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LES NEURONES DE LA LECTURE PAR STANISLAS DEHAENE 2

Stanislas Dehaene se propose ici d'aborder le processus de lecture sous l'angle des neurosciences. Une telle approche permet d'éclairer d'un jour nouveau cette activité propre à l'homme, que la plupart des adultes accomplissent le plus naturellement du monde, et dont l'apprentissage est crucial.

CC Giovanni S. Santos / Flickr

 

Si nos gênes n’ont pas évolué pour nous permettre d’apprendre à lire, c’est l’écriture qui a évolué afin de tenir compte des contraintes de notre cerveau. Une question demeure : pourquoi l’espèce humaine est-elle la seule, parmi les primates, à avoir inventé des symboles parlés ou écrits ? Deux concepts récents, celui de “théorie de l’esprit” – c’est-à-dire la capacité d’imaginer ce que pensent nos congénères- et celui d’”espace de travail conscient” –un réseau neuronal où les idées se recombinent en synthèses nouvelles- pourraient contribuer à cerner la singularité culturelle de l’esprit humain au sein de l’évolution biologique des espèces. En effet, la lecture est une invention culturelle récente.

 

Stanislas Dehaene, psychologue cognitif et neuroscientifique, professeur au Collège de France, titulaire de la Chaire de psychologie cognitive expérimentale, membre de l'Académie des Sciences.

 

 

Pour aller plus loin...

 


Thème(s): Sciences| Sciences du Langage| Collège de France| Ecole Normale Supérieure| neurosciences| sciences cognitives| Stanislas Dehaene

2 commentaires

Portrait de Anonyme Collet Gérard13.11.2013

Ces études ne cessent de m'étonner ... franchement, quelle zone de mon cerveau .... disons plutôt : que pouvons nous constater ...
Il est clair que l'essentiel y est plus difficile à repérer , mais bon , puisque l'homme ne saurait avoir une âme . Du moins continue t on à le penser assez intelligent pour réagir à une publicité !

Portrait de Anonyme Aym13.11.2013

M. DEHAENE, à la suite de ses travaux, a engagé une recherche dans des classes de CP dès l'année scolaire 2010-2011 auprès de 1800 élèves. Les résultats de cette recherche, de l'aveu même du chercheur, sont décevants. Pourtant, M. DEHAENE ne remet en cause aucune de ces hypothèses de recherche, en particulier le fait qu'il ne prend pas en compte les fonctions de l'écrit. La rigueur de ses travaux est régulièrement mise en cause, dans la revue Les actes de lecture n°122 ou dans le Bulletin de la recherche de l'Ifé (Institut français de l'éducation).

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