retour en haut de page

La condamnation au pilon 0

 

Le pilon de Vigneux-sur-Seine dans l'Essonne © Bruno Deniel-Laurent

Les abîmés, les oubliés, les délaissés y sont condamnés. Ils viennent s'échouer au pilon, le cimetière des livres. Sujet tabou de l'édition, les usines de recyclage en charge de leur destruction dressent un mur infranchissable. Impossible d'accéder au trépas des ouvrages.

Pour autant, le réalisateur Bruno Deniel-Laurent, à force de négociations, a réussi à pénétrer ce lieu de mort. Mais avant d'écouter son témoignage, Laurent Laffont, directeur éditorial de la maison JC Lattès, donne les raisons d'une telle sentence :

 

Lecture
 
Partager
 

Bruno Deniel-Laurent a filmé le pilon de Vigneux-sur-Seine. Son film On achève bien les livres qui s'accompagne des mots de l'écrivain Pierre Jourde est en cours de montage. "Le pilon est un lieu secret où peu de monde pénètre, confie le réalisateur. Chaque année des milliers d'écrivains voient leur livre pilonné, mais une extrême minorité a la curiosité d’assister à la mise au pilon concrète de leur œuvre".  Il livre sa vision de l'endroit où le livre réduit à l'état de déchet n'est pas sans rappeler des moments troubles de l'histoire, mais d'où paradoxalement émane une beauté :

 

 

 

Florence Pacaud

Thème(s) : Littérature| Edition| Industrie| 24h autour du livre| pilon| recyclage

0 commentaire

Votre commentaire

Type the characters you see in this picture. (Vérification audio)
Tapez les caractères que vous voyez dans l'image ci-dessus : si vous ne n'arrivez pas à les lire, soumettez le formulaire, une nouvelle image sera générée. Il n'y a pas de distinction majuscule minuscule.