picoraient les pipits du ciel. Et, sans répit, le dessein de Jupiter allait s'accomplissant.
Récapitulons :
- Ménélas à Hélène :
Sentez-vous cette noble et généreuse envie ?
(zut, j'ai déjà mis ce vers dans "Athalie" !)
- Achéens chez Grand Turc.
- Prêtre d'Apollon supplie Agamemnon lui rendre sa fille captive.
[Souligné :] "Montrer moeurs des aïeux de Pitthéas sans tomber dans pittoresque.
- Agamemnon capitulera, mais pas sans piquer sa captive à Achille.
Dépité, Achille (Brad Pitt ?) se retire sous son chapiteau : Roche Tarpéienne proche Capitole ; décrépitude des armes achéennes.
- incendie des pitalugues achéens par Ajax (penser à distinguer les deux par des épithètes - "l'impie fils d'Oïlée" / "le fort pithécanthrope", "le pie Télamonide" ?)".
Agamemnon, piteux rend la pitchounette à Brad Pitt.
- Mort de Patrocle : Achille cesse de faire le pitre et tue le fils de Priam (Peter O'Toole ?)
Suite ? Si oui,
- Cheval : Laocoon et ses fils étouffés par des pythons.
L'épitrochlée d'Achille a vaincu la Troade.
- Hélène et Ménélas survivent, Ulysse en réchappe itou, mais devra doubler plus d'un cap italien.
Mon oeuvre épique est faite, je n'ai plus qu'à l'écrire.
A qui l'épître dédicatoire ?
Inviter Ingres à peindre "La Montée d'Homère dans le cockpit de Phaéton".
Et au verso de la nappe, d'une autre écriture :
"1 pizza des champs,
1 pizza royale aux baies de pittosporum,
2 pichets de Chapitre rosé :
1 pistole, avec les remerciements de
A la pitance de Chevreuse".
Oyez (oh yeah !) la suite de la suite
Pommes en l’air était donc revenu avec un panache inégalé jusqu’à ce jour. Dansant, dansant et dansant encore. Cela ne l’empêchait nullement de parler (en chantant bien sûr).
- Vous bout, je vous nomme fou
- Fou ? Moi ? Mais je ne le suis pas !
- Peu importe puisque tout est super pour nous, ne trouvez-vous pas, cher Bout ?
- Bon soit, dit Bout
- Alors je vous fais fou, mais Fou du Roi !
- Qui est le roi ?
- Le Roi c’est moi car je suis Pommes en l’air Le Grand, vif comme l’éclair !
Din se rebiffa :
- Comment donc se serait vous le Roi ? Etes-vous fou ? Etes-vous dingue ? Et moi je suis quoi alors, un caténaire peut-être ?
- Non, vous mon cher Din qu’on en a plein les méninges, je vous fais Prince !
- Prince de la Princesse dans son Royaume ? Ah ça Pardi, je ne bouderai pas, un peu de vin et Din s’envoiera en l’air avec une belle pomme (mais pas la pomme de la fée Carabosse qui est empoisonnée au possible ah ça non ! Je bous rien que d’y penser).
- Donc je résume : moi, Pommes en l’air, je vous fais Prince, vous Din. Je vous fais Fou, vous Bout et je me fais Roi, moi Pommes en l'air.
Ainsi, Pommes en l’air, qui devint Roi sur ces entrefaites, put chômer par terre avec à son service un Fou et un Prince. Puis, pour fêter ces diverses et alléchantes nominations, ils mangèrent un boudin attaché en l’air et un vers de terre attaché par terre.
Sinon je vous trouve sur ce coup du "al" une belle virtuosité d'écriture. Rimbaldien façon illuminations à coup sûr !
Où avez-vous été cherché tous ses mots en "al" ? Moi je n'arrive pas à trouver des mots précis seul, il me faut ceux de quelqu'un. Serait-ce que vous seriez "géniale" ?
Avec des mots en "al"
Balade, kalachnikov, Alma Mahler, cérébral, algèbre, allumette, vallon, aligot, alléluia, animal, Al Capone, football, allégé, algorithme, grand capital, Algol (une étoile), Alzheimer, général, allégresse, ras-le-bol, albinos, allons, escalier, avaler, aloi, alligator, alcôve, alambic, allemande, Australie, alpine, Arrabal, alezan, Aliboron, martingale, déballage, allegro.
Un général issu du grand capital, allégé par les vapeurs sortant d’un alambic, se croyant sur Algol, craque une allumette, lueur dans l’Alzheimer, pour voir Ali Boron enfourcher un alligator alezan (pris pour une alpine), et courir le grand prix d’Australie, pendant que sortant d’une alcôve Alma Mahler joue allegro une allemande de Vivaldi au bal des albinos mené par Al Capone. Pendant ce temps, Arrabal plus du tout cérébral pose sa kalachnikov et propose une balade. Les invités, qui en avaient ras-le-bol, avalent un aligot de bon aloi avant de s’élancer avec allégresse vers le vallon. Hors, dès l’escalier, on sent la martingale : l’animal, criant « alléluia ! » entraîne sa troupe, comme une équipe de football, dans un algorithme échevelé, un grand déballage d’algèbre avant de s’écrouler en gémissant : « Allons! Malheur à Mahler ! ».
Oyez la suite
Bout faisant la moue, Din lui tint ce langage : "ce n'est pas grave, vois-tu, sans pommes en l'air, nous ne chanterons plus d'airs mais nous ferons les fous et ce jusqu'à la fin !". "Ce n'est pas une mauvaise idée" rétorqua Bout, mais, au bout du parcours, je veux encore chanter comme le faisait Pommes en l'air, à sa mémoire, à lui qui zonait dans les airs et chantait comme une fille au pair". Din et Bout se regardèrent droit dans les yeux. Din entendit "ding-ding !" et bout entendit "boum-boum". Pommes en l'air était ressuscité ! Il chantait devant Din : "Ding ! Quand notre coeur fait Ding, tout avec lui dit Ding ! Et c'est l'amour qui s'éveille". Et reprenant devant Bout "Boum ! Quand notre coeur fait Boum, tout avec lui dit Boum et c'est Pommes en l'air qui s'éveille". Et oui, dit Pommes en l'air : "Dans mon Paradis, tout a sauté : ça a fait Boum ! ça à fait Ding ! Je me suis retrouvé dans les airs et je suis tombé à nouveau sur votre pomme ! Youp'la Boum chanta Pommes en l'air en dansant éternellement.
Un boudin pommes en l’air
« Bonjour, je m’appelle Bout
Et moi Din
Et moi Pommes en l’air
Bout et Din vinrent voir Pommes en l’air. Ils mangèrent des gnous et burent du vin. Pommes en l’air s’ennuyait à mourir d’ennui en s’ennuyant. Alors Bout et Din consolèrent tendrement Pommes en l’air. Que nous serions heureux si nous avions un air à chanter. Pommes en l’air chanta comme dans le désert. Bout et Din murmurèrent dans les oreilles de ce dernier : « c’est la fin ! ». Oh non encore un air à chanter dit Pommes en l’air. Mais Bout lui dit cruellement : « C’est le bout ». Oh non encore une musique s’il vous plaît Messieurs Dames. Pommes en l’air chanta encore, mais sa voix s’estompa. Tu vois, Pommes en l’air, nous te l’avons dit : pour toi c’est la fin, c’est le bout. Bout et Din entremêlèrent leurs voix « c’est le bout, c’est la fin, c’est le bout, c’est la fin,….Cela sonnait comme un air à chanter. Alors Pommes en l’air s’en régala et mourut. Pendant ce temps, Bout, qui ne voyait pas le bout du tunnel et Fin, qui ne voyait pas la fin des Temps, s’attristèrent et répétèrent : mieux vaut avoir la tête en l’air et chanter avec du vin en somme.
Les vingt mots (pour ceux que la radio sur internet ne marche pas, ce qui est mon cas, et qui ne peuvent podcaster, c’est injuste)
Balbutier, genou, digicode, bastringue, zeugme, cahin-caha, Picasso, martingale, bougonner, arpège
Bourlinguer, barman, billevesées, bouée, billard, boomerang, bougainvillée, brindille, bouchon, batifoler
Je balbutie ton nom
Liberté au genou
Bastringues de renom :
Nous ne voulons que vous
Je veux des digicodes
Et des zeugmes d’amour
Cahin-caha, j’érode
Le Picasso des Tours
La martingale d’août
Je fais court, c’est pas tant
Que je bougonne, ou
Que je suis pas partant
Non c’est que j’ai un atout
Qui crie sa mélodie
Dans l’arpège (la nef) des fous.
Ce que vraiment je vis
C’est ce terza rima
Qui bourlingue, poète,
Entre deux sparadraps
D’un barman il est p’têtre
Non, en fait je vous jure
De Nounedeb il est :
Terza rima, Ben Hur
Terza rima pas laid
Rimes y batifolent
Billevesées y crient
Et folles y s’affolent
Et Nounedeb y brille
Sa bouée est en mer
O boule de billard
Qui roule sur du verre
Et fait des grands écarts
Nounedeb boomerang
Même si tout est droit
Et nous, eh ! On se range
Boomerang nous renvoie !
En Italien c’est beau !
En Français, c’est plus moche
Le vin se boit goulot !
La pizza dans la poche
Brindilles d’Italie
Bouchons de vin de France
On en veut pour la vie
Champagne pour la France !
A la "terza rima", avec bourlinguer, barman, billevesées, bouée, billard, boomerang, bougainvillée, brindille, bouchon, batifoler:
L’avait tant bourlingué que plus un poil de sec.
Pour parer les tempêtes l’avait ceint sa bouée,
Agrippé à l’archet pour jouer du rebec.
Dans des mondes flottants, fraîches bougainvillées
Répandues, à la brume, sur de sombres billards,
Un barman éperdu dans les frondes blessées*
Taquine la brindille au malicieux regard.
A ses billevesées il oppose un sourire,
Comme un vol de boomerang toujours sur le départ,
Pendant qu’ Éva ravie roule les R, ou pire,
Renvoyant le bouchon que Mikel a lancé
Si loin qu’il m’a ferrée et que je dois écrire.
Mon poème s’achève ; assez batifolé.
*on peut remplacer par « blondes fessées »
Balbutier, genou, digicode, bastringue, zeugme, cahin-caha, Picasso, martingale, bougonner, arpège
Allers-retours (en mini-bus)
Puis ils sont tous revenus
Eva qui n’en pouvait plus
Cria viva la vie et s’égosilla
Nounedeb vint à Paris
Elle y fit un Safari
Et cria ouais je suis là toujours là moi !
Moi je trempais mon genou
Dans un cheveu presque roux
Je balbutiais dans les bastringues : je suis là !
J’inventais à peu près tout
Zeugmes et arpèges tous fous
Et je bougonnais : « vous vous ne m’aurez pas ! »
Eva était Picasso
Comme lui très rigolo
Et elle allait cahin-caha dans ses pas
On entendait la radio
Rugir et gratter le dos
Une martingale à ce moment roda
Dans le dos de la radio
On serra fort le nœud gros
Tout réapparu comme en l’an trois mille trois
Je me rappelais de Brel
Mathilde est revenue elle
Au moins elle n'a pas attendue trois mille trois
Je me rappelais Mad'leine
Belle à en perdre l'haleine
Et je me chantais : "Et moi je l'attends là"
Zoroastre, guatémaltèque, rigoler, trottiner, espérance, îles Borromées, fripon, sofa, embellie, écume.
La disparition de la radio
Tel un crépuscule qui tombe
Sur le très haut que surplombe
Zoroastre, oui O monde
C’est la fin et c’est la tombe
Le prince guatémaltèque
Que vénéraient les Aztèques
Est mort en mangeant un steak
Et a naufragé à sec
Il a rigolé, fripon
On lui a fait un savon
Son sofa a fait le pont
L’embellie ? Un piège à con
Car oyez ! Je vous l’annonce :
Eva qui pique ses ronces
Et nounedeb qui s’enfonce
Oui, tout ce monde renonce !
Tout se monde se referme
Il n’y a plus que mort qu’on sème
Ce ne sont que souvenirs
Ce ne sont que boites à rire
Nous sommes en temps de guerre
Les totalitarismes errent
Par les plaines où naguère
Ils s’imposaient par le fer
Ils n’y a plus de radio
Cherchez : y’a plus de cadeaux !
Vous pouvez trottiner haut
Y’aura pas plus de cadeaux !
La guerre tue l’espérance
Iles Borromées : errance !
Iles bretonnes : errance !
Les îles, voilà l’errance
La censure éteint nos voix
Tout fuit sans avoir le choix
L’homme libre à terre choit
Le penseur porte sa croix
Oui : Eva a disparu
Nounedeb a disparu
Mais : oyez : à notre vue
Le suivant sera Ubu !
Quand la radio sera morte
France culture sera forte
Ubu frappera sa porte
Mais on lui dira : « qu’il sorte »
Car à la tête des radios
Il n’y aura plus que sots
Il y’aura des Généraux
Et y’aura plus de cerveaux
Réponse à Mikel avec : Zoroastre, guatémaltèque, rigoler, trottiner, espérance, îles Borromées, fripon, sofa, embellie, écume.
C’est qu’ayant bu jusqu’hallali sa chicorée,
Elle ne trottine plus par les îles Borromées.
Plus d’un fripon l’avait trompée. Sans espérance
Elle a jeté sa bouée avecque sa constance.
Réfugiée sur une île, et oui, guatémaltèque
Parmi bougainvillées, écumes, zatopèques,
Où nul Mikel, qu’il soit barman ou Zoroastre,
Avec qui rigoler –ce serait un désastre.
Dans un sofa, écoutant par les écoutilles
Non Beethov(en) mais Chopin aux roucoulantes trilles,
Elle flotte, comme un bouchon, dans ses pensées.
Souriant car aujourd’hui des Papous dans la tête
Joueront au grand billard des mots, et l’embellie
Viendra. Là est le monde, et l’on y communie!
A Nounedeb
bourlinguer / barman / billevesées / bouée / billard /
boomrang / bougainvillée / brindille / bouchon / batifoler
Nounedeb non plus n’est pas là et elle bourlingue
Avec son barman de bonhomme qui rend dingue
Certes, il lui dit des billevesées mais quand même !
Dans la mer on se prend sa bouée et puis même !
Nounedeb n’est pas là, elle joue donc au billard
Ou au boomerang : qui sait ce qu’elle fait très tard ?
Son barman doit sûrement lui batifoler
Qu’il doit ouvrir trop de bouchon de Ricorée
Le monde a disparu, y’a plus qu’une brindille
Le monde a disparu, fermé comme un bouchon
On se croirait dans l’arietta opus cent onze
De Beethoven oui c’est ça c’est Nounedille
Me dit le grand compositeur car Nounedeb
N’est pas là, y’a qu’une bougainvillée : c’est déb’
N’oublions (surtout) pas l’humble et inspirante textée d’Eva
Que ce soit en noir ou blanc, Eva n’est pas là
Elle a disparu sur la plage, vend des bars
Emportée dans les ébats de la poési(a)
Elle dormit toute la nuit
Dans le rififi d’un bruit
Sa poésie l’a emporté sans prévenir
Elle tourne en rond, douce, portée par la machine
Sa poésie, elle en veut plus, veut l’enrichir
Son bruit, c’est la poésie
Qui jamais ne fait de bruit
Oui ! La poésie nous a volé Almassy
Qui vole ses couleurs à l’arc-en-ciel céleste !
Nous ne la reverrons que par sa poésie
...
Eva, plus que poésie
Devint joie de toute vie
Et pour finir, la super bonne humeur des dix mots
Ah ! Françoise, rendez-moi grâce s’il vous plaît
Mon cœur ne rayonne que quand il balbutie
Mon genou est de courses à pieds si gourmet !
Et vous votre digicode est toujours contrit !
Il faut que dans le bastringue de votre équipe
Vous faisiez régner la joie et le grand bonheur
D’un dimanche de mots chocs : zeugme et pic-pic !
Bougon, arpège : tous les mots ont la primeur
En ce jour nous ne voulons pas de Guernica
Mais pourquoi ne pas jouer de l’harmonica ?
Et s’habiller bellement avec martingale ?
Et au son des arpèges danser dans la salle
N’oublions pas la communion des êtres fous
Qui par leurs rires se pavanent en filous !
La lassitude des dix mots
Balbutier était fatigué de s’appeler balbutier. Alors il changea de nom et décida de se faire charpentier. Genou en avait marre d’être sur sa jambe alors il se mit sur un bras. Digicode en avait assez d’être digicode : il explosa en plein vol ! Bastringue était l’exception, il adorait être ce qu’il était, d’ailleurs il en devenait dingue de ce qu’il était : ça lui donnait l’air fringant même ! Zeugme s’ennuyait d’être zeugme, autant qu’un aveugle qui zyeute dans le vide, cahin-caha désespérait toujours d’être un mot en équilibre signifiant le déséquilibre, Picasso n’aimait pas non plus son nom : pour l’oublier, il peignit beaucoup, beaucoup…, martingale ne voulait plus être martingale, mais lui il était très directif et disait ni plus ni moins « mais qui suis-je venu faire dans cette galère (et la galère était pour lui le dictionnaire, enfin vous voyez, il s’en fichait de l’oiseau marin qu’il désignait, valait mieux pas qu’il tombe dessus d’ailleurs), bougonner et arpège s’échangèrent leur nom régulièrement (une fois tous les deux jours) pour ne pas sombrer dans la déprime.
Et tout ce joli monde ni ne s'aima, ni ne fit d'enfants ! (et c'est ça qui est bien)
Les mauvaises odeurs des dix mots
Mon genou arrivé à bon port
Je cessais d’être le plus retors
Mais je commençais à sentir fort
Sentir fort le vieux camembert mort
Dit : « gicode », dit la fleur puante
Moi, « gicode », je trouve qu’il sent
« Qu’il sent quoi ? », me dit un vieux gréement
« Et bien le hareng qui pète au vent »
Répondis-je au gréement qui puait
« Vous-même sentez-vous le chant niais ? »
Oui, on chante : « il est caillé le lait »
C’est un arpège qui sent mauvais
Balbutiait-on nus dans le bastringue
Après avoir couru comme des dingues.
Et d’ailleurs nous sentions tous la dinde
Epuisée, vieille et aussi malingre.
Odeur de fourche, odeur de mouche.
Dentifrice bouche, odeur pas louche.
Ces zeugmes que vous bougonnez puent
Mais au bastringue tous nu, tout pu !
Notre sueur même n’en peut plus
Tout se déverse comme du pus.
Picasso, tranquille, vient à moi
Cahin-caha, il vient dans mon moi
Une martingale chie sur moi !
Et Picasso ne veut pas de moi !
A propos, (excusez-moi de parler d’autre chose), l’avez-vous, hier, à la télévision ? Oui, LUI … Impérial, massif, imperturbable… Avec ce je-ne-sais-quoi dans la tenue qui dévoile l’esthète… Et puis les références ! Sortir comme ça, tout à trac et sans frémir, les noms qu’il fallait, comme un prestidigitateur manipule des lapins… Non, vraiment, on se sentait ému d’appartenir à la même nation que l’impétrant…
Dommage qu’il se soit rétamé au moment suprême. Pas en trébuchant physiquement, hein. Mais quand même : 1 contre 21 en face, ça ne faisait pas beaucoup.
Je vous vois vous gratter la tête… Mais c’est que je l’ai vu, moi, Patrice Delbourg, papou convaincu, perdre à Questions pour un Champion hier au soir… Une pierre dans son dujardin, en quelque sorte.
Il lui est aussi arrivé de gagner à ce jeu. Et à bien d'autres. Si vous saviez comme Patrice est joueur!
Bonne journée Clopine
La crue du Tage (ENRAGE D'ETRE LIVREE A ELLE-MEME et s'incruste parmi les recrues les plus crues)
Taj Mahal, t’ar t’as gueule à la récré, tajine dans la tour de l’immeuble, t’es assez âgé pour comprendre ça non ?
Quel âge ? Quelle page ? La 350ème, la 1000ème ? T’auras un gage toi ! T’auras un gage dans mon garage ! Comme les grecs d’ailleurs les faisaient faire, leur gage, sur l’aréopage et comme nous nous les faisons aussi d’ailleurs, eh bien : plein gaz ! D’images en images, on va aux mariages. Et aux mariages nous commettons les pires carnages. C’est là notre désavantage. C’est là notre plus mince ouvrage.
Le ton s’est accru depuis l’autre fois, je pensais qu’une rue portant le nom de Delarue se serait érigé pour le calmer, cependant, rien n’y fit, le ton s’est encore accru. On a rouspété jusqu’à ce que tout soit chu et aussi jusqu’à ce que nous soyons déchus. Faut croire qu’on va les manger tout cru ces poissons crus. Ce n’est pas du tout cuit, c’est du tout cru ! J’eu pourtant cru ce crustacé s’il m’avait pincé les mains pour me faire comprendre qu’il fallait le sauver de la crue du Tage.
Cui cui, pépia Florence Nightingale en admirant ce sansonnet.
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Cher Nounedeb, Que votre oiseau soit cette orgie
Qui chantonne en pépiant et aussi balbutie
Comme autant de genoux fredonnant sur la Marche,
Comme des digicodes chantant la bravache
Que votre oiseau soit ordre ou bastringue, et puis ?
Jour rouge, jour jaune, blanche nuit, noire nuit (zeugme)
L’oiseau vient en naissant dans le corps d’une femme
Il repart en mourant, comme blessé de flammes
L’oiseau, Nounedeb est toujours un tralalère
Sur les chemins, au ciel ou ailleurs, il se perd
Picasso, martingale, il n’est vraiment personne
Cahin-caha, il bougonne ou fait des arpèges
Cahin-caha, il chantonne ou fait des sons beiges
Il balbutie enfin, l’oiseau : « O que tout sonne ! ».
A Mikel, re.
Pure poésie! et cet oiseau, un hybride du martin-pêcheur et du rossignol, I presume?
A Mikel. (J'ai trouvé qui roulait les zeugmes)
Picasso, ayant bougonné
Tout l’été
Se trouva cahin-caha
Quand l’arthrose du genou
L’inflamma.
En plus de ce mauvais coup
Il ne pouvait plus rouler
Ni les R, ni les zeugmes :
Digicode vandalisé
De son intellect en phlegme.
Il alla chanter l’arpège,
La tête lourde et le pied lège
Chez le bastringue, son voisin,
Qui lui fila une mandale
En guise de martingale,
Et l’installa sur un coussin.
Vous balbutiez, Picasso?
Peignez donc maintenant. Au boulot !
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Balbutier les notes de l’orgue marine, s’agenouiller dans la poitrine blanche d’un cygne, utiliser le digicode si nous n’avons pas Alzheimer, aux bastringues se bagarrent les basilics (leurs feuilles), au mérou s’en va la Mésopotamie, et ce zeugme toujours recommençant qui fait une analogie entre un sang et une guerre, c’est un arpège sur une colline bleu, un amoureux sur une balancelle plus réelle qu’irréelle, cahin-caha entre les mots qui s’adorent (rougissant du feu des montagnes à leur simple vue), matingale s’est en allée aux cieux enfourchée sur son cheval qui fend les airs, les mers et le vent,
Picasso : Vous êtes sûr ?
Un bougon : Non pas du tout, je n’irai pas là où les frites que vous me cuisez s’envolent inlassablement.
- J’ai balbutié que je partais…
- Ah tiens ! Comme c’est marrant ! Et que vous me semblez beau ! Moi mon genou a balbutié que je restais !
- Pour le digicode, ne regardez surtout pas ce que ce veux dire dans ce dictionnaire : il est trop vieux !
- Pour zeugme, c’est un mot imaginaire, ça veut dire rouler les « z » en maugréant dans sa barbe.
- La langue française connaît si peu de « z » au milieu des ses milliards de mots, et si souvent à la fin, surtout à la deuxième personne du pluriel. Toutefois il y’a « gaz », mais le « z » est à la fin. Prise de tête. Prise de front. Prise de la Bastille trois fois, la dernière en 2789, mais nous chômerons alors sous la Terre où d’autres s’ébattreront mais au-dessus !
- C’est le bastringue au niveau du cerveau j’ai l’impression pour vous. Qu’importe : vous avez de si grandes dents !
- Et vos magnifiques pieds, avec lesquels vous venez vers moi cahin-caha !
- « La cantatrice chauve » est-elle, dites-moi un opéra de Picasso ou une cantate composée par une actrice américaine ?
- C’est une cantate composée par Angelina Jolie pour s’égayer d’être trop triste d’avoir filmé « au pays du sang et du miel »
- Oserons-nous poser un œil sur le dico pour savoir ce que signifie matingale ?
- Non point ! Car sinon nous aurons la gale dès le matin !
- Cessons de bougonner et faisons monter nos vocalises : arpégeons !
- AAAAIIIIIOOOOUUUU
- Quel bel arpège !
- Mais c’est pour mieux vous séduire mon enfant !
10 mots pour une histoire: balbutier, genou, digicode, bastringue, zeugme, cahin-caha, Picasso, matingale, bougonner, arpège
- J'aurais mieux fait de lui la donner tout de suite la réponse, plutôt que de balbutier un refus. Mais je ne voulais pas que le prof nous colle, vous comprenez, et entre nous, la différence entre une ellipse, un zeugme et une parataxe est vraiment simple comme bonjour, il n'avait qu'à se creuser un peu la tête.
Le flic baissa les yeux et bougonna quelques paroles inaudibles.
- Et voilà-t-il pas qu'il se venge quelques heures plus tard, alors que j'allais tranquillement à ma leçon de harpe, au 6 rue Picasso. Je m'apprêtais à composer le digicode quand il m'attrape violemment par la martingale de mon manteau, me file un grand coup de pied dans les genoux et balance mon bel instrument. Ca a fait un tel bastringue que quelques passants se sont quand même retournés pour voir ce qui se passait, mais c'était déjà trop tard, il était parti en courant. Vu que je ne peux plus tirer un seul arpège de ma harpe, je suis venu ici au plus vite, cahin-caha, pour porter plainte, car je veux qu'il la rembourse de sa poche, ce salaud!
L'agent finit de gribouiller quelques notes puis lui répondit:
- Bien, Bien. Je n'ai pas tout à fait compris l'origine du problème mais nous allons examiner vos blessures et ce que nous pouvons faire.
Et pendant que mes neurones sont encore frais, et ma plume encrée, voici la fable
« La faim justifie les moyens » (avec bleu, bol, croûte)
Un fromage de Roquefort
Posé sur une assiette
Sentait un peu trop fort
Et faisait trop de miettes.
Pris pour un bleu de Bresse, ( !)
Pour qu’il ne coule pas
Dans un bol je le presse.
La croûte ? Il n’en a pas.
A tâtons dans la brume
Du sommeil, affamée,
Je prends le bol, le hume.
Par l’odeur alléchée…
Mais je trébuche, hélas,
Pour prendre une croûte de pain
Voici le bol qui casse
Et m’écorche la main.
Moralité:
Dans la nuit bleue laissons les bols
Préférons leurs les croûtes bien molles.
Texte avec les 10 mots donnés le 5 Février. (J’ai écouté en retard : j’étais à « La Folle Journée » à Nantes, inventée, comme chacun sait, par René Martin.)
Balbutier, genou, digicode, bastringue, Picasso, martingale, cahin-caha, bougonner, arpège, zeugme.
Cahin-caha, ils sortirent du bastringue, firent trois tours du quartier avant de reconnaître l’entrée de leur immeuble. C’est devant le digicode que commença la dispute. Évidemment ils avaient oublié le code. En bougonnant, Martin, le musicien, essayait de convertir "arpège" en une série de chiffres, tandis que Gale, le poète, balbutiait : "zeugme", je te dis que c’est "zeugme", et il égrenait 26, 5, 21, 7…Martin l’agrippa-t-alors, ils tombèrent à genoux, roulèrent au sol, bras et jambes emmêlés, on aurait dit un Picasso! Quand, épuisés et transis, la mémoire leur revint. Ils s’écrièrent alors ensemble, comme un seul homme : Martingale ! Et tapèrent 13, 1, 18,…
J'ai toujours rêvé d'aller à la Folle Journée. Pas encore réussi ! Un jour peut-être !
Ah ça, merci, Almassy !Ah, si j'étais assise à ma si facile machine, mais je vacille de Passy à Massy, de ramassis rassis en terriers assymètriques...
mais si vous patientez six jours et six nuits, à suivre...
A Nenesse de Perpi
Captons ces instants, récapitulons ces moments, hier, 4 février, dans vos fauteuils capitonnés, public captif qui jamais ne capitulez devant vos capricieuses envies de faire pipi en plein capriccio des mots des Papous qui ne sont jamais non plus capots avant le clapet de la fin ! Capricornes d’endurance, nous étions au moins quatre de ce signe hier, dont moi, doublement je tiens ce cap car caprine aussi en zodiaque chinois. Caprine au carré et aux câpres ! Ô, capitaines, caporaux ! si on pouvait encapsuler le temps ! Caparaçonner nos jeunesses dans leurs propres parfums capiteux. Garder les capacités de nos têtes (et la vôtre blonde est si belle) avec le capital capillaire intact dessus. Faire fi de et face à la perspective de partir en capilotade et être comme décapités. Vous en avez sous le capot une tigresse, Nenesse, n’est-ce pas ? Pas que pour la textée, les allitérations, facéties : tout en lettres capitales et sans rire sous cape, je vous dis merci d’être venue et ne laisser pas chômer votre stylo, faites sauter son capuchon, et roulez avec vos phrases cheveux au vent en décapotable !
Suite allitérative en pit
Perché, en haut du chapiteau planté au cœur de la capitale du pithiviers, tel un olympien Jupiter, ou plutôt comme une pythie, un pipit au bord de la décrépitude regardait un pitoyable spectacle de clowns obligés de faire les pitres pour gagner sans répit leurs pitances. Cela aurait pu être pittoresque : Un Brad Pitt d’opérette pédalant dans le cockpit d’un Pitalugue tiré par un pitbull recevait dans le pif des pizzas lancées par une espèce de pithécanthrope. Les spectateurs dépités ne savaient de quelle épithète qualifier ce numéro : il aurait mérité une épitaphe. Pythagore lui-même aurait capitulé tant cela faisait pitié.
ALLITERATIONS EN PIT :
Dans la grande salle du Capitole de Pithiviers, deux orateurs s'affrontent sans répit : Pythagore et Brad Pitt.
Pythagore : «Je ne suis pas prêt de capituler devant ce pithécanthrope, un semi pittoresque de chapiteau, un même pas Mounthy Python !»
Brad Pitt : «Ma parole, il a de la pizza dans le cockpit ! Ce pipit s'est fait refiler une Pitalugue trouée ! On ne va pas confier un ministère à ce dépité ; Oui Môssieu, vous n'estes qu'un épithète !»
«Par Zeus et par pitié, arrêtez ! –tonne Jupiter- par la Pythie, arrêtez de faire les pitres ! partagez vos pizzas au lieu de nous donner ce pitoyable spectacle de décrépitude. Et si vous voulez une belle épitaphe à vos derniers chapitres, de mes pit-bulls vous deviendrez la pitance et vos restes piteux iront se faire recycler aux cuisines de la Pitié salpêtrière ! J'ai dit ! » (Incipit de l'épitre aux pithivériens)
Comme je me sens bien seule, j'en ai fait deux d'un coup. Tout d'abord les bouts rimés de ce dimanche 22 Janvier.
Il avait eu la scarlatine –
Resté faible de la rétine,
Il avait trouvé au Moulot
Une planque, un petit boulot,
Il pouvait le faire en tatanes.
Quand la télé était en panne,
Qu’il n’y avait plus de néon,
Voici ce que faisait Léon :
Il allait prendre sous son aile
Afin qu’aucun mouton ne bêle
Un berger, un pauvre dadais
Que paternellement il bordait.
Et la textée. Difficile d'ignorer Sanguine. J'ai pris mon idée de départ, l'air de "A bicyclette" me trottant dans la cervelle.
« Cambouis »
Elle aimait le tandem, pédaler lui plaisait
Elle pédalait pour deux, la vitesse nous grisait
Mais dans une descente
Soudain on dérailla.
A mort elle freina
Son chapeau de soleil
Atterrit sur son nez, elle s’en remit à moi.
Dzzzzouing, partis en dérapage
Dans l’herbe nous tombâmes.
Cambouis
Rires, rondeurs.
Elle regarda sa main
Sale, un peu écorchée,
Ce n’était pas bien grave.
Cambouis.
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