CELSA, "Entendre la surdité", un documentaire de Lorraine Gublin
J’ai 25 ans, dont vingt passés sous le même toit que Jean-François, mon beau-père.
La vie à la maison a changé depuis quelque temps… depuis que Jean-François ne nous entend plus très bien. Entre acouphènes et pertes d'audition, à 53 ans, ses oreilles lui rendent le quotidien infernal. Et même insupportable. Depuis des années, ce bruit de cocotte-minute ne le quitte plus. Et la courbe de sa perte d'audition, dite « en pente de ski », l'a officiellement rendu handicapé.
Hasard de la vie, mon petit-ami, est audioprothésiste. Après des mois de longues conversations, il est parvenu à convaincre Jean-François de se faire appareiller. Grâce à la batterie de tests qu’il a fait passer à « JF », j'avais tous les outils pour comprendre la gravité de la situation.
Dans ce documentaire, je fais voyager l'auditeur. Tantôt dans l'univers familial où les conversations ne sont plus très fluides. Tantôt dans la tête de Jean-François, où les bruits sont déformés, où les acouphènes ont un effet dévastateur sur les nerfs. Un voyage où l'on n'entend plus les choses tout à fait pareilles.
Lorraine Gublin, aujourd’hui diplômée d’un master de journalisme, spécialisée en télévision. Actuellement pigiste à France Télévisions.
Présentation Celsa
Créée en 1979, reconnue par la profession en 1981, la formation en journalisme du Celsa n’a depuis cessé de se développer et de s’adapter aux évolutions des pratiques professionnelles et aux nouveaux outils.
Aujourd’hui Master de journalisme, le cursus universitaire proposé par le Celsa fait le choix d’une formation généraliste visant à développer des compétences techniques, critiques et culturelles permettant aux étudiants d’intégrer tout type de médias et d’y exercer pleinement les fonctions de journaliste.
Au-delà des fondamentaux du journalisme, le master de journalisme du Celsa offre à ses étudiants l’opportunité de s’ouvrir aux nouveaux médias et aux nouvelles formes d’écritures journalistiques. C’est dans ce cadre que les étudiants de deuxième année sont amenés à produire des documentaires radiophoniques dont le projet « carte blanche ».. Proposé par Michel Pomarède, producteur à France Culture, il est l’occasion pour les étudiants qui le souhaitent d’emprunter le chemin du subjectif, de la fantaisie et de la mise en scène sonore. Seules contraintes: trouver une forme qui se conjugue à un fond, un rythme et une durée qui dépassent ceux d’un reportage pour aller flirter vers la création radiophonique.
Thème(s): Création Radiophonique| Radio



