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La semaine du 26/09/2013 0

Mais avant de débuter notre quatrième émission de cette semaine consacrée aux vikings, faisons donc un petit tour d’horizon de nouvelles liées à l’histoire puisées dans les journaux et sur le Net.

Roy Greenslade, professeur de journaliste à la City University de Londres, rapporte hier dans son blog sur le site du Guardian http://www.theguardian.com/media/greenslade/2013/sep/25/newspapers-digital-media#start-of-comments
que le plus vieux journal imprimé au monde, la « Lloyd’s List », qui était consacré au monde maritime, allait, à la fin de l’année, arrêter de paraître sur papier.
« Lloyd’s List », qui était né en 1734 sous la forme d’une affiche imprimée, épinglée sur le mur d’une taverne londonienne, est devenu le journal de référence de la marine marchande. Pour justifier l’abandon du papier, Informa le groupe propriétaire de Lloyd’s List s’appuie sur une enquête réalisée en juin auprès de ses lecteurs. Selon cette étude, 97% d’entre eux préfèrent lire leur journal en ligne plutôt que sur papier.
Mais un lecteur suédois du Guardian  se rebiffe et explique que le plus vieux journal papier à être passé entièrement au numérique est le « Post-Och Inrikes Tidningar », le journal gouvernemental d’annonces légales de Suède fondé en 1645 par la fameuse reine Christine. L’édition papier a en effet été remplacée en janvier 2007 par une édition en ligne, il y a déjà six ans, une éternité dans le monde du numérique. https://en.wikipedia.org/wiki/Post-_och_Inrikes_Tidningar
« La Gazette » de Théophraste ou «Le Mercure français » ayant cessé de paraître depuis un certain temps la France ne pourra participer à ce concours suédo-britannique.

Que reste-t-il d’un quotidien, si célèbre soit-il, quand il a dû fermer  par manque de lecteurs ?
C’est la question que pose la CGT Culture à propos du fonds photographique  de « France-Soir ». Car depuis 1987 et leur achat par la Ville de Paris, ces archives, composées de 300.000 négatifs et 400.000 épreuves rassemblées de 1929 à 1980, vadrouillent un peu partout dans la capitale à la recherche d’un abri salubre. Et ce que dénonce la CGT c’est justement que l’actuel entrepôt de la rue d’Aubervilliers dans lequel elles sont stockées ne l’est pas salubre… Et cela malgré le fait que la mairie de Paris ait racheté récemment la deuxième partie de ce fonds photo, couvrant les années 1980 à 2000 du quotidien fondé par Lazareff. Et la CGT d’exhorter la mairie de Paris à embaucher pour sauver rendre ces archives inestimables enfin accessibles.
http://daccgtculture.over-blog.com/article-les-archives-photos-historiques-de-france-soir-sont-toujours-oubliees-dans-des-cartons-119681847.html


Rendre les archives plus accessibles, plus ouvertes : c’est ce que semble avoir fait , si j’en crois le blog « Papiers et poussières » http://www.papiers-poussieres.fr/index.php/2013/09/22/toulouse-ouvre-ses-archives-la-fin-du-verrouillage/ de l’archiviste et généalogiste Jordi Navarro, les archives municipales de Toulouse. Il y a trois ans , ces archives toulousaines avaient adopté un règlement similaire à beaucoup d’autres en matière de réutilisation des reproductions de documents. Mais, nous explique ce blog, les archivistes avaient bien du mal à distinguer entre usages privés et usages commerciaux des reproductions de documents  Les uns étaient gratuits, les autres pas.
Toulouse est donc revenue sur ce règlement et a décidé d’une plus grande ouverture :
Désormais tout un chacun (particulier, association ou entreprise) est libre de partager, créer et adapter les contenus mis à disposition (œuvres, informations publique et base de données) à condition de mentionner la paternité, de partager son travail aux mêmes conditions et de garder ouverte la base de données s’il la rediffuse. Et le blog « Papiers et poussières » de conclure : voilà qui va simplifier le fonctionnement du service, respecter le droit à une libre réutilisation et contrôler les usages pour empêcher que d’autres instances, privées, ne s’emparent de ces documents pour les faire payer de leur côté.

Des archives privées, il en est des formidables, que l’on voudrait écouter à l’envi. Ainsi celles du Club 44, qui, malgré son nom, n’a rien à voir avec une boîte de nuit. Non , le Club 44, c’est une institution créée en 1944 par un industriel de la Chaux-de-Fonds en Suisse et qui organise depuis cette date des conférences avec les plus grands intellectuels européens mais aussi avec des hommes politiques français ou suisses. Ces conférences sont enregistrées depuis 1957. On trouve donc par exemple dans ce fonds historiques les interventions de François Mitterrand en 1958, Jean-Paul Sartre en 1959, Maurice Béjart en 1969, Jean Starobinski et Jean Ziegler en 1970, François Truffaut en 1983, Jean-Pierre Vernant en 1987, ou  Boris Cyrulnik en 2001. Eh bien ça y est le site de Radio Télévision Suisse, nous appris hier que les archives du Club 44, numérisées seront consultables sur le Net d’ici un mois. Et cela gratuitement.
http://www.rts.ch/info/culture/5238286-les-archives-sonores-du-celebre-club-44-devoilees-sur-internet.html

Deux petites brèves pour finir : on est heureux pour le musée de la Résistance bretonne de St Marcel dans le Morbihan, créé en 1984 et qui craignait tant l’année à venir qu’il avait mis sur son site un appel inspiré par celui du Général de Gaulle, titré « Le Musée de la résistance bretonne a peut-être perdu une bataille, mais il n’a pas perdu la guerre ». http://www.resistance-bretonne.com/
 Empêtré dans des problèmes de trésorerie , il devait rembourser une somme importante au Conseil général du Morbihan. Le Télégramme a annoncé cette semaine que le conseil général effaçait la dette du musée soit plus de 65.000 Euros. http://www.letelegramme.fr/dyn/imprimer.php?link=/ig/generales/regions/finistere/musee-de-la-resistance-le-conseil-general-efface-la-dette-21-09-2013-2241153.php&ig=2&k=42161d723fe3937d4898c03bfb4d273c&placeValuesBeforeTB_=savedValues&TB_iframe=true&height=480&width=640
Avec un bemol toutefois : il faut que le projet du musée soit redéfini pour toucher un public plus large.


Enfin , puisque nous parlons vikings depuis le début de la semaine, notons que le compte Twitter d’Evelyne Ferron, grâce auquel nous suivons bien des informations archéologiques publiées dans les journaux d’Outre-Atlantique a relayé cette semaine une information du grand quotidien américain USA Today : http://www.usatoday.com/story/news/nation/2013/09/19/viking-slaves-masters/2836903/
Les chefs vikings se seraient fait enterrer avec leurs esclaves. Elise Naumann , une étudiante en archéologie de l’Université d’Oslo vient de publier une article dans le « Journal or Archeological Science » dans lequel elle étudie des excavations réalisées dans les années 1980 et qui, à l’époque, avaient étonné les chercheurs. On a y avait trouvé des tombes avec des squelettes entiers accompagnés de squelettes sans tête. Elise Naumann a pu analyser les os de ces différents squelettes et en a conclu que ceux qui étaient enterrés avec leur tête avaient une alimentation riche et carnée  tandis que les autres avaient une alimentation plus pauvre, à base de poisson. Conclusion d’Elise Naumann : ces régimes alimentaires différents montrent que ces morts étaient de statut social distinct et que les uns étaient des chefs et les autres des esclaves. Mais le directeur du musée national du Danemark semble plus circonspect quand il déclare que cette hypothèse est intéressante mais qu’un régime alimentaire ne donne pas une réponse unique à la question du statut social.

Thème(s): Histoire| Histoire

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