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A écouter du 1er au 7 janvier 2011

>>> A partir de lundi 3 janvier 2011, quelques nouveautés à découvrir sur franceculture.com


>>> 15ème anniversaire de For intérieur

21h22h FOR INTERIEUR par Olivier Germain-Thomas 

Le for (for provient du latin forum) intérieur est le centre intime d’une personne, voire d’une œuvre. Créée il y a quinze ans, l’émission a pour but de permettre à l’invité(e) d’éclairer pendant une heure ses jardins secrets, ses années de formation, et de dégager le fil rouge de son travail... Si le but est de donner une matière pour nourrir la vie intérieure des auditeurs, j’ai eu pour ma part, grâce à ces quinze années d’émission, l’occasion d’avancer dans la voie des interrogations. La vie n’a pas pris plus de sens, elle a pris plus de densité. Les cinq invités du 7 janvier au 4 février ont été sélectionnés pour représenter l’esprit de l’émission. Evidemment, le florilège aurait pu être différent, mais en conviant la poésie du cosmos, l’écologie spirituelle, la littérature d’une chrétienne engagée, le rire des dieux et le destin singulier d’une nonne bouddhiste, il éclaire ce qui me guide depuis ces quinze ans, et qui est le précieux apanage de France Culture : l’esprit d’ouverture. (O.G.T.)

vendredi 7 janvier Comment le cosmos parle-t-il à l’âme ? Avec Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, spécialiste des trous noirs, également poète et romancier.

vendredi 14 janvier Comment la sobriété peut-elle sauver la Terre ? Avec Pierre Rabhi, expert international pour le développement rural dans les pays en voie de développement ; à travers son action et ses nombreux ouvrages, il milite pour un changement radical de nos modes de vie.

vendredi 21 janvier Comment la littérature peut-elle exprimer des valeurs spirituelles ? Avec Sylvie Germain a publié une trentaine de romans et d’essais écrits d’une plume flamboyante.

vendredi 28 janvier Comment le ciel se moque-t-il des hommes ? Avec Ange Duino, spécialiste de l’initiation dans les sociétés traditionnelles et du rire des dieux.

vendredi 4 février Comment vivre détaché de ses désirs ? Avec Ajahn Sundara, a été danseuse en France avant d’être initiée au bouddhisme en Thaïlande ; elle est devenue nonne en Grande-Bretagne.

 

>>> Histoire de l’influence culturelle

du lundi 1er au jeudi 6 janvier 

9h10h LA FABRIQUE DE L’HISTOIRE par Emmanuel Laurentin

mardi 4 janvier Le Congrès pour la liberté de la Culture 1950-1975 un documentaire de Catherine Guilyardi réalisé par Anne Fleury

De 1950 et la fin des années 1970, une organisation baptisée « Congrès pour la liberté de la Culture », financée par des fondations américaines, encourage les travaux des intellectuels européens qui refusent de succomber à « l’idée » du communisme, comme la majorité des philosophes, universitaires, écrivains ou poètes de l’après-guerre. Dans des revues qu’il finance - notamment Preuves en France, de nombreux témoignages relatent la réalité du communisme et notamment ses camps soviétiques que nombre d’intellectuels refusent de voir. Raymond Aron fait partie de ceux-là, avec l'Italien Ignazio Silone, l'Allemand Manes Sperber, l'Anglais Stephen Spender et d'autres. Jusqu’à ce qu’en février 1967, une grande enquête du New York Times révèle que la CIA finance le congrès à travers une de ces fondations qu’on croyait philanthropique...

 

DOCUMENTAIRES

17h18h SUR LES DOCKS

lundi 3 janvier Place de la gare, rendez-vous avec l’harmonie d’Epehy un documentaire de Florence Quille réalisé par Christine Robert

A Epehy, la vie a toujours été rythmée par la musique. Au siècle dernier, le village avait sa fanfare, comme toutes les communes de la Somme. Cérémonie du 11 novembre, Sainte Cécile, nouvelle année… Avec les années, l’harmonie est tombée  dans l’oubli. En 1970, Mme Roland, maire de la commune, décide de relancer la fanfare...

mardi 4 janvier Islande (1/2) un documentaire par Irène Omélianenko réalisé par François Teste

La crise financière mondiale, et particulièrement la faillite de la banque d’épargne en ligne Icesave en octobre 2008, ont conduit l’Islande au bord d’un désastre annoncé. Des Islandais transformés en Ice-slave, c’était le pronostic de bien des observateurs. Lors d’une précédente série d’émissions réalisées en Islande il y a un an, nous avions pu mesurer le gouffre entre cette perception et la force presque insolente des Islandais. La révolution des casseroles avait battu son plein et le peuple islandais n’était pas décidé à courber l’échine. Qu’en est-il deux ans après ?

mercredi 5 janvier Islande (2/2), un documentaire par Irène Omélianenko réalisé par François Teste

Du 3 au 5 mars 2010, dans la zone d’Eyjafjallajökull, calme depuis plus d’un siècle, les sismographes ont enregistré plus de 3 000 secousses. Dans la nuit du 20 mars, 300 personnes ont été prévenues par SMS puis évacuées par la Croix Rouge dans la région rurale de Hvolsvöllur. Guidés par Henry Kiljan Albansson, nous avons rencontré les gens du volcan, ceux qui ont perçu le silence des oiseaux, entendu les chevaux s’enfuir, admiré et craint le feu et les cendres, vu surgir deux nouvelle formes volcaniques, entendu ce grondement qui incarne la respiration de l’Islande depuis des siècles...

jeudi 6 janvier Frères tristes un documentaire d’Aziz Rahman et Raphaël Krafft, réalisé par Jean-Philippe Navarre

Maghawar : frère triste, fâché en pachtô. Désigne en Afghanistan celui qui a décidé, pour des raisons diverses, de rompre avec sa famille, son village, son clan ou son pays. Il part en exil et perd tout ce qu’il possède... Le « frère triste », c’est aussi l’insurgé qui est parti dans les montagnes. On le distingue du Moudjahiddin qui s’est battu pour la défense de son pays et du Taliban dont les motivations sont idéologiques et religieuses. À travers les témoignages de deux insurgés repentis, de différentes notabilités de la région de Surobi, du répertoire musical et poétique pachtoune mais aussi à la lecture de textes écrits sur ses souvenirs et son expérience personnelle, Aziz Rahman propose de découvrir un visage plus complexe de l’insurrection afghane.

vendredi 7 janvier Les Lusitaniens de France dans la tourmente de la crise portugaise un documentaire d’Alain Lewkowicz réalisé par Christine Robert

Après la Grèce et l’Irlande, le Portugal s’enfonce dans la crise. Les Portugais de France s’inquiètent tant les liens qu’ils ont gardés avec la mère patrie sont forts. Culturels certes, ces liens sont avant tout économiques. Transferts d’argent, investissements, placements en tout genre, les Lusitaniens de France arrivés massivement au milieu des années 60 subissent cette crise comme s’ils y étaient. Les « gens des baraques » seraient aujourd’hui plus d’un million à vivre dans l’hexagone, implantés essentiellement dans les grandes villes et leurs banlieues. Ils possèdent leur banque… portugaise, leurs clubs sportifs, leurs églises et leurs orchestres, mais aussi leurs commerces, leurs entreprises, leurs médias et leurs lieux de plaisirs communautaires. La crise y est le principal sujet de conversation. Une crise qui révèle que loin des idées reçues, cette communauté serait sans doute la moins intégrée de France avec moins de 10% de ses membres inscrits sur les listes électorales.

 

>>> André Dhôtel (1900-1991)

dimanche 2 janvier

6h17h UNE VIE UNE OEUVRE par Stéphane Bonnefoi, réalisation : Céline Ters

André Dhôtel, homme paradoxal ? Enseignant secret durant 30 ans à Coulommiers (« si j’ai enseigné la philosophie c’est pour ne pas être tenté d’en écrire »), il a bâti, dans la plus sobre des obsessions, une œuvre prolifique (près de 80 titres). Marié tôt et époux fidèle, passionné de baignade et de pêche, l’homme a vécu, à l’instar d’un de ses héros, une « Histoire de fonctionnaire ». Une étiquette, qu’en « paysan matois », il n’a jamais voulu décoller… Lorsqu’il décroche en 1955 le prix Fémina pour Le pays où l’on n’arrive jamais, la plupart des critiques se laissent piéger par le caractère merveilleux du roman et la simplicité apparente de son auteur. Une simplicité qui tenait pourtant du redoutable pour son ami le poète Henri Thomas…Avec Roland Frankart, incollable dhôtellien, Michel Gillet, l’ami-sculpteur-épicurien, le compagnon privilégié du « promeneux », Franz Bartelt, lecteur tour à tour nostalgique et ébloui du Pays où l’on n’arrive jamais et de La chronique fabuleuse, Patrick Reumaux, l’ami mycologue, le fin lecteur d’une œuvre pas si « merveilleuse »… Et la voix d’André Dhôtel (archives INA). Lectures de Franz Bartelt et de Garance Clavel.

 

>>> Richard Peduzzi, scénographe, peintre, designer 

du lundi 3 au vendredi 7 janvier

20h20h30 A VOIX NUE par Arnaud Laporte 

Richard Peduzzi est un artiste dont le talent s’exerce sous différentes formes. On le connait comme scénographe, peintre, designer, architecte d'intérieur ou encore créateur de mobilier. Il signe notamment depuis 1970 tous les décors, ou presque, des productions de Patrice Chéreau, pour le théâtre, l’opéra ou le cinéma...

lundi Le gamin du Havre / mardi Les admirations / mercredi 40 ans avec Chéreau / jeudi Les Arts Déco et la Villa Médicis : le difficile exercice du pouvoir / vendredi Scénographier une exposition

 

>>> Les Oiseaux d’Aristophane

dimanche 2 janvier

20h22h THEATRE & Cie

Captation de la mise en scène d’Alfredo Arias, à la Comédie-Française, enregistrée les 8, 12 et 16 juin 2010. Traduction, adaptation, mise en scène : Alfredo Arias. Réalisation : Etienne Vallès

Tenez, chers spectateurs, imaginez que l’un de vous ait des ailes » suggère le Coryphée. Représentez-vous aussi un monde idéal, calqué sur la ville de Coucou-les-Nuées décrite par Aristophane dans Les Oiseaux et revue par Alfredo Arias. Deux femmes, Camarade Constance et Belle Espérance, déçues par les humains, décident de rejoindre La Huppe parmi les oiseaux – moineaux Scapins, corbeaux Harpagons…– pour la convaincre de fonder ensemble une cité, Coucou-sur-scène, située place Colette, face à la Comédie-Française…Avec Catherine Salviat (la huppe), Catherine Hiegel (Constance), Martine Chevallier (Belle espérance), Alain Lenglet (le poète, le parricide et Poséidon), Céline Samie (Royauté et Iris), Loïc Corbery (le Coryphée), Nicolas Lormeau (Cyrano et Prométhée), Hervé Pierre (le vendeur de décrets, le voyant, le délateur et Héraclès), Renaud Triffault (le serviteur de la huppe  Meton et XXl) ; Le Chœur : Christophe Dumas, Florent Gouëlou, Géraldine Roguez, Chloé Schmutz. Et la participation exceptionnelle d’Emily Loizeau pour les chansons « Black Bird » et « Quellle étrange nature »

 

ET AUSSI...

samedi 1er janvier

15h3017h RADIO LIBRE par Arnaud Laporte

Avec Nathalie Rheims, auteur de Car ceci est mon sang (Léo Scheer). Le live : Djazia Satour

17h18h JEUX D’EPREUVES par Joseph Macé-Scaron, avec François Bazin, William Irigoyen, Frédéric Ferney et Alexis Liebaert

François Mauriac Biographie intime (tome 2) de Jean-Luc Barré (Fayard), Apprendre à prier à l'ère de la technique de Gonçalo M. Tavares (Viviane Hamy), Le retour de Jim Lamar de Lionel Salaün (Liana Levi, La malédiction des colombes de Louise Erdrich (Albin Michel)

dimanche 2 janvier

7h8h (et 0h – 1h) JE L’ENTENDS COMME JE L’AIME par François Noudelmann

Avec Eric-Emmanuel Schmitt, écrivain et Eric Tanguy, compositeur

14h15h CARNET NOMADE par Colette Fellous

Rome, journal du Palais Farnese C'est sous le signe de l'amour que les fresques des frères Carrache au Palais Farnese, un des plus beaux et des plus importants palais de Rome, ont été inaugurées, à l'occasion du mariage de Ranuccio Farnese et de Marguerita Aldobrandini, où pour la première fois les invités ont pu admirer ce chef-d'oeuvre décorant les plafonds et  la galerie du premier étage, invitant Bacchus et une multitude de dieux et d'amours tirés des Métamorphoses d'Ovide, à peupler ce palais. Ils ont travaillé à la création de ces fresques de 1598 à 1600. Le palais Farnese avait été désiré par Alexandre Farnese, humaniste et amoureux de Rome, qui a été élu Pape en 1534 sous le nom de Paul III. Aujourd'hui, quatre siècles plus tard, à l'occasion de l'exposition « De la Renaissance à l'Ambassade de France », nous entrerons à notre tour dans le secret et la beauté de ce musée du monde. Avec Jean-Marc de la Sablière, ambassadeur de France à Rome,  Francesco Buranelli, commissaire de l'exposition, Eleonore Assante di Panzilla, historienne d'art, Michel Gras, de l'Ecole française de Rome, Benedetta Torino, et l'écrivaine Jacqueline Risset qui vit à Rome derrière le palais Farnese

 

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Thème(s): Idées| Radio