A ECOUTER, DU SAMEDI 9 AU VENDREDI 15 JUILLET 2011 0
- ECOUTER, DU SAMEDI 9 JUILLET AU VENDREDI 15 JUILLET 2011
- >>> FRANCE CULTURE AU FESTIVAL D’AVIGNON DU 9 AU 21 JUILLET 2011
- France Culture propose un programme de lectures en public dans la cour du Musée Calvet ainsi que des émissions en direct et en public et pour la première fois, France Culture décentralise toute son antenne en direct du Musée Calvet pour 24h d’émissions consacrées au Festival le 15 juillet à partir de 6h pour 24 heures en Avignon.
- 24 h EN AVIGNON, EN DIRECT ET EN PUBLIC DU MUSEE CALVET
- Vendredi 15 juillet en direct et en public, 24h en Avignon
- 6h-6h45 Pas la peine de crier par Marie Richeux
- 6h45-9h Les Matins par Marc Voinchet
- 9h-10h La fabrique de l’histoire par Emmanuel laurentin
- 11h-12h CulturesMonde par Florian Delorme
- 12h-14h La Grande table par Caroline Broué et Hervé Gardette
- 19h-21h Le RenDez-Vous, émission spéciale par Laurent Goumarre
- 21h-22h Lecture de Yasmina Reza, avec la SACD
- 22h15-23h30 Spécial Hors Champs par Laure Adler
- Louis Althusser, Lettres à Hélène avec Sami Frey et Bernard-Henri Lévy (éditions Grasset / IMEC)
- 24h- 6h Nuit Blanche
- Ecoute en public de la Nuit des ondes, les années Vilar 1947 à 1970, archives réunies et choisies par Alain Trutat
- >>> FICTIONS : EN DIRECT ET EN PUBLIC DE LA COUR DU MUSEE CALVET A AVIGNON
- Dimanche 10 juillet de 20 h à 24 h
- Traversée
- A l’occasion des 40 ans de Théâtre Ouvert
- proposé par Stanislas Nordey, réalisation : Alexandre Plank
- Textes de Bernard-Marie Koltès, Jean-Luc Lagarce, Didier-Georges Gabily, Armando Llamas, Joris Lacoste, Mario Batista, Noëlle Renaude, Eugène Durif, Frédéric Vossier
- Lus par Stanislas Nordey, Jean-Pierre Vincent, Dieudonné Niangouna, Pascal Rambert, Valérie Lang, Sophie Mihran, Laurent Poitrenaux, Nicolas Bouchaud, Jean-François Sivadier
- « Quarante ans déjà que Jean Vilar accueillait à bras ouverts Théâtre Ouvert et sa célèbre formule de Mise en espace. Pour célébrer cet anniversaire quatre metteurs en scène participent cet été au cycle de mises en espace conçu pour l’événement, et présentent les pièces nouvelles de quatre jeunes auteurs.
- Par ailleurs, un salut aux très nombreux auteurs déjà révélés par Théâtre Ouvert sera proposé par Stanislas Nordey dans une « traversée » qui retrace également son parcours personnel avec ces œuvres.
- La finalité espérée de toute mise en espace demeurant le spectacle futur, toujours possible, un spectacle emblématique de Théâtre Ouvert sera repris : Ebauche d’un portrait, d’après le Journal de Jean-Luc Lagarce.
- Enfin, une rencontre autour de l’écriture scénique à Théâtre Ouvert, animée par Denis Guénoun et une exposition d’affiches aux Pénitents Blancs retraçant ces 40 années de découvertes et d’enthousiasmes théâtraux, complèteront cette présence dans la 65e édition du Festival. »
- (Micheline Attoun et Lucien Attoun)
- « Théâtre Ouvert
a 40 ans et moi un tout petit peu plus. L'envie de fêter ce lieu unique.
Par les auteurs que j'y ai connus. Les vivants et les morts. Avec ma voix et celle de quelques invités, des passeurs intervenant dans le cours de la soirée comme des promeneurs dans cette petite histoire de l'écriture dramatique des 40 dernières années ». - (Stanislas Nordey)
- lundi 11 juillet
- 20h – 21h30 : Voix d’auteurs
- Proposé par la SACD avec France Culture
- Les saules pleureurs sont des fleurs (mais ils ne le savent pas) de Michèle Guigon suivi de Majorette ! de Mireille Roussel
- Réalisation : Marguerite Gateau
- Comme des voix seules en scène, les auteures de ce soir auront des mots qui disent et des mots qui taisent. Elles trouveront des angles différents pour nous épingler avec une force légère à laquelle on n’est pas habitués. Auteures à Calvet, moments de grâce, d’esprit, et de directs au Coeur.
- Denise, Michèle, Mireille, à vous… (Jean Larriaga, Administrateur délégué à la Radio)
- Soirée dédiée à Denise Bonal
- Les saules pleureurs sont des fleurs (mais ils ne le savent pas) de Michèle Guigon lu par l’auteur
- Un texte qui parlera de la vie. Ou de la mémoire. Ou peut-être de merci. Ou
- de ne pas oublier de dire merci à la vie, et aux gens qui la rendent
- vivable. Voilà.
- Mais puisque la vie est imprévisible, libre, le sujet du texte peut changer,
- parce que chaque jour est une découverte. Comme la fois où je me suis rendu
- compte que les saules pleureurs sont des fleurs...
- Michèle Guigon s’accompagnera elle-même à l’accordéon….
- Majorette ! de Mireille Roussel et Ricardo Munoz lu par Mireille Roussel
- Viviane a douze ans. Elle fait partie des « Saphirs », les majorettes de Ruoms.
- Etre majorette dans ce petit village, c’est à peu près ce que l’on peut faire de mieux, c’est être ensemble, c’est apprendre, mais pour Viviane, c’est surtout la possibilité d’un ailleurs. Dans les paillettes de son costume elle trouve les étoiles qui manquent à son paysage.
- Viviane a un grand rêve, celui de devenir capitaine du bataillon, la référence, celle qui commande et que tout le monde regarde. Un idéal de perfection !
- Coincée dans un village et une famille trop petits pour ses rêves, elle travaille, répète inlassablement les gestes, s’enivre du mouvement de son bâton, en quête de la virtuosité qui lui permettra de prendre la place de Françoise, l’actuelle capitaine, le moment venu.
- Des doutes de l’adolescence aux succès des défilés, de la compétition entre filles aux sourires des garçons, Viviane est portée par cette volonté de se dépasser, ce moteur pour échapper à un quotidien qui ne lui laisse pas de place.
- mardi 12 juillet
- 20h-21h30 – Poèmes du milieu, 40 à 88 de Damien Odoul
- Avec Damiel Odoul, Mathieu Amalric
- Musique : Marie-Eve Nadeau
- Réalisation : Alexandre Plank
- Poèmes inédits à paraître aux éditions Archimbaud
- Diffusé dans le cadre de l’ACR sur France Culture en décembre 2008, le premier recueil des poèmes du milieu 1 à 39, faisait suite à deux publications poétiques : Dix-neuf pour rien (1987), et Faux haïku d’un occidental pas très orthodoxe (paru en 2001 aux Editions L. Souny).
- Connu pour ses œuvres cinématographiques - Le Souffle a reçu le Grand prix du jury du festival de Venise en 2001 - Damien Odoul construit peu à peu une œuvre parallèle, plus discrète sans doute, plus déroutante peut être, une œuvre poétique « viscérale ». La poésie est, dans la vie de Damien Odoul, une présence si importante qu’elle peut être lue comme la matrice de ses formes d’expressions : cinéma, théâtre.
- Les poèmes du milieu deviennent sous nos yeux le tableau de visions oniriques, théâtre miniature, grouillant de types étranges, de petites amoureuses, de scènes familiales apocalyptiques, qui pourrait être transposé directement en séquences cinématographiques.
- C’est ce mélange des genres que David Kessler salue dans sa préface :
- « L’oeuvre de Damien Odoul n’est pas seulement inclassable par son style.
- Elle l’est parce qu’elle heurte sans cesse les limites que l’histoire a assigné aux genres. »
- Pour les Poèmes du milieu, 40 à 88, et cette invitation au Festival d’Avignon, l’auteur tente une nouvelle expérience, à deux voix (accompagné de l’acteur Mathieu Amalric), malaxant la langue pour en faire la glaise du mot.
- Depuis 1988, Damien Odoul (né en 1968) a écrit et réalisé dix courts-métrages, deux documentaires de création et cinq longs-métrages : Morasseix, Errance, Le souffle. Son quatrième film, En attendant le déluge, a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2003. L’histoire de Richard O, son dernier opus a été sélectionné au festival de Venise en 2007 et vendu dans quinze pays.
- La folle parade, un film autour d’handicapés mentaux, a été diffusé sur France 2 à l’occasion d’une soirée consacrée au cinéaste.
- Damien Odoul vient de terminer son 6ème long-métrage, Le reste du monde (sortie prévue début 2012) et prépare pour octobre 2011, la mise en scène de Mefausti (création), au théâtre des Bouffes du Nord avec la participation de France Culture.
- mercredi 13 juillet
- 20h-22h00- « Coma de Pierre Guyotat »
- (rediffusion)
- jeudi 14 juillet
- 20h-21h30 – Avignon à vie
- de Pascal Rambert
- Texte publié aux éditions des Solitaires intempestifs
- Avec : Denis Podalydès de la Comédie-Française, accompagné d’un trio à cordes, Kenny Ferreira, Yardani Torrès et Scott Lefevre (élèves du Conservatoire d’Avignon)
- Composition et direction musicale : Olivier Dejours
- Réalisation : Marguerite Gateau
- « J’ai écrit ce texte dans des trains, des aéroports, des gares, des avions. Quand enfin on peut se taire. Regarder par la fenêtre. Et rêvasser un peu. Rêver à ce que l’on aime. Ici Avignon et son festival. Je ne sais pas pourquoi j’ai voulu écrire une sorte de lettre d’amour à Avignon et son festival. Sans doute parce que se tiennent quatre semaines durant dans ce lieu les conditions de beauté et de chagrin de la condition humaine, représentées. »
- Pascal Rambert
- samedi 16 juillet,
- 11h-12h Lecture de Forcenés, un feuilleton du tour / 1ère étape, anthologie cycliste et textes de Philippe Bordas, par Jacques Bonnaffé, Louis Sclavis
- Dimanche 17 juillet
- 11h-12h Lecture de Forcenés, un feuilleton du tour / 2ème étape, anthologie cycliste et textes de Philippe Bordas, par Jacques Bonnaffé, Louis Sclavis
- 20h-21h30 Lecture de Trilogie de la critique (1), L’Homme qui rit (critique de la politique), de Antonio Négri, par André Wilms, Jérôme Kircher, Laurent Poitrenaux
- Réalisation Barbara Nicolier, Blandine Masson
- Lecture précédée d’un entretien entre Antonio Négri et Emmanuel Laurentin, Producteur de La fabrique de l’histoire sur France Culture
- à 20h Cancrelat, de Sam Holcroft
- Enregistré en public le 8 juillet en public à la Chapelle des Pénitents blancs à Avignon
- Captation suivie d’un entretien avec Micheline Attoun
- Réalisation : Alexandre Plank
- traduction Sophie Magnaud
- Ed. Théâtre Ouvert / Tapuscrit
- mise en espace Jean-Pierre Vincent
- avec la collaboration de Bernard Chartreux, Alain Poisson
- avec Suzanne Aubert, Daphné Biiga Nwanak, Sébastien Chassagne, Chloé Chaudoye, Julien Frégé, Sophie Magnaud, Julie Pilod
- La salle de classe de Beth, professeur de sciences naturelles. Les élèves crient, se battent, cassent fenêtres et portes… Dehors, la guerre fait rage.
- Dans les moments d’accalmie, la prof leur fait réviser « l’ovulation », « la sélection naturelle » et leur apprend par exemple que les organismes dont l’espérance de survie est la plus grande ne sont pas forcément les plus forts mais ceux qui s’adaptent le plus aisément à leur environnement, comme les cafards, ou cancrelats.
- Comment le vivant va-t-il se sortir de cette sale histoire ?
- Du lundi 18 au jeudi 21 juillet
- lundi 18 juillet
- 20h-21h – Musée Calvet – entrée libre
- Trilogie de la critique (2), Renzo le partisan (critique des armes) de Antonio Négri
- par Laurent Poitrenaux avec Evelyne Didi
- Réalisation Barbara Nicolier, Blandine Masson
- mardi 19 juillet : Hommage à Philippe Avron
- 20h-21h30 Écoute de Montaigne, mon père et moi par Philippe Avron, réalisation Catherine Lemire, enregistré en mai 2010
- Ecoute suivie à 21h de la remise du Prix Philippe Avron
- mercredi 20 juillet
- 18h-19h Lecture de Moi, votre ami ? de Serge Valletti
- par Ariane Ascaride, Gilles Ascaride et Pierre Ascaride
- jeudi 21 juillet
- 19h-21h Lecture de Mai, Juin, Juillet, pièce inédite de Denis Guénoun lue par l’auteur, présentée par Christian Schiaretti, directeur du TNP
- Entre Jean-Louis Barrault et Jean Vilar, les théâtres dans la tempête de 1968.
- commande du TNP avec France Culture, réalisation Jacques Taroni
- >>> ET AUSSI EN DIRECT ET EN PUBLIC DU FESTIVAL AVIGNON AU MUSEE CALVET
- samedi 9 juillet
- 15h30 – 17h RADIO LIBRE par Arnaud Laporte
- du lundi 11 au vendredi 15 juillet
- 9h-20h LE RENDEZ-VOUS, le direct culture musique médias par Laurent Goumarre
- >>> EGALEMENT A L’ANTENNE
- les mercredis 9, 13 juillet et 20 juillet
- 15h – 15h59 LES MERCREDIS DU THEATRE, par Joëlle Gayot
- du lundi 11 au jeudi 14 juillet, 21h30 à 22h et le vendredi 15 juillet, de 0h05 à0h35
- A VOIX NUE
- Boris Charmatz
- 24 juillet
- 7h05-7h59 JE L'ENTENDS COMME JE L'AIME, par François Noudelmann
- Hommage à Edouard Glissant
-
- du lundi 11 au vendredi 15 juillet
- 11h52 – 11h58 MICRO-FICTION
- Le spectateur imaginaire de Judith Sibony - réalisation : Jacques taroni
- Quelle image les créateurs de théâtre se font-ils de leur public ? Lorsque les auteurs et les metteurs en scène tournent leur regard vers la salle, c’est un véritable personnage dramatique qu’ils découvrent. Tantôt idéale, tantôt redoutée, toujours fantasmée, cette figure de l’ombre pourrait s’appeler le spectateur imaginaire. Voici quelques portraits de ce héros méconnu, brossés par les hommes et les femmes qui ont fait le théâtre du siècle dernier et font celui d’aujourd’hui : de Romain Rolland à Peter Brook, en passant par Antonin Artaud, Jean Vilar, Antoine Vitez, mais aussi Joël Pommerat, Ariane Mnouchkine, ou encore Alain Françon… A toutes ces personnalités, Jeanne Balibar, Guillaume Gallienne et Daniel Mesguich prêtent ici leur voix.
- >>> DOCUMENTAIRES > CHAMP LIBRE
- 17h - 18h SUR LES DOCKS coordination Irène Omélianenko
- lundi 11 juillet : « Bed et Breakfast : le monde chez soi »
- Par Christine Guedj - réalisation : Christine Robert
- Check in, check out, 7h00, 23h00, valse des valises, organisation des petits déjeuners, café, thé vert, thé noir…lait, non, crème, à quelle heure 7h15, really ? Changement des draps, ménage, lessive d’un côté et désirs des visiteurs, barrière de la langue, regard de l’étranger et image des Français vus de l’intérieur…
- Non, vous n’êtes pas dans un hôtel, mais dans mon appartement du 10ème arrondissement de Paris, en face de la Gare du Nord.
- Depuis bientôt deux, ans, nous nous sommes lancés avec mon mari dans le projet de la chambre d’hôte.
- Nous avons ouvert notre porte à des personnes venues de plus de vingt-trois pays différents : l’Europe bien sûr, mais aussi des Canadiens, des Australiens, des Péruviens, des Coréens….
- Accueillir des étrangers chez soi, pour deux nuits ou pour dix, nécessite une organisation quasi martiale, une vraie thérapie du rangement et de l’organisation… tout en offrant le miracle ou non de la découverte de l’autre…
- Avec Christine, René-Marc et Emily Guedj ; Jenny Johnson, indépendante, chasseuse de « b&b » ; Anke, Hannah et Rosy Kiehnscherf, et les témoignages de Marielle, Philippe, Angie ; Rajvi et Terry du Royaume Uni, Monsieur et Madame Falilawati de Malaisie ; Monsieur et Madame Bayart de Strasbourg, et le chat Pipotin.
- mardi 12 juillet : « Gilbert Courtois : de Lovers Love à Apocalypse »
- Par Alain Lewkowicz - réalisation : Rafik Zenine
- « Youth has gone », “La jeunesse s’est envolée” chantaient les Lovers Love en 1971, un groupe de rock, hard, de heavy pop, d’un après-68 made in France dans lequel Gilbert Courtois, jeune musicien à peine sorti de l’adolescence, faisait hurler sa guitare. Cheveux long, habit de lumière baba - et maquillage facial qui aurait pu inspirer Paul Stanley, le créateur de Kiss - Gilbert Courtois vit l’insouciance d’alors et jouit avec Marc Attali, Bernard Baverey et Richard Sanderson d’un succès bien mérité.
- Mais comme le dit la Chanson, « Youth has gone », et quarante ans après, c’est un Gilbert Courtois treillis-rangers-bombers, au crane dégarni qui nous reçoit au deuxième sous sol du 57, avenue de la Grande Armée, son antre, entouré de ses amulettes fétiches et de ses puissants ordinateurs. C’est là, chez Airbil, sa société de production, qu’il dirige de main de maître un orchestre d’un genre bien particulier au répertoire étonnant. Une toute autre musique composée de centaines de milliers de sons ! Celle du ronronnement des avions, des bruits de bottes, du fracas des bombes, du rugissement des canons, du sifflement des balles.
- Avec Gilbert, on découvre l’Histoire du son avec un grand « S », à l’époque où les sons ne faisaient pas partie de l’histoire avec un grand « H ».
- mercredi 13 juillet : « Le basque, une langue dans la course – Ttipi, ttapa, ko-rri-ka » »
- Par Alain Devalpo - réalisation : Vincent Abouchar
- Depuis les années 1980, le basque a trouvé un nouveau souffle. Côté espagnol, la disparition progressive des bascophones est endiguée par une politique volontariste du gouvernement autonome basque. Côté français, l’intérêt des jeunes générations pour cette culture est source d’espoir.
- Tous les deux ans, les pays basques espagnol et français, sont traversés par des coureurs qui, chaque kilomètre, se relaient pour promouvoir une langue qui veut rester « courante » alors qu’elle a failli disparaître au XXème siècle, victime du franquisme et, selon eux, du mépris des autorités françaises.
- Le personnage principal de ce documentaire est une course. Infatigable, sans une minute répit, durant dix jours et dix nuits, elle parcourt le Pays basque. La Korrika (course, en basque) porte le flambeau de cette culture cimentée par une langue qui reste une énigme linguistique et un parler unique en Europe.
- jeudi 14 juillet : « Le bal n’est pas fini » -
- Par Elise Andrieu - réalisation : Christine Diger
- « La premiata orchestra di ballo » entre en scène. Chacun a mis son beau costume, des fleurs en plastique s’enroulent sur les pieds de micro, le public se tient debout prêt à danser…
- La musique démarre et durant ces quelques heures, sous nos yeux, le bal se déploie comme une peinture pleine de couleurs et en mouvement. Chacun tient son rôle dans ce petit monde où la danse exacerbe les comportements, et le parquet se transforme presque en un univers de fiction. Parmi les danseurs, en gros plans, il y a celui qui fait tourner les filles, ceux qui s’amusent en hurlant, l’amoureux, une jeune femme sensuelle, le garçon qui n’ose pas danser, celle qui est trop grosse. Rocks, slows, funks, rhythm’n’blues, chansons françaises ou punk, tourbillons… Face aux images des tailles qui se cambrent, des cravates défaites ou des cheveux qui volent, l’orchestre ravive la flamme du bal avec humour et panache, et surtout beaucoup d’humanité.
- Cela se passe un samedi soir à Grenoble, dans un bal qui célèbre la joie de vivre, les sensations des corps, et l'amour que l'on y trouve.
- Avec « La Premiata orchestra di ballo », orchestre de bal, et les danseurs Odile, Eliane, Bruno, Séverine et Antoine, Claude et Michel, et bien d’autres…
- Rediffusion de l’émission du 21 juin 2010
- vendredi 15 juillet : « La vieille dame d’Avignon – Portrait de la Cour d’honneur »
- Par Bruno Tackels - réalisation : Christine Diger
- Le Festival d’Avignon est inséparable de ses vieilles pierres, à commencer par celles de la Cour d’Honneur du Palais des Papes d’Avignon. Elles ont beaucoup à dire. Sous la forme d’un portrait à multiples voix, nous donnons la parole à « la Cour », qui s’impose finalement comme la protagoniste essentielle du festival. Témoins des premiers temps, ecclésiastes éclairés, scénographes qui ont affronté le monstre, régisseurs qui le domptent — autant de paroles qui démontrent la puissance de ce lieu, fascinant et terrifiant pour les artistes, l’une des dernières arènes mythiques qui nous restent.
- La Cour d’Honneur est le lieu du théâtre par excellence. Lieu mythique qui incarne le théâtre en ce qu’il a de plus noble, pur et précieux. Et pourtant, paradoxalement, la Cour d’Honneur est une terrible machine à broyer les spectacles. Combien de « bides », semi-échecs et naufrages complets, dans ce lieu ? Jean Vilar le premier était bien conscient que ce lieu n’était pas fait pour le théâtre — éventuellement l’opéra, la musique ou la danse (qui a néanmoins connu des échecs retentissants, y compris pour Pina Bausch…), mais pas le théâtre de paroles.
- Avec, sous réserve, Micheline Attoun, spectatrice de 1952 ; Vincent Baudriller, directeur du Festival d’Avignon ; Boris Charmatz, chorégraphe ; l’Abbé Chave ; Myriam Desrumeaux, dramaturge ; Sonia Debeauvais, collaboratrice de Jean Vilar ; Mathilde Labardonnie, journaliste ; Philippe Marioge, scénographe ; Valère Novarina, écrivain, peintre, metteur en scène ; Jacques Tephany, directeur de la Maison Jean Vilar ; Philippe Varoutsikos, régisseur général de la Cour d’Honneur, Pierre-André Weitz, scénographe.
- >>> FICTIONS
- samedi 2 juillet
- 23h – 0h PERSPECTIVES CONTEMPORAINES
- L'île Saline de Daniel Danis
- En créole, « Ayiti té fragil » signifie « Haïti terre fragile » : l’histoire se déroule sur l’île d’Haïti, de nos jours, celle de cinq femmes : Caire, Delhi, Kiev, Kyoto, New York, dans un orphelinat... Daniel Danis relate par bribes cette tragédie contemporaine, où le langage se crée progressivement, pour peu à peu laisser place à la poésie de l’ellipse et à la beauté du silence.
- L'Ile Saline est paru chez l’Arche dans le recueil La Trilogie des Flous
- Avec, Kiev : Agnès Sourdillon ; Delhi : Evelyne Istria ; Kyoto : Florence Lecorre ; New-York : Johanna Nizard et Caire : Lara Brulh
- Le chœur des orphelines : Z' Yeux Amande : Brigitte Lecordier ; Papillon Aux Cheveux : Emmanuelle Bouferolle ; Deux Tresses : Sophie Froissard ; Boucle d'Oreille: Céline Groussard ; Pommette : Carole Maddalena ; Grand Chevelure : Marion Maret rt Petit Nez : Sarah Capony
- Et les voix de Caroline Giard et Emilie Blon Metzinger
- du lundi 11 au vendredi 15 juillet
- ET AUSSI
- samedi 9 juillet
- 9h10 - 10h REPLIQUES par Alain Finkielkraut
- L'empire de la compassion
- Avec Myriam Revault d’Allonnes et Paul Audi, auteurs
- 14h - 15h PROJECTION PRIVEE par Michel Ciment
- Francesco Rosi pour la rétrospective à la Cinémathèque française
- Avec Francesco Rosi, pour la rétrospective de ses films à la Cinémathèque française, en conversation avec Jean-Philippe Domecq, auteur de Robespierre, derniers temps (Folio Gallimard) et Laurence Schifano, historienne du cinéma italien.
- Le Conseil de la semaine : Le coffret Albert Capellani (4 DVD Pathé Vidéo) présenté par Hubert Niogret.
- 17h00 - 17h54 JEUX D'EPREUVES, par Joseph Macé-Scaron
- Souffle en mon cœur un vent de Patagonie, de Nacho Carranza (Le Castor Astral)
- Insomnie et autres poèmes, de Marina Tsvétaïeva (Gallimard)
- L'homme de ses rêves, de John Cheever (Joëlle Losfeld)
- Great Jones Street, de Don DeLillo (Actes sud)
- Avec Xavier Houssin, Frédéric Ferney, Josyane Savigneau, Augustin Trapenard.
- 21h – 21h29 CA RIME A QUOI, par Sophie Nauleau
- Chloé Bressan et Gilles Plazy
- Pour La poésie, la tarte aux pommes et le topinambour de saint Augustin (éditions La part commune)
- dimanche 10 juillet
- 6h10 – 06h58 CULTURES D'ISLAM par Abdelwahab Meddeb
- L'aporie de l'islam moderne
- Le rapport de l'islam avec la modernité est analysé selon le schème dramatique d'une tragédie.
- Le noeud prend place dès que le sujet islamique constate la grandeur nouvelle de l'Europe au tout début du XIXème siècle. Il essaie d'en comprendre les raisons. Il les décèle dans les concepts philosophiques qui ont eu des répercussions sur les formulations politique et juridique. Mais dans la volonté de les adapter, le sujet d'islam les recouvre par des notions traditionnelles qu'il croit approchantes.
- Ainsi finit-il par obscurcir et pervertir les concepts importés. C'est là que le noeud se noue. Nous sommes encore à la recherche du processus révélateur qui le dénouerait.
- Avec Hamadi Redissi, politologue, université de Tunis, auteur de La tragédie de l'islam moderne (Le Seuil)
- 12h - 12h30 TIRE TA LANGUE par Antoine Perraud
- Mireille Huchon en Rabelaisis
- Avec Mireille Huchon, professeur à l'université Paris-Sorbonne, membre de l'Institut universitaire de France, pour Rabelais (Gallimard, 2011)
- mardi 12 juillet
- 15h- 15h59 LES MARDIS DE L'EXPO, par Elisabeth Couturier
- Le futurisme à toute vitesse
- Avec Marie-Paule Vial , directrice du Musée de l'Orangerie ; Didier Ottinger, conservateur au Centre Georges Pompidou et Xavier Veilhan, artiste
- jeudi 14 juillet
- 15h-15h59 LES JEUDIS DE L'ARCHITECTURE, par François Chaslin
- Cartographies d'architectes et urbanistes : la
statistique et la topographie sociale chez Gaston Bardet, dans les années
quarante, avec Enrico Chapel ; la voix de l'urbaniste Gaston Bardet
(1946).
* Les villes du géographe et géopoliticien Yves Lacoste, avec Thierry Paquot. - du lundi 11 au vendredi 15 juillet
- 23h30 - 0h05 DU JOUR AU LENDEMAIN par Alain Weinstein
- lundi : Jacques Ancet, Chronique d’un égarement (Lettres Vives) ; mardi : Joël Roussiez, Un paquebot magnifique (La rumeur libre) ; mercredi : Eric Marty, Pourquoi le XXè siècle a-t-il pris Sade au sérieux ? (Seuil) ; jeudi : Judith Elbaz, Le champ (P.O.L) ; vendredi : Jean Bollack La Grèce de personne (Seuil) (rediffusion)
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