Tàpies : l'art de la matière 1
Antoni Tàpies en 1996 à Madrid
Alberto Martin © EPA / MAXPPP
"La croix comme résumé du cimetière qu'était l'Espagne d'alors", l'Espagne du franquisme. Antoni Tàpies avait 13 ans en 1936.
Ce travailleur infatigable s'est éteint hier à l'âge de 88 ans à Barcelone, sa ville natale.
La croix est effectivement presque présente dans toutes ses pièces. Tàpies a navigué du surréalisme au Pop Art, tout en s'imprégnant des cultures extrêmes orientales, étudié la philosophie et la musique. Il fût l'un des premiers à offrir à ses oeuvres du relief en utilisant quantité de matériaux de toutes sortes. Annonciateur de l'arte povera.
Alors aujourd'hui, quel impact peut avoir la disparition d'une telle conscience morale sur les populations d'un pays soumis au diktat économique ? Correspondance de Madrid de Marie-Hélène Ballestero, dans le journal de la mi-journée de Mathieu Laurent :
Pour beaucoup, le peintre et sculpteur catalan aux plus de 8.000 oeuvres était comme l'a titré ce matin le quotidien espagnol El Mundo le dernier grand artiste du XXe siècle. Revue de presse internationale à son sujet signé Thomas Cluzel :
Dans un court texte poétique publié par El País, le peintre Barceló en parle comme du "poisson le plus grand et le plus rouge du récif du littoral".
Exposé dans les principaux musées du monde entier, il était "l'un des grands phares de l'art
contemporain, qui avait su créer son propre univers", a souligné le directeur du Musée national d'Art moderne à Paris, Alfred Pacquement.
>>>Et vendredi 10 février, un numéro de "la Grande table" également consacré à Antoni Tàpies
Thème(s) : Arts & Spectacles| Europe| Peinture| Sculpture| Antoni Tàpies| Espagne
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Tàpies : 1, 2, 3, bang ! Archibooks, Paris. Collection VoiX, 2006 -


1 commentaire
Sans faux nationalismes, que dirait-on en France si on parlait de Napoléon comme "l'Empereur corse", ou de Max Jacob comme "artiste breton"? Pour les Français, les régions n'existent qu'ailleurs...
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