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Le Figaro : un quotidien "de conviction", pas un journal militant 0

Avec une ligne éditoriale ancrée à droite, le quotidien se défend de tout militantisme. Les journalistes qui y travaillent se contentent de mettre en avant des convictions dans lesquelles leurs lecteurs se retrouvent.

 

Yves Thréard est le directeur adjoint de la rédaction du Figaro depuis 2000. Pierrick de Morel © Radio France

Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction et éditorialiste au Figaro, le quotidien pour lequel il travaille est avant tout un "journal de conviction, qui défend des positions plutôt libérales".

"Sur le plan des idées, Le Figaro défend une certaine idée de la France, assez conservatrice", détaille celui qui connaît bien le journal pour y travailler depuis 20 ans.

Si les journalistes du Figaro ne cachent pas que leur quotidien défend une ligne politique à droite, ils se défendent d'être des militants de l'UMP, et affirment qu'ils développent simplement des idées, des constats et des analyses qui correspondent aux convictions partagées par leur lecteur.

Et si les conditions de travail ne sont plus tout à fait les mêmes depuis la défaite de Nicolas Sarkozy et l'arrivée de François Hollande au pouvoir en mai 2012, Yves Thréard explique que les membres de la rédaction n'ont pas changé leurs méthodes de travail, et refuse même le terme de "quotidien d'opposition" :

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Yves Thréard, qui multiplie les casquettes au sein de la rédaction - il présente tous les jours le Talk durant lequel il reçoit un invité politique et anime une chronique vidéo intitulée "Répondez-moi !" - considère que le succès du quotidien (et de son site internet) repose justement sur cette ligne éditoriale affirmée.

 

La question de la direction et de l'actionnaire

 

Stéphane Durand Souffland est chroniqueur judiciare et président de la SDJ du Figaro. Pierrick de Morel © Radio France

Le chroniqueur judiciaire Stéphane Durand Souffland partage l'avis d'Yves Thréard : les lecteurs du Figaro viennent vers ce quotidien tout d'abord parce qu'ils partagent les mêmes idées que le journal.

Cependant, défendre certaines convictions ne veut pas dire militer : celui qui est également président de la Société des Journalistes (SDJ) - veille d'ailleurs à ce que la limite entre conviction et militantisme ne soit jamais franchie, c'est-à-dire à ce qu'aucun journaliste ne se voit obligé d'écrire des articles dont il ne pense pas un mot.

Selon lui, ce genre de désagrément n'est pas d'actualité : aujourd'hui, aucune "chape de plomb" ne pèse sur les épaules des membres de la rédaction :

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En plus de la question de la direction, les journalistes qui travaillent pour Le Figaro doivent également gérer le cas de l'actionnaire, et plus particulièrement dans le contexte actuel, alors que le député UMP Serge Dassault, dont le groupe possède le quotidien, est aux prises avec la justice.

Un cas de figure pas toujours très simple à négocier pour Stéphane Durand-Souffland, directement concerné par le problème puisqu'il est en charge de la chronique judiciaire du quotidien :

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Pierrick de Morel

Thème(s) : Idées| Débat| Opinion| Presse Ecrite| Le Figaro| Serge Dassault

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