CELSA, "Souvenirs d’un clown blanc", un documentaire sonore de Plana Radenovic
Aujourd’hui, Jean-Noël Biard a soixante ans, une fille, il vend des livres anciens et paye ses impôts. Hier, mon beau-père était Monsieur Beppo, un clown blanc fantasque et fantastique, dont les facéties avaient leur petit succès dans le Nord de la France. Avec ses Augustes _les clowns au nez rouge_ Gilles Defacque et Ronny Couteure, il a fondé le théâtre du Prato, à Lille.
Mais le rideau s’est fermé brutalement sur sa carrière clownesque. Un jour, Monsieur Beppo a été congédié par ses collègues. Une déchirure toujours à vif. Mon beau-père décide alors de tout quitter, il vend ses meubles, et part seul en Inde, un an. Il dort dans des temples, pèse quarante kilos, n’est plus que l’ombre de lui-même. Depuis son retour à Paris, il vend des livres anciens au Marché Brancion, à Paris.
Pour ma carte blanche, mon beau-père a accepté de se replonger dans son carton de souvenirs, remisé tout en haut des étagères du salon. Des photos poussiéreuses, des articles du journal régional La Voix du Nord, et des images mentales qui affluent. Moi, j’ai tendu mon micro pour capter des bribes de ce rêve éveillé.
***********************************
Plana Radenovic a 25 ans. En ce moment s’opère pour elle une franche transition entre l’école de journalisme du Celsa et le monde du travail, plus précisément celui du web, puisqu’elle écrit pour le site du Journal du Dimanche (leJDD.fr). Petite, elle s’est construite aux côtés d’une figure paternelle un peu loufoque, celle de son beau-père, Jean-Noël Biard.Elle l’a rencontré à cinq ans. Elle a alors concrétisé un rêve d’enfant : avoir un clown à la maison.
Présentation Celsa
Créée en 1979, reconnue par la profession en 1981, la formation en journalisme du Celsa n’a depuis cessé de se développer et de s’adapter aux évolutions des pratiques professionnelles et aux nouveaux outils.
Aujourd’hui Master de journalisme, le cursus universitaire proposé par le Celsa fait le choix d’une formation généraliste visant à développer des compétences techniques, critiques et culturelles permettant aux étudiants d’intégrer tout type de médias et d’y exercer pleinement les fonctions de journaliste.
Au-delà des fondamentaux du journalisme, le master de journalisme du Celsa offre à ses étudiants l’opportunité de s’ouvrir aux nouveaux médias et aux nouvelles formes d’écritures journalistiques. C’est dans ce cadre que les étudiants de deuxième année sont amenés à produire des documentaires radiophoniques dont le projet « carte blanche ».. Proposé par Michel Pomarède, producteur à France Culture, il est l’occasion pour les étudiants qui le souhaitent d’emprunter le chemin du subjectif, de la fantaisie et de la mise en scène sonore. Seules contraintes: trouver une forme qui se conjugue à un fond, un rythme et une durée qui dépassent ceux d’un reportage pour aller flirter vers la création radiophonique.
Thème(s): Création Radiophonique| Radio



