A écouter du 8 au 14 janvier 2011
>>> COMEDIE FRANCAISE / BRITANNICUS de Jean Racine
Création à la radio dans une réalisation de Catherine Lemire, avec la troupe de la Comédie-Française
dimanche 9 janvier / 20h - 22h THEATRE
& Cie
« Je n'ai qu'un fils. Ô Ciel, qui m’entend aujourd'hui / T'ai-je fait quelques vœux qui ne fussent pour lui ? / Remords, crainte, périls, rien ne m'a retenue / J'ai vaincu ses mépris ; j'ai détourné ma vue / Des malheurs qui dès lors me furent annoncés / J'ai fait ce que j'ai pu : vous régnez, c'est assez. »
Agrippine a tout fait pour donner le trône à Néron, son fils. Elle l'a favorisé au détriment de l'héritier légitime, Britannicus, espérant ainsi régner dans l'ombre. Néron gouverne l’Empire avec sagesse au moment où débute la tragédie. Racine raconte l’instant précis où se révèle la vraie nature de Néron, son caractère monstrueux : c'est le pouvoir que veut le jeune Néron. Impétueux et manipulateur, souhaitant s'émanciper de l'autorité d'Agrippine, il enlève Junie, la fiancée de Britannicus, et agite de noirs desseins...
>>> PASSEURS DE REEL
17h – 18h SUR LES DOCKS
lundi 10 janvier « Christian Rouaud » Un documentaire de Frédéric Aron réalisé par Christine Diger
Christian Rouaud a eu vingt ans en 1968. Après l'effervescence du mois de mai, il découvre Renoir et Hitchcock en suivant les cours de Jean Douchet. Depuis, engagement et cinéma s'entremêlent dans un parcours qui le mènera progressivement à réaliser des films pour la télévision. Sorti en salles en 2007, son documentaire Les Lip, l'imagination au pouvoir a marqué les esprits.
mardi 11 janvier « Yann Le Masson » Un documentaire de Simon Guibert réalisé par Vanessa Nadjar
Né à Brest le 27 juin 1930, Yann Le Masson grandit à Brest, Vannes, Toulon puis Dakar. Après de solides études mathématiques puis d'ingénieur électricien, il entre à l'Ecole de cinéma de la rue de Vaugirard, avant l'IDHEC dont il ressort avec une formation et un diplôme de chef-opérateur de courts métrages, en 1955. Officier parachutiste, d'août 1955 à avril 1958 puis… porteur de valise pour le FLN, il tourne en Tunisie avec Olga Poliakof, J'ai 8 ans qui fut interdit durant dix ans sur le territoire national… Le colonialisme français fut encore l'une de ses cibles, à La Réunion cette fois : Sucre amer (1962), lui aussi interdit pendant dix ans en France. Après avoir filmé l'enterrement des morts du métro Charonne en 1962, il enregistre celui du jeune militant Gilles Tautin en 1968 avec une caméra prêtée par Marin Karmitz. En 1971, au Japon, Yann Le Masson réalise avec Bénie Deswarte Kashima Paradise (sur un commentaire de Chris Marker) ce que certains considèrent comme son chef d’œuvre. Il passe ensuite ses brevets de capitaine et mécanicien pour le transport fluvial. Entre 1980 et 1993, sur le bateau Nistader, Yann Le Masson exerce le métier de transporteur fluvial en Europe. En traversant un abécédaire proche de sa vie et de son œuvre, Yann Le Masson se raconte, trouvant parfois en Pierre Lhomme ou en Jacqueline Mépiel, comme un écho à son parcours.
mercredi 12 janvier « Jacqueline Veuve, une cinéaste sensible aux bruits du monde » (1ère diff. 30.12.2009) Un documentaire de Johanna Bedeau réalisé par Rafik Zenine
Après des études de bibliothécaire-documentaliste à Genève, Jacqueline Veuve s’intéresse à l’ethnographie et simultanément au cinéma, ce qui l’engage à venir travailler au Musée de l’Homme de Paris en 1955, où elle fait la rencontre de Jean Rouch. Jacqueline Veuve analysera pour le cinéaste des films ethnographiques français et étrangers. Elle commence à réaliser elle-même des films, dans les années 60. En toute discrétion, du Panier à viande (1966), son premier film, à La nébuleuse du cœur (2005), elle réalise une soixantaine de films. « Jacqueline Veuve observe, écoute et ne donne pas de commentaire personnel sur ce qu’elle voit et sur ce qu’elle entend. » Elle suit son maître Jean Rouch, qui disait : « Le cinéma documentaire doit montrer et non pas démontrer ».
jeudi 13 janvier « Patrice Chagnard » Un documentaire de Claire Pouly réalisé par Nathalie Salles
Après avoir réalisé un premier court-métrage à 19 ans, le portrait d’un beatnik, Patrice Chagnard devient lui-même hippie en 1969 et voyage durant quatre ans en Orient en Asie. Cette aventure est peut-être révélatrice de la démarche de ce documentariste qui mêle sa propre recherche de la vérité à celle, ambiguë, complexe à saisir, de l’image et de la mise en scène cinématographique.
vendredi 14 janvier « Dominique Cabrera » (1ère diff. 21.01.2009) Un documentaire d’Inès Léraud réalisé par Guillaume Baldy
Dominique Cabrera a réalisé cinq films documentaires qui laissent le sentiment durable d’avoir intimement rencontré quelqu’un : « Rester là-bas », en 1991, qui traite des pieds-noirs devenus algériens ; « Chronique d’une banlieue ordinaire », en 1992, qui réunit de nombreux personnages, anciens habitants d’un bâtiment de Mantes-la-Jolie bientôt détruit ; « Réjane dans la tour », en 1993, portrait étage par étage d’une femme de ménage ; « Une poste à la Courneuve », en 1995, qui expose les rapports entre les agents du service public et les usagers, et « Demain et encore demain », en 1997, dans lequel elle se filme elle-même. Depuis cette date, elle ne se consacre plus qu’à la fiction. Pour elle, en réalité, il n’existe pas de frontière entre documentaire et fiction : « Je m’intéresse aux personnes en elles-mêmes, je cherche en elles ce qui fait écho à quelque chose d’interne au film… » Comment travaille-t-elle avec des personnes qui doivent jouer leur propre rôle et devenir des « personnages » ? Et comment les personnes filmées vivent-elles cette mutation ?
>>> ZELDA FITZGERALD (1900-1948) Un documentaire de Françoise Estèbe, réalisé par Isabelle Yhuel
dimanche 9 janvier / 16h – 17h UNE VIE, UNE OEUVRE
Une vie - festive, folle et tragique - qui se lit comme un roman. Zelda, la jeune fille du Sud, la fille de bonne famille, nait en 1900 à Montgomery en Alabama. Zelda, fille de l'austère juge Sayre, jeune fille délurée, rebelle, admirée et enviée, la tournoyante des bals de Montgomery qui scandalise par ses flirts et ses provocations la société bien pensante. En 1918, Zelda Sayre rencontre Scott Fitzgerald alors en garnison à Montgomery, jeune homme d'origine modeste en quête de gloire littéraire, épris de jeunes filles riches. Après des fiançailles mouvementées, Zelda épousera Scott en 1920 quand il connaitra le succès avec son premier roman L'envers du paradis. Gloire, argent, le jeune couple fait la une des journaux et ce sont les années folles, dont ils deviennent le couple mythique, années de plaisir, d'excès, de fêtes et d'alcool. Avec Elisabeth Bouzonviller, auteur de Francis Scott Fitzgerald (Belin), Xavier Girard, auteur de Les années Fitzgerald (Assouline), Gilles Leroy, auteur de Alabama Song (Mercure de France), Jacques Tournier, auteur de Zelda (Grasset)
>>> CHRISTIAN PRIGENT
du lundi 10 au vendredi 14 janvier / 20h – 20h30 A VOIX NUE par Arnaud Laporte
Christian Prigent est docteur ès lettres, et ce sont bien les lettres qui l’occupent, en tous sens, puisqu’il est poète, essayiste et romancier. Ponge et les beatniks ont influencé ses débuts, et il fonde en 1969 avec Jean-Luc Steinmetz la revue d’avant-garde TXT, qu’il dirigera pendant près d’un quart de siècle. S’il est né en 1945 à Saint Brieuc, il se tiendra toujours éloigné de Paris, allant notamment vivre à Rome, puis à Berlin, durant plusieurs années, avant de revenir récemment dans sa ville natale, en Bretagne. Ses textes sont publiés dans différentes revues, chez différents éditeurs, mais depuis plus de 20 ans, c’est P.O.L qui est sa maison, son port d’attache éditorial. Peu connue du grand public, son œuvre trace un sillon qui s’avère de plus en plus fécond, comme le montre le fait que de nombreux jeunes auteurs se réclament de son influence, et que plusieurs spectacles portent aujourd’hui sa parole poétique sur les plateaux de théâtre.
Lundi Autobiographie / Mardi Loin de Paris / Mercredi Le fond, c’est la forme / Jeudi Qu’est-ce qui se livre dans les livres ? / Vendredi Diffusion et réception
>>> LITTERATURE, SCIENCES HUMAINES...
du lundi 10 au vendredi 15 janvier / 16h – 17h A PLUS D’UN TITRE par Tewfik Hakem & Jacques Munier
16h-16h30 T. Hakem : Lundi Louis-Henri de la Rochefoucauld, Un smoking à la mer (Léo Scheer) / Mardi Alain Nadaud, D’écrire, j’arrête (Tarabuste) / Mercredi Bertrand Dicale, Maudits métis (J.C. Lattès) / Jeudi Christophe Donner, Vivre encore un peu (Grasset) / Vendredi L’actualité de la BD - Blutch et Jean-Christophe Menu, La Présidente (L’Association)
16h30-17h J. Munier : Lundi Laurent Le Gall, En France rurale. Les enquêtes interdisciplinaires depuis les années 1960 (PUR) / Mardi Jean-Pierre Payot, La guerre des ruines. Archéologie et géopolitique (Choiseul) / Mercredi Bernard Pautrat, Lettres à ma mère de Nelly Sachs (Allia) / Jeudi Pierre Sterckx, Les plus beaux textes sur l’art du XX° siècle (Beaux Arts éditions) / Vendredi L’actualité des revues - Tumultes n°35. Edward Saïd, théoricien critique avec Sonia Dayan-Herzbrun et Alexis Tadié
>>> STALINE AVANT STALINE un feuilleton en 10 épisodes d’Hervé Prudon
du lundi au vendredi, du 10 au 21 janvier / 20h30 - 20h55 FEUILLETON
Droit dans ses bottes et le cul sur sa chaise, figé dans sa moustache, Staline nous a toujours été présenté comme un fonctionnaire médiocre devenu un monstre tyrannique. Il ne s’agit pas ici de voir sa jeunesse à la lumière – bien sombre – des ses crimes à la tête de l’Etat, mais de suivre le parcours du combattant que fut celui de Iossif Djougachvili, avant de s’appeler Staline...
>>> CE QUI SE PERD un essai radiophonique de Juliette Boutillier réalisé par Anna Szmuc
dimanche
9 janvier / 23h - 0h ATELIER
DE CREATION RADIOPHONIQUE
Du plus loin qu’il m’en souvienne, la mélancolie de la perte a toujours traversé mon travail. Qu’il s’agisse d’une perte matérielle, spirituelle, sensorielle… Ce qui se perd est l’inventaire chaotique de ce que je pensais avoir irrémédiablement perdu. En contemplant ce qui reste ou ce qui manque, j’ai essayé d’ordonner l’indéchiffrable : ce qui était, ce qui sera, ce qui n’est plus… Egarée au milieu de ma cuisine, j’ai vagabondé en un voyage désordonné, perdu les clefs du souvenir, ouvert les portes du service des objets trouvés, farfouillé dans le tiroir des illusions et des amours perdues et n’ai pas retrouvé le couteau Coursolle du grand-père. Dans ce bric à brac la perte s’égrène sous toutes ses formes, le tragique côtoie le comique de manière jubilatoire.
>>> Rappel : 15ème anniversaire de For intérieur
21h – 22h FOR INTERIEUR par Olivier Germain-Thomas
Le for (for provient du latin forum) intérieur est le centre intime d’une personne, voire d’une œuvre. Créée il y a quinze ans, l’émission a pour but de permettre à l’invité(e) d’éclairer pendant une heure ses jardins secrets, ses années de formation, et de dégager le fil rouge de son travail... Si le but est de donner une matière pour nourrir la vie intérieure des auditeurs, j’ai eu pour ma part, grâce à ces quinze années d’émission, l’occasion d’avancer dans la voie des interrogations. La vie n’a pas pris plus de sens, elle a pris plus de densité. Les cinq invités du 7 janvier au 4 février ont été sélectionnés pour représenter l’esprit de l’émission. Evidemment, le florilège aurait pu être différent, mais en conviant la poésie du cosmos, l’écologie spirituelle, la littérature d’une chrétienne engagée, le rire des dieux et le destin singulier d’une nonne bouddhiste, il éclaire ce qui me guide depuis ces quinze ans, et qui est le précieux apanage de France Culture : l’esprit d’ouverture.
vendredi 7 janvier Comment le cosmos parle-t-il à l’âme ? Avec Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, spécialiste des trous noirs, également poète et romancier.
vendredi 14 janvier Comment la sobriété peut-elle sauver la Terre ? Avec Pierre Rabhi, né en Algérie, est devenu un expert international pour le développement rural dans les pays en voie de développement. A travers son action et ses nombreux ouvrages, il milite pour un changement radical de nos modes de vie.
vendredi 21 janvier Comment la littérature peut-elle exprimer des valeurs spirituelles ? Avec Sylvie Germain a publié une trentaine de romans et d’essais écrits d’une plume flamboyante.
vendredi 28 janvier Comment le ciel se moque-t-il des hommes ? Avec Ange Duino, spécialiste de l’initiation dans les sociétés traditionnelles et du rire des dieux.
ET AUSSI...
samedi 8 janvier
9h10 – 10h REPLIQUES par Alain Finkielkraut
Les Fables de la Fontaine avec Fabrice Luchini
15h – 15h30 TENTATIVES PREMIERES par Ali Baddou
Le Commencement : Le début des synthétiseurs par Adrien Landivier / Le Big Bang par Tanguy Blum / La lettre A dans tous ses états par Victor Macé de Lépinay / Nouvelle année, nouvel être : Georges Ivanovitch Gurdjieff par Eva Bester / L'incipit des œuvres littéraires adaptées au cinéma par Merryl Moneghetti
dimanche 9 janvier
7h – 8h (et 0h – 1h) JE L’ENTENDS COMME JE L’AIME par François Noudelmann
Avec Bertrand Bonello et Ingrid Caven
17h – 18h PLACE DE LA TOILE par Xavier de la Porte
L'année numérique de Milad Doueihi
Avec Miled Doueihi, historien de l'Occident moderne, Fellow à l'Université de Glasgow
jeudi 13 janvier
15h – 16h LES JEUDIS DE L’ARCHITECTURE par François Chaslin
Rencontre avec l'architecte Roland Castro
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