Les révolutions arabes s’affichent dans les cinémas (1/2)
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>> Révolutions arabes : par des cinéastes | par des artistes plasticiens
A partir de décembre 2010, le
printemps arabe commencé en Tunisie se propage aux pays du Moyen-Orient et aux
autres pays arabes. Un an après, les artistes exposent leurs œuvres issues de
cette période bouillonnante. Zoom sur les cinéastes.
C’est la 12e édition du festival de cinéma Est-ce ainsi que les hommes vivent ? à Saint-Denis, au nord de Paris. Pendant une semaine cette année, les journées cinématographiques dionysiennes se concentrent sur un seul thème : les Révolutions, anciennes et beaucoup plus récentes, de 1914 à 2012.
- Revolution under 5' de Ridha Tlili © Ridha Tlili
Du 1er au 7 février, le cinéma l’Ecran projettera une soixantaine de films sur le sujet. Et le 4 février sera plus particulièrement consacré aux révolutions arabes avec une dizaine de court-métrages tournés au Moyen-Orient. Des cinéastes originaires d’Egypte, de Syrie ou de Tunisie seront présents pour en débattre avec le public. Après avoir occupé les reportages et les journaux télévisés, la révolution arabe s’invite du côté des artistes et plus particulièrement des cinéastes.
« Tahrir » de Stefano Savona. © Jour2fête
La révolution égyptienne par Stefano Savona
En Egypte il y a un an, des milliers de manifestants descendent dans la rue pour réclamer le départ du président Moubarak. Le point de rassemblement se centralise sur la place Tahrir qui devient le symbole de cette révolution égyptienne. Du premier appel pour les « journées de la colère » le 25 janvier à la démission d’Hosni Moubarak le 11 février 2011, ce sont trois semaines de contestation, de protestations et de manifestations.
Le réalisateur italien Stefano Savona a suivi les événements jour et nuit, il en a fait un film documentaire. Tahrir, place de la Libération sort ce 25 janvier dans les salles. Grand habitué de l’Egypte où il séjourne régulièrement depuis vingt ans, le cinéaste filme au quotidien cette révolution qui se déroule sous ses yeux. Sur le site de Télérama, il commente trois extraits de son film.
La révolte en Iran par Ali Samadi Ahadi
La semaine dernière, c’était un autre film documentaire sur la révolution en Iran, Le printemps de Téhéran, l'histoire d'une révolution 2.0 réalisé par Ali Samadi Ahadi. Originaire d’Iran, le réalisateur est né dans le nord du pays mais il émigre dès l’âge de douze ans en Allemagne.
Récit d’une révolution. Juin 2009, deux étudiants de la capitale rêvent, comme beaucoup d’autres avant eux, d’une transition démocratique en Iran à l’occasion des élections présidentielles. Un mouvement de protestation emporte le pays, c’est la « vague verte ». De la révolte à la répression sanglante, le film retrace cette révolution populaire en mêlant des fragments de vidéos à des séquences animées.
Après la rue et l'actualité, les révolutions entrent dans une deuxième phase, celle de l'histoire et des salles de cinéma. Les réalisateurs ne sont pas les seuls à être exposés, pendant deux mois à Paris, l’Institut du monde arabe rend aussi hommage aux artistes de la révolution tunisienne.
- > Plus jamais peur de Mourad Ben Cheik et Revolution under 5' de Ridha Tlili seront diffusés pendant la semaine. Pour plus de détails, consultez le tout le programme, jour par jour, du festival à l’Ecran de Saint-Denis.
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