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Pourquoi la Syrie ? 6

Depuis un an et demi maintenant, la Syrie est le théâtre d’un conflit meurtrier entre une grande partie de la population et les autorités.

De Deraa, foyer du soulèvement populaire à Alep, "la mère de toutes les batailles", l’armée essaie de mater une rébellion de plus en plus organisée et équipée, souvent grâce à l’aide de pays étrangers.

Malgré l’envoi d’observateurs, l’acceptation de nombreux "plans de paix" la situation sur le terrain s’aggrave. L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme parle de 23 000 victimes. L’ONU estime qu’il y a eu 17 000 morts depuis le début des affrontements, mais ces chiffres sont invérifiables.

Le conflit syrien révèle également l’impuissance de la communauté internationale à trouver une solution, à cause notamment de divergences de vues entre les pays occidentaux d'un côté, la Russie et la Chine de l'autre.

 

France Culture vous propose de revenir sur l’origine de la "révolution syrienne" à travers l’analyse de notre journaliste Claude Guibal, spécialiste du printemps arabe.

 

Avec elle nous revenons sur plusieurs thèmes indispensables à la compréhension du sujet. Vous trouverez également une chronologie interactive des événements, du début des heurts en février 2011 aux derniers développements.

 

Le début du conflit et la propagation dans tout le pays

 

 

Au départ, les quelques manifestations en Syrie, suite à des appels sur les réseaux sociaux, revêtent le même visage que les manifestations en Lybie ou au Yémen. Mais en Syrie plusieurs éléments vont attiser la colère de la population. La mort de manifestants, l’arrestation et la torture d’enfants à Deraa, dans le sud du pays.

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Les visages de l’insurrection

 

 

Rapidement, les civils syriens ont vu arriver à leurs côtés des déserteurs de l’armée, qui ont structuré les rebelles. On trouve également des combattants étrangers, souvent des djihadistes (sunnites) venus renverser le pouvoir alaouite (chiite).

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Des enjeux confessionnels, régionaux et internationaux

 

 

La Syrie est devenue le lieu de toutes les luttes. D’abord confessionnelles, avec l’opposition entre chiites et sunnites syriens. Mais on retrouve également cette ligne de fracture au niveau régional avec les pays sunnites, comme l’Arabie Saoudite qui soutient les rebelles. Tandis que l’Iran chiite est derrière le régime de Bachar al-Assad.

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A quoi jouent la Russie et la Chine ?

 

 

Au niveau international, les principaux soutiens au régime syrien sont la Russie et la Chine. Mais c’est surtout la Russie qui a le plus à perdre si le conflit aboutissait à la chute de Bachar al-Assad.

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Bachar al-Assad, personnage compliqué 

 

 

Le président syrien parlait d’abord de conspiration contre lui, mais après plusieurs semaines il consentait à des réformes, et même à l’arrêt des combats. Mais jamais ces déclarations n’ont été suivies d'effets. Au contraire. Aucun des engagements pris auprès de l’ONU, de la Ligue arabe n’a été respecté. La personnalité du dirigeant syrien laisse craindre un conflit durable, et peut-être même étendu à la région.

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>>> Voici une chronologie des événements en Syrie depuis un an et demi. 50 dates qui permettent de mieux cerner l'incroyable complexité du conflit :

 

 

>>> Après leurs reportages en Syrie, Florence Aubenas et Matthieu Mabin étaient invités dans les Matins Eté du 21 août pour raconter la situation sur place

 

Abdelhak El Idrissi

Thème(s) : Information| Conflit| Proche Orient| Bachar al-Assad| chiites| Chine| occident| Printemps Arabe| Russie| sunnites| Syrie

6 commentaires

Portrait de Anonyme Sophie24.09.2012

Au sujet de l'émission radio france culture de ce 24/09 matin, merci pour avoir donné la parole à des syriens. Merci aussi de porter un intérêt marqué pour les populations qui souffrent dans ce combat. Néanmoins, vraiment, j'ai honte lorsque certains se permettent de dire "mais vous comprenez" nous ne pouvons pas armer les révolutionnaires, nous ne pouvons pas... mais non le peuple syrien n'a pas à nous comprendre, nous (extérieurs au conflit), je ne pense pas qu'on puisse se permettre de leur dire "vous comprenez" alors que leur peuple meure et subit d'horribles tortures. C'est bien à tous ceux qui le peuvent, d'agir et d'arrêter de parler uniquement.

Portrait de Anonyme Berni21.09.2012

Aurez-vous le courage d'inviter Bahar KIMYONGUR pour son livre SYRIANA,la conquête continue aux éditions Investig'Action-Couleur livres, ou d'inviter Michel COLLON qui en a fait la préface ?

Portrait de Anonyme berth22.08.2012

nul doute que l'importance des pertes de vies humaines depuis le début de ce conflit est importante .
Mais il serait temps d'avoir de vraies sources dignes de confiance.
En effet, d'après des sources journalistiques "l'observatoire syrien des droits de l'homme" se composait jusqu'à récemment d'un seul homme qui est basé à Londres ? Est ce que cette donnée à changer ou c'est toujours le cas ?

Portrait de Anonyme Daniel Roche22.08.2012

Votre chronologie est trés bien faite. vous pourriez la compléter d'une autre moins factuelle sur la Syrie son histoire et ses communautés.

Portrait de Caliban Caliban22.08.2012

Journal de 18h : « Moscou en flagrant délit d'ambivalence. »
Pure désinformation, ou ironie malvenue d'un journaliste
incapable de comprendre la distinction élémentaire qu'il
prétend commenter ?

Portrait de Anonyme alain monnet21.08.2012

Il faudrait peût-être inventer une échelle de Richter de l'Horreur crée par l'Humain, qui ,comme toutes les échelles ne sert qu'à mesurer, la puissance destructrice enlevant tout sur son passage!
Malheur à tous ceux qui s'y tiennent...

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