Fukushima: Comme celui du N°1, le cœur des réacteurs N°2 et 3 a fondu 3
Fukushima: Les barres de combustibles non refroidies par l'eau ©NHK
24 mai 2011 - Après avoir admis la fusion totale du coeur du réacteur N°1, Tepco, l'opérateur de la centrale de Fukushima Daiichi, reconnait que le cœur des réacteurs N°2 et 3 a probablement également fondu dans les jours qui ont suivi le séisme du 11 mars 2011. D'après ses données, dont les conclusions sont rendues publiques près de 2 mois et demi après le début de la catastrophe, Tepco définit ainsi le scénario:
Fukushima: Le combustible fondu se retrouve au fond de la cuve du réacteur ©NHK
- 12 mars, 16h50: Fusion totale du cœur du réacteur 1.
- 13 mars, 02h00: Perte du système de refroidissement du réacteur 3.
- 13 mars, 09h00: Début de la fusion du cœur du réacteur 3.
- 14 mars, 03h00: Fusion totale du cœur du réacteur 3.
- 14 mars, 13h00: Perte su système de refroidissement du réacteur 2.
- 14 mars, 20h00: Début de la fusion du cœur du réacteur 2.
- 15 mars, 20h00: Fusion totale du cœur du réacteur 2.
Fukushima: L'état actuel du réacteur N°3 ©NHK
Polémiques:
Une polémique est apparue au sujet du délai qu'il a fallu à Tepco pour reconnaître publiquement les fusions totales des cœurs des réacteurs N°1, 2 et 3. L'opérateur de la centrale se défend en déclarant qu'il s'est concentré sur les mesures de refroidissement et n'a pas pris le temps d'analyser les données. La NHK cite Masanori Naito, de l'Institute of Applied Energy, qui estime que ces informations auraient pu être analysées en une journée. Et il estime que ce travail aurait dû être fait beaucoup plus tôt afin de donner des pistes d'action pour le refroidissement et les suites des opérations sur la centrale.
On peut également s'étonner, par ailleurs, de la disparition du réacteur N°4 dans les déclarations de Tepco, alors même qu'il fait partie des trois (1,3 et 4) qui ont subi une explosion qui a détruit le toit du bâtiment. Comment Tepco peut-il avoir réuni et analysé les données des réacteurs 1, 2 et 3 et pas du N°4? Son silence cache-t-il quelque chose de différent dans ce dernier cas? Une fois de plus, la stratégie de distillation de l'information de l'opérateur de Fukushima Daiichi a tendance à se retourner contre lui. De plus, cette attitude rejaillit sur l'ensemble de l'industrie nucléaire mondiale qui clame sa volonté de transparence totale...
Une autre polémique concerne la hauteur de la vague qui a frappé Fukushima Daiichi le 11 mars 2011. Tepco affirme que le tsunami a atteint de 14 à 15 mètres. Cette thèse semble confirmée par les photos publiées le 21 mai et qui montrent des réservoirs noyés sous 4 à 5 mètres d'eau. Or, la centrale est construite à une altitude de 10 mètres au dessus du niveau de la mer. les 15 mètres seraient donc cohérents avec ces images. Pourtant, un article de l'Asahi Shimbun relate des contestations. Certains analystes des images de Tepco et de prises de vue aériennes penchent pour une hauteur de vague de 10 mètres. Ce débat n'est pas purement technique. En effet, plus la vague a été haute, plus Tepco peut argumenter du fait que le phénomène était tout à fait exceptionnel. Une telle reconnaissance aurait de fortes conséquences sur le niveau des compensations financières que l'opérateur doit verser aux familles évacuées autour de la centrale. Le 25 avril, Tepco avait déclaré: "Étant donné que le tsunami était si important qu'il a atteint la hauteurs de 14 à 15 mètres, on peut l'interpréter comme un "acte de Dieu d’extrême ampleur"".
M.A.
Thème(s): Sciences| Physique| Entreprise| Industrie




3 commentaires
Et quand on pense à l'attitude de L'AEIA de tournée au Japon :
Après son passage Le Japon a arrêté ses projections de particules radioactives émanant de Fukushima. http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20110525p2g00m0dm107000c.html
Et la transparence nucléaire de la France est toujours aussi visible !!! http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html
Bonjour à tous,
Eh oui, beaucoup de monde a oublié l'ultime pièce à conviction : le réacteur 4.
Très très étrange, le réacteur 4. TEPCO annonçait qu'il était à l'arrêt 5 mois avant le tsunami. En arrêt froid pourrait t'on dire... sauf que non.
Si vous allez sur : http://cryptome.org/eyeball/daiichi-npp/daiichi-photos.htm - vous verrez des choses TRES révélatrices du scénario d'enfer qui se profile pour des décennies.
NOTA : pour des questions de sécurité, faites systématiquement des copies de chaque photos, le site pourrait ne pas tenir la demande de consultations en masse. Pensez aussi à la censure !
On vous propose de télécharger les photos en haute résolution native (.zip); celles visibles sur cette page ont 2 fois moins de détail...
Sur la photo visible à : http://cryptome.org/eyeball/daiichi-npp/pict6.jpg - nous avons LA révélation dont presque personne ne s'est penché dessus. Cette série de photos sont curieusement non diffusées dans la presse française...
Le BR-4 a eu son toit soufflé et on aperçoit nettement au travers des vaillantes poutrelles que le dôme de confinement (un fond embouti elliptique de couleur jaune, que l'on place sur le Drywell); ce fond est tranquillement déposé sur le côté du plancher où on a accès à la dalle amovible qui donne sur le réacteur et aux piscines : celles à combustibles (à droite de chaque BR sur l'image), et aux piscines auxiliaires qui servent à entreposer la tripaille des réacteurs à eau bouillante, comme les assécheurs de vapeur. Il faut les mettre en piscine car ils rayonnent fortement, et surtout ils font obstacle aux déchargement des combustibles, placés en dessous des cônes et assécheurs de vapeur.
Donc on a une barrière de confinement (la troisième) qui est parfaitement inopérante. Il en reste deux : les gaines de combustible, et la cuve du réacteur.
Que c'est t'il passé ?
Comme toute l'énergie électrique ET les prises de source froide (eau de mer) se sont retrouvés inopérants sur toute la centrale, avec des Diesels noyés, le combustible qui était toujours dans le réacteur 4 non démonté a fini par fondre; et très vite.
Ce corium a lui aussi percé la cuve du réacteur 4.
Comme le dôme de confinement était parti en vacances, la vapeur a chassé l'eau maintenue liquide sous cette très forte pression, cette eau a emprunté les trous de la cuve, je pense qu'en fait ce sont les interfaces entre le fond de la cuve et les 144 (plus ou moins) barres de contrôles; cette grande passoire a fait que l'eau surchauffée n'a pas pu aller se faire refroidir dans le tore dit "suppression pool" et pour cause : la voie des airs était toute tracée...
Je ne crois pas à une explosion d'hydrogène car le drywell grand ouvert fait que l'enceinte de confinement ne peut pas (par sa forme en ampoule inversée, sans aspérités) faire de la rétention de ce gaz bien plus léger que l'air. Le toit du BR-4 n'a pas non pu faire de la rétention d'hydrogène : pourquoi le toit du BR-2 est intact et qu'il manque un mur latéral de 2 mètres d'épaisseur en béton (ferraillé avec amour, s'il vous plaît) ?
TEPCO nous prend tous pour des imbéciles, mais ces images haute-définition (RAPPEL : non diffusées dans la presse française, comme par hasard !) parlent contre cette société d'irresponsables, et au verdict sans appel.
C'est donc bien la cuve du réacteur 4 qui a été percée, et la vapeur d'eau surpressurisée s'est engouffrée dans le tore, pour finalement "rebondir" sur les parois et souffler le toit du BR-4.
Donc le bardage a été soufflé, et les murs en béton adjacents à ce "plancher d'opération" ont pris une telle contrainte qu'ils ont été brisés à la manière de "tablettes de chocolat" : l'entaille naturelle qui règne entre un poteau vertical et une cloison, cet angle droit entre la cloison et le plancher, tout cela c'est autant d'entailles qui font que le béton n'a pas pu tenir.
Des cloisons en béton (sur la gauche du BR-4) sont même inclinées : c'est l'effet "Vahiné, c'est gonflé !"
En matière d'appareils fonctionnant sous pression, la sphère est le meilleur volume résistif qui soit. Par contre, un bâtiment parallélépipédique ne peut pas encaisser une grande contrainte : l'eau à 290°C maintenue liquide sous cette très forte pression (dans les 90 bars) génère un volume à la pression atmosphérique considérable.
C'est pour cette raison que les autres BR plus récents (réacteur BWR ou PWR ou EPR ou ABWR) sont devenus cylindriques, avec une portion sphérique.
L'explosion des BR-1, -2, -3 et -4 n'est absolument pas dû à l'hydrogène, ou alors l'explosion d'hydrogène a fait rompre tout ou partie des canalisations de vapeur HP du circuit primaire.
Il faut dire qu'en matière de réacteur à eau bouillante, il n'y a pas de circuit secondaire...
La seule source d'énergie susceptible de faire autant de dégâts, c'est la vapeur issue de la cuve.
Là où tout cela devient diaboliquement intéressant, c'est que si l'eau contenue dans le réacteur a pris la voie des airs, le combustible a été formidablement plaqué dans les contrefonds du BR-4.
Concernant le BR-3; lui fonctionnait à plein régime avec un combustible remplacé un mois tout juste avant la catastrophe; et c'est du MOX d'Arêve (France, Cocorico !!!), beaucoup plus réactif que le traditionnel Uranus (censure) 235, enrichi aux alentours de 4%.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets; les barres de combustibles ont connu une telle criticité que :
- soit la cuve a été percée avec son corium fraîchement constitué,
- soit la brusque libération d'énergie de fission a rompu la cuve.
Oui, mais... il y avait bien le confinement qui était en place !
Oui, mais seulement celui-ci n'a pas pu tenir !
Le plancher d'opération s'est crevé (c'est pour ça que seule les poutrelles maîtresses du BR-3 sont encore visibles, alors que les poutrelles secondaires du BR-4 sont toujours là !), le fond elliptique jaune a été éjecté dans les airs.
Seulement, une pièce d'une telle dimension (et d'une telle masse) n'est pas du genre à aller très loin.
Elle est donc retombée en plein sur la salle des machines attenante au BR-3.
Le réseau de poutrelles du BR-3 s'est effondré vers la droite de l'image, mais si vous regardez bien, celles qui étaient à l'aplomb du Drywell sont tordues vers le haut ! "Place, place, faites place au dôme de confinement !!"
Regardez par vous-même : comptez le nombre de pixels du diamètre de son jumeau parti en vacances, sur le plancher du BR-4. Reportez la même distance au niveau de la salle des machines du réacteur 3 "...and that's fit perfectly !!"
On voit même le rebord circulaire qui reçoit la boulonnerie, le fond elliptique s'est retourné dans sa course vers l'espace, on discerne l'intérieur du fond depuis le drone qui a pris la photo...
J'ai analysé ce que Dominique Leglu avait décrit avec ce problème de corrosion : et l'info est juste !
Comme TEPCO a tenté de refroidir les réacteurs avec de l'eau de mer; ils ont soit inondé le Drywell, pour tenter de refroidir la patate chaude par l'extérieur de la cuve; soit tenté d'injecter de l'eau dans les réacteurs (qui étaient éventrés : 1, 2, 3 et 4).
Opération facile à faire : il n'y a plus de pression qui s'oppose à l'arrivée de l'eau, provenant du circuit anti-incendie :D
Si vous tapez sur Google : Chloride Stress Cracking, vous verrez comment les inox austénitiques se fissurent avec les ions chlorures... et le 304L, le 316L, le 309L, le 321, rien ne tient !
Un site US annonce que dès 50 parties par million de concentration, les fissures apparaissent, et grandissent.
Or il faut savoir que TEPCo a aussi tenté de noyer les piscines qui commençait à bouillir et dont le niveau était très bas. Avec de l'eau de mer. Rrrrrôôôôoooo. Un magnifique cas de pire que mieux. Les barres de combustibles sont dans des casings en 304L...
Quand on regarde la structure des BR, on se rend compte très vite que les piscines sont "suspendues" avec des cloisons planes de plusieurs mètres d'épais. Mais on voit aussi ce qu'il est advenu des "fenêtres de béton" attenantes au plancher d'opération. L'énergie dégagée a été considérable "dessus", elle l'a été aussi "dessous".
Donc c'est certain que le béton qui maintient les 4 piscines ne peut qu'être fendillé : le béton résiste très bien en compression, mais absolument pas en traction !
Alors, certes il y a toujours un chemisage métallique autour des piscines, pour les maintenir étanches.
Eh bien ici, c'est de l'inox 304L, épaisseur 3/8ème de pouce (9,52 mm). Donc mon petit doigt me dit que les armatures des barres de combustibles, également en inox 304L/316L vont se fissurer. Les gaines en zirconium vont aussi ne pas pouvoir tenir !
Si la piscine se vide parce qu'elle aussi devient une passoire, les barres ne sont plus refroidies. Or le zirconium réagit très violemment avec l'oxygène et l'azote de l'air. Ca brûle comme du titane ou du magnésium ...ou comme les 5000 tonnes de sodium liquide de Superphénix, ce réacteur au Pluton, construction mirifique à 50 milliards de francs lourds entre Lyon et Genève...
Dernier détail croustillant : pour placer les barres du réacteur à la piscine, si celles-ci sont très profondes, il faut observer une couche d'eau de 12 mètres pour travailler en relative sécurité. Sauf que on ne peut pas relever les barres du réacteur pour leur faire franchir le rebord de la piscine.
J'appuie mon analyse sur le schéma du réacteur d'Oyster Creek (USA, état du New Jersey). Les Américains ont 23 réacteurs foireux "Drywell Torus". Je peux vous dire qu'ils sont pas fiers. Les Allemands, les Suisses et les Espagnols ont également les mêmes technologies.
Allez chercher ici le schéma de cette m***e :
http://img.photobucket.com/albums/v393/youricarma/Fukushima%20-%20Daiich...
Au niveau de la pastille (16 - Steam Outlet - sortie vapeur vers turbines), légèrement à droite :
Les architectes ont donc réalisé un chenal, à la manière d'une écluse.
Et les barres ne baignent que dans 5 à 6 mètres d'eau, et font déjà près de 4 mètres de haut (3,81 m, de mémoire).
Conséquences : si ce chenal est brisé par l'explosion (ou rendu fuyard), le niveau d'eau correct de la piscine ne peut être obtenu que si on inonde également complètement le Drywell... sinon, on a affaire à un tonneau des Danaïdes.
Bon, c'est vrai, le tonneau des Danaïdes est ici "linké" à l'océan. Avec le tremblement de terre qu'ils ont eu (magnitude 9, par là), normal qu'il y ait des fuites dans le béton de la partie basse du BR et de la salle des machines...
Cette conception des "chenaux" est reprise dans TOUT les réacteurs mondiaux à déchargement vertical.
En aucune manière, on ne peut "enfoncer" le réacteur, pour remonter des barres pour leur faire franchir une muraille d'au moins 12 mètres de haut... Les barres font "un saut de puce" pour se retrouver en piscine !
Il faudrait de très hauts bâtiments réacteurs pour ce gage de sécurité ÉLÉMENTAIRE. Ce n'est le cas nulle part, et c'est un très gros défaut. Que dis-je, une tare.
Mais nous en France, on est Champion du Monde, et pas depuis 1998 !
Je signale aussi qu'on a eu un mort au surgénérateur Rapsodie qui tourne également au pluton, construit en 1957 à Cadarache et toujours en cours de "démantélement partiel" (expression polie pour dire que c'est une boîte de Pandore indémontable pour des millénaires, juste un caprice de De Gaulle qui voulait se refaire une grandeur après la Collaboration).
Le 31 Mars 1994 (les mois de mars-avril portent malheur en matière de nucléaire !), lors de la vidange d'un reliquat de sodium (100 à 200 kg estimés par le CEA, branche militaro-nucléo-industrielle de l'État), la cuve qui en contenait a explosé et l'ingénieur René Allègre a été tué, 4 autres techniciens ont été blessés. René Allègre, qui tentait de vider une cuve de sodium, c'était LE spécialiste mondial de la question, c'était un Français.
Il a été enterré "dans l'oubli de ses compatriotes" (voir ici, on n'ose même pas citer qu'il y a eu un mort et des blessés, quelle honte ! : http://www.marseille-innov.org/AMM/cr180494.html).
Donc un accident aux conséquences "sans tambour ni trompette", normal, c'est la Grande Muette qui pilote tout. Enfin, qui pilote... dans un petit réacteur expérimental en bon état, on fait un "démantèlement partiel"... alors 4 réacteurs industriels en ruines, pensez donc !!
Donc des pros du nucléaire "Morts pour (...)" (mettez ce que vous voulez); à qui on donnera une médaille insignifiante; c'est pas cher payer sa dette d'honneur je trouve.
D'autres volontaires pour vidanger ces cuves ?
- "Les pro-nuke, aux travaux pratiques !! C'est un ordre !!"
- "Chef, oui Chef !!"
(instant d'hésitation, c'est l'instinct de conservation)
- "Euhhhh... comment on fait pour être chef, Chef ?"
Mais revenons donc à nos piscines. Si les gaines n'existent plus parce que brûlées; les pastilles d'oxyde d'uranus/oxyde de pluton et les produits de fission se répandent en tas compact; la géométrie change et devient critique. Les réactions redémarrent sans aucun contrôle, ni refroidissement efficace ni absorbeur de neutrons : on obtient un deuxième corium dans les 3000°C par là; PAR réacteur.
Le hic, c'est qu'avec le temps, cette masse d'uranus fissile (qui nous empoisonne à petit feu); on ne peut plus s'en approcher; ou alors avec des moyens lourds ...qui n'existent pas.
A t'on des mechas sur pattes d'araignées dans le genre Appleseed ? A part dans ce somptueux manga de Masamune Shirow, non.
C'est pas le petit robot EDF de 300 kg sur chenilles qui va aller soulever de la grosse ferraille avec de l'hydraulique. Juste faire des analyses, et de pouvoir se dire entre irresponsables : "Je crois qu'on est vraiment dans la m**** !"
Eh oui, après Fukushima, les spécialistes du nucléaire vont avoir beaucoup de sushis.
Puisqu'on est foutus, autant en rire... et agir dans les isoloirs.
Histoire de finir en beauté; si personne ne peut s'approcher ni même faire quoi que ce soit, comme recueillir cette masse d'apocalypse, cuillère (réfractaire) après cuillère (réfractaire); pour fractionner et décriticaliser ces masses (BR-1 dans les 67 tonnes dans la cuve, les 3 autres dans les 85 tonnes environ), je n'ai pas compté pour les piscines ni celle "commune"; l'uranus 238 absorbera moults neutrons et se transformera en pluton, fissile ou pas fissile. Il y aura de plus en plus de pluton, avec le temps, c'est inéluctable.
Autrement dit, à laisser cette masse se transmuter sans contrôle; tout cela pourrait très mal finir.
Il va donc falloir récupérer ces masses de verre "en fusion perpétuelle", coûte que coûte.
Après "Un anneau pour les gouverner tous",
"Des tas de m****, pour les détruire, tous !"
En partant du principe que le combustible est renouvelé par tiers, et qu'il y a 6% de pluton réputé fissile dans le MOX de Cauchemarda au niveau du réacteur 3; on a quand même dans les 1700 kg de pluton fissile; pour l'instant dissous dans une gangue de dioxyde d'uranus-38, qui fait des captures fertiles.
Les deux espèces chimiques n'ont pas les mêmes propriétés physico-chimiques : densités respectives avec des différences notables (PuO2 = 11,5 gr/cm3, UO2 = 11,0 gr/cm3), points de fusion distincts mais surtout gros écarts en termes de production de chaleur...
Il y a un risque de séparation entre les deux espèces chimiques. Si cette masse compacte se décante et s'enrichit en Pu, il va y avoir du gros feu d'artifice dans le ciel Japonais... et un certain "retour à l'envoyeur historique" : les USA.
Mais à ce jeu là, c'est le "Qui perd, perd" mondial.
Des souteneurs de cette gabegie nucléaire pourront aboyer ici ou ailleurs, personne ne sait ce qui va se passer car ce qui a cours au Japon ne c'est jamais produit ailleurs.
Des fusions partielles, oui. Mais une fusion totale d'un réacteur MOXé, jamais.
Je suis le premier à dire ici que j'espère (très honnêtement) lourdement me tromper; mais je pense que personne n'a le droit de me dire que je fais fausse route ou que je dois la boucler, ma grande gueule.
Le seul à pourvoir le dire, c'est l'avenir. Et l'action hypothétiques d'hommes et de femmes à sacrifier là-bas.
Comme à Tchernobyl, le Grand Sacrifice est nécessaire, et à la hauteur du problème, s'il vous plaît. Et quelques milliers de burakumins (leurs Intouchables à eux) ne changeront rien, ce n'est pas assez. Disons, 5, 6 millions de "volontaires"...
Pour rappel, il y avait entre 7 et 15 kg de pluton dans la bombe Fat Man de Nagasaki (masse et ratio d'isotopes non rendu public à ce jour). Donc ça ne peut que très mal finir tout ça.
Je ne parle pas de la piscine commune de stockage des combustible usés, qui reprend tout les combustibles des 6 réacteurs, et qui se trouve près du réacteur 4...
Pour débarrasser ce qui reste déménageable, il faudrait environ 800 "conteneurs secs"; qui permettent de transporter 2,5 tonnes de combustibles, neufs ou usagés. Ces "dry-casks" pèsent à eux seuls dans les 100 tonnes. Hors camion tracteur, hors wagon spécial. Voir ici : http://confrontaal.org/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/9dd2d6be-a4c...
- Comment retirer de ce site, rapidement et sans démolir les routes, une telle quantité de combustible alors que le Japon a des ponts brisés et des rails ferroviaires tordus ?
- Que les ponts de levage dans le toit des BR sont tous "par terre"; ou peut-être fonctionnels mais avec des niveaux de radiations démentiels (cas du réacteur 2, piscine torique du 1 vers le 25 Mai : 201 sieverts PAR HEURE !) ?
- Comment retirer le contenu brisé dans les piscines endommagées ?
Je sais pas vous, mais si éventuellement on en réchappe, de ce merdier; en attendant je veux sortir du nucléaire et je voterai en conséquence en 2012. Je ne suis pas d'accord avec ce qui a été fait par le passé et je voterai contre ces sinistres développements futurs. De toute façon il faudra gérer l'héritage, qui est ingérable techniquement, ce n'est pas un problème d'argent mais de technique. Et celle-ci a rendu son tablier..
Le résultat du vote, j'en ai rien à foutre.
J'en ai rien à foutre de "devoir m'éclairer avec une bougie", moi je veux juste VIVRE.
Mais s'il faut retourner comme au Moyen-Âge, et alors il est où le problème ?
Nos ancêtres vivaient sans courant électrique et nous ont permis d'exister. Point. Il y a 2 milliards d'hommes qui vivent sans électricité, ils meurent d'autres choses, eux !
Le mal est fait, mais je suis contre la poursuite infernale et j'ai ma conscience pour moi.
DSK-QQ et Sarkoléon sont deux adorateurs du nucléaire. L'un est en zonzon et l'autre ne va pas tarder à s'y rendre, avec ses 20% de confiants il est foutu et c'est tant mieux, il aura ruiné la France et les Français : bulle immobilière, copinage Woerth, invitation et soutien financier occulte de Kadhafi qu'il faut soudainement abattre à tout prix après lui avoir fait des tapes dans le dos, ancien avocat de Servier/benfluorex, vraiment pas net avec les sous-marins pakistanais et Balladur, etc, etc, etc...
Marine ne passera pas avec le bouclier républicain.
D'ici là Fukushima peut sauter, des millions de Japonais-ses vont devenir précocement chauves, stériles et malades... peut être qu'on pourra inviter des Japonais-ses à abandonner leur pays invivable et les convertir au Pastis et à la Rosette de Lyon. Et aux bêtises de Cambrai.
Sauf s'il y a une bêtise à Nogent sur Seine, ou ailleurs. Ca serait ballot pour les Parisiens ou les Français, mais on l'aura bien cherché. Car on dit en Droit : "Qui ne dit rien, consent".
Les Français ne sont pas idiots, s'ils veulent garder leur pays vivable, leur tourisme et leur cuisine, leur histoire, leur industrie, leur avenir, ne pas être de nouveaux pestiférés atomiques; je pense que ce sujet tragique fera LA différence, c'est juste "FONDAMENTAL".
Plus que jamais, il faut sortir de cette folie nucléaire, qui n'a été que de la mort industrielle du début à la fin. Ce terrible poison Zyklon-B a au moins cette particularité appréciable d'être "stoppable" et "consommable", quand on libère les camps de la mort...
Pour nombres d'actinides, ce n'est pas le cas et la "grande distribution" est toujours en cours, et pour des années encore... que dis-je, des millénaires.
A tout ceux qui pensent que les Japonais pourront se débarrasser du césium-137, uranus et consorts; je leur dit : c'est sans espoir.
Allez voir ici : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_goia.html
...et vous verrez quelles ont été les conséquences de la dissémination d'un irradiateur médical au césium en 1987 au Brésil à Goiania; machine abandonnée dans une ancienne clinique squattée, comportant un cylindre de 100 kg d'acier, qui contenait une capsule grosse comme une cannette de soda, démontée à coup de masse par des ferrailleurs analphabètes, dans cette ville d'un million d'habitants, à l'époque.
4 morts dont une gamine de 8 ans, 246 contaminés à des doses massives, 2000 victimes officielles, 112000 personnes contrôlées dans des stades...
La décontamination, parlons-en !
Des maisons , des décharges (1,5 sievert par heure dans celle d'un des protagoniste !), des arbres rasés, de la terre prélevée et entreposées. 6000 tonnes de déchets, dans 3500 m3 de fûts étanches, dans deux dépôts souterrains spécialement aménagés. Le tout pour isoler 85% de l'activité totale de la source (50,9 térabecquerels estimés au moment du démontage).
Une enfant morte d'avoir avalé cette jolie poudre bleue fluo qui brillait dans la nuit... Elle et ses proches enterrés dans 4 cercueils en plomb, de 650 kg pièce; noyés dans le béton. C'est la mère de cette gamine qui a rassemblé dans un sac plastique la poudre qui était dans le junkyard, elle a pris le bus et a ramené le tout dans un hôpital d'où l'alerte a été déclenchée. Elle aussi est en morte, le même jour que sa fille, un mois après la catastrophe. Mais elle aura sauvé des milliers de vies par son geste censé.
C'était... juste du césium-137, sous forme de chlorure; et donc soluble.
10 grammes en tout. DIX GRAMMES !
Et le reste... tapez "depleted uranium" sur Google Images, filtre SafeSearch désactivé. Attention, les images sont TRES dures, mais elles ont le mérite de faire réfléchir.
Agissons tant qu'il en est encore temps, et vivement 2012.
Chercher "Comportement du corium" avec Google.
Curieusement il y a pas mal de documents en Français ( Nos centrales vieillissent mal et il y a les études pour prouver que l'EPR peut être plus sûre).
Celui-ci http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/Publication... contient pas mal d'infos.
"transparence" quand tu nous tiens !
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