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Minitel, Transpac : 36 15 FIN 1

Jean Francois Frey © L'Alsace / Maxppp

L'emblème de la télématique à la française a vécu. Malgré 420.000 clients encore actifs, le terminal commercialisé il y a 30 ans par France Télécom n'est plus bon qu'à être recyclé par exemple en pare-chocs de voiture. Son réseau, Transpac, cède en fait la place à la technologie IP d'internet. Et à l'heure des tablettes tactiles et de l'informatique dans les nuages (cloud computing), ce symbole entre définitivement au musée ce samedi. Après avoir généré des profits records par ses tarifs établis et fait la fortune de futurs stars du web comme Xavier Niel, en particulier grâce à une déclinaison "rose" pimentée d'une collection de prénoms en A.

Vidéo : extrait d'un documentaire de Fabrice Richard réalisé pour France 3

Le minitel n'a pas été l'unique service télématique avant internet, avec par exemple Bildschirmtext en Allemagne. Mais son succès restera inédit avec 9 millions de machines et 25 millions d'utilisateurs en 1994 !

Un minitel très fortement encouragé et cadré par l'Etat, lui qui aura révélé l'image pixelisée de François Mitterrand élu.

Chercheur et spécialiste d'internet et de la révolution numérique en général, Serge Soudoplatoff, a travaillé pour France Télécom dans les années 80. Il a confié à Stanislas Vasak ce que lui inspirait ce qu'il qualifie d'"un certain succès" :

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La fin du Minitel était aussi au coeur de "Place de la Toile", l'émission de Xavier de la Porte, le 31 décembre dernier. Avec pour invité Benjamin Thierry (Twitter), PRCE à l’IUFM de l’Académie de Paris (notamment), membre du Centre de recherche en histoire de l’innovation de l'Université Paris-Sorbonne :

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Un événement dont se sont évidemment emparés les internautes et twittos pour hommages et détournements :
Et également commenté par la presse internationale, en particulier anglo-saxonne : la BBC (The rise and fall of the France-wide web), Time (France Bids Adieu to Minitel, Its Internet Forerunner) ou le New York Times (On the Farms of France, the Death of a Pixelated Workhorse).

Eric Chaverou

Thème(s) : Information| Economie| Gouvernement| Informatique| Société| minitel| Transpac

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3615 met le Ulla. LibérationIsabelle Hanne est partie à la recherche des derniers dragueurs de la plus célèbre des messageries roses. Article payant ;-)

1 commentaire

Portrait de Anonyme Dunstan30.06.2012

Le 'succès' du minitel était dû au moins en partie à une coercition incluant les procédés suivants : on arrête de distribuer les annuaires, on force le public à s'inscrire pour tous les examens sur minitel, et idem pour nombre de démarches administratives. Après avoir forcé des millions de personnes à s’équiper, on force 420 000 personnes a s'en défaire aujourd'hui. Qui auront été les véritables bénéficiaires de cette gigantesque opération commerciale ? Les utilisateurs, les contribuables ? Pas si sûr...

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