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Quand le corps donne chair à la géographie 0

 

 

Ecoutez l'émission "Spatialité des corps", avec Francine Barthe et Claire Hancock.


Pouce, paume, pieds, coudée, brassée... Autant d'unités de mesure éminemment corporelles qui font du corps la première échelle de mesure de l'espace . C'est "l'échelle 1:1", par laquelle le corps est le lieu de l'expérience première et immédiate de l'espace "en taille réelle" (à la manière d'une maquette qui serait à la taille de ce qu'elle représente) : le corps est la mesure de ce qu'il vit.

Cette expérience de l'espace est double. Pour Francine Barthe, qui le rappelait en début d'émission, elle est d'abord phénoménologique : c'est par le corps que nous appréhendons et vivons le réel, l'espace.

Mais cette expérience est aussi sociale et politique : le corps dans l'espace, dans la manière d'être dans l'espace, de s'y cacher, d'y revendiquer sa place, d'y être invisible, ou d'y être un objet de commerce, de convoitise, est révélateur de structures socio-spatiales fortes. Il constitue la frontière, ou plutôt le lieu de contact entre l'intime et le public, l'espace personnel et individuel où des normes collectives sont intégrées ou contestées. Les études féministes en géographie sont les premières à avoir mis au jour cette dimension : elles ont montré à quel point l'espace n'est pas neutre, mais au contraire genré (Planète Terre "Masculin et féminin : la géographie à l´épreuve du genre"), voire racisé, c'est à dire construits socialement.

Globe vous invite à une évocation de ces multiples spatialités et géographie du corps ( Courrier de Cassandre 101, Cafés géo).

 

Image vignette : Utiliser son corps pour revendiquer un autre usage de la ville. Un cyclo-manifestant nu, membre du groupe "Vélorution" de  Lyon, septembre 2011, pour protester contre l'usage de la voiture en ville. (© Laure Birckel)

 

Le corps "phénoménologique" et kinesthésique : être, sentir et entendre.

Objet d´étude...

 

Parler de "corps phénoménologique", c´est évoquer l´ensemble des expériences sensorielles par lesquelles le monde extérieur est perçu, et par lesquelles l´espace se construit. Ces expériences sont collectives et individuelles et construisent des espaces différenciés : une femme enceinte, une personne handicapée ou une personne valide ne vivront pas l´espace de la même manière. L´étude de leurs perceptions spatiales est ainsi révélatrice d´un espace non neutre, conçu selon des normes corporelles et sociales.

Deux travaux analysent ce qui semblent justement relever d'un "l´état de fait", en étant pourtant éminemment construit. Il s´agit d´abord des études d’Anne Fournand qui portent un "regard géographique sur la grossesse et l’accouchement" et montrent entre autres choses comment la grossesse tranforme la perception de l´espace, mais aussi sa pratique.

Notons ensuite l´ouvrage de deux géographes, femmes et appartenant aux "feminist et gender studies", qui explorent l´espace des femmes atteintes de maladie chroniques. Women, body illness. Space and identity in the everyday life of women with chronic illness, de Pamela Moss et Isabel Dyck, montre " les espaces quotidiens et la construction de l´identité des femmes" chroniquement malades. Il s´agit d´un exemple d´expérience "extrême" du corps selon la formule de Francine Barthe, mais qui pernet justement d´appréhender la construction d´un espace genré et déterminé par une faiblesse du corps.

Corps à l'extrême et une certaine pratique de l'espace.

- "Un espagnol parcourt 500 marathons en 500 jours" : reportage du Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Témoignages de coureurs lors du Marathon des Sables, dont Francine Barthe parle comme d'une manière de se confronter à l'espace sur le mode de l'extrême, et qui, dans un certain sens, marque les limites de l'ecoumène.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les sports extrêmes, voire aussi l'émission de Planète Terre consacrée aux cascades de glace, avec Godefroi Perroux et François Damilano

NB : Il existe  très peu d´études portant sur le corps handicapé en géographie actuellement, si ce n´est aucune à l´exception de celle ci-mentionnée...

 

...et méthode d´analyse


Longtemps considéré comme un obstacle à la connaissance rationnelle et scientifique, le corps constitue pourtant une porte d´entrée méthodologique pour étudier des phénomènes spatiaux comme les odeurs ou les sons.

L´étude de Lucile Grésillon sur les odeurs à Paris en est un exemple :

- "Sentir Paris - Itinéraire méthodologique" , Lucile Grésillonm, Strates, 2004-11

- Billet de Globe consacré à l´émission Planète Terre du 20/07/11 "Sentir Paris"

La géographie sonore et musicale constitue également un champ d´investigation fertile et innovant, corporel parce que kinesthésique. Initiée par M.Schafer qui souhaitait réaliser une (poetique) cartographie mondiale de tous les sons, elle se déploie maintenant comme géographie des sons et du son, requieriant une implication méthodologique de l´oreille du chercheur-auditeur.

Frédéric Roullier, "Pour une géographie des milieux sonores", Cybergéo, 1999.

Pascal Amphoux : page personnelle et documents sonores sur la ville, ambiances urbaines à écouter

"Espaces sonores, lieux et territoires musicaux. Les géographes à l'écoute". Vox geographi (Cafés géo), 16 novembre 2007.

 

La danse : vivre et pratiquer l´espace.

Peu d´étude géographique porte sur la danse comme manière d´investir l´espace par le corps. Cependant, ce bel article de Claudine Vassas illustre le grande spatialité du corps présente dans Café Müller de Pina Bausch : cette pièce, "dont l’argument de départ fait de l’association posée entre « se mouvoir, se sentir, se toucher » l’une des propositions de la chorégraphe, conjugue ce rapport selon des acceptions multiples : déplacements « à tâtons » des interprètes, toucher des corps entre eux, rôle des objets dans un décor mouvant avec lesquels ils entrent en contact, construction singulière d’un espace « tenant aux corps », recherche d’un ressenti défini par Pina Bausch comme le lieu par où l’on touche et par où l’on « est touché », en rendant ce mot de l’âme à sa spatialité de corps."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Le corps de l’autre...

  2. Le corps dans l´espace s´appréhende dans sa confrontation avec celui des autres, par la proximité  ou la distance qui s´installe, de manière souhaitée ou non. 
  3. La "proxémie" constitue un outil de compréhension de ce jeu de distance-proximité selon les relations sociales que l´on entretient avec son interlocuteur : définie et conceptualisée par Edward T. Hall, elle est utilisée pour décrire la distance qui sépare deux individus lors d’une interaction.

... dans l´intimité

La théorie de la proxémie peut constituer une porte d´entrée aux études de la géographie de l´intime, de la sphère privée, en ceci qu´elle invite à saisir les micro-relations spatiales entre les individus dans des situations tantôt de proximité tantôt de promiscuité.

La géographie de l´espace domestique est un exemple de cette géographie du "très petit" et de la confrontation au corps de l´autre dans un espace confiné et lui aussi marqué par des normes sociales fortes. C´est ce que montre JF Staszak dans son article « L’espace domestique : pour une géographie de l’intérieur », Annales de géographie, 2001.

 

... dans la foule

  1. D´autres études ont montré le fonctionnement  des corps dans une foule en cas de très forte affluence ou de grande proximité.
  2. D´aucun en compare les effets à ceux que l´on peut observer grâce à la mécanique des fluides : en situatuion d´affluence, une foule se comportera  comme un liquides subissant des pressions de plus ou moins grande intensité, annulant, à très petite échelle les comportements que l´on pense individués et uniques.

Sur les effets de la grande proximité et densité : « La densité a-t-elle une influence sur les comportements sociaux ? », Hervé Le Bras, Les annales de la recherche urbaine, n°67, 1995 

 

Juger le corps de l´autre

Djamila Zeneidi-Henry livre dans son article intitulé "le corps des pauvres" une analyse du traitement du corps des SDF en France : dans la rue vivant, puis dans la mort, le traitement de leur corps révèle une volonté de rendre invisible des invidus qui synthétisent en eux d´intenses peurs sociales. En rendant invisibles ces corps qui font peur, on déspatialise symboliquement des enjeux sociaux et spatiaux pourtant bien réels et véritablement incarnés dans ce "corps des pauvres".

Djamila Zeneidi-Henr, Les SDF et la ville. Géographie du savoir survivre, Bréal, 2002.

 

La production fantasmatique du corps de l´autre selon un phénomène de concentration symbolique d´un imaginaire spatial dans un corps est aussi à l´oeuvre dans le processus d´exotisation du corps de l´autre, le plus souvent féminin. Il se produit un "saut scalaire" d´un espace à un corps: la totalité d´un espace lui-même fantasmé vient construire l´image d´un corps devenu métaphorique d´un espace.

« Femmes orientales et photographes commerciaux », Lionel Gauthier, Cybergéo, 2011.

Planète Terre avec Jean-François Staszak « Géographie post-coloniale : les désirs d’exotisme mis à nu ».

 

  1.   L´espace sexué et sexuel -  Géographie et genre, feminist studies

Ce sont les "études féministes" (feminist studies) qui ont en premier fait du corps un objet géographique digne d´intérêt, révélateur d´inégalités, de fragmentations spatiales, car reproduisant à une échelle à la fois très grande et intime des rapports de domination, de contrainte, de hiérarchie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L´espace serait ainsi le lieu révélateur de cette construction du genre et de la reproduction de rapports de pouvoir : la question de l´accès des femmes à l´espace public, de la manière de s´y montrer, en sont de simples mais efficaces révélateurs, à l´instar de cet article sur l´accès des femmes à l´espace public en Amérique latine (Bérangère Marques Ferera, in Nuevo Mundo, 2008).

Plus que genré et sexué, l´espace peut aussi être " sexualisé".

 

Pour aller plus loin :

Géographie anglophone :

Johnson L., Longhurst R., Space, place and sex. Geographies of sexuality, 2010 

Kath Brown, Jason Lim, Gavin Brown, Geographies of sexualities, 2007. 

Phil Hubbard « gender, power and sex », Espace politique n°14 

" De la gender geography à la géographie féministe : une lecture francophone d´un concept anglophone", Sophie Louargant, Espace, Population Société, 2002

 

Géographie francophone :

Les murs invisibles. Femmes, genre et géographie sociale, Guy Di Meo, 2011

Le genre, constructions spatiales et culturelles. Géographie et cultures, n° 54, L’Harmattan, 2005. Sous la direction de Francine Barthe et de Claire Hancock.

L´Espace politique : Numéro consacré à la "(Géo)politique du sexe"

"L’ordre sexuel du Monde", Marianne Blidon, Sébastien Roux, L´Espace Politique, 2011.

"L’altérité : genre, sexualité et espace" Marianne Blidon

Maculin et feminin dans la ville - Cafés géo

Pour une cartographie du genre. Université de Rouen

 

  1.  Corps politique et social

  2. Si le corps incarne au sens propre des valeurs sociales et "morales", il peut aussi incarner, selon ce que Claire Hancock nomme un "saut scalaire", des enjeux géopolitiques. Le corps féminin en France fait ainsi l´objet de transferts symboliques et spatiaux révélateurs de tensions géopolitiques.
  3. Claire Hancock  "propose une lecture géopolitique des relations entre la société française et ses « Autres » musulmans, en s’appuyant sur les travaux historiques et sociologiques qui ont démontré l’intrication des questions sexuelles et des questions raciales. Il s’agit en particulier de montrer comment le contrôle des corps féminins et de la sexualité féminine est devenu l’un des « terrains » sur lesquels s’est porté l’hypothétique « choc des civilisations », et plus particulièrement comment les corps des femmes sont instrumentalisés dans des représentations visuelles largement diffusées, comme métaphores d’enjeux de contrôle territorial. À travers notamment la question du voile et de ses représentations, la continuité avec l’époque coloniale est soulignée, ainsi que la place donnée à la sexualité dans le domaine politique."

Claire Hancock évoque ainsi les jeux de pouvoir et de domination qui s'opèrent sur les corps féminins voilés. Et de citer Frantz Fanon, qui "démontre brillamment le glissement qui s’opère entre l’enjeu de pouvoir et les fantasmes sexuels des Européens :

« Chaque nouvelle femme algérienne dévoilée annonce à l’occupant une société algérienne aux systèmes de défense en voie de dislocation, ouverte et défoncée » (p. 24) « Mais également, il y a chez l’Européen cristallisation d’une agressivité, mise en tension d’une violence en face de la femme algérienne. Dévoiler cette femme, c’est mettre en évidence la beauté, c’est mettre à nu son secret, briser sa résistance, la faire disponible pour l’aventure. […] Volonté de mettre cette femme à portée de soi, d’en faire un objet éventuel de possession.

Cette femme qui voit sans être vue frustre le colonisateur. Il n’y a pas de réciprocité. Elle ne se livre pas, ne se donne pas, ne s’offre pas […]

L’Européen face à l’Algérienne veut voir. Il réagit de façon agressive devant cette limitation de sa perception. Frustration et agressivité ici encore vont évoluer en parfaite harmonie »

Claire Hancock « Le corps féminin, enjeu géopolitique de la France postcoloniale », Espace politique, 2011/1

Pour poursuivre la réflexion :

«La burka comme frontière», Gilles Fumey, Cafés Géographiques

 L´Espace politique : Numéro consacré à la "(Géo)politique du sexe"

 

Contestation par le corps

Les "flash mob" nues, manifestations ultra-brèves où un groupe de personnes se rassemble pour une mobilisation rapide, organisée et mise en scène, se multiplient. Militantes féministes, à l´instar du groupe Femen, ou des Tumultueuses qui réclament le droit à être seins nus à la piscine par exemple, ou activistes anti-automobile et pro-vélo, utilisent leur corps comme moyen de contestation et de revendication. Collusion entre sphère privée et publique, introsion du corps privé dans l´espace public, revendication d´un renouvellement de la ligne de séparation entre ces deux sphères : ces manifestations disent la complexité de la "spatialité du corps", parce qu´elles montrent à quel point nos conceptions de ces spatialités sont socialement construites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1.  Le corps réifié et dans la rue : la prostitution.

 

L´une des manifestations spatiales du corps dans la ville est la prostitution, où le corps est tout à la fois réifié et symbole d´une sexualité monétisée et visible. Le corps à nouveau, dans sa présence troublante dans l´espace urbain, interroge des normes et des codes sociaux.C´est d´une "spatialité sexuelle" dont il s´agit, où espace public et privé entrent à nouveau en collision.

Deux études révèlent cette réalité sous deux aspects différents : 

Laurent Gaissad, « ‘En femme’ à la gare Saint-Charles : la prostitution des algériens à Marseille », Année du Maghreb, 2010.

"L’arrivée des premiers travestis venus d’Algérie dans le Marseille des années 1980 bouleverse les données de la prostitution locale aux marges d’un quartier où un dispositif commercial maghrébin d’envergure internationale s’est établi. Cette contribution entend rompre avec la dimension spectaculaire d’un exotisme des identités ou avec le registre des risques au temps du sida, pour revenir sur les itinéraires de travestis en montrant qu’ils ne sont pas réductibles à de simples déplacements dans l’espace, d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Ils se déploient surtout dans la distance qui sépare les univers de normes, révélant des biographies originales marquées par des transitions souvent radicales d’une situation à l’autre dans la vie quotidienne, et une morale du secret liée aux troubles publics que ces parcours peuvent susciter en termes de « genre » et de sexualité."

Milena Schimienti, Àgi Földhàzi, « Géographie du marché du sexe : entre dynamiques urbaines, économiques et politiques », Sociétés, 2008/1 

"Cet article questionne au travers du marché du sexe, la place accordée à la sexualité dans la ville, la délimitation entre sexualité légitime et illégitime, la construction sociale de cette spatialité sexuelle, et ses dimensions constitutives."


  1.  L’aménagement urbain et le corps : toilettes publiques.

Cette vidéo sur le "retour des sanisettes à Marseille" est révélatrice des tensions et angoisses que cristallisent les toilettes publiques, comme potentiel lieu de débauche corporelle.

 

Prendre les transports en commun et observer le mobilier urbain constitue une expérience très immédiate de la manière dont l´espace urbain est aménagé et pensé pour le corps, ou contre lui. Un exemple simple : la suppression des bancs d´attente dans le métro au profit de sièges individuels pour empêcher la présence longue et l´installation des SDF montre bien que l´aménagement urbain impose des normes de "tenues corporelles et spatiales".

L´exemple des toilettes publiques constitue un cas très éloquent de cette spatialité du corps dans l´espace urbain. Il traite à la fois de la reconnaissance publique d´un besoin intime, mais aussi d´une reconnaissance longtemps restée toute masculine, ce que souligne Marianne Blidon dans son article Les toilettes publiques : "la dernière tasse" (Espace Temps.).

Sans compter les effets d´intense proxémie dans les pissotières...

Julien Damon, « Toilettes publiques, un droit à mieux ménager », Droit Social n°1, 2009 

Rappelons la parution d´une édition spéciale « Corps urbain, mouvement et mise en scène » de Géographie et Cultures n°70, sous la direction de Sylvie Miaux

 

  1. Naturisme

  2. "Le naturisme constitue une pratique de nature collective dans un état de nudité associée au respect des autres et de l’environnement" ( Emmanuel Jaurand). Il se pratique en France depuis le début du 20ème siècle,  France d´ailleurs devenue la première destination naturiste européenne et mondiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. L´étude du naturisme est intéressante à plus d´un titre. Spatiallement d´abord : elle dessine une géographie touristique d´un genre particulier, associée à des territoires definis et souvent délimités. Symboliquement ensuite : le naturisme révèle, selon Francine Barthe, une certaine conception (ou construction) de la "nature". En effet "historiquement, le mouvement naturiste est à la confluence depuis la fin du 18e siècle de trois mouvements :
    -  une approche holistique, l’homme appartenant à la nature, la séparation culture/nature n’étant pas acceptée, il faut donc à tout prix respecter l’environnement
    -  une approche mythifiée de la nature, fondée sur le jardin d’Eden ou la fontaine de Jouvence
    -  et enfin l’hygiénisme, la natura medicatrix, la nature bienveillante qui permet de se soigner, qu’on retrouve dans la Naturphilosophie germanique." (Cafés géo, Juin 2006, "les territoires du naturisme", avec Francine Barthe et Emmanuel Jaurand).

Socialement enfin : le naturisme traduit des héritages sociaux et culturels liés à la pratique du coprs "en public". Le naturisme allemand se distingue ainsi du naturisme français, par sa répartition spatiale à l´échelle du territoire, son étendue (zone fermée ou ouverte) et sa pratique.

"Les espaces du naturisme : modèle allemand et exception française?", Emmanuel Jaurand, Revue Géographique de l´Est, 2007, vol 47.

 

Pour aller plus loin avec les émission de Planète Terre

Les plages, avec Emmanuelle Peyvel et Emmanuel Jaurand

Masculin et féminin : la géographie à l'épreuve du genre, avec Claire Hancock et Francine Barthe de Loisy

Géographie post-coloniale : les désirs d'exotisme mis à nu, avec Jean-François Staszak

Les territoires des femmes au Caire, avec Gaëlle Gillot

Trésors photographiques de la Société de Géographie, avec Olivier Loyseaux

Cascades de glace avec Godefroi Perroux, François Damilano

 

Thème(s): Sciences| Géographie| corps| espace| genre| géographie de l'intimité| naturisme| nudisme| prostitution| sexuation de l'espace

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