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Des artistes en colère contre le marché noir des billets de spectacles 0

« L’accès à la culture ne saurait être un luxe ! » Les artistes signataires de cette pétition ont été entendus. L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité un amendement pour interdire la revente spéculative de billets sportifs ou culturels au marché noir.

Sur internet, le prix des places de spectacles flambent, des billets pouvant atteindre cinq fois leur valeur faciale. Un business qui progresse depuis quatre ans. Le mode opératoire : « assécher » le marché pour faire monter les prix.

Selon Dinh Thien Ngo, producteur à Camus Productions, une dizaine de sites use régulièrement de cette pratique : « ils sont organisés en bande, 50 personnes vont dans des points de vente différents pour rafler un maximum de billets et quand le spectacle affiche complet, ils mettent en vente leurs billets soient avec un système d'enchères, soit en fixant dès le départ à un prix prohibitif: 300 voire même 500 euros. »

Le 16 janvier dernier, Starlight-Europe.com s'est vu interdire par la justice la commercialisation du spectacle des Enfoirés à des prix prohibitifs. Le site proposait des billets de 199 à 249 euros, alors que le prix officiel le plus élevé était de 65 euros. Il a été condamné à une amende de 2000 euros et autant au titre de préjudice subi par Les Restos du Coeur.

Cet été, le festival des Vieilles Charrues portait également plainte contre un site britannique. Loïck Royant, son directeur, dénonce ces pratiques au micro de la journaliste Aimie Eliot :

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L'Opéra national de Paris a également assigné en justice le site viagogo.fr. Le résultat de la procédure est attendu courant février. Dans ces trois cas, les spectacles font l'objet de subventions. Une loi de 1919, interdisant la revente d'une place de spectacle subventionné à un prix supérieur à celui décidé par l'organisateur, permet donc un recours en justice. Mais pour les manifestations non-subventionnées, aucun texte législatif.

Des artistes, en colère contre ce marché noir, ont donc interpellé les pouvoirs publics. Par le biais d’une pétition, ils ont souhaité prendre la défense des consommateurs. Une attention qui n’est sans doute pas leur unique motivation. Les explications d’Aimie Eliot qui interviewait Françoise Benhamou, économiste de la culture :

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Un amendement a donc été voté à l'Assemblée nationale, ce lundi 6 février. A l'origine du texte, Muriel Marland-Militello, député UMP des Alpes-Martimes, qui répond aux questions d'Aimie Eliot :

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Les sites de revente seront donc contraints à obtenir l'autorisation de l'organisateur au risque d'être condamnés à une amende de 15.000 euros, et 30.000 en cas de récidive. Cet amendement devrait être voté rapidement par le Parlement. Il a en effet été décidé par le gouvernement que la loi sur le régime d'assurance des sportifs, dans lequel il est inclu, soit examinée en urgence.

Florence Pacaud

Thème(s) : Arts & Spectacles| Internet| Droit| Musique| Opéra| Justice| Théâtre| billeterie| législation| spectacle| spéculation| vente

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