Vaclav Havel : l'âme tchèque 2
L'ancien président de la Tchécoslovaquie puis de la République tchèque est décédé dans la nuit de samedi à dimanche des suites d'une longue maladie, dans son sommeil, à la campagne. Dramaturge, dissident emprisonné quatre ans et héros de la révolution de Velours, cette figure européenne avait 75 ans.
Fin 1989, cet amateur de rock était passé en quelques semaines de sa cellule à la direction du pays. Un chapitre historique d'une vie (ici en 66 photos) que son compatriote, le romancier Milan Kundera, qualifiait "d'oeuvre d'art". Evocation de Marie-Ange Lescure :
Et premières réactions depuis Prague avec Pierre Peyrichou :
Un homme de premier plan, élu par le peuple à l'unanimité, et un modèle à l'Est. Comme en témoigne le rédacteur en chef de la radio indépendante Echo de Moscou Sergueï Buntman, joint par Ilana Moryoussef :
Né en 1936 à Prague dans une famille d'entrepreneurs richissime qui possédait des studios de cinéma et des immeubles, il fut privé d'études au nom de la lutte antibourgeoise menée par les communistes. Ses pièces de théâtre aussi eurent à souffrir du régime arrivé au pouvoir en 1948. Celui qui admirait tant Beckett se verra interdit d'écriture et censuré, en particulier pour 3 pièces : ‘Audience’, ‘Vernissage’ et ‘Pétition’, qui feront le tour du monde.
Ce lundi, Les Matins rendaient un hommage tout particulier à Vaclav Havel avec pour invité Jacques Rupnik, un de ses anciens conseillers de 1990 à 1992, spécialiste de l'Europe de l'Est au CERI, et une séquence d'archives présentée par Emmanuel Laurentin. Avec aussi Les Enjeux internationaux sur Vaclav Havel et la Tchécoslovaquie. Et le journal de la culture de Xavier Martinet, dans le RenDez-Vous de Laurent Goumarre, avec notamment des hommages de Frédéric Mitterrand et d'Olivier Poivre d'Arvor :
Avec AFP
Thème(s) : Information| Europe| Histoire| 20e siècle| Politique| République tchèque| Révolution de velours| Tchécoslovaquie| Vaclav Havel
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L'amour et la vérité doivent triompher de la haine et du mensonge Editions de l'Aube, 2007 -


2 commentaires
Bonjour,
Ce n'est pas parce que je suis Tchèque que je vous écris pour réagir à l'"Evocation de Marie-Ange Lescure" et aux "premières réactions depuis Prague avec Pierre Peyrichou" ci-dessus: dans les deux cas, il s'agit, hélas, d'un ramassis de contre-vérités, d'inexactitudes et, pour le reste, somme toute, de banalités. Exemples: Mme. Lescure, tout en parlant d'un certain Vaklav Avel, date la naissance de la Charte 77 deux ans après 1968, situe l'immolation de Jan Palach en 1968 (alors qu'elle eut lieu le 16 janvier 1969); selon M. Peyrichou, "Václav Havel n'a connu qu'un seul drame épouvantable qui", en plus, "le marqua au fer rouge"... En effet, chacun sait que le reste de sa vie ne fut qu'une promenade de rêve dans un verger.
Par ailleurs, réécoutez, s'il vous plaît, le montage de la première contribution, de 0'26" à 0'31" : la phrase a été énucléée.
Tout cela est très dommage.
chapeau à Olivier PDA sur son hommage à Havel, un véritable directeur de F.C !
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