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Bac de philo: la science à contre-sens 25

16 juin 2011 - Deux sujets étonnants au bac de philo 2011:

Série L (littéraire):  "Peut-on prouver une hypothèse scientifique ?"
Série ES (économique et social): "L'art est-il moins nécessaire que la science ?"

Que les philosophes actuels, et donc sans doute nombre de professeurs de philosophie qui ont conçu ces sujets, manquent de culture scientifique n'est pas un scoop. Depuis des décennies, le divorce est consommé entre les filières scientifiques et littéraires. Mais alors, pourquoi diable prendre le risque de mettre de la science dans les sujets de philo du bac, qui plus est à destination des élèves de filères les moins scientifiques? Mystère.

Le résultat n'est guère concluant. Le premier sujet révèle une méconnaissance totale de la méthode scientifique. A la question posée, "Peut-on prouver une hypothèse scientifique ?", la réponse est trop courte pour justifier quatre heures de réflexion et une dissertation: "oui".

Le second sujet fait coup double: il égratigne la science et il insulte l'art. Mais, au moins, fournit-il matière à réflexion. Au sujet des motivations de l'auteur du sujet, par exemple. Quatre mots: art, moins, nécessaire et science accouchent d'une question à laquelle on est également tenté de répondre d'un mot: "non". Mais ce sujet se prête aussi à une colère susceptible de nourrir une dissertation. Moins sur le fond, qui se traite très bien en un seul mot, que sur la forme. D'où vient en effet cette idée d'opposer l'art et la science autour d'un caractère de nécessité? A la place, on aurait pu utiliser: utile ou inutile, bénéfique, vital, indispensable... A la place de "moins", on aurait pu utiliser "plus". La définition de "nécessaire" est la suivante: "Ce qui est utile et suffisant, qui permet de réaliser une chose. Le degré en-dessous d’indispensable." Pas de chance, cette définition ne s'applique que très difficilement à l'art, du fait de son caractère utilitaire. Elle ne s'applique guère mieux à la science, qui ne revendique que rarement d'être suffisante et n'a pas pour premier objectif de réaliser une chose. Deux contre sens, donc dans la question de philo du bac. Pauvres élèves des serie L et ES. Mieux valait, cette année, être dans la série S... scientifique, pour bénéficier de sujets moins indigents:

"La culture dénature-t-elle l'homme ?"
"Peut-on avoir raison contre les faits ?"

M.A.

Thème(s): Sciences| Philosophie

25 commentaires

Portrait de Anonyme djinette31.07.2011

C'est étrange, les philosophes nous disent que la question "L'art est-il moins nécessaire que la science ? est une question intéressante au bac ?
Mais en m^me temps je m'étonne de la démonstration philosophique entre utilitarisme et nécessité etc argumenté par Bisson. qui démontre pourtant que la question est mal posée. et qu'elle révèlè comme l'indique Michel d'une méconnaissance de la science par de nombreux philosophes actuels.
La question me semble t'il, est plutôt comment l'art ou la science interviennent t'il dans l'évolution ? si cette question de base n'est pas sous entendu dans l'énoncé comment répondre à la question bac "l'art est 'il moins ....?
donc pour avoir une idée élaboré a cette question, faudrai t'il d'abord la traité scientifiquement dans le cadre de l'evolution. ou cela ne reste qu'une question traité superficiellement. et qui n'est qu'une idée sur l'utilitarisme, chère d'ailleurs à notre société contemporaine.
.
Autrement on sous entend que ces domaines ne seraient issus que d' entités étranges spirituelle récement intervenues ?Comme malheureusement dans l'art on la trouve trop souvent évoqué.
Hors sans science, il n'y a pas d'art non plus. les deux sont imbriqués, même si leurs concepts et finalité semblent à priorie très différents.
Pour ma part etant compositeur et travaillant avec des scientifique pour mes spectacles musicaux (biologiste pricipalement, Kupiec, Lecointre.... ) il me semble que les mécanismes initiaux sont les mêmes. La différences ne résident pas dans l'objectivité de l'un et la subjectivité de l'autre qui ne sont en fait que des arguement qui me paraissent trop simples. (mais c'est trop long à développer)
Donc cela renvoi a l'exposé de la critique, à juste titre émise par cette article : est ce que l'art ou la science viennent d'autre chose que de l'évolution et comment se trouve t'elle exposé dans l'évolution ?
Mais Heureusement il y de plus en plus de chercheur ou philosophes qui traitent cette question. et de plus en plus d'artistes et scientifiques qui font un lien.

Portrait de Anonyme claudio09.07.2011

Je partage l'avis de Michel Alberganti sur l'inculture des philosphes en matière scientifique et sur l'indigence des 2 sujets cités.
A la question 'l'art est-il moins...' MA répond 'non' : sa réponse comporte 1 mot de trop, un simple haussement des épaules suffit et si on insiste, un bon crochet (le cursus de tout scientifique devrait comporter l'art de la Boxe). C'est vraiment une question qui n'a aucun intérêt, si ce n'est académique et pervers, où les mots sont sans définition claire (que sont l'art et la science ?) ou dans un emploi vague comme 'moins' qui fait nécessairement appel à une quantification. Mais ce que je trouve le plus dommageable, c'est que des adultes faisant profession de nourrir la pensée naissante puissent faire croire à des jeunes gens qui vont s'éloigner des rivages de la science que de telles questions se posent.
Quant à l'inculture (je pense bien que ce n'est pas le cas de tous les profs de philosophie), c'est malheureusement ce que l'on voit dans la vie courante : la culture (c'est peut-être assez français) c'est le cinéma, la littérature, la peinture que sais-je encore mais certainement pas la science. Comme illustration, j'ai été témoin lors d'une émission de télévision (sur le bac justement) sur l'incapacité de 2 philosophes à calculer la surface d'un disque ! remarquez, il y avait aussi une responsable politique, qui disserte sur l'énergie, le nucléaire, l'écologie, le climat, la pollution, sujets compliqués et mathématisés qui était autant incapable : n'est-ce pas d'un effet lamentable ?

Portrait de Anonyme Jean-Paul22.06.2011

Bonjour
"Vos réponses sont moins une indication sur la manière dont il "fallait" répondre qu'une bonne indication sur la manière dont vous percevez ces questions, ce qu'elles évoquent en vous, de comment vous percevez le monde... c'est finalement très intéressant !"
Assez d'accord avec ce commentaire. Je n'ai jamais entendu parler de Hume ni de Popper au lycée il y a 40 ans, mais le fait même de poser cette question sur la science laisse supposer que le thème popperien des "théories seulement falsifiables, mais non démontrables" fait partie de la culture philosophique courante actuelle, pour ne pas dire de son prêt-à-penser . Une question de cours en somme. Une page au lieu d'une ligne, pour montrer comme il se doit la supériorité d'une époque qui sait relativiser tous les absolus et prendre ses distances avec l'objectivité de Grand-Papa.
A moins de se mettre à discuter la thèse de Popper...et plus généralement de toute(s) la(les) conception(s) actuelle(s) de la vérité scientifique. Votre réponse lapidaire laisse penser que vous êtes au moins aussi réaliste que moi, mais cette position ne va plus de soi, même dans les lycées. Elle doit être aujourd'hui, à tort ou à raison, largement argumentée.

Portrait de Anonyme Bisson21.06.2011

Bonjour,

Je m’étonne du mépris que ce billet de blog affiche à l’égard des « philosophes actuels ». On se demande bien de quel ressentiment peut se chauffer un tel mépris, qui ignore fièrement les plus élémentaires exigences de la réflexion philosophique au point de se croire capable de répondre à la question « L’art est-il moins nécessaire que la science ? » par un seul mot.

L’inutile définition nominale de la « nécessité » sur laquelle s’appuient autoritairement ces quelques phrases sentencieuses qui se veulent sans appel ne permet pas, en effet, de mettre en évidence le problème. C’est que le terme de « nécessité », comme dans toute dissertation, doit être élevé au concept pour devenir opératoire. Au sens strict, la nécessité, comme caractère de ce qui ne peut pas ne pas être, s’oppose à la contingence. En ce sens, la nécessité exclut par définition toute différence de degré. Le problème n’apparaît donc qu’à partir de la mise en évidence du caractère apparemment contradictoire de l’expression « moins nécessaire ». Tout l’intérêt théorique du sujet consiste à essayer de distinguer des degrés dans l’ordre de la nécessité, autrement dit de hiérarchiser entre les besoins en l’homme : p ex besoins utilitaires / besoins proprement humains, intellectuels ou spirituels. La science répond-elle aux besoins les plus propres de la nature humaine ? Inversement, l’art ne semble pas nécessaire parce qu’il n’est pas d’essence utilitaire : on a tendance à ne voir en lui qu’un luxe ou un supplément d’âme, mais n’obéit-il pas plutôt à une nécessité d’ordre anthropologique ? Le critère de l’utilité, que vous voulez substituer à celui de la nécessité pour, croyez-vous, rendre le sujet plus intelligible, ferait tout au contraire disparaître le problème, car la question vise précisément à défaire l’identification réductrice de la nécessité à l’utilité. Toutes les nécessités ne se valent pas ; il s’agit de définir une priorité de valeur entre elles. Les élèves ayant pris au sérieux cette question, plus modestes et donc moins méprisants que votre billet de blog, ne s’y sont pas trompés : ils ont construit le problème en cherchant à établir des formes de nécessité irréductibles à l’utilité.

Je tiens à souligner que le sujet n’attend pas nécessairement qu’on oppose science et art, mais plutôt qu’on mette en question le préjugé utilitariste qui grève aussi bien la science que l’art. Dans « La place de la science dans une éducation libérale », Bertrand Russell a maintenu une ferme opposition (en faveur de la science) entre la science et l’art. Mais c’est en reconnaissant à la science une nécessité supérieure à l’utilité : une formation de l’esprit qui sert le but moral de l’éducation. La formation scientifique répond ainsi en les sublimant aux pulsions les plus fondamentales de notre nature. Russell dont l’humilité toute scientifique à l’égard de la philosophie constitue pour nombre de « philosophes actuels » un modèle de probité.

Heureusement, il vous reste l’oral de rattrapage.

F. Bisson.

Portrait de michel michel21.06.2011

Bonjour,

Pas de mépris pour les philosophes. Un simple constat de leur peu d'intérêt pour la science, malgré un revirement assez récent, assez largement motive par la technoscience.

Quant à votre exposé, il me paraît brillant. Sincèrement. Il semble toutefois orienter le propos vers la distinction entre utilité et nécessité en s'éloignant de la mise en concurrence, explicite dans l'énoncé, de l'art et de la science. Or, malgré la position de Bertrand Russell que vous rappelez, je persiste à penser que cette opposition est regrettable dans un contexte où la science n'est toujours pas parvenue à se retrouver une place qu'elle a longtemps occupée dans la culture générale. Tout comme l'art, elle devrait en faire partie. Car, comme l'art, elle propose une vision du monde, tout comme la religion. Pour l'homme, la multiplication des points de vue est essentielle. Et c'est cet enrichissement par la diversité des approches qui permet d'éviter les caricatures qui pourraient laisser penser que l'art, essentiellement subjectif, s'opposerait à une science purement objective.

En tous cas, merci pour la leçon de philosophie!

M.A.

Portrait de Anonyme marc le ny21.06.2011

Cher monsieur, visiblement vous ignorez tout de l’épreuve de philosophie au baccalauréat et de son enseignement. Les professeurs de philosophie ne manquent pas de la culture scientifique dont vous vous faites le porte-parole. Tous les baccalauréats (L, ES, S) comprennent un enseignement de philosophie qui porte sur toutes les notions au programme, notamment la science. Même en section « littéraire », les élèves ont une culture scientifique, qui, d’ailleurs, ne se réduit pas aux sciences de la nature, mais comprend également les sciences humaines, dont l’histoire, la géographie et la philosophie font partie. Je ne sais ce qui a motivé votre point de vue mais vous n’avez à proposer au public qu’une opinion assez confuse du sujet sur lequel vous intervenez.

Portrait de michel michel21.06.2011

Cher Monsieur,

En écrivant ces quelques lignes volontairement provocantes, je me doutais bien que les professeurs de philosophie réagiraient vivement. Merci donc pour votre message de l'expression de votre opinion. En me corrigeant sur le fait que les professeurs de philosophie ne manquent pas de culture scientifique, je ne sais si vous contribuez à les défendre. Mieux vaudrait qu'ils en manquent pour justifier leur interrogation sur la possibilité de prouver une hypothèse scientifque. Une question assez grave dans une période où le relativisme a tendance à gagner du terrain. Nous l'avons abordée dans une émission récente de Science Publique que vous pouvez encore écouter:

15.04.2011 - Science publique
Club Science Publique : Quelle frontière entre science et recherche ?

Portrait de Ludo Ludo20.06.2011

Nathalie, je pense que vos définitions sont bien trop réductrices.

Tout d'abord, la science peut parfois servir à "démontrer et sensibiliser les sujets sur l'urgence de sauver notre patrimoine naturel", mais cela ne définit en aucun cas la science.
Prenons pour exemple la démarche scientifique qui a permis de mettre au point la bombe atomiqe. Bien qu'extraordinaire par sa complexité, son but premier n'était pas une sensibilisation écologique.

Je voulais ensuite revenir à l'iconographie.
Appartenant à une famille comprenant plusieurs artistes iconographes, je trouve que votre déclaration manque grandement d'humilité et je le regrette.
L'iconographie est un art que l'on dit "sacré" par la dimension spirituelle qui accompagne sa création et son existence.
Merci de ne pas faire de propagande autour de cet art, qui selon moi, nécessite expérience, patience et sensibilité mais surtout de l'humilité.

Portrait de Anonyme Jeanne R.20.06.2011

Au sujet du Bac philo ES, puisqu'il est question d'"art", c'est justement l'art et la manière qui ont fait défaut en posant la question et que nous dénonçons ici, ni plus ni moins !
Jeanne R.

Portrait de Anonyme Anonyme19.06.2011

Il est assez aisé de critiquer des sujets de Bac ; cette critique , d'ailleurs, est certainement justifiée en ce qui concerne le sujet des TL ( "Peut_on prouver une hypothèse scientifique?" ), sujet qui , me semble-t-il , a reçu auprès des élèves un succès très mitigé .... En revanche , pour le sujet de TES ( "L'art est-il moins nécessaire que la science ?") , la critique est trop facile . Dois-je vous rappeler que l'enseignement de la philo vise tout de même à faire prendre conscience aux élèves qu'ils , que nous pensons trop souvent par préjugés ; or , dans une société où l'utilité & l'efficacité constituent des critères de légitimation , l'art - comme la philo d'ailleurs - apparaissent à un grand nombre comme des activités moins "nécessaires" ; peut-être alors était-il salutaire de poser la question aux élèves qui sont ,justement, les produits de cette société de consommation ...

Portrait de michel michel20.06.2011

Votre argument peut être retourné: le sujet, par son énoncé, valide l'approche utilitariste de l'art et de la science. Sauf à penser à une interprétation du sujet au second degré par les élèves... N'est-ce pas improbable? Ce qui est grave dans le libellé, c'est que le caractère "nécessaire" semble acquis à l'avance puisqu'il ne s'agit plus que de disserter sur un degré de cette nécessité: moins....On ne peut pas dire que cette formulation tende la perche à la critique du sujet.

Portrait de Anonyme L.N.19.06.2011

et quand l'art rencontre la science écoutons J.C. Ameisen dans son live formidable où il fait le parallèle entre des images de la nature et ce que les peintres en font à leur insu alors ??

Portrait de Anonyme L.N.19.06.2011

Puis-je renvoyer au livre de J.C.Ameisen "Quand l'art rencontre la science" (ed.La Martinière) dans lequel ce scientifique fameux et le mot n'est pas trop fort fait un parallèle judicieux entre des images de la nature et des tableaux de grands peintres ex :une diatomèe et le tableau de Max Ernst "Naissance d'une galaxie" en 1969 je recommande fortement aux auteurs des sujets du bac 2011 la lecture de cet ouvrage!!

Portrait de michel michel19.06.2011

Parfaite référence en effet, que le livre de Jean-Claude Ameisen. Opposer l'art et la science relève d'une profonde incompréhension de l'un et de l'autre. Et de leur relation à l'homme. Ce qui fait beaucoup pour un sujet de bac. Pour éviter cela, à l'avenir, je vous propose de suggérer des sujets pertinents aux examinateurs.

En m'inspirant de votre message, je proposerais:

L'art et la science peuvent-ils se nourrir l'un de l'autre?

A vos plumes!

Portrait de Anonyme Le même Anonyme19.06.2011

Le sujet se poursuit avec l'évocation du problème de l'induction (Hume) et du falsificationisme (Popper) : une suite indéfinie de confirmations ne suffit pas à prouver et à asseoir une hypothèse, pendant qu'un seul contre-exemple suffit à la réfuter. L'élève aurait alors, dans l'idéal, à penser cette dissymétrie.

Portrait de michel michel19.06.2011

Excellent! Hume et Popper, parfait! Votre analyse souligne à quel point la question du sujet du bac est mal posée. Du coup, vous frolez le hors sujet... Vous répondez plutôt à la question: "Comment prouver une hypothèse scientifique? ou: "Peut-on prouver toutes les hypothèses scientifiques?" La la question réellement posée: "Peut-prouver "une" hypothèse scientifique?", la réponse reste toujours aussi laconique: oui. Vous en avez vous même cité un exemple. Par ailleurs, j'espère que Hume et Popper sont au programme de philo en secondaire... Enfin, le terme preuve est moins utilisé en science qu'en justice. On lui substitue souvent vérification ou démonstration, lorsque l'on parle d'hypothèses. Pour le sujet du bac, le recours à "théorie scientifique" aurait sans doute été plus intéressant.

M.A.

Portrait de Anonyme Anonyme18.06.2011

Il s'agit de nuancer les types d'hypothèse : certes, je peux vérifier que si je fais réagir un acide sur du zinc cela produit de l'hydrogène, mais je ne peux vérifier (et donc prouver) que si je supprime le vide entre toutes les particules de matière pure de tout l'univers, je pourrais alors voir que la matière pure de l'univers entier tient dans le volume d'un dé à coudre... auquel cas cette hypothèse est une idée régulatrice plutôt qu'un fait constaté. Il y a un tas d'exemples des deux ordres.
Et le sujet ne fait que commencer.
Merci de votre attention

Un professeur de philosophie du secondaire

Portrait de michel michel19.06.2011

Vous avez raison. Il existe des hypothèses scientifiques difficiles à prouver. Lors d'une récente émission de Science Publique sur les mondes parallèles, un participant a même demandé de revenir sur la nécessité de devoir prouver une hypothèse par l'expérience. Il trouvait qu'il s'agit là d'une règle trop contraignante et inadaptée à certains domaines de la science actuelle. Malheureusement, sans cette règle, plus rien ne distingue la science de... la philosophie...

M.A.

Portrait de Anonyme Jeanne R.18.06.2011

Question subsidiaire aux poseurs de questions du bac philo en série ES : "Pourquoi tant d'imagination ?"
Parce que mettre en opposition ces deux termes "l'Art et la Science" avec en prime la valeur du "moins" (quoique le "plus" n'aurait guère fait mieux), il fallait y penser. Mieux encore, c'est comme si on entendait : "Andy Warhol est-il moins nécessaire que Albert Einstein ?"
Jeanne R.

Portrait de michel michel19.06.2011

Absolument!

Portrait de Anonyme Personne18.06.2011

si l'histoire est une science, ce qu'il semble, l’histoire de l'art est une science de l'art, ce qui a pour effet de chapeauter l'art , de le mettre au pas de la raison . et comme la science tend à devenir irrationnelle, par sa complexité et ses limites qui reculent sans cesse, la science serait-elle un art ? ou l'art par excellence ?
personnellement, je ne le crois pas , il me semble que ce sont deux "mains" distinctes, deux colonnes , qui constituent une porte .
l'un n'empiétant pas sur l'autre mais lui servant de garde fou respectif , et de moteur, , donnant à la globalité quelque chose qui ressemble à de la vie .

les choix actuels , comme de muséifier l’histoire sont, en sens inverse , également une démarche de confusion . ( Virilio dans le grand accélérateur).

Un monde sans boussole ...

Portrait de Anonyme Tchyp17.06.2011

Je lis dans cet article « A la place de "moins", on aurait pu utiliser "plus". » mais je ne comprends pas en quoi le sujet aurait été meilleur ainsi.

Portrait de michel michel17.06.2011

Cela n'aurait pas été meilleur, bien entendu. Je voulais dire que, justement, le sujet est si peu consistant qu'un changement de mot aussi radical ne modifie pas son sens.

Portrait de Anonyme steph17.06.2011

Auriez-vous tenté le second degré que ce texte aurait pu paraître drôle...
Puisque vous aimez les réponses lapidaires (à des questions indigentes donc)... comment prouver une hypothèse de laquelle va découler une théorie (ou un modèle d'une certaine réalité) qui ne sera in fine vérifiée que sur des mesures ponctuelles (et par là partielles voire partiales suivant l'expérimentateur), métrologie qui n'a de plus pour fonction que de vérifier le modèle et donc l'hypothèse... (globalement et à de rares exceptions près, on ne trouve que ce qu'on cherche). Je veux dire par là que les méthodes inverses (reconstitution du tout à partir de fragments d'informations) sont quasi-obligatoires et laissent toujours planer un doute quant aux hypothèses et heureusement... la compréhension du monde via la démarche scientifique n'étant qu'un processus critique et pas un objectif en soi...

Vos réponses sont moins une indication sur la manière dont il "fallait" répondre qu'une bonne indication sur la manière dont vous percevez ces questions, ce qu'elles évoquent en vous, de comment vous percevez le monde... c'est finalement très intéressant !

Portrait de Anonyme Nathalie17.06.2011

Néophyte en philosophie et littérature, sans connaissance scientifique particulière, je n'en suis pas moins artiste, plus particulièrement iconographe. en quoi le sujet égratigne l'un et insulte l'autre ? .. la science tend à démontrer et sensibiliser les sujets sur l'urgence de sauver notre patrimoine naturelle, notre "home" ; être artiste sous-tend à une sensibilité particulière, parfois pas des moindres, avoir les yeux d'une iconographe, c'est voir Dieu, la beauté et la sensibilité extrême, la vie, dans ce qu'il y a de plus simple même les ténébres. Ecrire une icône répond aux critères d'une architecture... la beauté, la sensibilité est l'aboutissement des formules...pour sensibiliser les coeurs, ouvrir l'esprit...

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