La crise et nous... 94
LA CRISE ET NOUS…
UNE SÉRIE
D’ENTRETIENS D’ANTOINE MERCIER
DU 19 AU
30 DÉCEMBRE 2011, en prolongement du Journal de 12h30
Mise en ligne : Michel-Ange Vinti et Eric Chaverou
Présentation :
Depuis la grande crise financière de 2008, qui a donné lieu à de multiples analyses, la situation concrète des pays occidentaux s’est nettement dégradée. A la crise financière s’est ajoutée une crise économique qui prend maintenant un caractère social et politique. Tous les aspects de la vie collective semblent atteints, tour à tour, au point que l’on évoque une menace pour la civilisation occidentale qui a dominé le monde depuis la Renaissance.
Lors "D'autres regards sur la crise", précédents entretiens , nous avions cherché à discerner les
contours de la crise. Par cette nouvelle série, on tentera, toujours en
compagnie d’intellectuels, d’ausculter les symptômes de l’événement « crise »
dans l’existence concrète des individus. Car plus la crise est globale, plus
elle doit laisser de traces dans l’intimité de nos personnes.
L’absence de projet collectif désoriente chaque particulier.
Quelles conséquences la crise produit-elle sur notre façon de vivre, de
travailler, d’aimer ou de penser ? Change-t-elle quelque chose à notre manière
d’être au monde et d’envisager l’avenir ?
Voilà quelques-uns des thèmes que nous voudrions aborder dans les deux
dernières semaines de décembre lors d’interviews d’une dizaine de minutes en
prolongement du journal de 12h30. Une version "bonus" sera enregistrée pour cette page et la discussion se poursuivra par un forum.
1ÈRE SEMAINE
Lundi 19 décembre : Nicolas FRIZE, compositeur
Nicolas Frize Michel-Ange Vinti © Radio France
Pour ouvrir cette série, nous sommes en compagnie d’un artiste, un compositeur de musique contemporaine qui conduit des recherches en matière de lutherie sonore, qui a inventé de nouveaux instruments et réalisé de nombreuses partitions dédiées à des collections d'objets sonores, souvent très quotidiens. Qu’entend-il aujourd’hui lorsqu’il écoute les bruits et les échos qui nous parviennent de cet événement « crise »…
1ère partie :
Bonus :
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Mardi 20 décembre : Bernard STIEGLER, philosophe
Bernard Stiegler Michel-Ange Vinti © Radio France
Président de l’association "Ars Industrialis" et directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation du Centre Georges Pompidou. La crise et nous... Où en sommes nous ?
1ère partie :
Bonus :
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Mercredi 21 décembre : Marie-José MONDZAIN, philosophe
Marie-José Mondzain Eric Chaverou © Radio France
Cette série
d'entretiens s'inscrit dans le cadre d'un journal d'actualité où tous les jours
est évoquée sous différents aspects la crise que nous traversons. Que pensez
vous de la manière dont on parle de cette crise...
1ère partie :
Bonus :
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Jeudi 22 décembre : Maurizio LAZZARATO, sociologue
Maurizio Lazzarato S.Marchand © Radio France
Vous venez de faire paraître aux éditions Amsterdam un
essai sur la condition néolibérale qui s’intitule « La fabrique de
l’homme endetté ». Nous sommes, avec ce livre, au cœur de l’actualité
puisque cette question de la dette est comme on le sait, devenue
centrale.Vous dites que l’économie de la dette modèle la subjectivité humaine.Un homme endetté serait selon vous amputé d’une partie de son avenir et
donc d’une partie de lui-même. Comment décrivez-vous ce processus ?
1ère partie :
Bonus :
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Vendredi 23 décembre : Christophe DEJOURS, psychiatre
Christophe Dejours © Radio France
Vous êtes psychiatre, professeur de psychologie du travail au CNAM Paris. Directeur du laboratoire de psycho-dynamique du travail et de l'action. Vous avez été l’un des premiers a vous intéressez à ce que l’on a appelé la souffrance au travail. On en a beaucoup parlé à l’occasion du phénomène du suicide au travail. De nombreuses entreprises se sont inquiétées de ce que les Ressources humaines ont appelé les risques psycho sociaux. Où en est-on aujourd’hui sur cette question. Comment se porte les travailleurs que nous sommes en cette fin d’année.
1ère partie :
Bonus :
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2ème SEMAINE
Lundi 26 décembre : Sidi Mohamed BARKAT, philosophe
Sidi Mohamed Barkat Michel-Ange Vinti © Radio France
Pour commencer notre seconde semaine d’entretiens, nous recevons aujourd’hui le philosophe Sidi Mohamed Barkat, actuellement chercheur associé au laboratoire de psychologie du travail du CNAM, le conservatoire national des arts et métiers… Je vous pose d'abord la question générique de cette série : comment la crise affecte-t-elle nos subjectivités ?
1ère partie :
Bonus :
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Mardi 27 décembre : Sophie WAHNICH, historienne
Sophie Wahnich Michel-Ange Vinti © Radio France
Sophie Wahnich, historienne, spécialiste de la révolution française.
Cela peut nous être utile pour comprendre le point où nous en sommes. Quoique que nous soyons naturellement dans une toute autre configuration. En 1789, si l'on quittait la tradition avec une certaine inquiétude c'était tout de même pour aller vers un avenir prometteur que l'on appelait le progrès. Aujourd'hui, point de progrès à l'horizon, c'est ce qui caractérise la période que nous vivons. Comme s'il n'y avait pas de projection possible. Est-ce là le noyau de la crise ?
1ère partie :
Bonus :
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Mercredi 28 décembre : Dany-Robert DUFOUR, philosophe
Dany-Robert Dufour
© Radio France
Avec son dernier livre, "L'individu qui vient... après le libéralisme", il poursuit sa réflexion sur ce courant de pensée.
1ère partie :
Bonus :
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Jeudi 29 décembre : François RICHARD, psychanalyste
François Richard Michel-ange Vinti © Radio France
Vous venez de publier aux éditions de l’Olivier un livre intitulé : « L’actuel malaise dans la culture ». Vous parlez de l’accélération catastrophique que ressentent nos contemporains. Comment la percevez-vous en tant que psychanalyste ?
1ère partie :
Bonus :
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Vendredi 30 décembre : Christiane VOLLAIRE, philosophe
Christiane Vollaire, philosophe © Philippe bazin
Dernier épisode de notre série "La crise et nous". Avec une question sur la question.
La crise est-elle le bon terme pour désigner le moment que nous vivons. Nous sommes en compagnie de Christiane Vollaire, professeur de philosophie au lycée Jean Macé de Vitry sur Seine, membre du comité de rédaction des revues "Pratiques" et "Chimères".
Vous soutenez, Christiane Vollaire, que ce terme de crise n’est pas descriptif mais occultant.
Que se cache-t-il donc sous ce mot de crise ?
1ère partie :
Bonus :
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Thème(s) : Information| Economie| Crise| Débat| Société| Antoine Mercier| Bernard Stiegler| Christiane Vollaire| Christophe Dejours| Dany-Robert Dufour| François Richard| Marie-José Mondzain| Maurizio Lazzarato| Nicolas Frize| Sidi Mohamed Barkat| Sophie Wahnich











94 commentaires
Monsieur Mercier, votre émission offre aux auditeurs, de manière « incorrecte » enfin, des commentaires autres que les « comment taire » qui sont les pauvres gouvernails des opinions, anesthésiants des esprits et des libertés.
De vos précédentes émissions sur LA CRISE ainsi que des plus récentes de décembre, perce, comme d’un abcès bien enflammé, ce petit suintement fragile qui peut-être porte en lui , le pas vers un mieux. Les volontés et les libertés laborieuses des intervenant(e)s dans la localisation des infections destructrices, les analyses, les distanciations .. indiquent cette figuration de possibles. Comme l’expriment,je crois, des commentaires, les auditeurs captent ces possibles par des ruptures qu’imposent les prises de parole . Le merci que je vous adresse est dû au fait que votre émission est l’une des très rares à autoriser c’est-à-dire à faire que les discours entendus, par votre oreille et votre regard attentifs, efforts que vous nous communiquez, l’auditeur ressent une présence, une vérité, un auteur en votre interlocuteur.
Comme dit aussi par des commentaires, c’est l’absence des espaces de prises de parole de cette nature qui nous replace autoritairement dans de l’opinion paresseuse dès le silence de fin d’émission. Ne pourrait-on pas inventer en prolongement de « La crise et nous », un forum laboratoire permanent des idées ?
l'ironie sur cette station, c'est qu'il faut attendre qu'un journaliste se préoccupe de culture pour contrebalancer toutes les autres émissions dites "culturelles" qui ne se préoccupent que de "l'actualité".
Tout d’abord je voulais vous remercier pour la qualité des interviews et la sélection des intervenants car ces derniers nous donnent un éclairage pertinent sur « cette chose » - appelée crise - que nous vivons.
Malgré tout je tempère mon enthousiasme, rejoignant UN PEU l’avis d’Aurélie du 1er janvier dans le sens où je trouve votre parti pris de départ restrictif et élitiste :
laisser la parole à des intellectuels (quasi majoritairement des philosophes !!!! ) est important, courageux, vital ( ?) mais pourquoi n’avez pas AUSSI associé à cette réflexion des artistes (voire des représentants de la société civile) ?
Il ne me semble pas incongru de penser qu’ils peuvent nous livrer des témoignages riches et des réflexions intéressantes qui, de surcroit, seraient complémentaires aux points de vue d’intellectuels.
La poésie ne pourrait-elle pas avoir une place dans votre émission ?
Je vous souhaite, au passage, une belle année 2012…
Sel
La spiritualité en temps de crise économique avec Patrick Viveret
http://tinyurl.com/7sbhjy5
Antoine Mercier n’a pas besoin d’être défendu mais il faut tout de même faire observer à Aurélie qu’en reprochant à la rédaction la dérive de France Culture vers le tout actu, elle (ou «il» car quant à adopter un pseudo autant en profiter pour changer de sexe) se comporte comme ces piétons qui, irrités par le manque de courtoisie des automobilistes, les mettent tous dans le même sac et engueulent ceux qui sont à leur portée, ceux qui s’arrêtent pour les laisser passer.
Plusieurs intervenants précédents demandent comment télécharger. Le post ci dessous de Joignym ( page 2 des messages, en date du 21 12) indique le moyen de le faire. J’ai proposé de transporter sur le site des auditeurs de Radio France, Espace Public, un forum qui bénéficierait de fonctions plus étendues et permettrait d’utiliser de manière vivante jusqu’au élections présidentielles les matériaux passionnants fournis par A Mercier et ses invités. Dans mon esprit, ce forum s’il existait, offrirait à tous ceux qui le souhaitent l’envoi de l’ensemble des entretiens. Pour l’instant, Espace Public, que j’ai sollicité, n’a pas réagi. Cà ne presse pas, la conversation qu’il faut prolonger ne relève pas de l’information et j’espère obtenir réponse dans des délais raisonnables.
Je m'associe aux remerciements pour ce cadeau de Noël à l'intelligence, cadeau devenu traditionnel maintenant.
Tous mes vœux de bonne continuation
Quand on a raté les diff , on se sent frustré de ne pouvoir en profiter ....
merci pour cette série d'entretiens qui représente ce que FC peut nous proposer de mieux comme regard alternatif sur notre monde. n'ayant pu suivre régulièrement toutes les émissions pendant les fêtes, je souhaiterais les télécharger (c'est bien comme çà qu'on dit "podcaster" en français ?) mais impossible de les trouver sur le site des podcats. pàuvez-vous m'aider à le faire svp ?
Antoine Mercier réinjecte l'intelligence de l'écoute dans la parole de ses invités ; c'est la base même de l'échange et du lien entre les cerveaux, le ferment d'une pensée collective…
Merci à lui
Ce travail de réflexion sur ce que nous faisons de notre monde, ne pourrait-il pas maintenant se prolonger par ce que nous pouvons proposer, dans tous les domaines, pour en faire un autre ?
On trouve un extrait du livre de Maurizio Lazzarato ici :
http://lesilencequiparle.unblog.fr/2011/09/26/la-fabrique-de-lhomme-ende...
et, dans la même veine "Dette objective et dette subjective, des droits sociaux à la dette"
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5782
La crise, c'est aussi un rouleau compresseur de programmation sur une station a priori culturelle, mais qui nous propose du commentaire d'actu en quasi continu... On en viendrait à souhaiter la disparition de tout évènement d'actualité pour qu'enfin, nous retrouvions un peu de culture sur une station austère, chiante et grave comme des annales de concours pour Science Po.
Tapez ici vos commentaires
Laissez-nous quand même les journaux !
Antoine Mercier
Fidèle auditrice de France Culture je vous remercie de m' avoir donnée l'occasion d'écouter ces spécialistes de tous bords en particulier Sidi Mohamed Barkat , ancien collègue à l'université d'Es Sénia dans les années 70 ou 80..(.ma mémoire me fait défaut).Un grand merci encore à F.C qui comble le vide culturel d'une petite ville marocaine!
Merci Christiane Vollaire. Vous mettez des mots sur que nous ressentons. Je ne résiste pas à citer Cornelius Castoriadis qui allait dans le même sens ... dès 1977 (S'il est possible de créer une nouvelle forme de société in Une société à la Dérive, Seuil) : « Aucune société ne peut vivre sans se donner une représentation d'elle-même. Cette représentation fait partie des significations imaginaires sociales corrélatives à son institution. Or, contrairement à toutes les sociétés précédentes, la société capitaliste ne se donne pas d'elle-même une représentation mythique ou religieuse ; elle veut s'en donner une représentation rationaliste qui soit en même temps sa « justification ». L'idéologie capitaliste est rationaliste : elle invoque le savoir, la compétence, la scientificité, etc. Le pseudo-«rationel» est la pièce centrale de l'imaginaire de cette société. Et cela vaut aussi pour l'idéologie marxiste, devenue religion laïque d'État. Je dis bien rationaliste et non pas rationnelle. Elle prétend à une rationalité vide et suspendue dans l'air, et que toute sa réalité contredit. Dans aucune autre société on ne constate cette antinomie entre le système de représentation que la société se donne d'elle-même, et sa réalité effective. La réalité d'une société archaïque, esclavagiste, ou féodale, est conforme à son système de représentations d'elle-même. Mais la société moderne vit sur un système de représentations qui pose la rationalité comme à la fois la fin et le moyen universel de la vie sociale — et qui est démenti par chacun de ses actes. Elle prétend être rationnelle — et produit massivement ce qui est irrationalité de son point de vue même. »
Un grand merci pour cette passionnante série d'entretiens aussi éclairants que divers! une approche de l'"actualité" à conserver assurement!
Cette dernière semaine de l'année 2011 a été rythmée -pour moi- par votre RDV quotidien (comme un bon feuilleton) sur un sujet crucial dont l'approche transversale a été éclairante, riche, dynamisante; mais tout à une fin ! A chacun de synthétiser toutes ces approches pour imaginer et former des desseins collectifs ? Fidèle auditrice de FC depuis Alger, ces pensées font également écho (en mon for intérieur)à mon pays qui n'a pratiquement connu (depuis fort longtemps) que des situations de conflits (pour ne pas utiliser le mot "crise")en référence à C Vollaire.
Merci à vous Antoine Mercier; à FC dans son ensemble et BONNE ANNEE 2012 !
Bonjour
Quand j'ai entendu le premier entretien de la série, cela m'a renvoyée tout de suite dans ma mémoire à la première série d'entretiens que vous aviez réalisée, un vrai bonheur intellectuel ! Des analyses qui donnent envie de réfléchir et qui ne se bornent pas à reproduire le discours "occultant" comme l'a si bien expliqué Christiane Vollaire.
J'avais découvert Marie-Josée Mondzain et j'ai maintenant en perspective une bonne liste d'auteurs à connaitre.
Vraiment merci, on se sent moins seuls !!
Bonjour,
Toujours agréable de se sentir plus intelligent après avoir écouté de telles émissions.
Envisagez-vous de regrouper les analyses et les retranscrire sous une forme écrite ?
Bien cordialement
Excellente série ! On en veut PLUS ! On a ici l'impression que France Culture fait son travail ! Encore !
Je prends connaissance bien tard de cette série passionnante. Il semble que le site ne propose qu'une lecture de chaque entretien (1ère partie + Bonus), sans podcast. Si tel est le cas pensez-vous produire sur un support l'ensemble de ces entretiens.
Un grand merci par avance.
Merci à France Culture et à Antoine Mercier de donner la parole à des intellectuels qui nous font réfléchir. C'est le rôle de l'information de nous faire écouter un point de vue différent de celui de nos dirigeants enfermés dans leur pensée unique et non efficace.
Quel bonheur de finir sur cette enseignante qui a mis la pensée au cœur de son travail et sans doute de sa vie.
Commencer par la philosophie politique. Bien sûr. Il me revient le mot de Valéry qui disait à peu près de la politique que "c'est l'art de dissuader les gens de s'occuper de ce qui les regarde".
Encore merci pour cette série mais bien sûr aussi à tout France Culture. Vivre dans un pays où cela existe peut être encore une petite source d'optimisme.
Médecin retraité depuis déjà une décennie, j’écoutais l’autre jour l’interview du Dr Dejours et je voyais défiler dans ma mémoire les visages de cadres ( bancaires en l’occurrence) qui se sont suicidés bien avant la vague de France-Télécom, alors qu’ils étaient apparemment bien intégrés dans leur carrière professionnelle.
Je voyais défiler aussi, le bataillon des « présentéistes » qui refusaient catégoriquement l’arrêt de travail largement justifié pour des considérations qui allaient de la crainte pour leur emploi à celle de perdre une aura qu’ils s’imaginaient nécessaire à leur image.
Je n’exerce plus depuis longtemps, mais je conserve une relation amicale soutenue avec nombre de mes anciens patients et à l’occasion des vœux, je viens de recevoir un courriel d’une femme de 51 ans qui me décrit avec enthousiasme son nouvel emploi.
« J'ai changé de métier depuis quelques mois, je suis maintenant Gestionnaire de Projets et de formation en amélioration continue / process de la direction financière et suis Enchantée. Job très intéressant, motivant, très relationnel avec beaucoup de transversalité ce qui rend le poste encore plus riche. De plus, j'ai la chance de travailler pour une responsable formidable. (humaine cela existe encore... je la couve ... C'est tellement rare). Seul bémol, le trajet, mais cela est vite oublié tellement j'aime mon métier. »
Il y a encore quelques jours, j’aurais trouvé cette déclaration plutôt positive, mais depuis que j’ai écouté Christophe Dejours, je suis inquiet…
Notre message écrit à 13h45 a disparu...
En bref : félicitations à Antoine Mercier pour la qualité de son journal et le choix de ses invités. Il a su conclure la série avec la citation de JJC Cath qui incite à agir
Cette émission nous change des matinales où règne la pensée unique de la non alternative au système capitaliste/financier.
Passionnante série sur "la crise" ou ce qu'on qualifie ainsi,je reste très impressionné par la dernière avec la participation de Christiane Vollaire,tellement limpide,qui nous explique que le terme de "crise "est totalement impropre,puisqu'elle le résultat d'un phénomène naturel alors que la situation n'a rien de naturel et que le terme de "crise" permet aux responsables d'effacer leur responsabilité.Passionnant!
On peut lire en complément de l'entretien avec Maurizio Lazzarato, un extrait de son livre La fabrique de l’homme endetté, essai sur la condition néolibérale, publié en ligne
http://lesilencequiparle.unblog.fr/2011/09/26/la-fabrique-de-lhomme-ende...
Et, dans la même veine :
Dette objective et dette subjective, des droits sociaux à la dette
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5782
Passionnante cette série "la crise et nous" .j'ai été particulièrement passionné par la dernière,celle avec la philosophe Christiane Vollaire,tellement limpide où elle nous explique que le terme de crise ne convient pas et qu'il est employé pour faire croire à un phénomène naturel auquel on serait entièrement soumis ,ce qui permet d'occulter les responsabilités de ceux qui ont provoqué ce qu'on appelle "la crise"et même de faire appel à eux pour nous en protéger et pour en sortir .C'est lumineux!
Après les analyses de vos intervenants,nous arrivons à des constats et je rejoins les propos de Frédéric (29.12.2011)pour dire : qu'est-ce que l'on fait maintenant? qu'est-ce-que je dis à mes filles ? que répondre à la plus jeune, confiante, qui me dit "je veux bien travailler à l'école pour avoir un bon métier plus tard", rien, je ne réponds rien.
Que fait-on maintenant pour se ré-approprier cette société livrée aux prédateurs de la finance?
Nous ajoutons notre appréciation positive à la qualité des journaux d'Antoine Mercier et à son initiative d'avoir réouvert la série sur la crise avec un choix d'invités pertinents et de qualité. Ils nous apportent des éléments de réflexion sur les faits et les questions qui nous préoccupent fortement dans ces temps troublés et dangereux.
Merci aussi à AM d'avoir conclu la série par la citation de JC Cath ; manière de souligner qu'il y a matière à penser et à agir, se distinguant en cela du ronron crédule et fataliste.
Nous notons la différence de cette qualité d'émission avec les matinales qui nous abreuvent souvent de la pensée unique du "pas d'alternative au système capitaliste/financier actuel".
je ne trouve pas le bonus de la dernière émission. Ce serait vraiment dommage.
merci puissance 4
La série se termine et c’est pourquoi j’abuse du droit qui nous est offert ici en rédigeant un deuxième commentaire en moins de 24 heures. Hier j’ai dit que la crise me donnait le sentiment de la vacuité de toute parole, et le dire c’est témoigner d’une difficulté à accepter cette réalité sinon il faudrait faire silence.
Entre temps j’ai écouté d’autres interventions qui toutes donnent à réfléchir, incitent à discuter, à demander des précisions, à creuser encore. La fin de l’interview longue de MJ Mondzain est particulièrement touchante et d’autant plus touchante qu’elle débute par une évocation un peu lourde du fort déplaisant film «Intouchables». Elle nous parle ce qu’elle nomme l’«intact» en nous, un cœur de l’être qui serait intouchable et toujours apte à émettre de la conscience. Cet intact que je suis porté à nommer notre diamant intérieur – diamant que, me semble-t’il, nous avons échangé auprès de conquistadors modernes contre de la verroterie - nous avons besoin de l’atteindre et besoin de temps pour l’atteindre dans une démarche à la fois individuelle et collective. Le temps revient souvent dans les entretiens menés par A.Mercier, il est cruciale. Il impose un double rythme à une question comme celle de la crise, celui de l’information qui suit au jour de jour l’évolution de la maladie et celui de la réflexion qui recherche la guérison. Or l’information est devenue notre rythme, notre pulsation, et elle ne cesse de recouvrir aujourd’hui ce qu’elle a découvert hier ou même ce matin, elle ne laisse pas le temps de creuser, elle enfouie sans cesse le problème sous lui même, comme un tas de sable qu’on remonterait toujours avant d’avoir découvert ce qu’il cache.
Le travail d’Antoine Mercier mérite un autre traitement, on ne doit pas l’oublier demain et c’est, en prolongement du sien, notre travail d’auditeurs d’essayer de l’amplifier, de l’approfondir. Je fais une proposition concrète : ouvrons sur le site l’Espace Public des auditeurs de Radio France qui invite à le faire, un forum qui prolonge cette série. J’en fait la demande en adressant copie de ce message au médiateur Jérôme Bouvier afin qu’il m’indique la procédure à suivre. Un forum qui aurait toute sa place dans la période qui commence et qu’il est possible d’animer par du son. Pour ma part, j’introduirai volontiers un sujet de réflexion par un extrait des interventions qui nous avons entendues ces deux dernières semaines, par un texte écrit ou peut être dit.
Nous avons été nombreux à reMercier. Il me semble que nous ne pourrions pas le faire mieux qu’en prolongeant un travail dans lequel il s’est , du point de vue de sa propre expression, engagé plus que dans les séries précédentes. Prolongation à laquelle il vient d’inviter lui même à la fin du journal en citant l’intervention de JJC CATH 19. A ce sujet, puisque je fais la proposition je propose de m’en occuper mais comme je dispose de peu de temps (pas du tout parce que c’est de l’argent mais peu de temps quand même) si quelqu’un veut le faire, il peut se manifester. ethuillier064@orange.fr
Bonnes fêtes à tous.
Il manque la possibilité de synthétiser ces différentes approches toutes intéressantes. ma conviction c'est que l’hystérie peut permettre ce travail c'est un peu comme un outil de décryptage et de synthese il faudrait du temps et de l'espace pour étayer mon propos...
Fabuleux commentaire: entre la peste et le cholera, nous avons la peste ET le cholera... en ligne directe avec Inside Job... Obama se retrouve avec ceux qui on coule le pays a la barre de la sortie de crise (Timothy Franz Geithner Secretaire d'Etat au Tresor qui est un "sacre coquin")
Bonne et heurese fin d'annee (ouf elle est passe) et bon courage pour la suivante (qui promet fabuleuse... aussi)
Merci monsieur Antoine Mercier de persister dans ces éclairages de personnes hélas peu invitées par les chaines télévisuelles "bétonnées".
Merci également à vos invités pour la sincérité et la clarté de leurs exposés. Pour ne prendre que l'exemple de monsieur Christophe Dejours, il est tout de même incroyable que ce médecin et ses équipes travaillent depuis quatre ans sur une demi douzaine d'entreprises seulement. Il est impensable qu'à aucun moment le nom du MEDEF n'ait été cité. Cela veut-il dire que les "experts" du principal syndicat patronal français n'ont toujours pas initié une plateforme de travail avec votre invité ? Pourtant les cas cités et les commentaires de ce psychiatre concernant les suicides dramatiques de salariés peuvent difficilement laissé de pierre.
Pour mémoire, je crois que le premier livre de monsieur Dejours ("souffrance en France" ) a été publié il y a près de dix ans. Un documentaire dont il a été l'instigateur et qui s'intitule "il ne mourraient pas tous mais tous étaient frappées" est paru (certes sur de rares écrans) au cours de l'année 2006, c'est-à-dire bien avant les vagues de suicides survenus dans diverses entreprises françaises. Après tous ces cris d'alertes peut-on dire que nous sommes pris au dépourvu ? Peut-on dire que le système de management adopté dans les années 2000, les grilles d'évaluations et autres benchmarking ont aidé à l'épanouissement des salariés ?
Encore merci monsieur Mercier de tenter d'éclairer les consciences assoupies et de vous frayer un chemin au milieu des informations essentielles comme le recrutement des clubs de balles rondes, ovales ou carrées !!!
En cette période de voeux, je vous transmet les meilleurs et souhaite longue vie à votre émission.
Chère équipe du journal de 12 h 30.
Merci à tous et en particulier à Antoine Mercier pour ce travail exemplaire.
La complexité de notre temps ne peut être saisie que par des interventions de cette teneur.
Je me souviens encore de vous, Antoine Mercier, il y a déjà (très/trop) longtemps lorsque que vous exerciez à France Inter (30 ans peut-être ?).
Sans doute est-ce un véritable choix personnel que d'avoir quitté cette station pour France Culture. Il semble que les voyages se fassent habituellement dans l'autre sens...
Votre ton clair, d'une extrême précision, le contenu de vos papiers, la pertinence de vos invités en sciences humaines et la hiérarchisation de l'information que vous traitez quotidiennement, nous témoignent en permanence de la rigueur qui est la vôtre.
Je vous « podcaste » toute la semaine (les bonus des interviews sont aussi téléchargeables).
Je vous adresse par avance tous mes vœux pour 2012 et j'espère que durera encore longtemps le plaisir qui est le mien de vous écouter nous éclairer avec autant de dignité et de respect.
Encore merci pour ce travail remarquable.
Un grand merci à Joignym qui m’as permis d’emporter dans mon auditorium roulant (150 gr de CO2 au Km) les bonus Internet. Pourquoi FC ne les rend pas disponible par la voie habituelle ? Mystère dont j’ai cherché la clef en tentant de décrypter le code contenu dans l’étrange nom qu’Antoine Mercier emploie en tête de ses interventions tout en les signant de son propre nom, mais je n’ai pas trouvé. Et bien sûr merci à Antoine Mercier mais je l’ai déjà dit et ne suis pas peu fier d’avoir ouvert le feu nourri des remerciements.
« Je pense aussi –puisqu’il s’agit davantage de réfléchir à notre situation de sujet dans la crise qu'à la crise elle-même - que le partage des perceptions de chacun pourrait favoriser l’émergence du nouveau ». nous dit Michel Ange Vinti. Ce partage est utile mais la forme du forum proposé le limite beaucoup. L’empilement des commentaires ou contributions sans la fonction «répondre» habituelle pour ce genre d’échanges nuit à la stimulation qui en découle. Certes des expériences antérieures ont pu échaudé…
Comme sans doute la plupart de ceux qui interviennent ici, je ne suis pas touché matériellement (dans ma chair biologique) par la crise mais, en dehors même de l’environnement inquisiteur que son omniprésente nous impose, elle m’a touché profondément dans ce que je considère comme une autre chair, une chair absolument réelle, la chair qui nous fait homme : l’usage de la parole. Il fallait la crise pour s’apercevoir à quel point la parole est un vêtement fragile qu’emporte le premier vent et ne nous protège plus de rien. Je viens d’écouter Dany-Robert Dufour qui parle de la ruine de l’économie discursive liée à l’ultra libéralisme. Sur ce point au moins il me semble que notre responsabilité individuelle est engagée, qu’il n’est pas possible d’invoquer seulement des causes lointaines, brutales, extérieures, que nous pouvons chacun à notre mesure tenter de renouer la discussion, le travail d’Antoine Mercier va dans ce sens mais comment pourrait il échapper à des contradictions qui le neutralise.
la crise m’a donné le sentiment que tout discours était vain, je ne vais pas éterniser celui ci et aller directement à une conclusion qui mériterait un livre complet pour la rejoindre. Nous ne voyions plus la réalité qu’au travers d’une vitre fracturée en milliers de parcelles dont chacune est propriété d’un expert. Nous avons grand besoin de ce fractionnement pour comprendre mais ne savons pas reconstituer derrière cette vitre une autre plus claire ou s’efface les cloisonnements. Chacun chez soi. Des intervenants à cette belle série de parole, en viendra t’il un seul se mêler à la piétaille, tenter de refaire du lien entre nos parcelles, tenter de couper les coupures ? Cà ne servirait absolument à rien.
Voici ma conclusion. Cà ne sert pas à rien. C’est enrôlé automatiquement dans l’orchestre qui couvre les cris de l’humanité agonisante, gazée par la marchandise.
Conclusion désespérée pour tenter de débusquer l’énergie que, selon la rumeur publique, le désespoir contient. Et l’énergie c’est l’espérance que j’ai tenté d’exprimer dans le brouillon de ce petit manifeste. (si le lien ne fonctionne pas, "manifeste Thuillier y conduit directement)
Bonjour,
Je réitère mes compliments pour votre émission. Cela étant, et à la veille de la fin de celle-ci, il conviendrait de faire une sorte de bilan. Pour l'instant, TOUS vos invités considèrent que globalement beaucoup de choses vont plus mal et que le capitalisme, tel qu'il est pratiqué de nos jours, ne permettra pas le renversement de la tendance. En ceci, ils rejoignent certains invités d'autres émissions de votre chaine. Soit vous avez été très partial dans votre sélection, soit, le malaise est grand au sein des représentants des sciences sociales. Je pense que le malaise est très grand et, malheureusement, pas seulement au sein des représentants des sciences sociales ! Malheureusement encore, en cette période pré-électorale, l'offre politique ne suit pas et comme à dit l'un de vos premier invité nous avons le choix entre Nicolas ou son générique ! Là, pour beaucoup d'entre nous, se pose la question majeur : que faire. Non pas que la critique n'est pas importante, non pas que la "déconstruction" n'est pas indispensable, mais l'on ne peut s'en contenter. Bien entendu, nous pouvons, chacun à notre échelle, "créer du lien" ce qui, à long terme, pourra éventuellement... Mais je vous rappelle que Keynes disait : "à long terme, nous serons tous mort..." Si quelqu'un (ou comme dirait Gaya quelqu'une...) a une proposition pour influer sur nos hommes politiques avant qu'il ne soit trop tard, je vous remercie de nous en faire part, ici. Si nous n'avons le choix qu'entre l'UMP et une sociale-démocratie à l'allemande, "on est pas sorti des ronces" comme on dit par chez moi... Je pense que nous allons vers un 21 avril, pas vous ? (FN au 2ème tour...)
Meilleurs vœux à tous. Puisse cette nouvelle année nous apporter un peu plus de démocratie, ce ne sera pas du luxe !!
Bon, une analyse de plus, elle a compris, elle est intelligente, presque envie de lire le livre ou d'acheter la voiture, je ne sais plus bien, OK!
Mais moi, je fais quoi ? Je fais comment ? Au jour le jour. Je dis quoi à mes gosses ce soir, je leur propose quoi ? Je suis un peu frustré finalement avec le sentiment de me heurter à un plafond de verre avec toutes ces analyses plus brillantes les unes que les autres mais qui résultent quelque part en refus de praxis ?
Ne devriez-vous pas présenter systématiquement dans vos émissions pour chaque "analyse", un cas concret qui illustrerait une réalité applicative de l'analyse en question en décortiquant les écarts à la théorie...qui marche toujours...
Une sorte de "devoir de Praxis"...?...pour nous donner des mains...ce sont elles qui changent la vie...finalement...(?)
(Vive France Culture tout de même !)
Vraiment : bravo ! Et quand la série sera terminée, quel beau programme auquel nous sommes tous invités : tisser des liens entre toutes ces analyses, ces pistes, ces pensées stimulantes pour tenter de mettre à jour une résultante capable de nous remettre en marche !
Merci.
J'espère que cette hyper-couverture de la crise ne nous prépare pas une station toute dévouée au commentaire d'info, à un genre de CNN ou de France Info qui opinione au kilomètre, et redécrypte les mêmes sujets, mais avec des artistes, des écrivains, des politiques etc. Pendant qu'on remplit la grille de ces commentaires d'info, ce sont des émissions culturelles que l'on perd, et si France Culture ne fait plus de culture, alors il n'y a plus de culture à la radio nulle part... Je sais qu'il est tentant de faire de France Culture une grande caisse de résonnance des évènements, c'est séduisant et cela permet de polariser les auditeurs (ie. obtenir des réactions et de l'audience), mais culturellement, c'est zéro. Quid des découvertes, de l'exploration, de l'approfondissement de connaissances mises en forme? Quasi à chaque heure, j'ai l'impression que la station ne nous propose que des sempiternelles tables rondes sur la même petite poignée de sujets, et la direction ne semble plus s'intéresser à la vocation culturelle de la station. Donc pour 2012 : moins de crise, moins de printemps arabe, et plus de culture! Si vous ne le faites pas, il n'y a plus personne pour le faire à la radio.
Vous m'accorderez qu'il n'est pas tout à fait anormal que les journaux de France Culture "hypercouvrent l'info".
Merci pour votre exigence
Antoine Mercier
Rebonjour,
et tout d'abord je répare ma muflerie du premier commentaire du 26 décembre: sincèrement merci à Antoine Mercier pour ces séries d'entretiens.
Mais merci également à l'invité d'aujourd'hui d'avoir dit une chose tellement évidente que personne n'ose dire : "le marché est divin". La seule chose ennuyeuse avec Dieu étant son incommensurable pouvoir et sa parfaite impavidité vis à vis du malheur ou du bonheur des hommes.
A quand une reprise en main du destin des hommes par les hommes (voire certainement par les femmes...): il va bien falloir redessiner les contours de notre liberté de créature... après cette fièvre ultra-libérale.
Au risque de me répéter: merci à Antoine Mercier, et d'une manière générale à l'intelligence respectueuse (et donc respectable - réciprocité oblige-) de cette radio "service public" qu'est France Culture.
merci mille fois pour cette série d'entretiens. Enfin! du bon sens, de l'optimisme, de l'intelligence! C'est si précieux, si rare, si thérapeutique.
continuez, nous en avons besoin!
merci encore
Merci à Antoine Mercier pour maintenir depuis des années la si grande qualité professionnelle de son travail de journaliste: diversité des sujets, précision des analyses, mise en perspective critique des commentaires, connaissances des invité-es, clarté de l'expression, sens du recentrage des débats et de la synthèse...
Bref, un travail pour éclairer au quotidien, en peu de temps radiophonique, le sens de nos existences.
Sami Bouri
Ps: désolé pour l'emphase. Mais il est des cris du coeur, portés par la raison.
oui, dommage de ne pouvoir podcaster ces riches analyses !
merci pour la qualité de ce programme et des intervenants -
Monsieur MERCIER,
Je suis étudiant diplômé en économie, à ce titre je tenais à vous exprimer ma gratitude et le vif intérêt que je porte à l'éclairage transdisciplinaire, fourni par la série d'entretiens, par vous entreprises depuis le 19 Décembre.
Vraiment dommage qu'il ne nous soit pas donné la possibilité d'immortaliser ces témoignages par des podcast !!! Je pense que, moi comme maints autres auditeurs aurions souhaité entretenir la réflexion à loisir, comme avec un bon livre que l'on peut prendre et reprendre pour mieux en assimiler les idées, afin de mieux préparer les conquêtes sociales à venir.
Permettez moi donc par votre patronyme de vous dire un grand MERCIER !
Voir mes solutions pour combatre la crise actuelle qui est malheurereusement tragique.
voir http://www.sortir-de-la-crise.eu/
Tout de même je vous souhaite une bonne nouvelle année 2012.
Jean-Claude guillermain
Merci encore pour cette série, un bol d'air frais ! France-Culture, mon utopie !
Merci pour cette série qui continue d'être passionnante. Je découvre ce philosophe qui a sans doute, en plus de beaucoup d'entre nous, souffert du colonialisme. Son analyse au "scalpel" du phénomène de la vie sent l'expérience vécue.
Encore une fois nous souffrons tous d'une insuffisance d'analyse de la condition humaine et l'on comprend pourquoi cela n'intéresse pas les hommes qui sont actuellement au pouvoir. Leur prouesse et leur volonté : dérober l'homme à lui-même.
J'apprécie aussi beaucoup les questions d'Antoine Mercier qui aide toujours l'interlocuteur à préciser et à prolonger sa pensée.
Merci, Monsieur Mercier, pour vos émissions de grande qualité : vous cherchez à inviter (comme votre collègue Ruth Stégassy, d'ailleurs) des personnalités qui ont quelque chose à dire et vous les amenez à le dire, d'une façon déterminée et tout à la fois discrète.
Nous nous sommes offert tous les bonus de cette dernière semaine, un régal, une consolation presque.
Mais ce soir, en écoutnt Bernard Stiegler, le bonus fut interrompu à deux reprises au moment où il parlait d'Eric Besson ; Censure ??? On pourrait le croire. QUE FAIRE ?????
Nous aimerions vraiment pouvoir écouter le bonus jusqu'à la fin ! Même s'il est dérangeant.
"Nous", nous sommes deux auditeurs fidèles de France Culture dans la France profonde, entre Mâcon et Paray le Monial, belle région pour ceux qui ont de l'argent et y installent leur résidence secondaire.
Nous n'avons pas les moyens d'aller à Lyon ou à Dijon écouter des conférences, n'en n'avons même pas besoin car nous avons votre chaîne.
Merci à toutes les personnes engagées autour de vous,
Sonja Kroenlund aussi, A voix nue, Terre à terre, etc...
Par contre, ces deux énergumènes homme et femme (elle, c'est Simone je crois), feraient bien de rester chez eux !
Comment peut-on rémunérer des gens aussi nuls pour de telles idioties ?
Elle nunuche, lui crétin, rien de bien sensé dans leurs propos.
Merci de transmettre à la direction de vos programmes. Je sais que nous ne sommes pas les seuls à penser cela.
Bonne fin d'année, continuez à nous nourrir ainsi !
Monique Maison
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