11 Mots pour une histoire 610

Un jeu proposé par l'émission Des papous dans la tête
Je vous donne 11 mots.
A vous d'imaginer un récit dans lequel ces mots joueront leur rôle.
Récit en 15 lignes maximum.
Toutes les histoires sont les bienvenues : prose ou vers, comédies ou drames express.
A vous de jouer ! Et n'hésitez pas à répondre aux autres internautes.
En prime, les commentaires d'Eva Almassy.
Françoise Treussard
Les 11 mots en jeu :
barboter / crapule / berlingot / flocon / brillantine /
Assuérus / Norma / cachet / réfléchir / étouffé / chocolat
AMUSEZ-VOUS BIEN !
ECHANGEZ VOS IMPRESSIONS DE LECTURE !
SOYEZ INTERACTIFS !
LUNDI 14 JANVIER 2013
Bravo à toutes et à tous.
Vous avez été si nombreux à jouer.
Vous avez écrit des histoires formidables que nous avons eu grand plaisir à lire au fil des minutes.
Bientôt un nouveau jeu.
Pour l'heure laissons Norma, Assuérus et leurs compères au repos.
Tous les récits, poèmes, commentaires que vous avez écrits sur ce site de jeu resteront en ligne pour lecture.
Et, bien sûr, on se retrouve tous les dimanches pour des Papous dans la Tête
Thème(s) : Littérature| Littérature Contemporaine| Loisirs| jeux littéraires| Papous




610 commentaires
Lettre du dimanche soir à l’amant du mercredi après-midi
Mon amour, ma crapule,
C’est ta chouette qui hulule
Je profite du jeu des 11 mots, pour te délivrer mon berlingot
Après un week-end à réfléchir, comme Norma à l’orée du désir
J’ai réécrit notre menu par les plats, entre mon ordi et un quatre-quarts au chocolat
Ah tu verras ! Mon nouveau mode de m’épancher, vaut mieux qu’un regret étouffé
Sache qu’hier à minuit je pleurais, seule dans ma chambre avec cachet
En repensant à notre façon de barboter, (qui m’avait coûté un costume bonnet C)
J’ai presque regretté la brillantine, dont je t’enduisais, nue, dans la cuisine
Au retour, il neige : le métro ramène ses faucons, j’entame une soupe et ses flocons
Alors je t’espère mon seigneur, mon Assuérus
Baignée comme Ariane dans un valeureux consensus …
Ariane de Belle du Seigneur ? Au plaisir de la rencontrer ici, ce matin en particulier, dans son bain et au milieux des Valeureux (si je lis entre vos lignes, mais vos lignes - y compris la ligne du métro - valent aussi le détour).
Bien sûr! La belle Ariane qui languit dans son bain, attendant son amant, réglant les moindres détails de leur rendez-vous à venir... Elle se fait belle pour son Seigneur, se demande si le dégrafage du soutien-gorge ne fait pas trop "visite médicale"... Du coup, elle n'en met pas. Merci pour vos propositions et vos commentaires; vos jeux sont souvent l'occasion de mettre en forme et en bouteille quelques messages personnels que l'être aimé ne saurait entendre. Grâce à vous, Eva, je vois la vie en vers.
De gros flocons tombaient en rangs serrés. Un épais tapis de neige couvrait maintenant l'asphalte et l'air glacé de la veille avait figé les rares endroits abrités. Norma sortit du théatre sa répétition terminée. Elle avait décroché ce premier rôle et la perspective d'un confortable cachet la motivait pour sortir de chez elle malgré le froid mordant. Elle tourna à droite dans la rue Brillantine et se réjouissait à l'idée de retrouver son chat Assuérus et s'octroyer un bon chocolat chaud. Elle n'entendit pas les pas étouffés de l'homme qui la suivait se rapprocher et n'eut pas le temps de réfléchir quand l'énorme sac de berlingots qu'il avait brandit lui fracassa le crâne. La crapule s'enfuit aussitôt son forfait accompli en la laissant barboter inanimée dans la neige fondue au contact de la chaleur de son corps affalé.
Cauchemar
Etre bébé : téter, barboter et roter.
Pleurer car la peur, pure crapule apparue
Au parc carré parla à la pâleur élue :
« Ô bébé, berlingot, toi bientôt grignoté,
L’ogre t’oint, ô gibier, gigot, rôti, rognon ! »
Ô fol flocon ! Loco ! Ô flonflon : fol cocon !
Terrible, il te niera en terne brillantine,
Te ratatinera en tentante tartine…
Sûr Assuérus erra, sûr se rassurera
Maman, ô mon nanan (amor a nom « Norma »),
Cet acte hâte ta tâche, ah cachet acheté !
Réfléchir, rire, lire, héler le ciel chiffré…
Ouf ! Effet fut tué et tout fut étouffé.
Choc ! Holà, ça clocha ! Ah, lolo… Chocolat…
L'honneur du 600e message vous appartient. Un sonnet ! Et, un bonheur ne venant jamais seul, tout en suites allitératives. Bravo bravo bravissimo.
" j'ai 13 ans et c'est compliquée,je ne comprends meme pas la definition de tout les mots"
Assuréus,toujours du chocolat dans les poches .Se partage les berlingot en classe et s'amuse comme un fou.Cette enfant un peu foufou trouve toujours quelle chose a faire , enrage les gens pour son plaisir personnelle.Premières cible sa soeur " AHHHHHH maman cette crapule a touche a ma brillantine j'ai les cheveux verrt"
-ahhhh ,les cheveux vert bouge pas photo
-sors tout de suite!!
Il était en CM2 est très intelligent il se retrouva en 6éme.
Et tout d'un coup tout changea.
"Apres je sais pas j'ai envie de le faire mais les mots compliquée et je suis éblouie par se que les autres gens c'est formidables"
Règle n°1 / dans ce jeu, il faut inclure tous les 10 (voire 11) mots.
Exception à la règle n°1 / quand on a les cheveux verts, on fait ce qu'on veut !
Exception à l'exception à la règle n°1 / on ouvre un dico et tous les mots par magie deviennent connus.
Retour à la règle n°1.
bonjour j'aurais besoin d'aide parceque j'ai 13 ans et je ne connais pas la definition de tout les mots
Le cachet rose (barboté dans le pilulier d'Assueros, mon pépé gateux)dissout dans le chocolat chaud, nous avait réduit à l'état de flocons
-rêves légers-
Le rire étouffé de Norma , badin, me dispensait de réfléchir à la suite des évènements.
La p'tite crapule jouissait.
J'lui coiffais l'berlingot avec unp'tit chouilla d'brillantine...
Et le tour est joué.
Amsterdam, le 13 janvier,
Cher Assuérus Papou,
Ici, il fait très beau et c’est bien agréable de rouler à vélo le long des canaux où se réfléchissent les belles façades. Mais il fait très froid au point que la brillantine sur mes cheveux s’est toute durcie et me donne – paraît-il - un petit air crapule. Mais à barboter dans le froid, nous avons presque étouffé et il a fallu se réfugier dans un café pour un chocolat chaud. On me dit que chez toi, il fait un peu moins froid mais que tu attends les flocons pour ce soir…
A l’opéra hier soir, on ne jouait pas Norma alors nous avons vu « Einstein on the Beach ». La musique de Philip Glass n’a rien perdu de son cachet et les danseurs étaient formidables.
Je te rapporte de ces berlingots au genièvre dont tu raffoles !
Grosses Bises
Treest
Qu'est-ce que j'aime Philip Glass en plus. A bien songer, les exercices ici ont un côté Metamorphosis et Glassworks, de jolies répétitions et de soudains "Openings".
Et si c’était aujourd’hui même l’anniversaire d’une personne que l'on aime ? Crapule soit qui ne la fête ! Je la perçois en Diva, avec sa belle voix au cachet inimitable qui saurait chanter Norma et sans réfléchir passer à un classement des meilleurs gâteaux (happy birthday to you !) au chocolat. L’air s’irise de flocons d’esprit, ça pétille, on n’a jamais mal aux cheveux, c’est léger, nul besoin de brillantine pour se lisser les méninges. Vous avez de l’or en barre (en berlingot ?) lorsqu’elle rit. A tout hasard, l’anagramme de « Dix mots pour une histoire » donne « Roi humoriste deux points ». Ma langue au chat, je barbote. Roi humoriste : Assuérus ? Ce dimanche, tout est possible, pourquoi pas 600 messages, autant de vœux de bon anniversaire ?
Tandis que, pour "l'humoriste-roi", il faudra demander à Patrice Delbourg qui les connaît tous et nous les présente.
Assurément il n’est pas souhaitable que la brillantine réfléchisse de trop....Comprenez-moi Mademoiselle Norma, un cachet par jour, dans votre cas, est beaucoup trop pour étouffer une brillante idée ! Normalement un flocon suffit amplement pour barboter dans le chocolat. Sinon vous dépassez de la boîte et c’est l’anarchoc. Quel sort barbare pour vos compatriotes ! Tout le monde rêve d’être un berlingot Mademoiselle Norma, c’est plus convenable et facile à enrober. Ecoutez-moi sans fléchir je vous prie... prenez la bonne direction : pensez crapule et votre cerveau cessera de se sentir cerné ! Bon, nous en avons fini pour aujourd’hui. Veuillez émarger ici dans la plus discrète des manières.
« - Quelle taille conviendrait-elle le mieux pour ce faire ?
- La police Assuérus fera parfaitement l’affaire. »
Un billet anarchic et -choc, mais quelle bonne vendeuse vous faites ! On émargerait sans ciller pour moins que ça.
Si je ne veux pas mourir, croupir en tôle, barboter en prison, il me faut fuir cette crapule. Enfiler semelles de crêpe pour étouffer le bruit de mes pas, avaler un cachet puis sortir et foncer. Me plonger dans le chocolat de la nuit qui étincelle de flocons d'étoiles. Filer sans ralentir comme glissant sur de la brillantine. A l'angle de la Norma, tourner à gauche. Ne pas se laisser ni éblouir, ni retenir par les éclats de lumière que les vitraux, taillés en berlingot, font réfléchir. Garder en tête le but,le pont de l'Assuérus, pour toujours courir, tourner, bondir et enfin respirer.
"Me plonger dans le chocolat de la nuit qui étincelle de flocons d'étoiles." Oui, courez, vous êtes dans la bonne voie, je vous prendrais volontiers en autostop, solidarité entre femmes.
Recette pour une crapule :
- bien réfléchir au destinataire de cette préparation
- idéalement un membre de la secte Assuréus, de préférence un de ceux qui marche au cachet
- laisser barboter une livre de berlingot dans 800 grammes de flocon de neige jusqu'à l’obtention d’un sirop
- si besoin rajouter quelques gouttes de brillantine au moment de lier la préparation
- faire glacer le tout à l’étouffé
- si votre invité souffre de troubles hépatiques napper d’une bonne couche de chocolat de la marque NORMA
La recette est bonne, mais l'ordonnance, oups ! Je la ferais relire à mon pharmacien. Du chocolat contre la crise de foie ? Les flocons de neige, lorsque l'air pur est si nourrissant qu'on le prendrait en sirop, ça, mille fois oui.
On s'était donné rendez-vous à l'Assuérus, le bistrot des petites crapules, de celles qui aiment à réfléchir comment barboter le sac des mémés. Norma y aimait follement siroter un chocolat tout en tendant l'oreille aux complots qui parvenaient par bribes, étouffés. Moi, je suçotais les berlingots rayés offerts par la maison et je m'amusais à observer le serveur. Il avançait, slalomait, dansait entre les tables, les clients. Droit, fier, la tenue digne,un torchon blanc plié, posé sur le bras, un plateau en équilibre sur la paume de main, il en avait du cachet ! rien ne le lui enlevait, même pas les pellicules, tombées malgré la brillantine, parsemant en flocons son habit noir.
"Le monde de Sophie", résolument philosophique.
Bien à vous, votre dévoué Alberto Knox
Mariage pour tous.
Par ce froid dimanche, la rue grouillait de ratichons vengeurs. Des hommes de robe qui passaient les enfants de chœur à la brillantine venaient indiquer au peuple fornicateur et décadent les normes à suivre en matière de morale et de léchage de berlingot. Depuis trop longtemps, on les laissait barboter dans leurs croyances désuètes, étouffés dans leurs temples, églises, mosquées et sacristies. Les calotins voulaient retrouver ce droit à l’oppression que les crapules de la République leur avaient confisqué. Ils entendaient redorer le cachet d’un ordre séculaire terni par l’abus de chocolat. Le flot convergeait autour d’Assueurus, qui riait sous cape. Les gens qui s’aiment n’ont pas besoin de réfléchir.
Si, tout de même, réfléchir à deux fois, avant de dire oui devant le maire ou le curé.
Le ténor Assuerus, qui chantait "La Norma" a failli s'étouffer quand il a vue cette crapule de Luigi, lui barboter tous ces berlingots. Il réfléchit à sa vengeance, et dès le matin suivant, il enroba de brillantine ses flocons d'avoine et mit du chocolat fondu dans ses cachets.
Les hurlements de Luigi comblèrent de douceur la perte de ses berlingots !
La vengeance est un plat qui se mange avec de la brillantine.
Je m'appelle Crapule Assuérus. Mon métier, barboter les gonzesses. Faut pas se tromper sur moi, je suis redoutable dans la séduction. Les femmes m'adorent, surtout elles aiment sentir ma brillantine, elles en sont folles, surtout Norma au corps de berlingot, ça me rappelle maman, la première de toute et qui m'a tout appris,si vous voyez ce que je veux dire, atchoum! Vous ne pouvez pas savoir combien de flocon translucide j'ai pu garnir! C'est dingue!Avant chaque attaque, je prenais un cachet mentholé, ça cassais mon angoisse.Quand j'embrassais une gonzesse, je ne la laissais jamais respirer; a l’étouffé qu'elles se pâmaient, une séduc, crevette shopshui! J'étais le meilleur!Pour rouler une gonzesse, faut pas la laisser réfléchir, sinon t'es dead! D'abord, Tu lui offres un chocolat et pendant qu'elle croque tu fais le coq! Cocoricoooo!!!
Recette de crevette shopshui et de coq au... vain ?
Le ténor Assuerus, qui chantait "La Norma" a failli s'étouffer quand il a vu cette crapule de Luigi lui barboter tous ces berlingots ! Il réfléchit à sa vengeance et, dès le matin suivant, il mélangea de la brillantine dans ses flocons d'avoine et du chocolat fondu dans ses cachets !
En antendant les hurlements de luigi, il savoura pleinement sa vengeance !!!
Ici radio Londres; Bom!Bom!Bom!Bom! Le canard ne barbote plus! - Bom!bom!bom!bom!- La crapule n'est plus dans le berlingot!-Bom!bom!bom!bom! -Le flocon n'aime pas la brillantine! - Bom!bom!bom!bom! - Assuérus réfléchit a l'étouffé! -Bom!bom!bom!bom! - Norma aime les cachets aux chocolats! Bom!bom!bom!bom!
Avez-vous twitté sur "radio Londres" aux deux tours de l'élection présidentielle ? Ou encore avant, pour de vrai, avec De Gaulle ? Cryptage parfait. Qui saurait décrypter ? Sûrement pas l'ennemi.
« ……Chérie il y a du grabuge chez nos voisins, Eva et Hervé Assuérus » ; il y pleut des flocons d’insultes : -ventripotent, crapule, corniaud, égoïste….
-fiche-moi la paix ou je te balance mon flacon de brillantine dans la tronche……
-si on y allait ? -bonne idée….Ding ! Ding ! - Qui est-ce? - Norma et Norbert Lingot, vos voisins ; on passait pour vous présenter nos vœux. -Bonne année ! Bonsoir Eva, bonsoir Hervé, on s’embrasse.
-tu parles d’une bonne année avec Hervé qui passe sa vie devant son ordi ; je n’en peux plus, je me sens étouffé par l’ennui -ah ! Vous aussi… ? -oui, ça nous est arrivé ; maintenant, ça va mieux depuis qu’on a consulté…. - consulté ? Oui un médecin qui s’est spécialisé dans cette discipline... .Son adresse? Oui, là voici… -Je vais réfléchir. Deux jours après : c’est grave docteur ? Vous allez lui prescrire quelques cachets ? Les examens confirment mon diagnostic : il y a invasion du sillon frontal paracingulaire : c’est la « papouite » ! Phénomène d’origine virale, il ne se grippe jamais, ce qui le rend très contagieux ; identifié le 4 janvier de cette année, il se propage à grande vitesse grâce aux moyens de communications actuels : internet, câble, réseau hertzien……
-comment faire ? -anticipez madame en vous installant votre propre système informatique car vous allez bientôt être contaminée. Huit jours après : allo docteur ? C’était juste pour vous donner de nos nouvelles ; Norbert vient de m’apporter un chocolat chaud et nous sommes en train de barboter dans un bain de mots doux ; pour en savoir plus tapez http://www.franceculture.fr . Merci et longue vie à la « papouite ».
Nos symptômes s'aggravent illico si on choisit les 10 mots pour une histoire parmi les vôtres : ventripotent, corniaud, égoïste, consulter, hertzien, invasion, paracingulaire, communication, grabuge, janvier.
Elle avait mal dormi, elle avait besoin de réfléchir. La nature ce matin était recouverte d’un manteau blanc, et elle avait jugée l’occasion parfaite pour aller se promener en forêt.
Elle avait appelé Assuréus, il avait accouru vers elle, la queue en panache, les naseaux frémissants, la tête haute et les oreilles pointées en avant. « Viens ma crapule, on va se promener ! ».
Elle était sûre qu’il comprenait ce qu’elle disait, et sa joie manifeste au mot « promener » la confortait en ce sens. Parfois même il lui semblait qu’elle n’avait pas besoin de prononcer les mots pour qu’il les entende.
Norma savait aussi qu’il connaissait ses états d’âme, et que malgré le froid piquant ce matin il resterait tranquille.
Pendant qu’elle lustrait les crins à la brillantine en spray, les flocons se remirent à tomber et lorsqu’elle se mit en selle, ils formaient des étoiles qui constellaient la crinière du cheval. Elle commença à retrouver le sourire.
Elle adorait ces blancs matins d’hiver devenus rares, où toute la forêt semblait aux aguets des bruits étouffés par la neige. Ces moments étaient bien plus efficaces que la meilleure barre de chocolat noir ou que n’importe quel cachet d’anxiolytiques, et elle respirait à plein poumons tranquilles ces instants de perfection où rien de ce qui tracassait habituellement les humains ne semblait important.
Au pas lent de son cheval, ses soucis se mirent à barboter gaiement, puis finirent par s’évaporer comme des bulles à la surface d’un bon bain chaud. Remplie d’une soudaine bouffée de reconnaissance pour son compagnon équidé, elle fouilla dans sa poche. À ce simple geste Assuréus s’arrêta, tourna son encolure vers Norma qui lui offrit un berlingot à la menthe, ses préférés.
Celle qui murmure à l'oreille des chevaux nous gratifie ici d'une magnifique promenade. A lire et relire en guise d’anxiolytique ou en simple friandise textuelle.
Sans que ce soit évasif mais perceptif s'aurait-on ce que ces électroniques mail protéiformes, surabondants & phlogistiques doivent au Houelbekisme, à la pataphysique ou au célinion?
Sans que l'étude ne soit d'une précision millimétrée au risque d'être étouffée sous le berlingot de la complaisance saura-t-ton combien cherchent un éditeur?
Sans passer de brillantine saura-ton les motivations profondes autant que charnelles où barbotent de ci de là les idées pour une fois mises en onze?
Si cela ne ce peut! Dites-nous le, tout de go sans réfléchir: au grand dam d'Assuérus qui mettait la droiture au dessus de tout & la crapule au dessous de rien.
Sans doute serons-nous chocolat, dans ce cas que ce soit avec flocons, c'est pour faire passer le cachet de Norma qui se lamente dans ses fers...
Sans flonflons ni cotillons ni flocons, actuellement l'édition française est une neige tiède. Nouveaux talents, venez. En attendant, on peut lire les livres du monde entier.
Serions-nous en queque sorte marrons,
Pour que d'autres tirent les marrons
Du feu, quand les négres marrons
S'époumonent dans leur jargon
Au plus loin des plantations
Attention!
Nous nous délectons & nous nous marrons
Grâce à votre abnégation.
Chére nounou...
Evasion
Et varrions le menu de chataignes
qui nous cassent en deux
& neuf font onze
Plus un, un cornet de marrons
Chauds... Chaud devant, le menu
s'étoffe à vue d'oeil.
La mére Poulard n'avait pas
Mieux dans son fourneau
qu'Evariste Galois dans son cerveau
& la nave va...
Entre les marrons et les châtaignes on reconnaît ces dernières à leur cloison interne que les premiers, plus gros pourtant, n'ont pas. Comme votre poème, décloisonné, enrobé de sucre (le glaçage). Mais où sont passés les onze mots d'antan ? Restés dans les bogues piquantes ? Ou c'est l'ordi qui aurait bogué ?
Les blogs ne manquent pas de piquant non plus... & il n'est pas commode, sans être empereur, de régner sur deux vastes domaines du gol... gool & du golem...
Onze se suffit-à lui même, puisqu'il contient non seulement, en son sein, les mots d'antan mais les antalgiques* gigantesques de l'équipe de France, qui venant des 4 coins du monde élargissent les 4 coins de l'hexagone à la dignité Assusérusienne.
Ne dit-on pas, par ailleurs, le bouillon de onze heures à l'étouffé que l'on fait boire à l'ouvrier de la onzième heure pour l'emberlingoter au chocolat, sans qu'il puisse réfléchir, ni aider Norma à se procurer un peu de Brillantine... en la laissant barboter à qui mieux mieux... goool... goooool... Pendant qu'il englouti des pop corn**...
***
*cachet
**flocons
*** à défaut d'onze milles verges, à ce rythme nous allons atteindre les onze cent gerbes -record-amarcord-concord-
Quelle crapule, ce mec ! Il me regarde barboter désespérément depuis des heures. Un effet indésirable du cachet de dramamine que j'ai avalé en prévision de cette partie de canotage… Il reste là à lisser ses trois cheveux enduits de brillantine en piochant un chocolat après l'autre dans une espèce de berlingot aussi inépuisable que le tonneau des danaïdes…Pourtant il est quasiment adossé à une bouée de sauvetage estampillée Assuérus… peut être le nom d'un paquebot ? Au fait, que deviennent les bouées des paquebots qui finissent à la casse ? On se met à réfléchir à de drôles de trucs quand la mort est proche… car ça y est… Plus qu'à moitié étouffé par un cocktail d'eau et de chlore, j'ai renoncé à me débattre, ma vision se brouille un une pluie cotonneuse , je me concentre en vain sur un flocon plus brillant et je crie en silence le nom de Norma , feue ma labrador bien aimée qui m'aurait déjà tiré de là depuis longtemps … Ouf ! Le Gugusse s'est décidé à me lancer une bouée et m'offre même un chocolat quand j'accoste enfin…
Mais on l'a déjà vu, lu, on en a discuté ici, de ce même labrador, du tonneau des Danaïdes... Votre texte n'a pas pris une ride depuis une semaine.
Norma suçait de la brillantine en flocon, ça l'empêchait de penser à Assuérus. Elle barbotait dans un univers chocolat. Le producteur avait rogné son cachet. Il pouvait étouffer en enfer. Pas de berlingot pour les crapules.
Concis et efficace, bravo!
Norma et le cachet empoisonné..
Norma venait de recevoir son cachet. Elle se mit à réfléchir à la façon dont elle l'avait gagné. Cette crapule d'Assuérus avait étouffé l'affaire malgré les preuves qui m'accablaient. Cette "vraie-fausse" comédie qu'il m'avait contrainte à jouer en me faisant verser ces flocons de chocolat noir dans le berlingot qu'avait finalement bu ce pauvre Henri... J'ignorais que ces flocons contenaient cette fameuse "Brillantine" dont Assuérus se servait si souvent et si fièrement pour briquer les portes battantes de son Magnifique théâtre. Ce produit était tellement efficace et puissant qu'il fallait très peu de temps pour nettoyer et faire briller les poignets en un temps record.
Norma commençait maintenant à avoir des remords et se demandait si elle devait réellement profiter de ce cachet pourtant si attendu. Elle pensait à Henri qui devait maintenant barboter au large de la méditerranée où sa famille avait souhaité verser ses cendres.
Aïe ! "Norma m'a tuer." Ainsi que votre histoire.
Cette crapule d'Asserus s'en était sorti de justesse,,mais maintenant l'affaire était étouffée et il avait son cachet.
Il était devant son miroir et plaquait soigneusement vers l'arrière ses cheveux avec de la brillantine pour leur donner un aspect soyeux.
Depuis la fenêtre de la salle de bain, on voyait tomberles premiers flocons, l'hiver était déjà là, les canards barbotaient dans le lac gelé.
Mais ce soir, il avait rencart avec la belle Norma à la peau chocolat. Il avait bien réfléchi, il lui offrirait des berlingots multicolores, il savait qu'elle aimait ça, après seulement il lui dirait tout.
Concis, crédible, cinématographique. Si c'était un DLA, je dirais qu'il y a sûrement un avant et un après. Un roman noir de 150 pages ?
Norma et Assuerus barbotaient tout deux gaiement dans la baignoire en émail de la grande salle de bain. Ils avaient mis dans l'eau un nombre incalculable de berlingots odorants. Des flocons de mousse tombaient abondamment sur le carrelage.
Leurs rires étouffés se faisaient entendre jusqu'au salon.
Les deux petites crapules avaient longtemps réfléchi à un stratagème pour échapper a leur gouvernante la pauvre Brillantine, qui dormait désormais paisiblement après avoir bu son habituel chocolat chaud, dans lequel on avait ajouté à son insu des somnifères en cachet.