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Charlie Hebdo incendié 2

Devant le siège de Charlie Hebdo incendié, le 2 novembre 2011 Sébastien Baer © Radio France

Le numéro 1011 de l'hebdomadaire satirique, rebaptisé "Charia Hebdo", sera probablement le dernier à sortir des locaux du 20ème arrondissement de Paris.

Un incendie criminel qui n'a pas fait de blessés les a en effet dévasté cette nuit. Après un jet de "cocktail molotov" selon une source policière.

François Fillon a fait part de son "indignation". Et le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a évoqué sur les lieux un "attentat", appelant "tous les Français à se sentir solidaires" d'un journal né en 1970 et relancé en 1992, qui "exprime par son existence et par sa façon d'être la liberté de la presse". Beaucoup d'autres réactions et condamnations sont venues de la classe politique, comme du Conseil français du culte musulman ou du Syndicat National des Journalistes.

Dans la matinée, le journal a également dû "couper" l'accès à son site, "hacké à 5 heures depuis l'étranger", selon Eric Torcheault, directeur administratif interrogé par l'AFP. Peu avant 7h30, sa page d'accueil était encore remplacée par une photo de la mosquée de La Mecque en plein pèlerinage, avec ce slogan: "No god but Allah" ("Pas d'autre Dieu qu'Allah"), toujours selon l'AFP. Le Monde a ensuite évoqué la piste d'une cyber-attaque turque. Alors que l'hebdomadaire a un temps maintenu sa page Facebook envahie de commentaires, et son compte twitter, avant d'ouvrir un blog.

Le point dans le journal de 18h de Tara Schlegel, avec Rafaela Biry-Vicente et Eric Chaverou :

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La rédaction de Charlie Hebdo s'est rendue mercredi après-midi à Libération, à l'invitation du quotidien, pour étudier comment provisoirement s'y installer.

Devant le sinistre mercredi matin, le dessinateur et directeur de la publication Charb confiait son "dégoût" à Gilbert Chevalier, de France Info :

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Et dans notre journal de 12h30, Bernard Maris, l'économiste du journal, disait à Mathieu Laurent à quel point il était choqué, mais rasséréné par des témoignages de musulmans :

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Pour Plantu, le caricaturiste du Monde, l'espace de liberté s'est considérablement réduit depuis 2006, après la polémique entourant les caricatures d'un dessinateur danois sur Mahomet. Et cela concerne toutes les religions. A l'attaque frontale, Plantu, interrogé par Anthony Raimbault, préfère désormais la ruse dans le coup de crayon :

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Peut-on aujourd'hui tout dire, tout écrire sur la religion au risque de choquer ? Dans les communautés religieuses, le blasphème est un sujet sensible Anthony Raimbault :

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Ecoutez enfin le billet politique d'Hubert Huertas intitulé "Charlie Hebdo : l'autodafé" :

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Eric Chaverou

Thème(s) : Information| Presse Ecrite| Débat| Société| caricature| Charlie Hebdo| liberté d'expression

2 commentaires

Portrait de Anonyme Moreau02.11.2011

Bonsoir,

Je ne sais pas où dire, crier, déverser ma colère...

Je me contenterai donc de l'écrire ici... Qui peut m'expliquer ce qu'est la présomption d'innocence...?

Ce concept est-il l'apanage là encore d'une élite intouchable...?

Il me semble que l'auteur ou les auteurs de cet incendie n'ont pas encore été identifié et déjà le coupable est désigné...

Toi aussi Charlie tu cries avec les loups...déjà l'affaire Siné m'avait peinée mais là je suis désespérée...et puis le journal de France Culture a fini par m'achever...

Portrait de Eric Chaverou Eric Chaverou02.11.2011

Bonsoir,

Une enquête est en cours et, concernant France Culture, nous l'avons répété et il ne me semble pas que nous ayons oublié la présomption d'innocence.

Cordialement.

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