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A ECOUTER DU SAMEDI 1er AU VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 0

A  écouter du samedi 1 au  vendredi 7 octobre 2011
 
CRACOVIE
dimanche 2 octobre
14h – 16h VILLES MONDES coordination : Irène Omélianenko et Catherine Liber
Par Anna Szmuc
Mes parents ont emménagé à Cracovie quand j’avais dix ans. A l’époque j’écrivais des poèmes…  Un de mes poèmes se conclut par cette  phrase : «  C’est ma ville nocturne, c’est ici que je veux mourir ». Tout un programme ! Plus tard,  j’ai étudié la poésie française à l’Université Jagielonne, comme un premier contrepoint à mes si nombreux allers/retours entre les âmes de deux langues, entre Paris et Cracovie. Je me souviens donc…
Mon père était peintre, il fréquentait les mêmes cafés que Tadeusz Kantor et Stanislas Lem. Il m’emmenait voir les spectacles de Kantor. Cela me plaisait et me traumatisait tout à la fois, car « le maître » interpellait  le public, l’insultait, le faisait venir  sur scène. J’ai ainsi vu «  La classe morte » plusieurs fois...
Avec Bogdan Korczowski, peintre ; Andrzej Wajda, cinéaste, metteur en scène de théâtre, Oscar pour l’ensemble de son œuvre en 2000 à Los Angeles ; Krystyna Zachwatowicz, scénographe ; Krystian Lupa, metteur en scène de théâtre ; Marek Choloniewski, « sound artist », compositeur ; Konrad K. Pollesch, photographe ; Janusz Makuch, créateur et directeur du Festival de la Culture Juive ; Bartosz Szydlowski, metteur en scène, directeur du théâtre « Laznia Nowa » ; Krzysztof Penderecki, compositeur et chef d’orchestre. Et avec les voix de Tadeusz Kantor, Czeslaw Milosz et Piotr Skrzynecki
Grand entretien  avec Adam Zagajewski, écrivain, poète et essayiste, parmi ses ouvrages, parus chez Fayard : « Solidarité, solitude », « Dans une autre beauté », « Coup de crayons », « Palissade, Marronniers, Liseron,  Dieu », « Paotno », « La trahison », « Mystique pour débutants ».
 
NUIT REVEE > STEPHANE HESSEL -nuit du samedi 1er au dimanche 2 octobre
1h – 6h30 LES NUITS DE FRANCE CULTURE par Philippe Garbit
La nuit rêvée de…
A partir de septembre 2011, les « Nuits de France Culture » proposent à un invité du monde culturel de composer les programmes de la nuit du samedi au dimanche (1h/6h30).
Un entretien d’une quinzaine de minutes introduit cette programmation : l’invité évoque ses souvenirs d’auditeur et expose ses choix.
Chacun a en mémoire, et souhaiterait réentendre, retrouvée par nos soins, une émission bien particulière ; de plus, chaque invité fait aussi preuve de curiosité pour des sujets ou des thèmes qui, assurément, ont été traités par France Culture ou ses aïeux…
Premiers invités : Bertrand Tavernier, Judith Magre, Stéphane Hessel, CharlElie, Marcel Gotlib, Françoise Lebrun, Georges-Arthur Goldschmidt, Paul Jorion, Marie Nimier, Pierre Bayard, Julie Brochen,...
 
Samedi 1er octobre
14h – 15h UNE VIE, UNE OEUVRE
Georges Brassens par Victor Macé de Lépinay
 Brassens était un homme d’une immense culture. Chansons, poèmes, musiques, passages de romans, il retenait tout ce qu’il aimait. Autodidacte, il allait sans retenue vers ce qui attirait sa curiosité et s’appliquait à découvrir tous les styles et à tous les apprécier. Des poètes connus, qu’il a mis en musique (Villon, Hugo, Aragon,…) à des auteurs plus confidentiels, qu’il reconnaissait faire circuler « sous le manteau », comme Claude Tillier, de la Bible à Bakounine, de Louis Armstrong à Sheila, en passant par Tino Rossi et Django Reinhardt... sans oublier La Fontaine, Rimbaud ou Charles Trenet, il s’abreuvait à de multiples sources d’inspiration…
Quel meilleur terrain d’enquête que son œuvre, pétrie de références, de clins d’œil, d’hommages et surtout de style, pour découvrir l’homme sous influences qu’était Brassens ?
Avec Clémentine Deroudille, commissaire de l’exposition « Brassens ou la liberté » à la Cité de la Musique ; Gérard Davoust, Président des Editions Raoul Breton ; Philippe Paraire, professeur de lettres, auteur de (La Fontaine et Georges Brassens, Fables et chansons satiriques et rebelles  (éditions de l’Epervier, 2010) ; Roland Dyens, compositeur, professeur de guitare au Conservatoire national supérieur de musique de Paris ; Grégory Gadebois, comédien ayant interprété le rôle de Georges Brassens dans « Trois hommes dans un salon », mise en scène pas Anne Kessler à la Comédie Française, en 2010.
 
DOCUMENTAIRES >  RURALITE
Du lundi 3 au jeudi 6 octobre
17h – 18h SUR LES DOCKS
- lundi 3 octobre « L’agritourisme à la Ferme des Tronques »
Un documentaire de Sophie Pillods réalisé par Vincent Abouchar       
En France, certaines fermes ont répondu aux besoins des citadins dès les années 70 en accompagnant la vogue du retour à la terre.
La ferme des Tronques, située à la Salvetat Peyralès, en Aveyron, était dans ces pionniers.
En 1972, Raymond et Zoé, agriculteurs en Aveyron, rencontrent l’initiateur du « camping à la ferme » et décident d’en aménager un sur leur exploitation. Autour d’eux, les néo-ruraux proposent stages de poterie, de tissage, de ferronnerie, etc. Ils imaginent de leur côté les « vacances en sabot » : des séjours de découverte de l'exploitation agricole familiale alliant activités, hébergement et gastronomie.
Ce camping sera suivi de quatre chambres d'hôtes en 1975, puis en 1977 d'une ferme auberge, ce qui constitue des compléments d'activité salvateurs au tournant des années 80, lorsque la succession de la ferme est envisagée…
 
- mardi 4 octobre « Lourde, un village de 94 âmes »
Un documentaire de Chloé Juhel réalisé par Guillaume Baldy
La Vierge de Lourde, dressée contre son rocher d'où suinte une source, n'a jamais fait de miracle. Pourtant, des croyants continuent de venir jusqu'à elle au lieu de se rendre dans le Lourdes des apparitions de Bernadette Soubirous, trahis par l'orthographe et leur GPS. Lourde est un petit village de 94 habitants situé dans le piémont pyrénéen en Haute-Garonne, à 600m d’altitude. Lourde n’est donc pas Lourdes, la célèbre cité des Hautes-Pyrénées, forte de 15.200 habitants.
Chaque été, période des grands pèlerinages, le maire de cette petite commune, Robert Amblard, compte en moyenne une voiture de personnes égarées tous les deux jours.
Et chaque été, Lourde fait la une de la rubrique insolite de la presse. Cette fois, « Sur les docks », prend le temps de rencontrer les habitants de ce village…
Avec Alain Brugeilles, Serge Mary, Marie-Dominique Deval, Jeannot Lécussan et Colette Fadeuilhe, habitants historiques de Lourde ; Monsieur et Madame Armengaud et Madame Sérini, nouveaux arrivants.
 
- mercredi 5 octobre Exercices de médecine en zone rural 
Un documentaire de Mariadèle Campion réalisé par Rafik Zenine       
En juillet dernier, une mesure a été votée pour inciter les jeunes étudiants en médecine à s’installer dans ces déserts médicaux : en contrepartie d’une bourse d’étude contractuelle, ils s’engagent à aller travailler là où les médecins viendront à manquer…
C’est le cas de Jacques-Cédric Campion qui, il y a un peu plus de douze ans, a répondu à l’appel de la commune du Bleymard, 356 habitants. Cette commune située en Lozère, la région la moins peuplée de France, était sans médecin depuis plusieurs mois, prenant avec femme et enfants la décision de quitter son cabinet parisien pour une nouvelle vie dans un paysage de moyenne montagne bucolique au climat souvent rude en hiver.
Pour « Sur les docks », Mariadèle Campion prend la route avec son frère et arpente en sa compagnie cette terre de Lozère, rencontre quelques-uns de ses patients, tente de comprendre les liens singuliers qui se forgent dans un tel contexte... Dans l’exercice de cette « médecine sur mesure », quelles questions et aménagements se sont imposés à lui ? Comment peut-on devenir « médecin de Lozère » ? Comment le rester ?
Avec Jacques Cédric Campion, médecin ; Jean Le Barron, Antony Roudil, Pierre Quintin, Henri Raynal, Geneviève et François Barret, Yvette et Franck Gervais, patients ; Roselyne Roux, responsable de la maison de retraite du Bleymard.
 
- jeudi 6 octobre « C’est un monde qui vacille, l’agriculture en détresse »
Un documentaire de Cécile Liège réalisé par Lionel Quantin   
On parle partout de la crise agricole, des prix de la viande et du lait trop bas, de celui des céréales trop haut, du pouvoir de la grande distribution, de celui des spéculateurs. Quand une ferme se retrouve en situation de redressement judiciaire, que se passe-t-il pour les familles qui en vivent ? Une exploitation en difficulté, c’est un patrimoine familial en péril, et des hommes en précarité sociale et parfois psychologique. Le réseau Solidarité-Paysans intervient pour aider ces agriculteurs en galère.
 « Sur les docks », part à la rencontre de deux familles suivies par des bénévoles de l'antenne angevine. Le dialogue qui se noue entre l'accompagnant et l'accompagné fait émerger les difficultés rencontrées, les impasses et la souffrance psychologique que cela amène. Les solutions trouvées aussi. Cette fragilité du monde paysan a toujours existé, mais ce documentaire raconte aussi les aspects nouveaux survenus avec la crise agricole de 2009, dans un modèle économique qui ne laisse plus aucune maîtrise à beaucoup d'agriculteurs.
Avec un couple d'arboriculteurs et un couple d'éleveurs bovins d'Anjou ; Henri Roullier et Michel Thibault, bénévole à Solidarité Paysans 49 ; Michèle Rissouli, chargée de mission pour les publics en difficulté à la Mutualité sociale agricole 49.
 
17h – 18h LES ATELIERS DE LA NUIT
- lundi 3 octobre : « L’atelier intérieur », par Aurélie Charon
 
- mardi 4 octobre : « L’atelier de la création »
Les grandes vacances de Béatrice Leca et Gaël Gillon
« Les grandes vacances » – les deux mois d’été, leur vacance justement, leur calme, leurs promesses, leur ennui, leurs grands chambardements, leurs maisons, leurs plages, leurs souvenirs, les arrivées et les départs ou au contraire les villes vidées, par des petits, des adolescents, par ceux qui travaillent et ceux qui attendent, par les plus âgés pour qui elles sont l’enfance encore – l’été, les grandes découvertes, un gisement où l’on puise la vie entière.
 
- jeudi 6 octobre : « L’atelier de la création »
ACR – Un cocktail commode, par Cécile Paris  - réalisations et Anna Smuc
Code de nuit est un label crée par Cécile Paris.
Code de nuit réfléchit à la discothèque, au club devenant œuvre d'art, la boite de nuit comme espace et comme temps à pratiquer …
Code de nuit est une communauté d'artistes et de chercheurs qui expérimentent autour de ces questions.
Code de nuit revendique le comportement comme positionnement par rapport à une recherche formelle, l’attitude comme idée politique (de la non-esthétique).
Sous le mode de l’atelier ouvert, Code de nuit est une forme en cours dont l’activité consiste en une production d'œuvres autonomes et d’artefacts tels que textes, chansons, films, sculptures, danses...
Un cocktail commode est une proposition radiophonique issue de Code de Nuit écrite par Cécile Paris et Bruno Persat.
 
- vendredi 7 octobre : « L’atelier du son », par Thomas Baumgartner – réalisation : Véronique Lamandour
Avec, sous réserve, Kerwin Rolland, ingénieur acousticien dans l'automobile et artiste sonore.
 
samedi 1er octobre, de 21h à 00h
NUIT BLANCHE, un partenariat France Culture
21h-22h - Drôles de drames
22h-00h - Mauvais genres, par François Angelier
 
jeudi 6 octobre
En direct d’EVENTO à Bordeaux, un partenariat France Culture
19h20-20h - Le RenDez-Vous, par Laurent Goumarre
 
Jeudi 6 et vendredi 7 octobre
FIG - SAINT-DIE - 22ème édition - « L'Afrique plurielle : paradoxes et ambitions »
Un partenariat France Culture
Jeudi 6 octobre :
18h20 – 19h - Du grain à moudre, par Hervé Gardette
vendredi 7 octobre :
9h-10h - La fabrique de l'histoire, par Emmanuel Laurentin
17h-17h55 - Sur la route, par Martin Quenehen
Enregistrement de Planète Terre, par Sylvain Kahn (horaires à définir)
 
Vendredi 7 octobre
PRIX BAYEUX, à la Halle Saint-Patrice
11h-12h – enregistrement Secret des Sources, par Charles Dantzig
12h30 – Journal
18h – Journal
18h20– Le Magazine de la Rédaction
 
Du lundi 3 au vendredi 7 octobre
20h – 20h30 A VOIX NUE
Jean-Denis Bredin avec Antoine Garapon         
Enrobée de noir, elle a longtemps fait vibrer les prétoires. Sous la toge rouge, elle a résonné dans les amphithéâtres des facultés de droit et, revêtue de l’habit vert, elle enchante encore aujourd’hui sous la coupole : cette voix est celle de Jean-Denis Bredin.
A toutes ces voix s’ajoute celle du conteur qui nous raconte des affaires, ou plutôt l’Affaire, c’est-à-dire l’affaire Dreyfus ; et enfin la voix intérieure d’un romancier de l’intime. Par la pratique du droit, par l’enseignement, par les interventions publiques ou par son œuvre de fiction, Jean-Denis Bredin a consacré sa vie à la défense de l’innocence, de l’insouciance enfantine – dont il a été privé – à celle des justes broyés par la haine raciale ou par la passion politique. Qu’il se serve de sa propre histoire comme d’un laboratoire ou qu’il se plonge dans des moments de l’histoire moderne – qui correspondent souvent à des affaires judiciaires – son projet est toujours le même : nous faire saisir les ressorts intimes de l’injustice. 
Né à Paris en 1929, avocat depuis plus de soixante-ans, professeur de droit à Rennes, Lille puis à Paris, historien, romancier, académicien, Jean-Denis Bredin reçoit Antoine Garapon dans son bureau au sein du cabinet d’avocats qu’il a fondé.
Lundi : Une enfance sage ; mardi : Une carrière de juriste ; mercredi : Un historien de l’injustice ;  jeudi : Un romancier de l’intime et vendredi : Regards sur le siècle
Réalisation : Olivier Bétard
 
FICTIONS
 
Dimanche 2 octobre
21h – 22h THEATRE & CIE
Trois morts annoncées de Patrick Reumaux
Réalisation : Laure Egoroff
« N’y a-t-il pas deux catégories d’écrivains, écrivait Charlotte Brontë en 1848, l’auteur et le faiseur de livres ? Et le dernier n’est-il pas plus prolifique ? N’est-il pas, en vérité, merveilleusement fécond ? Mais le public, et même l’éditeur, font-ils grand cas de ses productions ? Ne s’en lassent-il pas, tous les deux, avec le temps ? »
On entendra ici les voix des Brontë à l’instant le plus présent de la vie celui de la mort. Branwell, remontant pour la dernière fois vers le Presbytère, titubant et braillant une chanson à boire, Emily détournant à contrecœur ses yeux mourants de la lumière du soleil, Anne, la benjamine, se faisant transporter jusqu’à Scarborough pour s’éteindre devant la mer. « C’est fini, poursuit Charlotte. Branwell – Emily – Anne – sont passés comme des rêves. L’un après l’autre, je les ai observés s’endormir sur mon bras – et j’ai fermé leurs yeux vitreux ».
Avec Eric Charon : Branwell Brontë ; Elodie Huber : Charlotte Brontë ; Lise Bilien : Emily Brontë ; Rebecca Stella : Anne Brontë ; Anne Cosmao : Ellen Nussey ; Pierre Baux : Francis Grundy ; Philippe Beautier : George ; Jean-Pierre Bélissent : Le pasteur Brontë ; Philippe Loffredo : Le passeur ; Jean-Gabriel Nordmann : George Moore ; Eric Hémon : Edmund Gosse ; Hervé Furic : MR Williams ; Thierry Garet : Le docteur ; Enrico di Giovanni : Mr de L ; Agnès Château : La femme de George ; Florent Oullié : Joseph Leyland ; Jean-Jacques Cholet : Docteur EPS.
Les voix imaginaires des mondes d’Angria et Gondal : Audrey Meulle, Laurent Grappe, Emilie Blon-Metzinger ; Grégory Quidel ; Emmanuel Lemire ; Anne Caillère ; Stanislas Siwiorek ; Thierry Pietra ; Vincent Viotti
Et les voix de Delphine AugereauIvan Cori, Adrien Gibier, Antoine Berry-Roger, Olivier Boudrand, Philippe Mambon, Ianis Guerrero, Franz Debrébant, Clément Bernot, Olivier Thébault, Julien Blétrach, Marc Lamigeon.
Bruitage : Sophie Bissantz
Musique originale: Mathieu Lamboley
Violoncelle : Alexandre Abatte
Prise de son, montage, mixage : Philippe Bredin, Sébastien Labarre
Assistante à la réalisation : Lise-Marie Barré
 
mercredi 5 octobre : ATELIER FICTION
Glossolalie (Mémoire pleine) de Elizabeth Mazev - réalisation : Laure Egoroff
"Glossolalie" est né d'une commande du département de la fiction de France Culture qui, par l'intermédiaire de Nelly Le Normand, alors conseillère littéraire à la fiction, avait sollicité la comédienne Elizabeth Mazev : "Glossolalie" est ce texte, à fois drôle et intime, sur son histoire avec le pays d'origine de ses parents, la Bulgarie.
"Glossolalie" est publié sous le titre "Mémoire pleine" aux Editions des Solitaires intempestifs.
Elizabeth Mazev est comédienne et dramaturge.
Avec Elizabeth Mazev et Miglen Mirtchev 
Contrebasse : Clément Landais
 
du lundi 3 au vendredi 14 octobre
11h50 – 12h MICRO FICTION
We Are L'Europe de Jean-Charles Massera
Un montage de textes proposé par Jean-Charles Massera
Réalisation : Jacques Taroni
En collaboration avec Jean-Charles Massera
Avec Benoît Lambert et Jean-Charles Massera
«Jean-Charles Massera a choisi de soumettre les "sujets de société" à une sorte de forum en direct. Il faut que ça parle, dans toutes les oralités possibles. D’où cette agora qui met en discussion nos espoirs, préjugés et déceptions à l’heure de l’Europe mondialisée. On trouvera ainsi des nostalgiques, des indécis, des blasés, des technophiles, des beaufs, des ultra-modérés, des super-positifs, des qui essayent de faire avec… Et de quoi parlent-ils ? D’abstractions concrètes, autrement dit de grands idéaux ramenés à l’échelle du quotidien.»
Après les versions livre (Verticales), et plateau dans une mise en scène de Benoît Lambert en 2009, voici la version feuilleton radiophonique de 10 épisodes de We Are L’Europe.
Jean-Charles Massera vit et travaille entre Paris et Berlin. Auteur de fictions, il a notamment publié France guide de l’utilisateur, P.O.L (1998) ; United Emmerdements of New Order précédé de United Problems of Coût de la Main-d’œuvre, P.O.L (2002) ; Jean de La Ciotat confirme, P.O.L (2004), A Cauchemar is Born, Verticales (2007) ; Jean de La Ciotat, la légende, Verticales (2007) ; We Are L’Europe, Verticales (2009), Le guide du démocrate – les clés pour gérer une vie sans projet, (avec Éric Arlix) lignes (2010)...
 
du mardi 4 au vendredi7 octobre 2011
20h30 – 20h55 FEUILLETON
"Michel Leiris, Ma voix, c’est moi"
Textes de Michel Leiris choisis et montés par Pierre-Etienne Heymann
Réalisation : Etienne Valles
 « J’aime la bouche fardée des mots » écrit Michel Leiris dans Grande fuite de neige. Explorateur du langage aussitôt qu’il entreprend de s’immerger dans l’écriture ; explorateur des sociétés africaines jusqu’à devenir un professionnel de l’ethnologie ; explorateur de lui-même, pendant un demi-siècle il fera de ses expériences quotidiennes, de ses souvenirs, de ses rêves, de ses fantasmes, le matériau d’une œuvre littéraire unique au XXème siècle.
Du magma de l’alchimie autobiographique de Leiris sourd de manière quasi obsessionnelle, depuis Glossaire (1925) jusque A cor et à cri (1988), le culte de la matière sonore : la parole bien sûr, mais aussi le cri (dont il souligne « l’obscénité »), la voix chantée, tous les bruits et les silences du monde. Jeux phonétiques, proférations des possédées éthiopiennes, gémissements de la femme comblée, rumeurs urbaines et agrestes, chant sublime des divas d’opéra (une de ses grandes passions, tout au long de sa vie), mélopée du muezzin… Aucune émission de la voix ne lui est indifférente.
Analysant son travail d’écrivain, il déclare « vivifier l’écrit en quelque sorte par son timbre, autrement dit rendre patent que ces pages que nos yeux lisent sont sous-tendues par une voix (…) qui non seulement conte volontiers ma vie mais est intrinsèquement comme ma vie même… » (Langage tangage). Lorsqu’il se contemple au seuil de la vieillesse, il va jusqu’à se comparer à « un chanteur dont la voix s’est à tel point perdue que s’éteint jusqu’à son envie de chanter » (Frêle bruit)…
Avec  Laurent Cléry, Nicolas Raccah, Hélène Lausseur, Violaine Schwartz…. et les voix de Ingrid Donnadieu, Anne Gouttenoire, Magali Léon, Franck Lorrain, Didier Sandre, Audrey Santacrocce, Pierre Val, Benoît Giros, Pauline Moingeon…..
 
ET AUSSI...
 
samedi 1er octobre
9h05 – 10h REPLIQUES par Alain Finkielkraut
Réflexions sur l'affaire Ilan Halimi
Avec  Morgan Sportes, auteur et Adrien Barrot, auteur,  enseignant, philosophe
 
17h – 18h LE CARNET D’OR par Augustin Trapenard
Famille je vous aime
- Amélie Nothomb, Tuer le père (Albin Michel)
- Véronique Ovaldé, Des vies d’oiseaux (L'Olivier)
- David Foenkinos, Les Souvenirs (Gallimard)
 
19h – 19h30 SECRETS PROFESSIONNELS par  Charles Dantzig
Secret d'une œuvre d'art aux frontières
Avec Sigalit Landau, artiste israélienne, sculptrice, vidéaste, présente à la  Biennale de Venise jusqu'en novembre 2011
 
(5h15 – 6h15) 19h30 – 20h30 CARNET NOMADE par Colette Fellous
Je vous écris de Rome
Avec Marco Lodoli, Les prétendants (POL), Erri de Luca, Le poids du papillon (Gallimard), Chloé Delaume, pensionnaire à la Villa Médicis
 
0h – 1h CHANSON - BOUM !  par  Hélène Hazéra
Le groupe « Debout sur le zinc »
 
dimanche 2 octobre
16h – 17h METROPOLITAINS par François Chaslin
* Cartographies d'architectes et urbanistes : la statistique et la topographie sociale chez Gaston Bardet, dans les années quarante, avec Enrico Chapel et la voix de Gaston Bardet (1946).
 
20h – 21h LE TETE-A-TETE par  Frédéric Taddeï
Avec Gérard Garouste
 
lundi 3 octobre
15h – 16h CONTINENT SCIENCE par Stéphane Deligeorges
MULTIVERS - Mondes possibles de l'astrophysique, de la philosophie et de l'imaginaire
Avec Aurélien Barrau, enseignant-chercheur au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (LPSC) de Grenoble et à l'université Joseph Fourier, membre de l'Institut universitaire de France et Jean-Philippe Uzan, directeur de recherche au CNRS, chercheur en physique théorique à l'Institut d'astrophysique de Paris de l'université Pierre et Marie Curie.
 
 
 
 

 
 
 
 

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