Durban : vers un accord en 2020 0
Les quelque 200 délégations participant à la Conférence sur le réchauffement climatique de Durban se sont finalement séparées ce dimanche sur une feuille de route. Après deux semaines d'intenses négociations, dont deux nuits blanches.
Pour la première fois, les plus gros pollueurs devront prendre des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Avec pour date butoir 2020, soit l'entrée en vigueur de ce protocole qui succèderait à celui de Kyoto. D'ici là, les engagements pris par les signataires de Kyoto seront prolongés. Mais sans la participation des pays les plus pollueurs de la planète, le protocole de Kyoto ne concerne que 15% des gaz à effet de serre.
Cet accord est donc jugé trop timide par une partie des délégués et des ONG, qui estiment qu'il ne permettra pas de contenir le réchauffement climatique sous le seuil des 2°C dans le siècle à venir. Seuil défini par les scientifiques spécialistes du climat pour éviter une mutation irréversible. Et malgré les attentes, Durban ne changera rien fondamentalement Véronique Rebeyrotte :
Présent sur place, Sébastien Blavier, du Réseau Action Climat, considère que l'ONU a manqué d'ambition et de fermeté :
Pour Michèle Rivasi, porte-parole d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle, cette Conférence n'est toutefois pas un échec complet car l'Europe a réussi à fédérer les pays les plus pauvres et les plus vulnérables au changement climatique, notamment les petites îles :
De retour de Durban, Benoît Sarracco, porte parole de la Fondation Nicolas Hulot, est lui plus mitigé :
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